26 novembre 2006

Sunday gloomy sunday

Faut que j'arrête de regarder des trucs déprimant le dimanche... Oui je sais que c'est un jour privilégié pour ça entre Drucker, la saga du dimanche d'M6, les séries américaines de TF1... mais moi je pousse le vice à regarder des DVD un peu noirs.
Il y a deux semaines c'était Scarface avec Al Pacino, superbe mais pas le genre de film à égayer le crépuscule de la semaine.
Aujourd'hui c'était le concert de Roger Waters "The Wall" avec un tas de Guests Stars comme Bryan Adams, Sinead O'Connor, Scorpion ou Van Morrison.
Magnifique, démesuré, visuellement comme musicalement avec des mélanges de voix et de morceaux. Mais "The Wall" c'est pas la Marie-Rose de Chantal Goya. Surtout mené par Roger Waters qui n'est pas un modèle de stabilité mentale et psychique, loin s'en faut. C'est sombre, décalé, une souffrance mise en musique. A croire que je me complais dans l'auto-flagellation mentale !
[...]
J'ai éliminé ce que j'avais écrit. J'ai ressassé le passé tout le week-end, je ne tenais pas à continuer.
J'en ai encore le coeur amer et l'esprit tourmenté. J'aimerai que ça cesse mais je dois encore avoir des choses à digérer. Et tant que je n'aurai pas évacué cette merde mentale je n'avancerai pas. Après tout, il n'est pas rare d'entendre que Gérard, Julie ou Hervé et Marion a (ont) mis 5, 8 ou 12 ans à se remettre de leur divorce ou séparation. Ma vie n'a été dévastée que depuis deux ans et je n'ai commencé à évacuer les gravats sérieusement que depuis quelques mois. Autant que je me fasse à l'idée que je vais passer la prochaine décennie à faire l'éboueur dans ma petite cervelle !

Didi va me passer les DVD des deux "Âge de Glace", je sais quoi regarder la semaine prochaine pour pas sombrer dans la déprime dominicale !
Allez, ce soir je finis mon pack de bière en espérant que le David Bourguignon va faire chuter le Goliath Rhône-alpin. Mais le rêve ne présage en rien de l'avenir, crois-moi ami lecteur !

24 novembre 2006

Crac-crac dans ma baraque

Oui, je l'ai fait. Ben que veux-tu, ami lecteur, je suis un homme et un homme est toujours inquiet à l'idée de ne plus voir la machine fonctionner correctement. Alors quand la mèche s'allume, il est rare qu'un homme l'écrase pour l'éteindre.
Donc quand la Secrétaire m'a allumé mardi au boulot, j'ai pas dit non ! Curieux de voir si j'allais réussir à assurer quand même...
Je te rassure ami lecteur, ça fait trois fois qu'on s'amuse à faire ça, la Secrétaire et moi. Et si mon corps en retire inévitablement des satisfactions, l'esprit lui est toujours réfractaire.
Pas de sentiments, pas de tendresse éprouvée, donc pas de joie à l'idée d'une partie de jambes en l'air. De l'excitation oui, mais rien d'autre.
Alors tu me diras qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien, que c'est bon pour la santé, que ça fait ci, que ça fait ça, et gnagnagna... M'en fous...
J'éprouve chaque fois de la culpabilité (mal placée certainement, par cette bondieuserie d'éducation catholique sa mère !) et puis un manque. Parce qu'on aura beau dire, l'amour sans amour, c'est des pâtes sans sel, des épinards sans beurre (déjà que c'est pas bon les épinards !), Laurel sans Hardy, Stone sans Charden, une nuit sans étoile... C'est pas pareil. Si le corps jouit, l'esprit s'ennuie.
Mais voilà, je l'ai fait, le Sexo sera content d'apprendre que j'entretiens mon taux de testostérone (merci mon cholestérol va bien lui) et moi j'ai vu que comme d'habitude ça marche et que malgré mon manque d'inventivité (de pratique ?), la demoiselle dévorait l'oreiller (ou moi...) pour pas déranger les voisins (aucun risque de ce côté là, l'insonorisation est de qualité, mais on dirait que les filles ont des scrupules à faire des vocalises en pleine action !)
Bref, toutes les fonctions principales ont été vérifiées et approuvées. L'essai semestriel est concluant mais apparemment l'organisme de contrôle souhaiterait refaire une campagne d'essais... Je n'ai pas dit franchement oui (ni non d'ailleurs). Mais si il y a insistance je pourrai me laisser fléchir.

21 novembre 2006

Alliocha

Elle n'avait pas de nom et une nana déjantée, la voyant en photo, l'a baptisé Alliocha... Me demandez pas pourquoi, il y a longtemps que j'ai renoncé à vous comprendre mesdames !
Voilà celle qui partage mes nuits et parfois mes soirées devant la télé...!
L'est pas mimi ?

19 novembre 2006

J'ai dix ans...

Hier j'ai passé l'après-midi et la soirée chez un collègue du boulot, en plein divorce.
Sa femme est partie de la maison il y a deux ou trois mois, disant qu'elle en avait marre. Il a rien vu venir, comme moi.
Le voilà avec ses deux enfants, à devoir s'occuper d'une maison et du chien en prime.
Mais bon, si notre situation à tous les deux n'est pas réjouissante, il a deux beaux enfants : un garçon de treize ans et une fille de 10 ans. Polis, gentils, intelligents et fin d'esprit en plus ! Surtout le garçon, mais il a l'avantage de l'âge. La petite a encore l'enfance qui lui colle à la peau...
On a passé l'après-midi à jouer. Je suis un gamin. J'aime jouer m'amuser, inventer un jeu spontanément (comme celui que nous avons entamé juste avant le repas qui consistait à lancer un coussin à un des deux avec le troisième au milieu pour intercepter... tout ça au milieu du salon et des lampes, de la télé, de l'ordinateur... Un truc à faire criser une mère quoi !)(Stupide comme jeu, j'en conviens, mais on a bien rigolé) (ben je vous avait prévenu, j'ai dix ans. Je sais que c'est pas vrai, mais j'ai dix ans quand même ! Na !)(Oui je bois du whisky à mon âge, je fais ce que je veux d'abord ! Et toc !)

Bref, force est de constater que la compagnie des adultes me pèse parfois... souvent... Bon d'accord, presque tout le temps.
Je suis naïf, j'aime m'amuser, j'aime les peluches, les câlins (gros et petits, mais j'aime les petits vraiment beaucoup !), les dessins animés, les romans d'aventures et de sciences fictions, j'aime pas les journaux d'économies, les papiers m'ennuient profondément, ainsi que les réunions de grands où on parle de perspectives d'avenir et de bords politiques... Je suis un grand enfant et je ne m'en cache pas. Si je dors avec une peluche (qui gicle probalement dans le 1/4 d'heure qui suit...) c'est que j'ai besoin de mon câlin du soir pour m'endormir (et les filles je vous interdit de rire, parce que c'est votre faute !)
J'aime les enfants et ils me le rendent bien. Avec eux tout est net et sans bavure. Ils aiment ou ils détestent, la nourriture, les gens, les films, tout est comme ça. Classé dans deux catégories : bien, pas bien. C'est carré avec eux, pas d'artifice, de faux semblant, de langue de bois, de supercherie (ou alors pour faire une blague), de rond-de-jambe, de discours melliflus ou oiseux.
Si t'es coiffé comme un punk en plein mistral, ils te sortent que t'aurais pu sortir ton peigne. Les adultes s'offusquent et crient au scandale et à la mauvaise éducation. Moi je dis qu'ils ont raison, ils le remarquent parce que ça les choque ou que ça les amuse. Pourquoi s'en cacher ?
Si c'est ta manière de te coiffer parce que tu aimes être ainsi, il suffit de le lui expliquer. Il comprendra tout seul qu'il y a une infinité de goûts et de couleurs dans l'univers.
Ils sont natures et c'est leur plus grande force. Par la suite ils apprennent le monde et ses méfaits. Ils deviennent plus analytiques et multiplient les classements en dégradés d'appréciations. Ils deviennent diplomates, retors, secrets, malins... C'est là que ça merde pour de bon et qu'ils deviennent des adultes et que pour pouvoir survivre ils doivent devenir aussi mauvais que les autres...

Enfin, j'ai encore réussi à faire pleurer une fille. Ca finit toujours comme ça avec moi. Sauf qu'avec les enfants, c'est parce qu'ils m'aiment bien et pas parce qu'ils me détestent.
Et la pauvre petite, avec ses si grands yeux, m'a déchiré le coeur à verser de si grosses larmes juste parce qu'il était temps pour eux de dormir et moi de rentrer.
Moi aussi j'aurai bien continuer à jouer mais si j'ai dix ans, y'a un sale type en moi qui en a 33 et qui est bien trop raisonnable et qui finit toujours par avoir le dessus. Mais un jour il sera trop vieux pour me résister et on verra s'il arrivera à courir pour m'envoyer au lit !!!
Ouais, on verra bien vieux croûton si tu cracheras pas tes poumons en me galopant après ! Aha !

17 novembre 2006

Essorringite aigüe

Je dois couver un truc. C’est pas possible autrement. Voilà trois semaines que je m’endors comme un sac devant la télé le soir (parfois même en plein après-midi le week-end !) (bon faut dire aussi que les programmes…) (et puis je déteste ces putains de nuages gris !)
Et là ça fait deux jours que je me lève le matin, complètement saoul de sommeil, et que je traîne toute la journée l’œil humide et dans le vague, la bouche pâteuse, la tête dans du coton, hébété quand d’aventure je rôde près d’une machine au ronronnement abrutissant…
J’oublie tout (bon ça c’est habituel, j’ai pas de cervelle, mais là c’est limite de l’autisme !), fais des allers-retours pour chercher les outils oubliés, puis un papier, et oh! j’ai oublié le carnet de consignations, ah! et puis aussi mes clés…
On dirait Forrest Gump, je dis bonjour 10 fois aux mêmes personnes dans la journée et ne dis rien à celles que j’ai pas saluées, croyant me rappeler les avoir vu une heure avant (tiens il a changé de chemise Gégé ? Mais elle s’est remaquillée en rose Monique ?...)
Je suis pitoyable…

Si au moins j’avais pris une méga caisse deux ou trois jours avant je comprendrais ! Et puis je me rappellerai (une partie) de la super soirée et ça me rassurerait parce que je saurais que le lendemain ça serait la grande forme !
Mais non, même pas…
Je me mémérise, je le sais, mais là je trouve que la mutation progresse un peu trop vite ! Donc, j’en conclue que je dois héberger un de ces vilains microbes qui va m’en faire baver (vu l’état dans lequel je me trouve, ça doit être un crobe entier comme disait ma grand-mère...) (désolé, c’est la mutation, je fais des jeux de mots des années 50…)

Non je t’arrête tout de suite ami(e) lecteur(rice), j’irai pas voir mon mire traitant, j’ai pas encore vu la lumière au bout du tunnel. Au pire je me taperai une cure de Juvamine, de chocolat (contre la déprime et pour le magnésium), de citron (pour le peps et la vitamine C) et si tu as d’autres trucs à me conseiller, je suis preneur.
Mais tout ça attendra que je sois payé, d’ici 15 jours… Si je survis !

Enfin... suis pas près de faire des étincelles dans un plumard moi…

My name is Archie, really !

Un mail arrive avec une pièce jointe. Un collègue m'envoie un fichier Excel qui te prédit ton job en fonction de ton prénom. Connerie habituelle qui circule de boîte en boîte...
Bon, allez, j'ai 3 minutes, je l'fais !
Je tape mon vrai nom... Comptable. Portnawak ! Jamais réussi à sortir un bilan correct !
Je tape Archie... Barman ! AHA ! Ca s'invente pas, hein ?

Mon vrai nom est Archie, donc...

16 novembre 2006

Archie-mémère

Les visites du Sexo sont toujours un grand moment…
Malgré ma petite forme d’hier soir on a bien ri quand même. Il est enfin redevenu libre des dents et il revit ! Il n’a pas encore retrouvé toute l’amplitude d’ouverture mais ça ne saurait tarder, avec la grande gueule qu’il a !!! Hin hin hin…

Bref, on a bien ri sauf quand il s’est mis à parler en sexologue. Il commence à me parler de certains symptômes qu’on peut ressentir et qui peuvent être révélateurs de problèmes sexuels. Migraines (ah…), fatigue permanente (aha…), manque d’envies généralisé (ahem… ouais…), maladies bénignes à répétitions, déprimes (ouais ouais…)… Tout ceci est lié à une baisse du taux de testostérone, qui agit sur le système immunitaire et tout le toutim.
Ah bon, et alors c’est du à quoi cette baisse, hein ? Je te le donne Emile, ami lecteur, c’est à cause du manque de relations sexuelles. A terme, le taux peut descendre au niveau d’une quinqua ménopausée ! Et puis c’est un cercle vicieux : peu ou pas de relations, perte d’envies, donc de moins en moins de relations, donc encore moins d’envies…

Voilà, je suis sur le chemin d’une mutation horrible ! Je me transforme en mémère ! Arrghll ! Je suis entré dans le cercle vicieux et j’ai même pas de quoi le briser…
Bientôt, je vais faire mes courses avec un cabas à roulettes en tissus à motif écossais, je vais avoir envie d’avoir un caniche nain chez moi, j’irai chez ma coiffeuse tous les samedi pour ma mise en plis et je vais commencer le tricot et le sudoku…

Faut absolument que je loue un porno cette semaine !

15 novembre 2006

Jojo le Frigo

Je viens de commencer ma période de deux semaines où je vais manger n'importe quoi n'importe comment. Je fais les courses une fois par mois (comme tout zom qui se respecte, les courses me gonflent !) et bien sûr, les 15 premiers jours je mange équilibré : des légumes, des fruits, des fromages (qui t'embaument le frigo que chaque fois que tu l'ouvre tu regardes si t'as pas égaré, par mégarde, une vieille chaussette sale dans le bac à légumes...), des desserts de toutes sortes, etc...
Les 15 suivants, c'est bouffe d'étudiant, de zom célibataire. Des pâtes, du riz, des pâtes... euh des pâtes... J'l'ai déjà dit ? Ah bon. Deux fois ? Ah re-bon.
Parfois même, c'est juste une vieille pomme qui traîne et un morceau de saucisson avec un bout de pain juste avant... Pasque pas faim, pas le moral que sais-je encore...?
Bon, là il me reste encore deux pommes, un bout de saucisson, un de chorizo... 4 bières... quelques oeufs... du gruyère râpé pour mettre avec les pâtes... deux pots de miel qui feront office de desserts, étalés sur un morceau de pain ou dans une tasse de thé...
Et comme j'ai plus un radis parce que les impôts locaux dans mon bled, c'est à croire qu'ils nous prennent tous pour des américains, ben je peux pas aller faire le plein de Jojo le Frigo !
Heureusement que je mange bien le midi au resto d'entreprise. Sinon je finirais gras comme un cachalot à bouffer du saucisson, des pâtes et à boire du whisky !

D'ailleurs j'ai promis à Didi de ne pas boire un verre jusqu'à la fin de la semaine. Non, c'est vrai, je me suis aperçu que depuis une dizaine de jours, j'en étais à un verre chaque jour (entre les pots, le Sexo la semaine dernière, moi pour soigner mes maux de tête...)
Et comme j'ai quand même pas envie de finir alcoolo, je préfère freiner la conso.
Je me ferai un café ou un thé à la place pour mater la télé.

Bon, y'a le Sexo qui débarque dans 20 minutes, tout content de s'être fait libéré les dents après sa fracture de la mâchoire, pour venir fêter ça. Il boira mon whisky, l'enfoiré, et je me taperai une bière... Tant pis !

14 novembre 2006

Merci, les filles !

Je viens de faire un constat alarmant en voyant les commentaires. Tu ne vois pas toi, ami lecteur, ce qui m’a frappé ? Allons cherche un peu… Tu ne vois vraiment pas ? Merde, t’es plus bouché que je ne le croyais… Tiens bois ça tu verras mieux après.

Alors ? Ah ça y est ! Toi aussi t’as remarqué, hein ! Ben ouais, à part moi, y’a que des nanas sur ce blog !!!
Grenouille, Khate, Debla, LeLapin, NO, kti… et d’autres qui lisent mais qui ne disent rien. Mais je sais qu’elles passent, comme Nénette par exemple !
Si j’avais autant de succès en vrai qu’ici, parole, je ferai des réunions Tupperware (mouaif…) ou Aubade (ah mieux !) tous les week-ends !!!

Bon, trêve de caquetage, je sais bien qu’on n’est pas bien nombreux, nous les zoms, à étaler sur la place publique mondiale notre petite vie perso rien qu’à nous.
Genre ça nous fait peur, des fois qu’on découvrirait des trucs qui faut pas que les autres sachent (les proches quoi… oui bon, leurs femmes, hein, appelons les choses par leur petits noms… Hein ? J’ai dit choses ? Ah, un lapsus assurément !)

N’empêche… J’en ai trouvé des blogs de zoms. Trop « intellectuels » ou prise de tête. Politique, prises de position, revendications… J’aime la déconnade moi. Même si de temps en temps je parle sérieusement (d’ailleurs à ce propos, la prochaine que je surprend en train de mettre un glaçon ou du coca dans un Single Malt, je la pends par les pieds à la poutre du saloon !). Alors si c’est pour lire un Pernaut-Blog (attention, pas de lapsus ici, ok ?) je vais sur Google Actualités.

Non c’est vrai les gars, faites un effort quoi. Je ne peux pas rester le seul clown pour amuser la galerie. Je suis déjà suffisamment bizarre comme ça !
Ouais bon, c’est vrai que j’ai pas toujours été drôle sur quelques posts. Mais un clown, ça ne peut pas toujours être drôle. Le clown, par définition, est là pour faire rire. Ce qui ne veut pas dire qu’il est lui-même joyeux. D’ailleurs, si on jouait aux associations de mots, à Clown je ferai correspondre Triste. Je préfère dire que je fais le pitre, c’est plus marrant. Même si c’est moins proche de la vérité…

Alors, Mesdames et Mesdemoiselles, je tiens à vous rendre hommage. Vous rendez ce bar vivant, animé (et bien souvent de bonnes intentions !) et plus intéressant que si j’étais le seul à m’exprimer.
Je tiens à vous remercier, alors outre une tournée générale (un thermos de café pour Grenouille, siouplaît…) je vous offre… des fleurs !
C'est-y pas mignon ça, hein ?

13 novembre 2006

So lonely

60 heures sans parler. Je ne m’en suis même pas rendu compte.
Juste ce matin, quand il a fallu dire bonjour à la serveuse du restaurant d’entreprise où j’ai pris mon p’tit déj (j’avais plus de pain à la maison et ma boulangerie ferme le lundi… enfin je crois...)
La voix enrouée, caverneuse et qui ronfle dans la poîtrine. Le résultat d’un week-end à la maison sans mettre le nez dehors, sans rencontrer personne, sans téléphoner à personne.
Je voulais un week-end au calme et je l’ai eu. Mais pour la première fois depuis très longtemps, ça m’a pesé. Moi, le Solitaire, le Loup sans Meute, le Célibataire en Train de Durcir (du cœur et pas d’autre part, hein…) je me suis senti au bord du monde. Il tournait et moi pas. Il me tardait presque d’être à aujourd’hui pour être contraint de replonger dans le flot de la vie humaine.
Je n’ai jamais souffert de la solitude. Il y en a que ça rend fou, moi je me ressource à ce puits de calme. Mais là je crois avoir effleuré ce que certains ressentent à vivre seuls alors que ce n’est pas leur nature.
C’est terrifiant, ce sentiment d’abandon presque de rejet que l’on peut ressentir. Je n’ai fait qu’effleurer quelques heures cette sensation et je me suis demandé ce que je pouvais bien foutre ici, à quoi je pouvais bien servir.
Comment s’étonner que certains, complètement asséchés par le vide de leur vie, préfèrent changer de monde ?
Moi je suis seul en partie parce que je le veux bien. J’ai l’habitude de vivre seul, me divertir seul et même travailler seul. Depuis que je suis enfant c’est ainsi.
J’ai appris à jouer seul à des jeux qui se jouent en société, les travaux de groupes m’ennuyaient profondément à l’école et j’ai même fini dans le cabinet d’un psy pour enfant parce que je ne parlais même plus à ma propre famille ; je devenais associal !

Mais pour ceux qui sont « normaux » (j’aime pas dire ça parce que la normalité est comme la perfection, elle n’est pas de ce monde), ceux qui ont connu la vie de famille avec une femme, des enfants, des petits-enfants devenir solitaires, se sentir un jour inutiles, non désirés ou « en trop » dans ce monde doit être véritablement un puits sans fond de désespoir, un cauchemar.

Finalement, j’ai bien fait de m’entraîner depuis tout gamin à être solitaire. Sinon, je crois que je ne serais plus là pour vous servir un verre…
Tchin !

10 novembre 2006

Admiration

J'admire :
- ceux qui consacrent leur vie ou une partie de leur vie aux autres, parce que j'avoue bien honteusement que je ne pourrai pas en faire autant.
- ceux qui s'investissent pour des idées, parce que j'ai pas d'idée pour que ce foutu caillou tourne mieux !
- les artistes, quels qu'ils soient, parce que je dessine comme un manche, chante comme un canard enroué et que j'ai bien du mal à tirer des accords harmonieux de ma guitare...
- ceux qui persévèrent, parce que pour tirer des accords harmonieux de ma guitare il faudrait que je fasse mes gammes tous les jours. Chose que je fais dix minutes par trimestre...
- ceux qui, malgré leurs ennuis et leurs soucis, garde un sourire en réserve pour chacun, parce que moi quand ça va pas, ben faut pas m'faire chier !
- ceux qui comprennent les femmes, la profondeur de la relativité d'Einstein et l'administration française, parce que ce sont de purs génies !
- ceux qui ont une mémoire infaillible, parce que j'ai pas de cervelle...
- ceux qui m'aiment, parce que faut se le fader L'Archiviste !

Cette liste n'est pas exhaustive (complète, pour toi ami lecteur qui n'aurait pas la chance d'avoir fait de longues études comme moi : 5 ans au collège, 5 ans au lycée... mouahahahah !) mais si tu te reconnais dans le tas, sache que je suis sincèrement admiratif.

Bon,
l'est où ma guitare ? Ah là... Pfouuu quelle poussière... Vais jamais y arriver... C't'une gonzesse qu'a inventé ç't'engin du diable, parole !

09 novembre 2006

Fermez pas, je reviens

Ben non, tu vois ami lecteur je ne suis pas allé à la salle de sport encore une fois... Je te sers quoi ?
Ouais je sais je suis un sale gosse, mais je fais ce que je veux, na ! Au boulot on a encore cette machine du diable hurlant à la mort qui a tourné toute la journée et j'ai le cerveau en marmelade !
Cela dit, il va quand même falloir que je trouve le courage d'y retourner, au moins pour pédaler une heure ou deux. Histoire de refaire fonctionner cette vieille carcasse décharnée !
Et puis zut, pour moi, l'été c'est dans deux mois et demi, il faut que j'ai l'air présentable sur les plages Néo-Zélandaises ! Je vais représenter un échantillon de français, déjà que depuis qu'on a dézingué un photographe en coulant un bateau de Greenpeace on n'est pas en odeur de sainteté là-bas... Manquerait plus qu'on leur fasse pitié !
Bah sinon je leur ferai croire que je suis allemand !

Je me suis rendu compte que je n'étais pas inscrit sur les listes électorales de mon bled. Mais sur celles de celui où je crêchais avec L'Ex-Future-Madame-Archie... Et je ne tiens pas à y retourner, d'autant que la mairie est à 20 mètres de notre ancien appart'.
Va donc falloir que je me retape une visite chez les décérébrés. youpi. génial. d'enfer. top moumoute. pied intégral. Mais merdeuuuuu ! Même Dabeulyou est moins con !
Remarque, c'est pour aller voter blanc, alors vu que y'a je ne sais quel crétin de l'ENA qui a déclarer que les votes blancs devaient compter comme des abstentions, est-ce bien raisonnable d'aller risquer la crise de nerfs chez ceux qui n'ont pas la lumière dans toutes les pièces ?
Le vote blanc c'est une opinion. Ca veut dire que les mecs (ou nanas, désolé les filles..) qui se présentent, j'en veux pas pour président.
La gauche, si je veux que ma boîte continue de bosser, vaut mieux pas qu'elle passe (sont pas trop pour donner du blé aux militaires les socialos...)
La droite, si ça continue ils vont réussir à faire descendre les mamettes et les papets dans la rue pour aller casser du lampadaire ! Ils font l'unanimité contre eux (ce que je ne comprends pas d'ailleurs, personne n'est content mais on vote encore pour eux... par dépit ?)
Les autres j'en parle même pas...
Hulot, il est gentil, mais si je vote pour lui ça serait pour faire du politiquement correct. Parce qu'il faut qu'on se réveille avec nos déchets, il a raison on va droit dans le mur. Mais le pauvre, s'il est président il va dépérir. Fini les lagons, les cavernes, les montagnes, les cascades gelées, les balades en ULM... Il mourra d'asphyxie en séance plénière !
Les Verts, c'est nos Dabeulyou à nous, Crétins.fr c'est eux.
Les Rouges... Sont pas morts ? Il en reste ? Ah bon...
Les Bleus de De Villiers... Excusez-moi les gars, mais si j'ai du sang bleu, il date d'avant Napoléon et je ne me sens pas l'âme s'un serf !
Quant à l'autre roi borgne des abrutis, il mérite même pas que je lui pisse à la raie !

Une fois de plus je voterai blanc, comme à chaque fois. Sauf la fois où j'ai bien été obligé de voter Chichi pour éviter l'avènement du Reich à la française. Et ça m'a quand même ennuyé de mettre une enveloppe pleine dans l'urne, c'était la première fois. En public en plus, la honte !!! Arf arf arf...
Bon allez, je vais bouquiner un peu en prenant un bon verre.
Et toi, t'en prendras bien un p'tit dernier ?

08 novembre 2006

...dites 33, suite...

Ben c'est pas brillant pour Didi...
Un ulcère à soigner en suivant un régime qui sera certainement draconnien et en évitant voire supprimant le stress. Ahem... Monsieur docteur, quand on fait le genre de job de Didi, le stress on nage dedans. On le boit, on le mange, on le respire, le transpire même !
Bon, j'exagère peut-être mais elle ne pourra pas le supprimer. A moins de changer de job, mais avoir fait autant d'études (brillantes) pour finir assistante de mairie préposée aux passeports, allez convaincre vos gamins de faire des études après !!! Remarque au moins avec elle la mairie tournerait rond et ferait son boulot correctement !

Et pis c'est pô tout ! En plus de l'ulcère elle a un dérèglement de la digestion qui fait qu'elle met 12 heures à digérer là où il en faudrait 4 ! Donc encore des examens, des radios, des rendez-vous des trucs et bidules de toubibs... Tout pour être sereine et zen quoi !

Enfin, je lui ai envoyer un message pour lui transmettre le soutien des collègues et des amis qui s'inquiétaient pour elle. J'espère qu'elle ne s'est pas sentie trop abandonnée malgré tout.
Je crois que je ne peux pas faire plus pour le moment (à part passer la voir, mais elle avait l'air rincé et puis son homme sera là ce soir, du moins je l'espère).

Comme je le pensais, je n'irai pas faire de sport ce soir. Je me demande bien pourquoi je me suis inscrit dans cette salle de sport à l'année, j'y ai pas mis les pieds depuis presque trois mois ! J'ai presque peur que le gérant me foute dehors la prochaine fois que je m'y pointe !
Mais j'ai pas le courage, je rentre claqué du boulot (même si j'ai ici ou là quelques minutes pour blogger un peu quand j'en ai plein les bottes de courir à droite et à gauche) et je m'endors comme une merde chaque soir devant la télé...
Je vais passer manger chez le Sexo et si je tiens pas le coup je rentrerai au radar, la voiture connait le chemin.
Passe une bonne nuit ami lecteur et n'oublie pas : prends soin de ta santé !

Tirez la langue, serrez les dents et dites 33...

J’ai enfin rendu visite à la Philosophe. On a bien fêté ça avec l’Ingé et à tous les trois on a mis une branlée à la bouteille de Red Label (faut dire qu’elle s’est pas défendue non plus...)
Elle avait l’air en forme (non pas la bouteille... La Philosophe !) malgré les derniers jours de maux de tête et autres douleurs.
On a pu parler un peu et ça m’a fait du bien, mais bon… Je sens bien que je dois avancer tout seul, trouver la voie, j’en sais rien moi comment ça s’appelle…
Bref, je sais pas trop ce qui se passe. L’impression d’être en attente de quelque chose : un déclic, une révélation, un truc qui me fasse prendre une direction.

Pour en revenir à hier soir, on a bien mangé, comme d’hab et malheureusement la Philosophe a l’estomac délicat ; un peu trop de nourriture et ça ne va plus…
Elle nous a laissé finir, l’Ingé et moi, trop malade pour rester debout.
J’ai une excellente santé (quand je fais attention…) et je ne connais pas mon bonheur je pense…

D’ailleurs à ce propos, ma meilleure amie Didi ne va pas bien. Du tout.
Je ne sais pas ce qu’elle a. Elle avait rendez-vous hier chez un spécialiste, ainsi que ce matin avec un autre.
Apparemment ça ne s’est pas très bien passé hier et dans son message j’ai bien compris qu’elle avait le moral au zéro absolu… Encore d’autres examens en perspective et en général c’est rarement bon signe.

Heureusement qu’en ce moment j’ai le moral parce que sinon je crois que je recommencerais à me rouler dans ma coquille !
Le pire dans tout ça, c’est que je ne peux rien faire d’autre qu’attendre et aider ces deux femmes que j’adore quand elles en ont besoin (mais vu qu'elles ne demandent que rarement de l'aide, je dois faire le devin...) Mais je me sens si inutile et impuissant pendant ce temps !

Si j’ai le courage ce soir je vais faire du sport… mais j’en doute.

06 novembre 2006

Music, alcohol and...

J'ai le nez creux mais en même temps le père du Sexo, qu'on appellera l'Ingé (puisqu'il l'est) n'est pas un modèle de discrétion.
La Fille de l'Est vient de m'envoyer quelques sms.

[Aparté : Il y a un truc qu'il faudra m'expliquer les filles, pourquoi quand il y a rupture entre deux personnes, il y en a une qui garde contact ? Enfin je veux dire, quand c'est fini ça sert à rien de venir remuer la hache dans l'abdomen ! Si ? Ah,bon...]

Elle me demande comment je vais (bien jusqu'à ce que tu me messages...)
, m'apprends qu'elle est descendue dans le coin (sans blague ?), qu'elle a un petit copain (je suis décidément trop perspicace...), qu'elle était tombée très bas et que je resterai toujours dans son coeur (Ouais, il paraît même qu'Elvis est vivant ! Si si, la vérité si tu mens !) et qu'elle me souhaite de trouver une fille qui sache m'aimer et surtout me garder lol (sic) (Ben voyons, tu crois que t'en n'as pas assez fait dis-moi ? Tu veux aussi me porter la poisse, c'est ça ?)

Enfin, si je ne me sens pas trop mal c'est que j'ai quand même réussi à relativiser. Elle n'est pas méchante, j'ai certainement noirci le tableau. Je veux bien croire la Philosophe, mère du Sexo, quand elle me dit que cette nana tenait à moi et qu'elle ne me voulait aucun mal.
Quiconque est accueilli chez la Philosophe n'a pas un méchant fond, elle a un don pour démasquer les pourris !
Je sais que la Fille de l'Est est une battante, pas une winner parce qu'elle n'en serait pas à galérer tous les deux mois pour trouver un job.
Mais avoir remonter la pente en si peu de temps alors que je patauge encore dans mes questions existentielles, mes complexes et mes peurs...

J'ai vraiment l'impression que le reste du monde voyage en avion ou en TGV et que moi je rampe avec un char Leclerc en remorque !
Enfin, j'écoute du Gun's, du Pink Floyd, du Kenny Wayne Shepherd, en me tapant un bon whisky et PUTAIN QUE C'EST BON !!!

05 novembre 2006

Week-end en enfance

De retour de week-end, je pose les sacs, démarre R2D2 et me pose pour regarder un peu mes mails, les résultats sportifs (faute d'en faire régulièrement, je m'intéresse un peu à ceux qui font du sport !) et là que vois-je ? Mais c'était le défilé dans mon bar !!!
Bon en tout cas, amies lectrices (puisque ces messieurs ne viennent plus boire, je les zappe ! Non mais !) ça me fait plaisir de vous voir !

Ce week-end chez les Drômois, Paulo (parce c'est un adorateur de Paul Gilbert, guitariste émérite pour ceux qui connaissent pas, bien meilleur que ce trouduc de Cobain ! Pas vrai Paulo ?) et Nénette, fut revigorant !
Faut dire qu'avec -3000 le matin, pas question de lécher les vitres sous peine d'y rester collé jusqu'à l'apéro (où là, l'appel du whisky se fait plus fort que la peur de laisser un bout de viande pendu aux carreaux...). Et puis ils ont trois charmants bambins, deux filles et ouf! Paulo a sauvé la mise à la dernière charge, un garçon !
Alors tout juste le temps de poser les sacs et les trois monstres se jettent sur moi ! Enfin, je brode... Le Petitou tout fier d'arriver à dire mon nom, le répète en boucle toutes dents dehors jusqu'à ce que je le prenne et qu'il me fasse un gros câlin. Les filles, après un gros bisou, me réclament de faire l'avion, le piranha avec les mains, de lui apprendre à faire du vélo sans roulettes pour la plus petite et regarder ses cahiers d'école pour la plus grande (suite à quoi la petite réclame aussi ce privilège...)
J'arrive enfin à dire bonjour aux heureux géniteurs, au milieu des cris, des rigolades et des galopades ! Revigorant te dis-je amie lectrice !
Et puis heureusement que je suis un lève-tôt, parce qu'avec une telle troupe, pas question de te prélasser dans ta couette jusqu'à 10 heures ! Bon dernier à 8h30 dans la cuisine pour le petit dèj, je reste à baver devant Scoubidou ou bien Frère des Ours ou encore Batman... (oui alors, je suis adulte et tout, mais moi les dessins animés, je craque !)
Bien entendu, tu l'auras compris, j'ai que les bons côtés... Les câlins, les bisous, les jeux, parfois même ces petits monstres écoutent ce que je leur dit quand ils font une bêtise et Petitou ne rechigne pas devant la cuillère que je lui colle sous le nez quand on est à table !
Et puis Paulo, non content de jouer du bout de bois à 6 cordes presque aussi bien que son idole, est un fin cuisinier ! La prochaine fois, je fais la diète avant de venir ! Je sais que je fais pitié avec ma frêle carcasse, mais t'es pas obligé de me gaver comme une oie Paulo !
Avec Nénette, c'est embarquement des trois monstres dans le monospace et zou! aux magasins de chaussures pour ressemeller tout ce petit monde. On en profite pour parler, tchatcher, causer... Des enfants, de la folie immobilière, de ce que j'écris dans ce blog, un peu tout et rien.
Il y a souvent des amis qui passent dans cette maison. Ce samedi n'a pas échappé à la règle. Un couple avec un tout jeune nourrisson d'une semaine. Très sympathiques ce couple, malgré leur aversion pour le monde et la promiscuité imposée par le diamètre assez restreint de notre planète (c'est vrai quoi, à peine 12000 kilomètres !). Mais j'ai réussi à trouver grâce à leurs yeux, mais comment ne pas y arriver en étant un pitre né, un clown invétéré, hein ?

Enfin me voilà de retour dans mon petit chez moi, coincé entre la Sainte-Victoire et le Luberon. Même ici le froid s'est installé et je vais devoir rallumer les chauffages.
Enfin, dans trois mois c'est l'été pour moi et je vais commencer à faire l'inventaire de mes bermudas, t-shirts, crèmes solaires et tongs...
Bon lundi !

03 novembre 2006

Le pourquoi du comment ça se fait...

Je me sens découragé aujourd’hui…
Mais si je ne te reprends pas l’histoire au début, ami lecteur, tu ne vas pas comprendre. J’espère juste que tu as du temps devant toi !

Si tu as eu le courage de te taper les archives, tu dois savoir qu’en 2004 (année maudite, sa mère…) la future Madame L’Archiviste s’est barrée avec un type croisé sur le net - d’où, tu comprendras, mon aversion pour la drague numérique.
Le temps de me remettre un peu d’aplomb et de me passer de ma boisson favorite à 40°, je rencontre la Fille de l’Est, au printemps 2005.
La vie étant ce qu’elle est, je l’ai rencontré dans les mêmes conditions que le type qui avait séduit mon ex… Ben oui, j’avais rôdé quelques jours sur les chats, histoire de ne pas mourir totalement idiot.

N’étant pas spécialement bien dans mes Caterpillar, je ne me sentais pas à l’aise non plus dans cette relation à distance. L’Alsace, c’est quand même pas la porte à côté du Luberon ! Et puis cette mère de famille, jeune et sans emploi s’est mis dans la tête de me mettre la pression et de vouloir reconstruire un foyer.
Seulement, ne voulant pas séparer le bambin de sa famille, il était hors de question qu’elle s’installe dans le sud. Ce que je comprenais fort bien, mais moi je ne lui avais pas demander de descendre. La situation datant de seulement trois mois, je trouvais prématuré de tirer des plans sur la comète et tout malaise personnel mis à part, cette situation me convenait ainsi.
Et surtout, je ne tenais pas à perdre un bon job pour partir à l’aventure en Sibérie française ! C’est peut-être bassement matérialiste et anti-romantique, mais l’amour n’a jamais fait vivre un foyer ni fait pousser des billets de 500 dans les bacs à fleurs !
La situation me convenait donc ; pas à elle.

Par trois fois elle rompit et par trois fois elle revint (oui, je suis souple parfois, quand j’essaie de faire en sorte que quelque chose fonctionne) et j’acceptais de continuer.
Fin novembre 2005, elle rompit une quatrième fois, mais je refusais de jouer le jeu encore une fois. J’en avais ma claque. Tu connais mon aversion pour les fins, quelles qu’elles soient (ou presque) ami lecteur. Et subir 6 ruptures en 1 an (oui il y avait eu aussi une petite aventure, juste après mon accident de moto, qui n’a duré que trois semaines…), c’était vraiment trop.
Mais la Fille de l’Est étant sacrément têtue, elle débarqua un vendredi de la mi-décembre sans tambour ni trompette, squelettique d’avoir pleuré au lieu de se nourrir.
Un homme étant un homme, même dans une colère noire, je l’accueillais à la maison (effrayé aussi de la voir dans cet état après 800 bornes en voiture et de l’imaginer repartir sur le champ !) et nous fîmes ce que tout le monde imagine.
Sauf que ça n’était plus pareil, pour moi en tout cas. L’impression de faire l’amour avec une inconnue, de faire fausse route, complètement.
Le dimanche matin elle repartait, définitivement.

2 semaines plus tard elle m’appelle pour m’annoncer qu’elle est enceinte. Le monde s’écroulait encore une fois. Elle m’avait assuré qu’elle prenait la pilule, alors je veux bien que ce ne soit fiable qu’à 99,9%, mais je pense vraiment qu’elle m’a pris pour une buse. Naïf j’étais, naïf j’étais resté, je l’avais crue et il me poussait un fœtus dans le dos (bien qu’elle m’ait soutenu mordicus qu’elle n’y était pour rien et que c’était la faute à pas de chance, cette fois je ne l’ai jamais crue) !
Enfin, comment élever un enfant en étant séparé de lui de 800 kilomètres ? Quel père, quels parents pouvions-nous être dans ces conditions ?
Après des jours de discussions avec mes proches, je me décidais. J’avais toujours rêvé d’être un jour père et si c’est ainsi que cela devait se passer alors j’assumerai.

Elle prit bonne note de ma décision (non sans que l’on se soit déchirés des heures durant au téléphone) et ne me donna plus de nouvelles.
Restée en contact avec la Philosophe, ma deuxième maman, cette dernière m’apprend passée la mi-janvier 2006, que dans 4 jours la Fille de l’Est allait se faire avorter !
Je n’ai pas réagi comme j’aurai du certainement, mais c’est une habitude chez moi avec les femmes. Je n’ai rien fait, rien proposé, ni appelé… J’avais accepté d’être un père éloigné mais prêt à faire tout mon possible pour être là quand même. Monter le plus souvent possible, les accueillir ici chaque fois qu’elle le pourrait. Et seule, elle avait pris la décision d’avorter. Je m’en voulais, je lui en voulais. Alors je l’ai laissé faire, je lui ai juste envoyé un sms la veille de l’intervention.
Illico elle m’appelait, je savais qu’elle le ferait. Elle fut dégueulasse, comme à son habitude lorsqu’elle était en colère, désespérée ou triste. J’ai eu droit aux insultes, aux détails sordides sur ce qu’ils allaient faire subir au bébé, à elle…
Je l’avais mérité. Ou pas. A chacun son point de vue. Moi j’ai encaissé comme j’ai pu.
Réaction typique d’un homme, je mis toute la gent féminine dans la même benne à ordures… Si j’avais fait beaucoup d’erreurs avec les femmes que j’ai aimé, jamais je n’ai eu de méchanceté à leur égard. Mais là c’en était trop. Pas moyen de faire confiance à la moindre de ces créatures qu’on aurait dit faites exprès pour me nuire et me détruire !

Si depuis quelques mois j’arrive à remonter la pente et à sortir quelques unes d’entre elles de la benne, c’est que la colère est partie. Mais le sentiment de gâchis est persistant.
J’avais tellement entendu la Fille de l’Est me dire que plus jamais elle ne recommencerait, qu’il ne fallait plus lui parler des hommes (elle devait avoir sa propre benne à ordures) que je la croyait capable de faire ce qu’elle hurlait au téléphone…
Et comme elle a gardé contact avec le Sexo et sa mère, elle descend régulièrement dans le coin. Elle y est en ce moment et pas seule si j’ai bien compris.

Voilà pourquoi je suis découragé.
Pas qu’elle ait remonté la pente et trouvé un autre homme. Je te l’ai dit ami lecteur je ne suis pas un méchant garçon. Et si tu aimes quelqu’un un jour, tu lui souhaites le bonheur, quoi qu’il arrive.
Mais parce que ça fait maintenant deux ans que mon monde s’est écroulé et qu’il se reconstruit si lentement que je désespère d’arriver à tout déblayer et à rebâtir avant de ne plus en avoir la force…

Je t’ai saoûlé avec cette histoire tellement personnelle et pourtant si banale, ami lecteur. Mais c’est pour te laisser de quoi lire et méditer tout le week-end, puisque je m’en vais me geler les roupettes au fin fond de la Drôme.
Bon week-end.

02 novembre 2006

Juste envie de causer

J’ai pas grand-chose à dire aujourd’hui (à moins que je me mette à me plaindre et à me lamenter sur mon sort de pauvre petit célibataire, mais j’ai pas envie de pleurnicher en ce moment), mais comme on est en période de viaduc à la Groussebouate, c’est trop calme.
Bien sûr qu’il y a toujours du boulot, mais j’en ai ma claque des papiers, des schémas et des plans, des procédures et des comptes-rendus… Alors je bloggue un peu ! Merde à la fin !

Il fait froid dehors mais le soleil brille. Putain ! Mais qu’est-ce que je fous là, moi !
Le pire c’est que je sais même pas ce que je ferai si on me donnait quartier libre.
Balader en moto, quand il fait 5°C, c’est pas agréable. La voiture, je rêve de la changer parce qu’un jour elle va me larguer en rase campagne et j’aurai l’air malin au bord de la route avec mon épave ! Mais je n’ai pas encore les finances pour mon prochain bolide…
Je ne suis pas très shopping, j’ai pas envie de suer à la salle de sport. Rester enfermé chez moi (j’ai du mal à croire que je vais écrire ça !) j’ai pas envie je l’ai suffisamment fait pendant des mois (j’y crois pas, je l’ai écrit !!!)

En fait, j’irai bien passer la journée à parler avec la mère du Sexo. C’est un peu ma deuxième maman, plus qu’une amie, une confidente à qui je peux difficilement cacher quoi que ce soit. Elle sait lire en moi plus sûrement qu’un syndicaliste lit dans un accord d’entreprise ! Et puis elle a les mots. Pour me faire comprendre, me faire réfléchir, considérer la vie sous un autre angle… Une philosophe quoi !
En fait elle me manque, ça va faire presque un mois que je ne l’ai pas vue !

Ce soir c’est couscous chez Didi ma meilleure amie, ce week-end direction la Drôme profonde chez les potes qu’ont des enfants (les pauvres, trois enfants dont deux filles !!! Mais pourquoi je voulais des enfants moi ??? Faut être fou de nos jours pour faire des enfants !) donc encore plusieurs jours sans voir Madame Philo…

Bon c’est bientôt l’heure d’aller manger, alors on va plier le matos et rameuter les copains. Puisqu’on se fait chier grave, qu’au moins on en profite pour se remplir la panse en racontant des conneries…
Bon app’ !

01 novembre 2006

Lutte contre la FIN

Encore un couple qui divorce dans mes connaissances. Jeune, avec un enfant. Je ne connais pas les raisons, les tenants et les aboutissants et ça ne m'intéresse pas. Il y a eu le Baby-boom, le Papy-boom qui va commencer et le Single-boom en plein boom justement.
Les chiffres parlent : 15 millions de célibataires, la plupart divorcés et la quarantaine bien sonnée. 53% sont des femmes (merde mais qui a prit ma part !!!) bien souvent avec les enfants à charge.
Une mine d'or pour les industriels : portions individuelles, séjours à tarifs préférentiels, offres en tout genre spécial solo... Parce que si le célibataire n'est pas riche (forcément sinon il serait casé, mal casé mais casé quand même...) il a un bon pouvoir d'achat. Donc il faut le traire !

On est pas dans les couples pour savoir ce qui s'y passe et je suis toujours sur le cul (il ne me faut pas grand chose non plus pour être étonné, je suis un gros naïf moi...) d'apprendre que tel ou tel pote a quitté sa femme ou s'est fait largué. Et ça me rend toujours triste, la fin d'une histoire, la mort d'un amour. Je n'aime pas les fins, les terminaisons, les achèvements... Fermer un bouquin pour la dernière fois me rend triste !
Mais pour que la vie perdure et recommence inlassablement il est nécessaire que chaque chose finisse, se termine ou meurt. Chaque histoire a une fin et chaque élément de cette univers est une histoire, l'éternité est ennuyeuse.
Mais corneguidouille ! Que je déteste le mot "FIN" !!!

30 octobre 2006

Brouillard au gasoil

Je reviens de la mairie avec mon passeport tout neuf. Et j'ai bien cru mourir en revenant !
Non, pas à cause du passeport... Mais à cause d'un pépé au volant de sa Ford Mondéo qui devait avoir un sacré problème.
Non, il ne m'a pas rentré dedans, mais sa bagnole (diesel, évidemment...) vomissait de tels torrents de fumée brune, étouffante, asphyxiante qu'on y voyait pas plus loin que... ben que le pare-brise ! Obligé de m'arrêter pour pas risquer d'emboutir une autre voiture au carrefour 3 ou 4 mètres plus loin ! Et l'autre con qui appuyait à fond sur la pédale d'accélérateur, envahissant toute la rue d'une fumée nauséabonde et irritante !
Du coup, je restais dans la zone sinistrée, impossible de partir comma ça, je n'y voyait rien !
J'ai failli me prendre le platane sur ma droite parce que je m'étais serré au bord (trop d'ailleurs).
Et puis dés que la fumée à commencer à se dissiper j'ai dégagé le coin. Mais impossible de respirer, trop irritant, la poitrine comprimée... beuarrrk ! Et tous ces bien-pensants qui roulent en diesel en se disant qu'ils oeuvrent pour l'environnement sous prétexte qu'un HDI consomme 0,5l aux 100km de moins qu'un essence... Laissez-moi rire - enfin respirer d'abord, rire ensuite !
Et il venait de loin le bougre ! On pouvait suivre le panache de fumée le long de mon retour à la maison ! Non seulement il est dangereux pour la santé ce type, mais à mon avis il a du provoquer des accidents parce que même le brouillard sarthois est moins épais !

Enfin je suis sauf (sain je sais pas...) et mon passeport aussi !
Le grand voyage arrive à grands-pas, rien n'est prêt mis à part les passeports, mais on a encore le temps. Reste à trouver un train pour Paris, organiser le couchage de la première nuit et ensuite... L'aventure !

27 octobre 2006

Ca doit pas être celle-là...

Tiens te voilà l'ami !
Eh bien voilà, je l'ai eu ce rendez-vous. Bon je crois que ça n'ira pas très loin cette histoire. Non pas que la demoiselle n'est pas intéressante. Mais je crois que nos 10 ans d'écart l'ont un peu refroidie.
Après notre petit verre au bistrot où nous avons parlé de nous (elle a tiqué quand j'ai avoué mon âge... éh oui, 33 ans ça fait peur à une jeunette de 23 en général; mais nous avons bien ri et c'était agréable tout de même) elle m'a embarqué à son cours de salsa - j'avais pas trop envie d'y aller, la danse c'est pas un don naturel chez moi ! - elle a insisté pour que je l'accompagne. J'ai réussi à esquiver au bout de dix minutes, il y avait beaucoup trop de monde pour l'étroitesse de la salle. Je suis sagement resté à regarder les danseurs et j'ai pris plaisir à voir certains d'entre eux réaliser des figures très sympa. Cléo se débrouille très bien, j'avoue que je suis bluffé...
Et puis je l'ai raccompagné chez elle. Elle m'a invité à partager le peu qu'elle avait à manger mais j'ai poliment décliné. Je ne voulais pas abuser et bien qu'elle ait un peu insisté j'ai tenu bon. Je pense que j'ai mal fait, mais bon c'est fait... J'aurais peut-être du l'inviter à manger en ville, mais j'avoue que je pensais qu'elle refuserait. Je n'ai pas pris le risque.

Je suis déçu, pas par elle mais parce que je pense que je n'ai pas séduit la belle. Je lui ai envoyé un mail ce matin pour la remercier d'avoir passé une agréable soirée (parce que quand même j'ai passé un bon moment, il faut le dire) et lui dire que j'aimerai la revoir.
Si elle m'a répondu, je ne sais rien de ce qu'elle pense (enfin ça c'est avec toutes les femmes) ni si elle m'appellera pour sortir un soir, à son retour d'Irlande. Elle part demain pour une semaine.
Le temps pour moi de savoir ce que je compte faire et si vraiment je tiens à aller plus loin et à insister pour la revoir.

26 octobre 2006

The evenement of the year !

Ce soir c'est LE rendez-vous. Dans deux heures je retrouve Cléo à Aix pour parler devant un verre. La connaître, me connaître, essayer de savoir si l'autre est vraiment intéressé ou si c'est juste pour faire connaissance en dehors du cadre étriqué de la Groussebouate, enfin... Un rendez-vous quoi.

Jusqu'à aujourd'hui l'angoisse n'était pas là, mais maintenant que la chose se précise, l'estomac commence à faire des grand huit ! Je me dis bien que c'est pas une demande en mariage ni rien de super important, juste un rendez-vous sympa... Que j'ai juste à prendre plaisir à être en bonne compagnie, à m'intéresser à elle, à être moi tout simplement...
Oui ben justement, peut-être qu'elle n'aimera pas le clown que je suis ! Enfin, si c'est le cas j'aurai manqué une occasion et puis je retournerai à ma petite vie de célibataire endurci.
Et puis j'aurais eu la satisfaction d'avoir eu mon premier rendez-vous après un petit bout de drague ! 20 ans de recherche et enfin un bidule qui marche ! Je me croirai presque au CNRS (à moins que ce soit moi le cobaye ? ahem...)
Toujours est-il que je me demande bien pourquoi elle a accepté mon invitation. Ca te paraît peut-être évident ami lecteur, mais quand tu n'as pas l'habitude de réussir quelque chose tu te demandes bien pourquoi d'un coup ça a marché, non ? Ben voilà, moi pareil !

Sur ce, je vais m'occuper de la voiture qui a un grand besoin d'huile, de moi qui ai un grand besoin de me doucher et puis ensuite le grand saut (en espérant ne pas louper la marche...)
Bonne soirée.

23 octobre 2006

Mauvais élève, mais persiste dans l'effort

Je suis malade. J'ai un bon rhume et l'impression d'avoir une ruche entre les oreilles. Pas génial pour un premier rendez-vous qui se profile...
Ah oui, autant que je commence par le début...
Ce matin en regardant mes mails persos, je vois que quelqu'un m'a laissé un commentaire. Encore un truc de pub comme j'ai reçu il y a quelques jours me dis-je. Mais non ! Cette dame (entre nous, c'est une lève-tôt... 4h35 !) m'a laissé un commentaire tout à fait vrai et à prendre en compte.
Je réfléchis
dans la voiture à ce qu'elle m'a dit et trouve que c'est pas con. C'est vrai que la vie est courte et qu'elle peut être plus courte encore qu'on ne le croit. Il y a deux ans, j'aurais pu finir en carpaccio dans le radiateur d'une camionnette ! (s'il y avait eu une camionnette en face bien sûr, mais fort heureusement, il n'en fut rien !)
Fort de ces bonnes résolutions, je lis mes mails du boulot en arrivant au bureau et je me décide à demander à Cléo comment s'est passé son week-end. Elle avait fait le premier pas vendredi, à mon tour me dis-je.
Elle me répond quelques minutes plus tard, m'apprenant qu'elle a déménagé samedi matin, puis qu'elle s'est baigné à Carry et que comme elle n'avait pas pensé à prendre à manger dans son nouvel appartement, avait du manger chez ses parents dimanche.
Bon, me lançant dans le vide sans parachute, je me fous d'abord de sa poire (ben oui, je suis comme ça moi, faut toujours que j'envoie une boîte ! Mais je suis un geeeeeeeentil boîteur !) parce qu'elle n'avait pas prévu qu'elle devrait manger dimanche. Et puis je l'invite à boire un verre pour fêter son déménagement, demain ou mercredi.
Pas de pot, elle est à Toulouse pour la Groussebouate et ne revient que mercredi soir. Mais elle me propose de sortir jeudi ! Elle ne m'en veut pas de l'avoir chambré un peu et elle accepte !
La première drague de ma vie qui marche ! Enfin, ce n'est qu'un verre à boire ensemble, mais c'est bien la première fois qu'une femme accepte de sortir avec moi après que je le lui ai proposé !

Je ne comprends pas bien ce que je ressens encore. J'ai hâte d'y être parce qu'elle m'intéresse vraiment. J'ai envie de la connaître, savoir ce qu'elle aime, ce qu'elle lit, les films, ses voyages, sa famille, ses amis... Je suis curieux à son sujet et c'est la première fois que je ressens ça.
En même temps, je me dis que je commençais tout juste à apprécier ma vie de célibataire, à apprécier la vie tout court, que j'avais enfin retrouvé une certaine joie de vivre... Et me voilà prêt à tout risquer, à tout briser à nouveau, à rompre ce nouvel équilibre ! Chaque fois que je me sens bien dans mes Caterpillar, tu peux être sûr ami(e) lecteur(trice) (ben oui, il ya maintenant une femme qui lit mes posts en plus du Sexo, alors je fais dans la parité !) qu'une femme débarque avec ses talons pointus et me perce le cuir ! Serait-ce lié ?

Et pourtant je ne ressens pas l'Angoisse, ce malaise que je ressentais avec la dernière en date. Juste de la curiosité, à son égard et aussi en ce qui concerne mon comportement et ce que je vais ressentir si ça ne marche pas ou même si ça marche.
Je ne me sens toujours pas capable d'être un petit ami digne de ce nom. Prévenant, attentif, tendre... Je sais que je vois déjà trop loin, mais à la limite je sais ce qui va se passer si ça ne fonctionne pas. Je serai déçu, triste même, mais je repartirai sans problème dans mon habituelle solitude.

Mais si ça marche ?...

21 octobre 2006

Wait and see

C'est le week-end et comme d'habitude, je profite de ma solitude. Voir des gens tous les jours, les mêmes en plus, ça me bourdonne dans le cerveau ! J'ai du être un ermite dans une vie antérieure... Et puis à la Groussebouate c'était un peu le coup de feu cette semaine.
Je n'aime pas trop bosser au coup par coup.
Aller d'une tâche à une autre sans prendre le temps de réfléchir et de planifier pour optimiser et hiérarchiser les priorités.
Je suis pas un dingue de l'organisation, mais dans le genre de job que je fais, parfois ça fait gagner du temps, de l'argent et même ça peut empêcher une grosse bêtise...

Du coup aujourd'hui, séance de décrassage. Je pensais avoir le courage d'aller à la salle faire un peu de vélo et éventuellement lever quelques poids puis aller balader en collines. J'ai fait un mix des deux. Il faisait beau, pas de vent alors j'ai pris le VTT et je suis allé pédaler dans les collines.
Malheureusement il a plu cette nuit et les petits chemins étaient détrempés et boueux. Remarque maintenant mon VTT ressemble à un vrai : plein de terre et maculé de boue !
J'ai fait 13 bornes en moins de 50 minutes et ça m'a fait du bien.
J'ai regardé les Toulousains se faire fesser par la province de l'Ulster en coupe d'Europe de rugby (c'était tellement pitoyable que j'ai laissé tomber en 2ème mi-temps et que j'ai bouquiné jusqu'au match de foot).

Enfin tout ça pour te dire, ami lecteur, que je pense à autre chose depuis hier. Vers 15h, sur ma boîte de réception Outlook je vois arriver un message. Quand je vois le nom mon coeur ne bondit pas ni ne s'arrête, mais prend quelques battement de plus à la minute.
Je t'ai parlé de cette petite brune croisée la semaine dernière ? Je lui ai envoyé un mail en début de semaine et si elle a répondu ça ne voulait rien dire de spécial. Toute jeune femme bien élevée et ne voulant pas peiner un homme aurait répondu "Pourquoi pas ?" en réponse à une invitation éventuelle...
Je l'ai recroisé jeudi dans les bureaux mais comme nous n'étions pas seuls, seuls les regards pouvaient exprimer quelque chose. Bon, moi j'ai rien vu dans le sien mais comme je vois jamais rien...
Donc hier, je reçois un mail de... Comment vais-je l'appeler ?...Une brune avec un joli nez... Cléo ! Voilà, pas trop long comme ça, moins de lettre à taper.
Cléo donc m'envoie un mail tout simple : "Salut ! Quoi de neuf à la Plate-Forme ?" (le nom de mon bâtiment)
Je réponds. Et j'ai décidé de ne pas brider ma personnalité. Je suis un clown, toujours prêt à rire de tout ou sortir une connerie. Si une femme doit m'apprécier, autant qu'elle m'apprécie pour ce que je suis réellement. Et si je suis content de recevoir un mail d'elle, autant qu'elle le sache. J'ai passé l'âge des cachotteries d'ado, mais rien n'empêche de faire dans l'exubérance !
Donc je lui dis que je suis heureux d'avoir un message de sa part, que ce soit bientôt l'heure de rentrer et d'être en week-end. Tant qu'à faire je lui dis aussi ce que je compte faire le lendemain.
S'ensuit un petit échange de mails où j'apprends qu'elle va balader dans les calanques avec une amie, qu'elle va bientôt déménager sur Aix, qu'elle ne connait pas le Luberon et qu'elle aime balader en collines. J'en profite pour lui proposer mon aide en cas de besoin pour son déménagement (bien que je me sois promis d'arrêter de faire le bon samaritain avec les femmes, ça ne m'apporte que des emmerdes, ou alors aucun bien) et de m'appeler si elle passe dans mon bled à l'occasion. Mais je ne lui donne pas mon numéro, je n'ai pas osé. Je lui ai seulement dit que j'étais dans l'annuaire.
Mais ça m'a vraiment étonné qu'elle m'envoie ce message, comme ça. Toute seule. Un premier pas de sa part. J'ai peur de croire. Croire qu'elle est intéressée, croire que JE l'intéresse. Je réfrène toute passion, tout envolée, tout espoir trop flagrant, trop grand
. Et du coup, j'ai aussi peur de ne pas être aussi intéressé que ça. La graine est plantée mais si je laisse grandir la pousse et les feuilles, tout bourgeon est impitoyablement éradiqué.
Je sais que je rationnalise tout, que je ne laisse aucune place au rêve, que je reste les pieds rivés au sol, les yeux fixés sur l'horizon, et que ça peut tout faire foirer. Mais dans ce cas je sais que je ne sombrerai pas comme les dernières fois. Je suis peut-être trop prudent, mais c'est ainsi. Je commence tout juste à sortir la tête de l'eau et à croire que j'ai peut-être aussi droit à être heureux, seul ou à deux. Alors je ne laisserai pas une donzelle si bien soit-elle détruire à nouveau l'homme que je suis.
J'attends.
Demain. Peut-être un coup de fil. Ou peut-être pas. Sinon lundi et encore un échange de mails pour se raconter nos week-ends respectifs. Mais je ne suis pas impatient.
J'attends.

18 octobre 2006

Creu - Vé !

Pfffou il est 19h00 et je suis arrivé du boulot il y a 30 minutes. Je suis rincé, mal aux jambes d'avoir marché toute la journée à droite à gauche, monté les escaliers et les descendre ensuite... 8h-18h j'ai pas trop l'habitude, surtout quand je ne reste pas 5 minutes le cul dans mon fauteiil à envoyer des mails râleurs ! Enfin, c'est de la saine fatigue et demain je remet ça : un autre poste haute-tension à couper pour entretien (et c'est la courette pour consigner, mettre les cellules HT à la terre... enfin je m'égare ami lecteur excuse-moi)
Tout ça pour dire que j'ai peu de temps à t'accorder et que je n'écrit pas tous les jours, mon ami.

Surtout que j'ai un grand truc à te dire : j'ai causé à une charmante petite brune à la Groussebouate, vendredi dernier. T'en ai-je parlé ami lecteur ? Enfin, je ne savais pas trop comment approfondir nos sujets de conversation et surtout par quel autre moyen que le hasard je pourrai la croiser. Puis après m'être torturé l'esprit quelques heures, j'ai enfin eu la brillante idée d'envoyer un mail. Ben oui, j'y ai pas pensé immédiatement mais comme elle fait partie de la Groussebouate, elle a forcément une boîte mail.
Ah ben oui, je sais je suis tarte, mais qu'est-ce-que tu veux, j'ai pas l'habitude de courir les jupons moi !
Enfin bref, tout ça pour dire qu'en deux ou trois mails (mais oui elle m'a répondu ! Inespéré ! Et avec humour en plus ! La douce enfant...) j'ai osé l'invité un soir avec les autres collègues à boire un verre à Aix. Oui, faut quand même pas espérer que je lui propose de sortir tous les deux en tête à tête. Ca je suis pas bien sûr de le vouloir. Déjà en savoir plus sur elle avant de me jeter dans la gueule du loup. Je considère toujours les femmes comme une espèce dangereuse pour moi et je suis très prudent.
Donc la prochaine fois qu'on va boire un verre, Didi, son chéri,son ancien collègue de promo et moi, elle devrait être là. Je te dirai comment ça se sera passé et si vraiment elle vaut le coup que je pense à elle.
Mais elle a déjà un bon point pour elle : elle n'aime pas les boîtes !


16 octobre 2006

I feel good...

Une nouvelle semaine à la Groussebouate, du boulot du boulot du boulot... Mais on va pas se plaindre.
Surtout que tout va plutôt bien. Si si, ami lecteur, rien de nouveau sous le soleil, juste que ça va bien sous le cabochon. La soirée d'anniversaire de ma meilleure amie s'est super bien déroulé et si le fait de rencontrer de nouvelles têtes m'a un peu angoissé, j'étais plutôt curieux.
Et ses nouveaux amis (des amis et des cousins à son chéri) sont vraiment sympas. Le repas était excellent, préparé de ses petites mains (à part le saumon farci), les dizaines de petits fours, petits verres de mélange de saveurs tant en milieux de repas qu'en desserts, les petites brochettes, les crêpes provençales... Le lendemain matin l'estomac était encore un peu lourd !
Et puis de voir tous ces couples qui semblaient heureux, amoureux, loin de me rendre malheureux ou jaloux, m'a redonné une vision oubliée de ce type de relation. Je me sens toujours bien seul, mais j'accepte avec sérénité l'avenir et pourquoi pas un jour revivre ça sereinement. Ca m'effraie toujours mais je me dis que je ne serai pas seul à gérer, un couple c'est deux personnes. Il suffit de savoir si ça peut marcher et en cas de doute, trancher dans le vif avant que ça ne dégénère.

Dimanche, une grande balade à moto autour du lac de Sainte-Croix. Deux heures et demi à rouler sans penser à rien d'autre que les beaux paysages et les routes désertées par les touristes (je ne me lancerai pas dans une diatribe contre nos amis touristes, qui sous prétexte de nous laisser leurs fortunes dans les restos, les campings et les hôtels, s'y comportent comme en pays conquis. Faut dire aussi que les commerçants et autres tenanciers du coin ne sont pas les plus aimables. Mais rassure toi, crétin touriste, ils sont comme ça toute l'année !)
Je l'avoue, aux endroits que je connais bien et que j'ai trouvé dégagés, j'ai essoré la poignée des gaz. La pauvre GSXF en avait bien besoin, après trois semaines de repos elle était un peu asthmatique ! J'ai du taper 5 ou 6 fois le rupteur avant que la plus petite sollicitation de la poignée se transforme en déchaînement de puissance. Oui, oui, oui... je sais je suis un délinquant et un criminel et je n'ose avouer la vitesse atteinte sur cette portion de route sans croisement, bien droite et dont l'horizon se perdait dans la forêt varoise.
Mais payer 15 euros pour tourner 20 minutes sur un circuit, sachant qu'il faut être habillé intégralement de cuir coqué aux endroits ad-hoc et être équipé d'une protection dorsale homologuée... J'ai beau avoir une moto, je suis pas crésus !
Alors oui, j'enfreins la loi et de temps en temps je m'offre une poussée d'adrénaline. (Oui je me suis cassé la figure en moto aussi. Mais j'étais 15 kilomètre/heure en dessous de la vitesse autorisée, comme quoi c'est pas la vitesse qui tue, ça se saurait ! Si je ne suis pas mort, c'est que personne n'arrivait en face et que j'ai eu la chance de ne pas m'empaler sur un arbre en contrebas du ravin...)
Enfin, je sais que ce n'est pas raisonnable de rouler vite et qu'un jour je peux très bien me tanker dans un sanglier suicidaire et loin de moi l'idée de vouloir polémiquer sur ce sujet. Mais c'est comme ça, y'en a qui volent, d'autres qui flinguent, d'autres encore qui violent, moi quand je vois une ligne droite j'ouvre les gaz... Chacun sa transgression !

Sur ce, ami lecteur, je te laisse vaquer à tes occupations. Bonne nuit.

14 octobre 2006

Extraits d'actualités, générales et perso

En vrac depuis quelques jours, un couple français qui congèle ses deux bébés en Corée du Sud, les nord-coréens qui rejoignent le club des potentiels destructeurs de planètes (décidément il se passes des choses en Corée !), Ariane qui satellise, la reprise de la L1, l'anniversaire de Didi ma meilleure amie et une sympathique discussion avec une jeune femme de la Groussebouate...

Que penser de ce couple de français ? Des malades ? Certainement. Des condamnables ? Assurément. Des emprisonnables ? C'est là qu'ils finiront, elle en tout cas c'est sûr.
Ca me fout la gerbe ce genre d'histoire. Dézinguer un type pour quelque raison que ce soit, c'est pas très malin. Un bébé, un enfant... Il n'y a pas de mot...

Un champignon nucléaire souterrain en Corée du Nord et hop! un pays de plus capable d'éradiquer ou de provoquer l'éradication de toute forme de vie sur Terre. Affligeant. Surtout que comme fanatiques, ces Coréens du Nord ne font pas dans la dentelle. Moulérisés dés leur plus jeune âge dans la "toute puissance" de leur dirigeant (actuellement Kim Jong-il, successeur de son père Kim Il-sung) ils soutiennent inconditionnellement ce programme de nucléarisation de leur armée. On est dans le caca...

Ariane vient de mettre 3 satellites en orbite (pas un français dans le tas... autralien, japonais et ricain...) et c'est devenu 'achement banal. Pernaut doit même pas être au courant et ça sera la boulangère de Saint-Plouc-les-Glandouilles ou le facteur de Troufignon-sur-Moncul qui vont lui refiler l'info. C'est ça le journalisme de proximité !

Cet aprème piratage de la chaîne cryptée pour mater LE derby de la L1. En espérant que Saint-Etienne parvienne à faire douter les lyonnais au moins 5 ou 6 minutes avant de se faire pulvériser et ensuite...

...Tadaaaaaa ! Didi fête ses 26 ans (elle les a depuis mercredi mais c'est ce soir qu'on va célébrer cet évènement !) et ce soir elle nous invite chez elle à déguster ses petits plats qu'elle invente au gré de ses envies et de ses inspirations. Elle m'époustoufle moi. Si si, je vous jure ! Tu sais ami lecteur, sorti des pâtes et des pizzas, je sais rien faire. Alors préparer un apéro dînatoire avec des crevettes, de l'avocat, les p'tits magrets de canard, mélanger le salé et le sucré avec l'acide et le doux...pfffouuuuu !

Et pour finir, hier dans le bus qui nous ramenait
de la Groussebouate à la "gare de triage", une charmante collègue et moi avons discuté. Pas longtemps ça prend 5 minutes de faire la navette. Mais je n'ai eu aucune appréhension à parler avec cette donzelle. Faut dire qu'elle a l'air tout timide, ne parle pas fort, n'est pas franchement un super canon mais a un petit charme plaisant. Je me suis même surpris à me dire qu'il faudrait que je lui propose de venir avec notre petit groupe la prochaine fois qu'on sort boire un verre à Aix ! Mais tu vois ami lecteur, ma légendaire prudence et surtout mon indéniable manque de confiance en moi me conseillent fortement de surseoir à mon projet...
Et si elle a déjà un p'tit copain ? Et si elle refuse ? Et si elle en a rien à braire de toi ? Si elle ne t'avait parlé juste parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement, entourés que nous étions pas tous nos collègues ?
Et si elle me foudroit sur place si je lui demande de venir avec nous, ou qu'elle me crache à la gueule ou rigole et dégaine une immense katana et me coupe en deux ou si... Bon je vais manger un morceau et me replonger dans mon bouquin en attendant le match et la soirée d'anniversaire de Didi. Bon week-end, ami.

12 octobre 2006

Envie de rien, besoin de me secouer

Aujourd'hui... Ben rien.
Le calme, le vide, boulot, bus, dodo...
Oui, c'est vrai, j'aurais pu prendre mon courage à deux mains et aller suer à la salle de sport.
Mais j'ai pas envie.
J'aurais aussi pu prendre mon VTT et aller suer dehors sur la route.
Mais j'ai pas envie.
J'aurais pu aller voir des amis ou de la famille, aller marcher, aller boire un verre à Aix, faire plein de choses que font les gens normaux quand ils ont un cerveau normal...
Mais j'ai pas envie. Et pis j'ai pas un cerveau normal, faut croire.

Non non ne t'inquiètes pas ami lecteur, je ne vais pas encore m'apitoyer sur mon sort. Je constate simplement que je n'ai pas d'envies. Comme si j'allais hiberner.
Si je pouvais, je m'entourerai d'une muraille de bouquins et je lirai, lirai, lirai sans cesse. Pour m'évader, vivre les aventures que je ne vivrai jamais, d'hommes que je ne serai jamais...
Non pas que je veuille avoir tous ces soucis, ces problèmes et ces malheurs qui s'abattent sur ces pauvres héros ! Ouh là non ! A la première attaque de pirates je prendrai un coup de sabre en pleine poire, si un complot contre le roi était fomenté je serai accusé à tort et exécuté et si je devais espionner une personnalité je serai démasqué et sauvagement torturé... Je ne suis qu'un rêveur moi, pas un héros.

Vraiment, vraiment, quand même... Faudrait que j'aille faire du sport avant d'arriver à la fin de mon abonnement !

09 octobre 2006

Lentement, pas sûr et je ne sais où...

Encore une belle journée, mangée par le boulot et par le soleil qui se couche tôt. Pas question d'aller balader en collines pendant deux ou trois heures et revenir à tâtons.
Non, je suis de mauvaise foi, j'aurai pu, mais ma cheville proteste depuis ce matin. La balade d'hier l'a bien secoué.
La fenêtre, elle est toujours ouverte, avec le drap qui flotte au vent et le soleil qui réchauffe la grande plaine... Pas d'énervement aujourd'hui, dés que je sentais monter l'adrénaline, hop! la petite fenêtre du paradis.
Bah c'est pas l'extase ni la super pêche d'enfer. Juste une acceptation tranquille de ma vie. J'ai toujours été tardif dans mon évolution et mon mûrissement... Ca m'empêche pas de me gaufrer à chaque tournant ! L'inertie bovine du taureau 3ème décan ?
J'ai du marcher à au moins onze mois passés, mis plusieurs années à manger seul correctement et en des temps raisonnables (mon père devenait fou, 4 heures pour engloutir un steack haché... 'tain merde si j'avais connu le Guiness des records j'aurais postulé !), ai fini par atteindre une taille acceptable pour un garçon à environ seize ans, j'ai failli passer mon bac avant de coucher avec une fille... Faut dire que j'avais de la marge quand même, j'ai eu mon bac à 21 ans sonnés, mais pour la fille, il s'en est fallu d'un cheveux quand même...
J'ai eu mon permis voiture à 19 ans et demi, moto à 28... J'ai fait l'armée à l'âge où certain font leur deuxième gosse, j'ai rencontré l'ex-femme de ma vie à 27 ans...
Un lent, je suis un lent. Il est donc possible que je sois heureux avec une femme à l'âge où d'autres divorcent quand leurs gamins sont au lycée ou à l'université...

Je parle même pas d'avoir une maison à moi, ça c'est totalement utopique comme rêve.
J'ai vu une baraque à vendre aujourd'hui dans mon bled avec même pas 800 m² de terrain et 55 m² habitables. Pas un palais, hein ? Ben ça se vend à près de 370 000 euros !!! Oui ami lecteur, tu as bien lu ! En francs, pour ceux que ça interpellerait plus, ça fait plus de 2 400 000 !!! 55 m², quand t'as mis ton canapé dans le salon, le frigo et la cuisinière dans la cuisine, ton lit dans le paddock et la machine à laver dans la salle de bain, la baraque affiche complet !
Alors avec mon PEL qui atteint la somme faramineuse de 6000 euros, si je vais voir le banquier, il va même pas prendre le temps de me rire au nez... Je vous parle même pas de ce que je peux mettre dans un loyer, malgré mon salaire honnête... Avec leur règle des 33%, un couple de chômeur avec trois enfants peut investir le double !

Enfin, c'est ma faute aussi, quelle idée de me faire tromper par mon ex-future-femme et de virer l'autre avant d'apprendre qu'elle me faisait un polichinelle-surprise dans son tiroir ? En m'arrangeant pour en garder une des deux (surtout celle avec des rejetons, vive les allocs !) j'aurai pu me mettre le souci supplémentaire d'acheter un tas de pierre et de payer ainsi des impôts fonciers en plus des locaux !
Je sais pas où je vais, mais j'y vais tranquillou et si possible en visitant le bas-côté aussi souvent que c'est faisable, voire même à travers champ !
Finalement, je m'en tire bien je trouve ! Pas toi ami lecteur ?

08 octobre 2006

Marche et rêve

Je suis sorti aujourd'hui, cette journée était trop belle, vraiment trop belle pour ruminer de noires pensées dans mon antre. Oh ! Ne t'affoles pas ami lecteur, je ne suis pas allé me perdre dans la foule surexcitée des grands magasins de Plan-de-Campagne ou flâner sur le marché dominical du cours Mirabeau d'Aix, non rien de tout cela.
J'avais envie de nature, de fatigue et de soleil. J'ai mangé tôt et 15 minutes avant la messe du 13h j'étais sur la route. J'ai traversé mon bled, marché le long de la route qui gravit la colline qui surplombe le "nouveau" collège et une heure après mon départ j'ai rejoint les sous-bois.
Et j'ai marché, marché sous le doux soleil d'automne et dans la brise qui venait du sud. Mes muscles longtemps au repos, enfin revivaient sous l'effort. Ma cheville mal remise se faisait plus présente à chaque hectomètre, jusqu' à finir par me faire vraiment souffrir. Mon esprit cloîtré dans le passé douloureux et les souvenirs acides s'ouvrait à d'autres passés plus primaires et plus doux. Le parfums des dernières fleurs, l'odeur des sous-bois réchauffés au soleil, les tracteurs griffant la terre avant l'hiver, les champs et les vignes murmurant à l'air agité... Mon enfance à la campagne sarthoise était là ! Moins chaude, plus humide, plus calme, moins bruyante... Mais j'y étais.
Je rêvais éveillé, un rêve étrange. Un rêve d'espoir, d'un autre monde, d'une autre vie. Je ne sais si c'est le passé, l'avenir, si même c'est bien moi assis sur cette terrasse face à cette plaine immense. Mais le rêve est là, encore. Je peux y retourner quand je veux, comme une fenêtre en moi ouverte sur cet autre Terre. Il y a ce linge étendu au loin, un grand drap blanc, des chemises et un gilet. Et aussi, et aussi... des vêtements plus petits... Et il y a le regard, il me fixe et je le connais. Il s'approche de moi et pourtant c'est comme s'il reculait... Le linge flotte au vent et blanchit au soleil. Le regard avance toujours et je vois le nez et les longs cheveux dorés. Je connais ce regard et il me sourit. Je ne peux pas bouger le bras gauche et ma main droite est tannée, vieillie. A côté du grand drap blanc il y a ce tout petit gilet...
Le regard me sourit toujours et je vois enfin ses lèvres, je la connais. Elle est belle, mais elle est bien plus que ça. Ses cheveux au vent, ce tout petit nez retroussé à la Sigourney Weaver, ses yeux qui me sourient. Oui je la connais, mais je ne peux bouger mon bras et elle ne doit pas parler. Cette plaine, vide, balayée par le vent, c'est un autre monde. Et devant, le linge qui danse avec ce tout petit gilet. Elle avance vers moi et me sourit, blanche, Blanche c'est peut-être son nom, les épaules nues juste zébrées par les bretelles de sa robe fauve aux motifs bariolés.
Je ne dois pas bouger mon bras et elle ne doit pas parler, mon index doit barre mes lèvres étirées. Je sourit à Blanche et elle regarde mon bras. Le petit gilet, il est à la petite fille blonde qui dort sur moi. Je ne suis pas son père mais Blanche est sa mère. Les champs ondulent sous la brise et la robe est tendue par le ventre de Blanche. Elle sera bientôt maman pour la seconde fois et moi père pour la première. Je connais ce regard, sa main se pose sur mon épaule et elle s'asseoit sur le banc contre moi.
Le linge danse toujours au soleil, la petite fille, éveillée, me regarde et je connais ce regard
aussi. Le regard de Blanche, le regard de l'Amour. Enfin, je le connais...

C'est certainement un autre temps, un autre monde, un autre moi, un autre que moi peut-être. Mais ce rêve est mien et j'irai chaque fois que j'en aurai besoin ou envie. Je n'y puiserai pas l'espoir, mais le bien-être. Le même bien-être qui m'envahit quand, exténué par ma longue marche au soleil, je m'endors sur le canapé, face au soleil et au vent qui agite les hauts cyprès. La paix, enfin.

07 octobre 2006

Caverne de nuit

Je reviens de l'hôpital d'Aix.
Non ne t'inquiète pas pour moi ami lecteur, je n'ai rien. En revanche, le Sexo a fait une mauvaise rencontre en boîte. Et après on se demande pourquoi je veux pas mettre les pieds dans ces lieux enfumés, hurlants et peuplés d'abruti(e)s aviné(e)s...
Accompagné de sa femme, ils sont allés s'amuser ("s'amuser" et "en boîte" sont deux expressions mal appariées à mon goût, enfin, ça n'est pas le propos...) dans une obscure boîte d'Aix.
Un type bourré le bouscule, s'énerve tout seul, lui demande s'il veut sortir pour s'expliquer et, pour une fois, le Sexo reste zen et décline l'invitation (d'habitude il attend pas de sortir pour calmer un décérébré...). L'autre, apparemment pas satisfait, commence à le frapper et le Sexo le chope au colbac et lui broie la trachée (enfin disons qu'il l'étouffe, un toubib, ça sait où attraper et frapper pour endormir un gonze).
Le néandertal commence à suffoquer, mais le Sexo ne savait pas qu'ils étaient deux de la même tribu... Tout est allé très vite et deux rencontres entre des Doc Martens et son visage ont propulsé le Sexo à l'hosto. Bilan : contusions, lèvre supérieure ouverte, fracture de la mâchoire... Pour un type qui doit vous parler pour vous aider à donner et recevoir du plaisir, c'est pas le pied !
Il arrive un peu à parler, mais quand je suis parti,il était en train de partir dans les alleluia, drogué à coup de pilules pour l'opération à 18h. La suite, je sais pas comment ça va se passer.

Je n'aimais déjà pas les boîtes de nuit, je ne sais pas danser, je n'ai aucun talent pour ça (pour pas grand chose d'autre d'ailleurs) et je n'aime pas ça. Impossible de parler, les boissons valent autant que des heures avec une fille de joie, les lumières te brûlent la rétine quand il y en a... Les boîtes, c'est un enfer pour moi. Mais maintenant, je suis vraiment pas prêt d'y mettre les pieds !
J'espère que le Sexo va se remettre rapidement et que ça ne laissera pas trop de séquelles, tant physiques que mentales. Je le connais le pépère, le prochain qui le cherche risque de brouter le sol avant de comprendre quoi que ce soit, au lieu de s'endormir lentement par manque d'air...

06 octobre 2006

Le sommeil c'est la santé

Ayééééé !
Hier j'ai acheté mon nouveau matelas (et puis aussi des fringues; pas raisonnable je suis à sec, mais il le fallait !), tout bien ferme avec du latex pour bien dormir sans me lever le matin en croyant avoir déjà 80 ans !
J'ai démonté le lit, remballé l'espèce de mousse avec du tissu autour qui me servait de matelas et je t'ai viré ça au garage fissa !
Que d'espace dans cette chambre maintenant !!! Bon ok, après y'aura un bureau avec R2D2 mais ça veut dire qu'après le salon sera immense et que je pourrait y mettre un vrai canapé et un bar (yeaaaaah ! Après celui-ci virtuel, j'aurai un vrai bar miniature...)
Tout ça va prendre du temps bien sûr, puisque le temps c'est de l'argent et que pour acheter tout ce qui manque...
Bon c'est vrai que si j'allais pas faire le guignol en NZ en février avec l'Ecolo, j'aurai un tas de blé pour m'occuper de ça. Mais j'ai besoin de mûrir encore mes choix stylistiques. J'aimerai tout meubler en colonial mais il faut que je flashe sur quelque chose. Du coup j'ai le temps !
Bien évidemment ce chamboulement domestique a aussi été une bonne excuse pour ne pas aller transpirer chez les culturistes. J'ai quand même mis deux heures à tout réorganiser et du coup à 19h00 plus question d'y aller et puis monter et descendre deux étages avec un matelas deux places, puis des montants de lit en bois puis des lattes...
J'ai fait du sport, j'ai transpiré !
Voilà, j'ai maintenant un vrai appart' d'ermite ne laissant aucune place à une squatteuse éventuelle, même éphémère. P'têt même que je vais virer les 3 chaises en trop !
Non je rigole, le Sexo serait obligé de boire debout...
Ok, j'arrête de faire le vilain célibataire endurci. Si j'ai supprimé une place c'est que j'avais besoin d'en récupérer. Et si un jour Blanche-Neige débarque ici, ben elle viendra avec le sien, de matelas !

04 octobre 2006

Le progrès des uns s'arrête où commence celui des autres...

Je sais pas ce qu'ils foutaient les mecs de Free ce soir, mais deux plombes pour afficher les pages de cette dame, celle-ci ou bien encore celle-là, ça m'a foutu les abeilles !
Tout ça pour permettre aux "dégroupés" d'avoir une bande-passante bien large qui empiète évidemment sur celle des "non-dégroupés". Et je te le donne Emile, ami lecteur, je fait partie des...? Non je le dirai pas !
Bref, j'ai bien cru que j'arriverai pas à me connecter pour raconter... euh... ben rien. Rien ne change dans la vie de l'Archie. Toujours aussi passionnante, moins angoissante toutefois maintenant que j'ai mis le doigt sur la cause principale.
Demain je vais acheter un nouveau matelas en latex, tout confortable pour mon pauvre vieux dos de trentenaire. Matelas en 90, bien sûr. Pourquoi payer une place vide, hein ? Quand tu vas au ciné tout seul tu prends pas deux places, ami lecteur ? Ben moi non plus !
Mon lit en 140 ? Ben je le démonte et zou! au garage. Comme ça je fais de la place dans la chambre et dans un avenir proche R2D2 dormira avec moi et mes deux peluches !
Du coup, encore plus de place dans le salon qui sera un jour meublé d'un grand canapé hyper tendance style... je sais pas bien encore.
Voilà les grands projets de ma vie en ce moment. C'est pathétique je le sais, mais je fais avec mes moyens.
J'ai aussi le projet de reprendre la salle de sport, mais je procrastine à donf (je reporte sans cesse, pour ceux qui pigeraient pas...). Et puis j'avoue que j'ai pas trop envie de me refaire mal. Les profs de sports me voient tellement chétif qu'ils me font bosser comme un polonais et forcément, ça finit par craquer...
Bon sur ce, ami lecteur, le Sexo va ramener sa fraise dans 10 minutes pour boire son whisky hebdomadaire avec son frérot, alors je te laisse.
Bonne nuit.

02 octobre 2006

Après la tempête, la fête !


La tempête est passée, ne reste plus dans mon coeur et ma tête que des débris échoués de raisons et de causes plus ou moins claires.
Je sais que j'avance, mais l'esprit proteste. Trop d'inconnues, trop de risques, aucune confiance... La même rengaine.
J'en ai parlé avec Didi et Nénette (maman drômoise de trois charmantes têtes blondes) et si elles me tiennent des propos rassurants, je ne suis pas convaincu.
Bref, dimanche c'était jour de match et avec le Sexo on a bien cru ne jamais pouvoir y arriver !
Ma pauvre charette, française mais je ne citerai pas de marque par égard pour notre industrie automobile nationale, avait ses deux ventilateurs HS et arrivés dans les bouchons de Marseille, elle se sentait vraiment pas bien du tout. Voyants d'alarme allumés, thermomètre indiquant 120°C, puis 130°C, les brefs arrêts du moteur pendant les feux rouges rien n'y faisait. Elle bouillait et réclamait de l'air à corp et à cris (enfin à caisse et à rugissements de moteur) !
Nous parvînmes tout de même au parking de la gare St-Charles et sitôt garés, une épaisse fumée blanche de vapeur et des litres de liquide de refroidissement séchappaient du radiateur ! Nous étions arrivés, mais nous n'étions pas sûrs de repartir...
Trajet en métro jusqu'au rond-point du Prado, foule de la foire de Marseille et des supporters de l'OM, fouille à l'entrée du Vélodrome, pause pipi, achat du hot-dog et du coca et nous voilà dans l'antre de l'ogre marseillais, coup d'envoi dans une heure...
Premières photos des tribunes, puis des joueurs qui s'échauffent, Pagis, M'Bami, Nasri...
L'absent du jour c'est Ribéry, suspendu pour un troisième carton en moins de 10 matchs. S'il fermait son clapet quand l'arbitre siffle, ça n'arriverait pas. Mais c'est un bon test pour l'OM, voir s'ils peuvent "sortir" un match sans lui.
Coup d'envoi et le spectacle, comme d'habitude est dans les tribunes plus que sur le terrain. Les supporters Toulousains ont un humour particulier sur leurs banderoles : l'un affiche une merde enroulée sur elle même, l'autre proclame que le foot c'est nul ! Les supporters ont leurs raisons que la raison ne connait pas...
Presque la mi-temps quand soudain Bamogo déboule dans la défense toulousaine prise de vitesse par la magnifique passe en profondeur de Pagis. Tir croisé, BUT ! Déchaînement des tribunes, un incroyable cri de près de 50000 personnes debout et trépignant en levant les bras. C'est chaque fois pareil, pris dans la tourmente je hurle comme un damné, accompagné du Sexo. Pas moyen d'y échapper. Je prends l'appareil photo pour immortaliser le tableau d'affichage, pas le temps... Taiwo d'une frappe de mule à 20 mètres des cages toulousaines fait exploser les filets ! Nouveau déchaînement, plus fort que le premier ! L'OM vient d'étendre Toulouse qui ne se relèvera pas. Pire, à peine revenus des vestiaires en début de deuxième mi-temps, Cana achève d'enterrer les vélleités toulousaines de revenir au score. 3-0 au Vélodrome, la tête dans le sac, impossible de revenir. Le Sexo, pour son premier match au Vélodrome n'est pas déçu : une large victoire, des buts, une ambiance des grands matchs...
En parlant de revenir, après le match et le retour en métro, nous voilà près de l'infortunée 4 roues sochalienne (j'ai pas dit la marque, hein...) la roue avant droite baignant dans le glycol... J'ouvre le coffre au cas où il me resterait un fond de liquide de refroidissement... Miracle ! Il m'en reste à peu près 1 litre que je verse illico dans le radiateur.
On parvient à partir et quitter Marseille sans encombre, me voilà presque soulagé. A tel point que je propose au Sexo d'aller fêter ça à Aix.

Le week-end se termine beaucoup mieux qu'il n'a commencé, grâce au Sexo, Didi, Nénette et les Marseillais. J'espère qu'il en ira de même pour l'année 2006...

29 septembre 2006

Glenmorangie ou Lexomil ?

Je me suis levé ce matin, comme d'habitude, sans humeur particulière. Et puis peu à peu, insidieusement, Elle s'est glissée en moi, à pas feutrés.
Elle est revenue. L'Angoisse. Pas comme la dernière fois, où, sûre d'elle et de son triomphe elle m'était tombée dessus avec force et s'était vue balayée par ma volonté.
Mais depuis quelques jours, le moral est petit à petit retombé et sans raison apparente je me retrouve déprimé et angoissé.
Pour ne rien arranger, Didi me propose de sortir demain soir au bowling et au resto avec quelques jeunes collègue du taf. A priori une bonne soirée en perspective. Sauf que tu me connais ami lecteur, je suis un loup solitaire, un ours casanier, un ermite effrayé par la foule et le monde extérieur. Je me sens fragile, nul, décalé. L'idée de sortir décuple mon angoisse.
J'ai encore une nuit et une journée devant moi pour essayer de remettre tout ça d'aplomb.
Je ne me fais aucune illusion, le Glenmorangie de 10 ans d'âge va morfler. Je sais que ce n'est pas une bonne solution, mais contre l'angoisse je préfère ça au Lexomil !
Ma volonté de vivre et de devenir un type bien, n'est pas assez puissante pour me sortir de là avant demain soir. Il me faut un traitement de choc et un bon whisky, c'en est un !

Pourquoi ne puis-je pas être un vrai ermite, satisfait de sa solitude, dépourvu d'angoisse ? Pourquoi faut-il qu'au fond de moi je ressente ce tout petit besoin de rencontrer enfin Blanche-Neige ?
Je crie à tue-tête que je ne veux pas revivre d'histoire d'amour, parce que mon coeur se cristallise de terreur à cette idée. Et pourtant, et pourtant... c'est lui qui me réclame en sourdine de battre à nouveau pour la perle rare.
C'est ça le paradoxe du coeur ?

28 septembre 2006

Aux aaaarmeuh !


Je suis pas un footeux. J'ai toujours détesté le sale esprit qui régnait autour des petits matchs de mon bled. Reflet certainement de ce qui se passe dans le foot médiatisé...
Mais en vieillissant, je m'y suis peu à peu intéressé et aujourd'hui je suis un supporter de l'OM. Hé oui, en habitant à une soixantaine de kilomètres de Marseille, quelle autre équipe pouvais-je bien encourager ?

Heureux salarié d'une Groussebouate avec un jouli CE, ce dernier prend chaque année 10 abonnements pour les matchs de championnat de l'OM. Et pour dimanche, j'ai pris deux places pour aller voir OM - Toulouse avec le Sexo ! Son premier match dans l'enfer du Vélodrome, avec ses chants qui te dresse les poils sur les bras ! Même quand t'es pas fan de foot, le spectacle est là, dans les tribunes, avec ces supporters des virages qui se répondent dans leurs cris et leurs chansons. Vraiment un truc à voir.

Enfin, ça m'a fait plaisir de l'entendre au téléphone, mon Sexo de frère, quand je lui ai demandé si ça lui disait de venir avec moi, me dire qu'il n'y avait pas de problème, bien sûr qu'il venait ! On aurait dit un gosse !
Tu veux faire plaisir à ton homme, amie lectrice ? S'il aime regarder le foot à la télé, emmène-le au stade un jour...
Bon, ensuite il risque de le payer très cher de sa personne en devant aller au vernissage de ta meilleure amie, passer le samedi à donner des coups d'épaule pour fendre la foule des magasins et se taper la blanquette de veau de ta mère les trois dimanches qui suivent...
Mais il repensera à ce moment de pur bonheur masculin qui se résume à beugler comme un yack en rut quand son équipe favorite a marqué un but ou insulter copieusement, sans aucun risque, soutenu par des milliers de collègues, un malheureux adversaire coupable d'un tacle à la carotide sur son joueur préféré !

Enfin voilà, ami lecteur, si tu as Sport+ chez toi, regarde dimanche à 18h derrière le banc marseillais 5 ou 6 rangs au-dessus, y'aura deux beaux bruns, un moyen et un très grand, un à lunettes et un sans... Ca sera nous !

27 septembre 2006

Au coin du zinc...

Tiens ! Salut ami lecteur... Alors quoi de neuf ? Que du vieux ? Ah, ben on est tous logés à la même enseigne alors.
Moi tu vois, je compte aller voir ma vieille maman au fin fond de sa Drôme ce week-end, mais ça me saoûle cette route. 150 bornes à faire et très certainement en voiture, vu que le temps n'est pas trop au réchauffement, quoiqu'en disent les scientifiques, ça me tente pas. Je trouve qu'il fait vachement plus frais qu'il y a deux mois... Tu trouves pas toi ? Si hein ? Hé ouais, tout fout le camp...
Tu vois c'est comme au boulot : tu préviens les chefs que ce qu'ils te demandent de faire c'est pas bô pas bien, mais ils insistent et puis 6 semaines après, quand ça crame, ils viennent te demander des comptes. Et quand tu leur rappelles que tu voulais pas faire ça, que tu leur montres que t'es plus malin qu'eux, ils te trouvent arrogant, plutôt qu'avisé et au fait de ton job...
Enlala, heureusement qu'y en a au moins une qu'est heureuse... Ben oui, la Didi s'entend très bien avec son chéri, qui a l'air d'être un mec bien pour une fois. Comme quoi tout arrive, mon ami... A les voir tout heureux comme ça, ils me donneraient presqu'envie de recommencer ! Mais bon, tu me connais ami lecteur, ça se bouscule pas pour me draguer ! Alors je suis tranquille pour un bout de temps, hé hé hé... Au fait, si tu as une idée cadeau pour une jeune femme, 26 ans, sportive, belle comme le jour, n'hésite pas, fais-moi part de tes suggestions... Je compte sur toi !
Oh tiens, j'ai encore craqué... Oui je sais je devais faire des économies, mais voyant mon stock de bouquins diminuer et vu que j'ai loupé l'Arme Fatale à la télé l'autre soir, je me suis commandé une saga fantasy sur France Loisirs et l'intégrale de Lethal Weapon sur Amazon. Zou ! Près de 90 euros ! Ouais je sais, je devais m'acheter des fringues aussi, mais tant pis... Les fringues ne vont rien arranger à mon célibat et au moins je me ferai pas chier avec tous ces livres et ces films à voir !
Et puis je me suis aussi pris un autre film, mais je peux pas t'en parler, ami lecteur. Je veux pas que le Sexo le sache, vu que je lui ai pris le même pour son anniversaire à ce vieux croûton ! Ah ah ! 32 ans et plein de cheveux blancs !!!

Allez, je vais tâcher de finir les permis de GranTurismo 2 en or, pour gagner des caisses inédites. Ah oui j'ai une vie passionnante en ce moment... Je t'ai dit, ça se bouscule pas depuis quelques mois.