31 juillet 2007

L’Article Popol de la semaine 31/2007

Cette semaine je m’éloignerai un tantinet de la beaufitude habituelle et, malgré le communiqué concernant les résultats de Pur Malt FC, le sport ne sera pas à l’honneur. Non, cette semaine, ami lecteur, est consacré à la culture (ne m’en veut pas, il en faut un peu quand même, et puis le sport est truffé de tricheurs et de pourris. Alors l’intérêt de parler de ces crétins, dis-moi ?)

Au sommaire cette semaine donc :
- Fantasy, l’extraordinaire saga de George R.R. Martin : Le Trône de Fer,
- Transformers, le film de l’été pour tout public, même les gonzesses (mais si !)
- Serrault est parti rejoindre son pote, ça doit se tenir les côtes au royaume des nuages.

Littérature : oui, lecteur bronzé (attention, toute allusion à un groupe ethnique serait purement fortuit. Non je dis ça parce que les susceptibilités sont tellement exacerbées depuis l’arrivée de Sarkoléon au pouvoir, que je ne voudrais pas être taxé de racisme ou bien de d’anti-sarkosisme primaire. Je ne vote que blanc et estime qu’il y a des connards et des salauds dans tous les camps !)
Donc ami hâlé (ça pète mieux ça, hein !) nous pouvons parler de littérature dans ce cas-là. Car Georges R.R. Martin, avec cette fresque épique, certes joue dans la cour de la fantasy, mais il y a créé un tel souffle d’ingéniosité, d’inventivité que ça paraît incroyable d’avoir tant créé.
Dans cette saga, nous sommes plongés dans l’histoire d’un monde et de peuples vieux de plusieurs milliers d’années. Avec des légendes et des personnages historiques, des chansons, des royaumes et des dragons déchus… Une foison de personnages avec chacun un caractère et une personnalité. Les chapitres sont vécus à la première personne, mais chacun d’eux voit un personnage central différent. Un concept inédit qui voit les trames de l’histoire se mêler et se défaire au fil du récit. Et il est cruel, ce récit.
Les héros ou personnages héroïques, qui semblent sans peur et sans reproche, y meurent pour ne plus revenir. Pas d’entourloupe, de coup de baguette magique théâtraux pour voir ressurgir d’entre les morts Ned Stark le Seigneur de Winterfell, ou encore Robert le Roi Usurpateur ou son frère le valeureux Renly mystérieusement assassiné par une ombre...

Des intrigues tortueuses, des personnages ni blancs ni complètements noirs, pris dans les fils de l’Histoire et obligés d’agir contre la morale pour le bien de tous ; ou encore assoiffés de pouvoir et prêts à tous les sacrifices et les coups abominables pour parvenir au sommet.
L’écriture est difficile à suivre au début. Souvent, puisque les chapitres sont vécus à la première personne, nous sommes confrontés aux pensées du personnage central du chapitre et elles sont exprimées comme nous nous exprimons dans la vie courante. Déroutant au début, ce qui oblige parfois à relire certains passages, mais qui rend tellement vivantes l’intrigue, l’action et les conversations qu’il est très difficile de décrocher !
L’inconvénient de cette saga : elle est en cours d’écriture de traduction et de parution. Donc les bouquins une fois avalés, il faut patienter des mois pour avoir le bouquin suivant sous la dent ! Grrrrr !!!

Ciné : je suis allé voir LE film de l’été. Pour petits et grands garçons au premier abord, Transformers est un film pour tous (enfin il y a bien quelques gros mots et gros gestes, notamment quand le héros va s’acheter une caisse d’occase).
Beaucoup d’humour, des effets spéciaux à couper le souffle (qui auraient d’ailleurs mérités qu’ils soient un peu plus lents, car les machines étant visuellement complexes ; leurs mouvements rapides gâchent un peu le plaisir de les voir évoluer), une histoire relativement facile à comprendre (deux races de robots extra-terrestre sont à la recherche d’un artefact et comme par hasard c’est chez nous qu’il a atterrit et donc ils sont venus se foutre sur la gueule chez nous !) et un anti-héros attachant.
Je dis anti-héros parce que ce pauvre garçon, on dirait… moi !
Un gros nase, balourd avec les filles, emprunté et musclé comme un kremly, qui pense qu’avec une bagnole d’enfer il pourra décrocher la bimbo du coin. Là s’arrête la similitude, parce qu’avec lui ça va marcher. La bimbo en question est à tomber à la renverse et comme elle aime les belles mécaniques et qu’elle a quand même deux sous de jugeote, elle tombe sous le charme du héros (car celui-ci va se lâcher et devenir vraiment un héros). C’est là que la fiction est la plus perceptible finalement, parce que des nanas comme ça, ça existe pas et des types comme moi ça ne devient jamais des héros !

Enfin, le film est excellent pour une production hollywoodienne estivale qui raconte une histoire de robots géants. Un très bon divertissement de près de 2h30, pendant lequel vous ne vous ennuierez pas !

Ciao Zaza : il n’était pas que ce personnage mais c’est celui qui le rendit immensément populaire et célèbre. Le presque curé devenu acteur, Michel Serrault, est allé rejoindre son compère Jean Poiret. Inoubliables dans La Cage Aux Folles, pièce de théâtre adaptée par la suite au cinéma, ces deux trublions ont fait le bonheur du théâtre des années d’après-guerre.
Michel Serrault est ce qu’on appelle un Monstre Sacré. Un homme, un personnage, un caractère de déconnade qui le fera exécuter un strip-tease au JT de 20 heures de Bruno Masure avec Nagui !!! Et des films à son actif, qui font partie du patrimoine culturel français, pour les plus célèbres : Ah ! les belles bacchantes en 54 ; Le Viager et Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil en 72 ; Le grand bazar en 73 ; L’ibis rouge et C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule en 75 ; La Cage aux folles en 78 ; Buffet Froid et La gueule de l’autre en 79 ; Garde à vue en 81 ; Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ en 82 ; A mort l’arbitre en 83 ; Les rois du gag et Liberté, égalité, choucroute en 85 ; Le miraculé en 87 ; Ne réveillez pas un flic qui dort et Bonjour l’angoisse en 88, Docteur Petiot en 90 ; Room service en 92 ; Nelly et M.Arnaud et Le bonheur est dans le pré en 95 ; Les enfants du Marais en 99 ; Le papillon en 2002 ; Albert est méchant en 2004…
Je sais, il y en a sûrement qui auraient mérités que je les cite et d’autres pas. Mais ce sont ceux que j’ai aimé où dans lesquels je l’ai aimé.

Certainement qu’il n’était pas l’homme parfait que l’on voit tous les jours à la télé, mais n’empêche, c’était un mec bien. Moi il m’aura fait rire, il m’aura ému, je l’aurais admiré. Et c’est tout ce qu’il voulait.

Pur Malt FC : La deuxième journée du championnat Hattrick s’est déroulé samedi soir et a vu un match plein de suspense entre Michateam (qui jouait à domicile) et Pur Malt FC. Michateam, comme souvent, avait choisi une formation en 4-4-2 et un jeu créatif auquel Pur Malt sous la houlette d’Archie avait opposé un 3-5-2 et des attaques sur les ailes. Sur le papier la tactique me sembla bonne face à Michateam. Mais au bout de 9 minutes, mené 1-0, je me demandais vraiment si le maintien allait être réalisable ! Heureusement, mon tireur de coup-franc relançait la machine 2 minutes plus tard. Malheureusement une action individuelle permit à Michateam de rentrer à la pause avec un but d'avance.
24 minutes après la reprise l’espoir grandit avec 3 buts marqués en 4 minutes qui nous permettaient de mener 2-4 ! L’affaire semblait pliée à 15 minutes du coup de sifflet. Malheureusement, peu de temps après notre 4ème but Michateam réduisait le score !
L’endurance n’étant pas encore au top au sein de l’équipe, la créativité des adversaires nous fut fatale et ils parvinrent à égaliser à 8 minutes de la fin. Le score final 4-4 nous est plutôt favorable, mais il est rageant de finir à égalité un match mené 2-4 !!!

La satisfaction est d’avoir enfin des joueurs homogènes avec une efficacité quasi égale. Si le milieu de terrain reste encore faible il est en progression et les tactiques commencent à être efficaces.

Horoscope : (ben oui quand même) Télé-Poche me prévoit cette semaine...

Amour : vous passez au crible le moindre de vos sentiments, ne laissant rien au hasard. Mais de qui avez-vous peur, sinon de vous-même ?
Ouais bon, puisqu'on est dans l'article culturelo-popol, on va verser dans la psycho. Ce week-end j'ai gambergé pas mal. Et finalement j'ai plus peur de pas assurer, de ne pas assumer, de ne pas m'impliquer dans une histoire d'amour. La vérité toute nue : ça me ferait vraiment chier d'avoir une nana boulet à traîner aux magasins, à la mer, à la montagne, au resto, chez sa mère, chez la mienne... J'aurais l'impression d'avoir des chaînes aux mains, aux pieds, autour du cou et de la bite ! Tout le monde me rétorque que c'est parce que je ne suis pas amoureux. Ben tant mieux, parce que quand je suis amoureux, je suis tarte. Et quand on est tarte, on n'arrive pas à draguer ou alors on est cocu. CQFD.
Amitié : Si vous doutez de vous, de vos objectifs, un ami peut vous redonner confiance. Ne confondez pas obstination et ténacité. Acceptez les propositions que l'on vous fait.
Bon je comptais aller voir des assureurs pour faire le marchand de tapis pour mon futur bolide, mais j'ai pas d'ami assureur. Alors ? Des conseils ?
Activités : tout ne tourne pas rond. Ca coince au portillon. Ce n'est pas une raison pour employer des moyens disproportionnés pour tenter de résoudre les problèmes en cause.
Ben le moins que l'on puisse dire c'est que le boulot en ce moment, j'en ai un peu ras-le-caquelon, tu vois. Mais je n'avais rien de radical en tête à part... m'en foutre et tirer au flanc. C'est un moyen disporportionné ça ?
Vitalité : la lassitude vous envahit. Mais il ne s'agit que de vicissitudes ponctuelles.
Là encore on va philosopher un peu : tout est relatif, donc ponctuel, à l'échelle de l'humanité, ça peut être une période de disons... trois ans ? Donc on est d'accord, je suis las depuis trois ans.
Vivre avec la Lune : vous avez une sacrée cote ou bien vous obtenez une faveur inattendue.
Ben... Non, rien en fait. Le désert...

Bonne semaine.

23 juillet 2007

L’Article Popol de la semaine 30/2007

Ami lecteur vacancier (oui, je sais que tu es en vacances, tu ne viens pas me voir. Lâcheur !) voici ce que tu trouveras au sommaire cette semaine :
- Formule 1 : j’ai vu des vrais dépassements sur la piste et pas dans les stands !!!
- le début de championnat (difficile, hélas…) de Pur Malt FC,
- Les vieux de la vieille font de la résistance physique au cinéma ou le retour de Bruce, Sylvester et Harrison aux box-office,
- l’horoscope de cette semaine.

Formule 1 : Enfin ! Oui, enfin une saison palpitante où un petit jeune, Lewis Hamilton, fait la loi et vient coller quelques roustes aux meilleurs, histoire de leur montrer qu’avec du culot (pour ne pas dire des couilles) et du talent (et une caisse performante, il faut bien l’avouer) on peut gagner et faire le spectacle.
Parce qu’hier, tout mal classé qu’il était au départ et les aléas techniques qui n’ont pas manqué de lui pourrir sa course, il a réussi à finir dans les dix premiers !
Mieux, nous avons enfin pu voir des dépassements et des passes d’armes, comme ils disent sur Teufeu one, qui justifient un peu plus que les sponsors investissent autant de fric dans ce sport. Parce qu’il faut avouer que depuis que le Baron Rouge Michael n’est plus sur la piste, les autres peuvent enfin s’exprimer et la lutte (pour ne pas dire la guerre) pour sa succession fait rage !
Et l’émergence de jeunes talents qui n’hésitent plus à mordre les plus grands et leur faire des intérieurs dignes des arsouilles de GP moto rajoute du piment à ces courses qui se jouaient auparavant à celui qui resserrerait le plus vite les boulons de ses roues !

Bref, il devient à nouveau intéressant de suivre les Grands Prix de F1. Mais profites-en bien maintenant ami lecteur, car le pétrole devenant une denrée rare, la pollution devenant un sujet de préoccupation mondial, les dirigeants de la FIA ne pourront plus nier bien longtemps l’indécence de ces bolide engloutissant plus de 80 litres d’essence au 100 kilomètres !
Et je pense que des Grands Prix avec des voitures à moteurs électriques perdront grandement de leur intérêt…

Hattrick : ce samedi a débuté la saison 33 des championnats français d’Hattrick. Plus de 50000 équipes virtuelles s’affronteront durant 14 semaines à différents niveaux de compétition.
Pur Malt FC, l’équipe virtuelle d’Archie, a donc bien mal débuté ce championnat face à un concurrent direct au maintien en perdant à domicile 1-3. L’équipe, qui a pourtant fourni son meilleur match depuis sa reprise en main, est tombée sur plus forte qu’elle et la tactique choisie n’était pas la bonne. L’adversaire ayant décidé de concentrer ses attaques sur les ailes (et Malt au centre… erreur !) et ses joueurs étant un ton au-dessus il lui a été facile de nous dominer.
Le principal problème à résoudre est le milieu de terrain, qui, malgré un recrutement conséquent durant la dernière saison, ne donne pas satisfaction, loin de là !
Et puis l’entraîneur, comme nombre de joueurs de la saison passée, va certainement faire les frais de cette saison qui s’annonce difficile. Sitôt que les finances redeviendront saines, il goûtera à une retraite bien méritée !

Ciné : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. C’est certainement devenu l’adage des producteurs Hollywoodiens qui nous ressortent, en vrac, Rocky, Rambo, Indiana et Mc Lane pour le plus grand bonheur de tous.
Je n’ai pas vu le dernier Rocky qui est paraît-il aussi bon que le premier. Il sort bientôt en DVD je sens donc que la CB va chauffer.
J’ai entendu dire que Rambo avait ressorti son bandeau rouge, vu aussi qu’Indiana repartait épousseter des vestiges et j’ai eu le plaisir de voir à nouveau John Mc Lane qui, il a beau faire, se retrouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Ce type là a un putain de mauvais karma. Les missions paraissant les plus tranquilles et sans danger se transforment avec lui en véritable guerre !

Vieillissant, on a l’âge de ses artères et celles de Bruce Willis doivent avoir plus de 50 ans, on le retrouve dans la peau d’un Mc Lane fatigué, solitaire, que la vie n’a pas ménagé et qui coule des patrouilles pépères dans NY en espionnant sa fille (j’aurais un fille comme ça je ferais pareil ! Une vraie bombe !)
Oui, mais voilà, y’a des gros problèmes dans les réseaux informatiques des Ricains et le voilà chargé de récupérer un hacker. Le genre jeune adulte boutonneux, coiffé comme un dessous de bras, musclé comme une faisselle, fan de mangas et de jeux vidéos et qui sait mieux communiquer avec une machine qu’avec un de ses semblables. Ca semble une mission à la portée du premier bouffeur de donuts à casquette venu, mais les méchants on décider de faire la peau aux meilleurs hackers du pays et voilà John à nouveau pris au milieu d’une sombre embrouille à laquelle il ne comprend pas grand-chose, vieux flics aux vieilles méthodes qu’il est !
Les cascades sont ahurissantes (pas réalistes mais c’est pas ce qu’on demande à un film d’action, hein !) et l’humour de la série Die Hard est toujours là (« Mais t’as envoyé une bagnole dans un hélico !!! » « Ben… j’avais plus de balles ! »)
A voir absolument !

Horoscope : Mon partenaire - Télé-Poche - me prédit pour cette semaine :
Amour : La balle est toujours dans le camp de votre partenaire. Certains jours, vous trouvez cela agréable. Parfois, ça vous oppresse.Bah...Pas de partenaire, pas d'oppression. CQFD.
Amitié : Vos amis sont enclins à vous donner quelques conseils. Et même si vous ne leur demandez rien, écoutez-les. Je le fais, je le fais. Je prends soin de moi et fais attention. Comme ils me le disent. A part sauter tout ce qui ressemble de près ou de loin à une nana comme me le conseille le Sexo, je fais attention à moi. Voilà.
Activités : Les leçons du passé vous sont précieuses. Elles vous aident à changer de situation ou à la faire évoluer, selon le cas. Le problème avec moi, c'est que je ne suis bien que lorsque tout est habituel, routinier et stable. Donc l'expérience m'ayant appris que c'était pas une bonne idée d'aller sur le méga-chantier de 15 mois (enfin, à mon humble avis, ça va glisser sévère ce planning !) de la Groussebouate, j'ai refusé catégoriquement d'y foutre les pieds. Les jeunes au crocs acérés sont déjà en train de se les faire raboter là-bas... hé hé hé...
Vitalité : Hormis le fait qu'on vous bouscule un peu ou qu'on vous met sous pression, pour votre bien naturellement, tout va bien pour vous. Vous êtes en bonne forme. En fait de bousculade et de pression, c'est vrai que j'aurai bien passé le week-end chez les Drômois à me dorer la pilule dans la piscine. Mais me taper 200 bornes à moto pour monter le vendredi soir avec tous ces crétins dangereux de touristes, je le sentais pas. Mais pas du tout. Donc j'y suis pas allé. Et voilà.

A la semaine prochaine...

18 juillet 2007

Esprit (plein) de contradiction(s)

Jamais à court de contradictions, cette semaine Archie est en manque d'enfants... Non, pas ceux de sa soeur ou des Drômois ou bien encore du collègue qui vient de divorcer, non non non...
Les siens, ceux qu'il aurait eu s'il avait été moins loser, plus chanceux, plus attentifs, moins naïf, enfin bref.
Incroyable contradiction d'un mec qui n'a rien de plus précieux que sa liberté et son indépendance et qui se surprend à rêver d'un petit être à qui il apprendrait plein de choses, qu'il protègerait, qu'il engueulerait pour "ranger sa chambre, que c'est pas possible un chantier pareil !", qu'il emmènerait en balade découvrir la nature et pas ces villes-de-merde-sa-mère !

Archie donc, non content d'éprouver cette contradiction, s'en offre une autre pour le même prix (tant qu'à faire, deux pour le prix d'une au train où vont les choses, on va bientôt payer une TVA sur nos rêves !)
Oui parce qu'en général, qui dit enfant, dit maman aussi. Et moi, un gosse avec une mère ça m'intéresse pas. Juste le gosse. Et si les femmes peuvent se payer le luxe de faire un enfant toutes seules, les hommes qui en désirent mais qui ne peuvent pas en avoir faute de gonzesse, ben ils se l'enroulent autour de l'oreille !

Bref, si le moral va plutôt bien, les idées noires, farfelues, désirs et souhaits impossibles squattent toujours le piticervo d'Archie.
Encore une contradiction...

16 juillet 2007

Article Popol de la semaine 29/2007

Cette semaine nous allons parler un peu de l’actualité sportive.

Cyclisme : Tu n’es pas sans savoir ami lecteur que le Tour de France cycliste a commencé (surtout s’il passe par chez toi et que les voies d’accès à ton home sweet home ou à ta bouabouate sont coupées de 10h00 à 18h00).
Contrairement aux autres années, on constate une nette baisse de la vitesse moyenne sur une étape. Les années où les étapes de montagne s’avalaient à plus de 40 km/h sont révolues. Sur le plat les moyennes avoisinent les 38 km/h et l’on peut certainement tabler sur une moyenne de 32/33 km/h en montagne.

Quand j’entends le Sexo me dire qu’à l’Alpe d’Huez même le Gex 1100 en crachait son filtre à air de grimper à 50 à l’heure, je me demande comment des types pouvaient bien avaler ce monstre de roches et de pierres à 40 ou 42 km/h à la seule force de leurs cuisses !
Mais les choses ont l’air d’avoir bien changé. Le point zéro des analyses sanguines et ADN de chaque coureur pro a été fait en début d’année. Et tout écart constaté non justifié par une pratique médicale ou physiologique (comme les stages d’oxygénation) sucre automatiquement les salaires de l’année 2007 perçus jusqu’à la constatation de la tricherie ! Ah ben quand on tape où ça fait mal, les choses rentrent dans l’ordre rapidement !

Du coup, Gégé Holtz que l’ont voyait bégayer dés 16h15 dans « Autour du tour » voit sa prestation reléguée à des heures de plus grande écoute, aux alentours de 17h30/18h00, heure à laquelle l’estivant rentrant de la plage s’offre un apéro durement mérité après un après-midi passé à bronzer.

Les courses cyclistes retrouveraient-elles enfin l’intérêt et l’intégrité que l’on attend ?

Foot : Le championnat de France de Ligue 1 reprend dans trois semaines et le mercato bat son plein. Comme chaque année, les clubs de L1, en manque de finances, purgent le championnat de ses meilleurs joueurs en les envoyant en Angleterre, Italie, Espagne ou Allemagne. Ces mêmes joueurs, bons ou moyens en France, explosent littéralement à l’étranger et deviennent des joueurs mythiques (on a toujours la possibilité de les retrouver en Equipe de France, heureusement, mais il retombent bien souvent à un niveau que l’on qualifiera de performant, alors qu’ils sont bien souvent exceptionnels en club…) qui nous humilient par la suite lors des coupes européennes.

Alors quoi ? Les joueurs aujourd’hui ne sont-ils motivés que par l’argent ? L’idée d’aller gagner 4 ou 5 millions d’euros par an à Chelsea, Barcelone, Milan ou Munich au lieu de gagner seulement 1 million à Bordeaux, Lyon ou Marseille ferait-elle d’un bon joueur un génie du foot ? Quelles conclusions en tirer ? Pas assez d’argent en France ou bien trop d’argent ailleurs ?

Les joueurs vous diront bien évidemment qu’il n’y a pas assez d’argent en France et que le « peu » qu’ils gagnent est fortement ponctionné par l’Etat (ce qui n’est pas tout à fait faux d’ailleurs…) et les instances dirigeantes (FFF, Clubs, sponsors…) vous diront qu’il y en a trop et que ça va aller en s’amplifiant. Alors où sont la vérité et la justesse (pour ne pas dire la justice…) ?

Je me mets à la place des joueurs : quand on m’a proposé un poste intéressant dans la Groussebouate avec une augmentation de mon salaire dépassant 30% dans une région qui me plaisait, je n’ai pas cherché à savoir si je me sentais ou non redevable envers mon ancienne boîte pour m’avoir formé et appris des choses utiles et indispensables. Je suis parti et j’ai signé ailleurs ! Les joueurs pro font de même, ils ont une carrière à gérer et ils vont là où ils leur semble le plus intéressant d’aller pour leurs finances et leur carrière.

Alors entre un championnat de France tristounet où un club se taille la part du lion et est sacré champion au lendemain de la trêve hivernale en ne laissant aux autres clubs que les places d’honneur et les finales de coupes nationales, et des championnats étrangers où le suspense est à son comble jusqu’à la dernière journée, où trois ou quatre clubs prétendent à la première place à deux ou trois journées de la fin et où évoluent les meilleurs joueurs de la planète, il n’y a pas photo. Ni pour les spectateurs ni pour les joueurs.

Les joueurs professionnels sont avant tout des compétiteurs et la compétition se joue aussi au sein des clubs, où pour un même poste trois ou quatre joueurs sont sur les rangs pour être titulaires. L’argent est là pour les appâter et à l’étranger on sait comment faire et on y met les moyens.
Certes les montants annoncés lors des transferts paraissent démesurés et indécents. Mais la carrière d’un joueur, pour les meilleurs et les plus chanceux d’entre eux qui n’auront pas à souffrir de blessures graves, ne dure qu’une dizaine d’années en moyenne.

Le juste milieu sera dur à trouver pour rendre intéressants, pour tout le monde, les championnats de tous les pays. Platini a du pain sur la planche pour ménager une place aux « petits » pays du foot et la supériorité logique des « grands ».

Horoscope : Télé-Poche m'annonce...
Amour : malgré une certaine retenue dans l'expression de vos sentiments, vous n'en aspirez pas moins à renforcer vos liens.
Ben ouais, j'l'aime bien ma peluche quand même !
Amitié : ouvrez votre coeur et votre porte à deux battants, notamment aux amis qui, eux, vous ouvrent des horizons nouveaux.
C'est vrai que le Sexo vient d'installer sa caravane ce dimanche dans un charmant camping sur les hauteurs d'un petit village non loin du Lac de Ste-Croix et que la vue y est 'achement classe !
Activités : conscient de vos limites, c'est-à-dire de vos défauts et de vos qualités, vous pouvez les exploiter à bon escient pour réaliser un projet avec l'assurance d'aboutir.
Ben ouais, je sais que quand j'ai du fric, j'aime allerle dépenser. Donc quand ça m'arrive, je pense à ma prochaine voiture et j'économise... Sinon j'ai drôlement réduit ma consiommation de whisky : fait trop chaud !
Vitalité : soyez plus prudent dans vos déplacements ou au volant. Pour le reste, tout va bien. Vous assurez comme on dit.
Comme je le disais, j'ai sacrément baissé la conso d'alcool, j'assure grave. En revanche, volant et guidon c'est différebt ou pas ? Non parce qu'en ce moment je bats des records à moto... Ouais je sais c'est pas très malin mais ça me défoule !

A la semaine prochaine (y'aura les premiers résultats de Pur Malt FC, la saison 33 débute ce samedi !)

11 juillet 2007

L’Article Popol de la semaine 28/2007

Aujourd’hui je débute la série des Articles Popol qui, je l’espère, seront hebdomadaires. Que vais-je y trouver, te demandes-tu certainement, ami lecteur ?
Hé bien contrairement aux journaux Pipoles des gonzess…euh des nanas, je vais parler que de trucs super intéressants pour nous les Popols : de sports (mécaniques, individuels, collectifs, populaires ou non…), d’alcool, de films z avec si possible du cul (merde, ça c’est un terme à me retrouver en tête de lise des recherches Google !), de mon équipe de foot virtuelle, celle que je supporte aussi (« Droit au But !!! ») , l’horoscope (des Taureaux évidemment, le reste je m’en cogne. Si tu veux les horoscopes des Capricornes ou des Sagittaires vas sur le blog adéquat !), enfin bon tout ce qu’un homme ne trouve pas sur le magazine Pipole de sa garce…

Alors au sommaire aujourd’hui :
- Pur Malt FC, présentation de mon-équipe-à-moi-que-j’ai-virtuellement,
- Mon prochain bolide, les chiffres, photos, prix etc...
- L’horoscope de la semaine, critiques et commentaires.

Sport donc :

Pur Malt FC, tu l’auras compris ami lecteur, n’est pas une nouvelle marque de whisky mais le nom de l’équipe de foot virtuelle que je contrôle via le ouaibe. Un concept intéressant qui te place à la tête d’un club et dont tu décides de tout !
La politique de recrutement, de formation, les tactiques, les entraînements, les joueurs qui vont jouer, les finances, le stade… Tout te dis-je!

En France il existe 9 divisions, la première division s’appelant, c’est vachement original, « Championnat ». A chaque division inférieure, le nombre de poules est doublé, chaque poule comprenant 8 équipes se rencontrant en matchs aller/retour (soit donc une saison de 14 matchs). Il y a aussi les matchs de coupe (où on rencontre une équipe de n'importe quelle division, match éliminatoire... je tombe sur une équipe qui est 2 divisions au-dessus de moi la semaine prochaine, donc je vais vite reprendre les matchs amicaux en lieu et place des matchs de coupe !)
Pur Malt FC est donc en division VIII.1471, équipe que j’ai pris en main lors de la 3ème journée de la saison 32 qui s’est terminée fin juin. J’ai réussi à maintenir l’équipe en division VIII en finissant 5ème de la poule. Malheureusement l’équipe est endettée, suite à l’acquisition de joueurs me permettant de maintenir l’équipe dans cette division. La montée en division VII ne sera pas pour la saison 33, puisque je vais surtout tenter de remettre les finances à flot et faire progresser les jeunes joueurs.
Enfin, je me connais, le fric me brûle un peu les mains, même s’il est virtuel. Alors si je flaire une bonne affaire sur un joueur, il n’est pas impossible que je craque !

Sport toujours mais mécanique cette fois :

Tu n’es pas sans savoir que ma pauvre caisse française (Peugeot… ben oui, j’étais chauvin avant mais là, j’en ai marre !) est en train de rendre l’âme. Plus de clim, train avant en piteux état suite à un choc il y a quelques années, aile arrière enfoncée à Noël dernier par un pépé tout juste assez vaillant pour piloter une brouette, alarme en rade, circuit de refroidissement qui pisse de partout, ventilateurs au fonctionnement aléatoire…

Donc, en février mon crédit sur la moto se terminant, je vais m’empresser d’en prendre un autre (à la Groussebouate on peut emprunter plus de 6000 euros à 3% global, retenu directement sur salaire, pas besoin de remplir un dossier épais comme la connerie d’Ardisson). Pour acheter ça :

Ca le fait, hein, pas vrai ? Oui je sais c’est une bagnole de kéké. Mais surtout elle est japonaise et qui dit japonaise dit bien foutu (oui, même leurs nanas sont pas mal !)
Bref, Archie va devoir sortir pas loin de 10 mois de salaires pour se payer une caisse d’occase, mais qui cette fois, devrait atteindre la fiabilité tant espérée !

C’est pas raisonnable au niveau budget de fonctionnement (des pneus de 18 pouces, ça vaut un bras un œil… enfin entre 180 et 250 euros pièce suivant la marque !). L’assurance va me coûter ce que je paie actuellement pour tout (voiture, appart’, moto) mais bon, j’ai un peu de blé et quand je serai mort j’en aurai plus besoin !

Des chiffres ? Ok :

192 ou 231 ch, boîte 5 ou 6 (la plus puissante en a 6), environ 12l/100, couple de 22 m.kg, roues de 18 pouces le 0 à 100 km/h en 7s pour la 192 ch...
Bon ça vaut pas la moto mais avec une chaîne hi-fi bose, la clim, un moteur silencieux et sans vibration (ah ! le piston rotatif, le top !), du cuir et le fait de ne pas avoir la même 307 hdi grise ou clio dci blanche que le voisin, ça fera quand même du bien au moral !
J’hésite encore à prendre la 231ch plutôt que la 192 (elle a une boîte 6) mais il faut encore que j’en trouve une sans le pack (la performance pack est 500 euros plus chère en assurance !) et avec une couleur qui me plaise : ni rouge, ni grise (si c’est pour avoir la même couleur que la 307 du voisin…)

Enfin voilà, c’est le gros projet d’Archie pour 2008 !

Horoscope :

Amour : Télé poche, magazine ô combien au fait de l'astrologie (non c'est pas vrai en fait mais comme je suis abonné et qu'il y a l'horoscope dedans, je vois pas pourquoi je me ferai chier à regarder ailleurs !) m'assure que depuis samedi, en amour la balle est dans le camp de ma partenaire et que du coup, comme ça me plaît pas des masses, il y a des tensions.

C'est vrai que ça fait plusieurs nuits que ma peluche ne dors plus dans notre lit et ne me fait plus de câlins. Donc je lui en veut un peu mais c'est pas grave, je dors très bien quand même ! De toute façon, j'aime pas les poils...

Amitié : Paraît-il que j'ai un pote qui me veut du bien (mais vraiment, hein...) et qui m'aide à trouver des compromis et me fait une proposition intéressante. Bon c'est vrai que Le Sexo et sa femme sont toujours en train de me parler de telle ou telle connaissance qui est célibataire et qu'ils veulent me présenter... Mais moi, je ne fais pas de compromis. J'en veux pas.

Activités : Au boulot, faut pas que je m'occupe de ma progression financière mais plutôt sur mes projets à venir et le rêve est à ma portée. Mince, mais c'est quand même étroitement lié. Parce que si je veux assumer mon prochain bolide de rêve, y'a intérêt que le patron me fasse progresser fissa le salaire !!!

Vitalité : Pour la santé, je suis une force tranquille paraît-il et je vais tranquille en évacuant les tensions. C'est vrai qu'au boulot j'ai une nouvelle façon de procéder. Pour que ça avance, je fais juste ce que j'ai à faire et quand ça bloque j'attend que ça pourrisse bien (en ayant pris soin de garer mon cul, bien sûr, s'agirait pas qu'un sale con vienne me casser la baraque). En général, les chefs n'aiment l'odeur de la merde et agissent très vite quand ça commence à sentir. Très efficace !

Vivre avec la Lune : oui parce que la Lune agit sur l'horoscope, si si si... La Lune quant à elle rentre dans le signe du Taureau et du coup, tous les natifs du 3ème décan de tous les signes (ça fait du peuple quand même) sont indécis... Ah bon ! Ben Sarko lui, visiblement, l'est pas du 3ème décan, hein !
Et comme si ça suffisait pas, cette garce de Lune agit sur l'immobilier (tiens donc...) et si un projet immobilier me semble trop coûteux, je dois l'oublier.
Mon gars, je vais te dire un truc, j'ai pas attendu la Lune pour laisser tomber l'achat d'une crêche où loger. C'est pour ça que je me paie une caisse de dealer en 2008 ! Hé voilà !

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai pris une tôle en match amical aujourd'hui, je m'en vais coller un savon à ces feignants ! A la semaine prochaine...

10 juillet 2007

She doesn't want a loser, she wants a lover...

Encore une fois je fais silence. D’abord parce que je n’ai pas grand-chose à dire, et puis parce que mes deux semaines de congés ne m’ont guère laissé de temps ni de souvenirs impérissables. Bon ok, c’est pas rien d’aller voir Aerosmith en concert à Paris. Mais les conditions dans lesquelles s’est déroulé cette épopée en ont un peu terni la couleur !
Certes, le week-end au Mans pour les 24h en Roller s’est bien passé et ce fut une fois de plus de bons moments.

Mais rien n’y fait, tout est recouvert d’un voile de tristesse (Merci M.NAUDIN pour cette expression simple mais ô combien explicative). Je m’amuse, me divertis, sors, voyage, balade mais je suis triste quand même.
Oh je ne pleure pas ni ne fais la gueule en permanence. Mais sitôt que l’ambiance retombe, je sais quelle tête je fais.

Je parle beaucoup avec Didi ma meilleure amie. Mal en point, elle passe sur le billard jeudi pour savoir ce qui peut bien clocher. Elle aussi a ses soucis et finalement je me dis que je préfère encore mes petits malheurs de célibataire que les soucis de couples !
Néanmoins elle me rassure (enfin elle essaie…) sur l’origine de cette tristesse. Elle est convaincue que l’Homme (au sens humain du terme) n’est pas fait pour vivre seul et que je ressens tout simplement un manque.

Peut-être. Mais autant je me sentais capable d’amour étant ado, autant je me sens le cœur vide et sec aujourd’hui. A 34 ans je n’ai partagé ma vie avec quelqu’un que durant 11 mois. Supporter une personne chez moi en permanence, je pense que ça serait un véritable calvaire !

Et puis les femmes de nos jours recherchent aussi le bonheur et un homme capable de le leur donner, pas un loser. Je sais pas comment vous appeler un type qui ne rêve que de vivre la vie de M.Toulemonde (avec 3 gosses, un monospace au mazout et une baraque à payer sur 25 ans…) plutôt que de gagner au loto ou de rouler en Porsche et qui n’arrive même pas à le réaliser !!!
Ben moi j’appelle ça un loser…

Enfin bref, ce qui me dérange le plus finalement chez moi, hormis ma bouée autour des hanches et ma catastrophique popularité chez les femmes, c’est que je n’attends rien de la vie. Je ne rêve plus. Je trouve ça très anormal... (tiens, encore un truc pas normal chez moi !)
Tout le monde rêve d’une chose qu’il ne pourra jamais faire : s’acheter une Ferrari, marcher sur la Lune ou encore devenir une vedette de ciné, de la chanson ou du sport !

Je suis un Taureau, un pur et un dur. Les pieds tellement sur Terre que mes rêves sont simplement réalisables par le plus tarte des crétins. Je n’attends qu’une chose pour le moment : finir de payer ma moto pour pouvoir me payer enfin une Mazda RX-8 d’occase avant que ma 306 Pigeot me transforme en piéton au milieu de nulle part ! Si c‘est pas un rêve de loser ça !

Je me suis même inscrit à un jeu en ligne sur le foot. Si si j’te jure ! Un truc de dingue !
Tu gères un club. Tu décides de l’entraînement, des joueurs qui vont jouer le prochain match, la tactique, les transferts, l’académie de jeunes joueurs pour générer un vivier dans lequel tu viens puiser tes futurs joueurs… Hattrick que ça s’appelle et nom de nom…j’ai accroché grave ! Je t’en reparlerai de toute façon, parce que faut bien le dire, il n’y a que ça de vraiment excitant en ce moment chez Archie !

Loser que je te dis, loser…

25 juin 2007

C'est dur la vie de d'jeuns !

La semaine qui vient de s'achever fut éprouvante. Beaucoup de plaisir mais chèrement payé. Et encore, ami lecteur je t'ai vu venir, je n'ai pas bu une goutte d'alcool !
Lundi, étant en congés pour deux semaines, je rejoins mes potes de la Drôme en prévision du voyage qui nous mènera au concert d'Aerosmith au Palais-Omnisport-Paris-Bercy. J'y monte en moto parce que ma pauvre 306 est en train de rendre l'âme et que je ne tiens pas à tomber en rade sur l'A7 ! Arrivé à Valence après 3 heures de moto, sac à dos bourré, pilote fatigué.
Départ le lendemain pour Paris 9h (dépose des petits à l'école, plein de cigarettes et de gazole, arrivés à l'autoroute à 9h50 : déjà 1h de retard sur l'horaire prévue !)

Le voyage se déroule bien, mis à part que certaines aires d'autoroute, au lieu d'être fermées pendant leurs travaux, sont ouvertes pour faire du fric sur l'essence et la bouffe, mais pas moyen d'avoir de café ni de gogues : l'eau est coupée ! Les mecs s'en foutent, mais les deux nanas sont au bord de nous faire la danse de Saint-Guy en serrant les cuisses. Allez, encore 20 bornes et elles pourront y aller !
Arrivés à Paris vers 16h30, faut trouver le POPB dans la meute de Parigots qui se sont torchés avec le code de la route l'année de leur bac... Les clignos sont en option, au moindre espace supérieur à 30 cm entre la voiture de devant et la tienne, y'a un taré qui s'engouffre et si t'as pas le temps de freiner c'est tant pis pour ta gueule, faut pas bayer aux corneilles aux feux rouges sinon t'as l'impression que le concert a commencé (et tu te poses des questions parce qu'Aerosmith ben... z'ont pas de cuivres normalement ! Ah merde c'est vert !)
Et puis la Porte d'Italie fermée, la municipalité avait décidé de faire un test (alors je sais pas de quoi : de voir en combien de temps les parisiens s'énervent, ou combien de morts supplémentaires sont provoquées lorsqu'en été on bloque des routes à Paris, bref...) je te raconte pas le foutoir ! Evidemment, à la sortie pour le POPB on manque la bonne rue (faut dire que t'arrives sur une espèce d'espace goudronné en sortie de virage et tu as 3 secondes pour lire les panneaux des cinq rues qui en partent. Nous, on s'est croûté.)
Heureusement, une des drômoise fait un numéro de charme à un moustachu de la fourrière de la Police Nationale (ah ouais, faut pas nous chercher nous. On tape direct chez les Bleus !) et on se fait escorter jusqu'à l'entrée du parking du POPB ! Hé hé hé...

Là, nouveau numéro de charme, parce qu'évidemment les parkings n'ouvraient pas avant 17h30 et il était 17h00. Le gars chargé du parking, commence à nous expliquer comment faire pour ressortir et attendre 30 minutes et là, la drômoise lui sort :
- Regardez mes plaques d'immatriculation, je ne comprends rien à cette ville !
- Oui mais vous ne pouvez pas rester là et comme vous n'avez pas réservé vous devez attendre l'ouverture des parkings ! La fourrière vient juste de passer ils pourraient vous choper...
- On sait, ils nous ont escorté jusqu'ici !
Le pauvre gars s'est retourné vers sont pote, a discuté le bout de gras et nous voilà à payer les 10 euros (!!!) de parking (je ne me plaindrai plus de payer 2 euros la nuit à Aix !)

Le concert... Magique ! Bon dans la fosse, j'irai plus. Tous ces excités puant la sueur et se frottant contre toi, c'est répugnant. Les nanas devaient être encore plus mal à l'aise, surtout qu'il y en avait quelques uns qui n'avaient pas l'air très malin et qui devaient s'en donner à coeur joie pour les peloter ! Mais bon, quand tu vas au concert dans la fosse, t'habiller en minijupe volante et débardeur, c'est chercher la merde aussi !

Steven Tyler est un showman hors pair ! Peut-être pas aussi mythique que ce bon vieux Mick Jagger (qui la veille avait mis le feu au Stade Gerland !) mais c'était vraiment un spectacle digne de ce nom ! Les musicos, s'ils font beaucoup moins bêtes de scènes (afin de ne pas faire de l'ombre au maître ?) restent parmi les meilleurs au monde. Et jouer juste, dans le bon tempo, sans un couac, c'est pas donné à tous les groupes (hein les Guns et Metallica !)
La prochaine fois je serais dans les gradins et avec des boules Quiès. Parce qu'outre que les bouts de mouchoirs ne sont pas aussi efficaces, c'est aussi beaucoup moins esthétique... Non c'est vrai, on aurait certainement dit que j'avais des mini-tampons dans les oreilles !!!

Nous voilà sortis du POPB, prêts à repartir à Valence (ouais, des guerriers qu'on est !) sauf qu'on s'est encore gouré pour sortir de cette maudite cité ! Et on n'avait pas mangé depuis midi et il était minuit passé ! On arrive à récupérer la route direction Evry-A6, mais avec des travaux et des déviations de partout c'était du grand n'importe quoi. Même Marseille est une ville organisée à côté de cet immense bordel qu'est Paris !
Arrivé sur l'A6 on s'arrête à la première aire d'autoroute, il est 1h15 du matin, on mange un morceau et on repart. Je suis au volant et, bien sûr, l'orage gronde et des averses violentes se mettent à tomber. Les autres pioncent comme des bienheureux et y'en a même un qui se permet de ronfler à côté de moi !!!
Je rends la main à 3h45, les demoiselles ont encore besoin d'aller vidanger leur vessie (c'est incroyable comme une femme est incapable d'avoir une activité sans éprouver le besoin de se soulager toutes les heures ou deux !)
Je monte derrière le monospace avec le ronfleur et je n'ouvre un oeil qu'à Châlon-sur-Saône. Ensuite c'est Valence. J'ai mal dormi mais j'ai rien vu du voyage de retour !

Il est 8h00, on dépose les deux amis récupérés à Paris et on rentre voir les grand-parents qui ont gardé les diablotins en notre absence. La journée commence...
Midi : déjeuner puis raid dans un magasin de jouets pour prendre des cadeaux : les deux filles ont un anniversaire chez des jumelles qui ont invité une quinzaine de gamins pour fêter ça. Mon pote et moi sommes chargés d'assurer la surveillance avec deux autres mamans. La drômoise passe un concours administratif (je rappelle ici que nous avons fait en 24 heures l'aller-retour Valence/Paris avec un concert de rock métal au milieu...)
Ca fait du bruit un gosse. Mais 15 mioches en maillot de bain, qui hurlent en sautant et courant autour ou dans la piscine, avec un soleil de plomb, c'est éprouvant ! Le soir à table chez les parents des jumelles, je commence à me sentir très fatigué.
Je me couche à 23h30 et me réveille le lendemain à 8h à grand coup de portes qui claquent. Tu parles de vacances toi !
Je reprends la route à 14h00, avec mon fidèle destrier. Encore trois heures et je suis rentré. Mais la route, bien que belle, est épuisante et du coup je fais une pause chez ma soeur. Les petits sont heureux de me voir, eux aussi en train de brailler dans la piscine... Je repars, plus que 12 bornes... Quand je pose la moto devant le garage, je sens la fatigue qui arrive. Grosse. Vite je sors la bombe de graisse, la chaîne en a gros besoin et j'ai encore un tout petit peu de courage...
Vendredi et samedi je paie cash cette semaine de fou. Le dos bloqué au niveau de l'omoplate gauche, respirer est douloureux, rire j'en parle même pas (c'est pas grave, je suis seul et je me fais rarement marrer), la nuque est raide, la douleur remonte jusqu'en haut du crâne, tourner la tête est un calvaire, le sol tangue parfois, les oreilles bourdonnent... Le barbecue de vendredi soir chez la Petite Fée j'annule. impossible de faire 70 bornes à moto dans cet état ! L'est pas contente la Petite Fée mais bon, je vais pas me tuer pour faire plaisir à une gonzesse !
Le samedi n'est guère mieux, je réussis à dormir dans l'après-midi. Je prends un bain brûlant au réveil et deux cachets de nurofen. Vers 21h, la douleur reflue et je commence à me sentir mieux. Ouf !

Quand je pense qu'il y a 15 ans, des semaines comme celle-là je les enchaînais comme des perles, l'alcool en plus !!! Comment ils font les d'jeuns ?

15 juin 2007

Mais si, j'te dis que c'est par là !

Voilà la semaine qui se termine et mes deux semaines de congés qui débutent.
Mercredi soir, une balade à moto avec le Sexo sur Aix s'est terminée par une randonnée nocturne autour de la Ste-Victoire après une erreur de cap du Sexo pour rejoindre Vauvenargues...
Comme quoi de longues études à Aix n'impliquent pas forcément une profonde connaissance de la région !
Bref, un verre au bar histoire de mater un peu les cagoles et les poufs du Cours Mirabeau. Je suis méchant me direz-vous, mais il vaut mieux y aller pour voir que pour entendre. Et faut pas trop s'attarder sur les goûts vestimentaires de la faune locale. Quoique certaines sortent du lot tout de même...

Un hamburger au Quick (c'est bien le seul endroit du Cours où tu bouffes et tu bois pour moins de 7 euros !) et zou on enfourche nos montures dans une monstrueuse pétarade de la Gex-R 1100 du Sexo. Mon Gex-F 750 fait machine à coudre à côté... Va p'têt falloir que j'investisse un jour dans un soufflant un peu plus expressif !
Et donc nous voilà partis pour une expédition à la nuit tombante dans le sud de l'imposante dorsale d'Aix-en-Provence. C'était la première fois qu'on se promenait à la belle étoile en moto et c'est assez fantastique ! Bon, les Gex, surtout la 1100, c'est pas Las Vegas hein ! Faut y aller mollo avec la manette des gaz sous peine de se retrouver en perdition dans une épingle cachée dans la nuit ! Et dans le coin, c'est à croire que c'est une couturière qui a dessiné la route ! Surtout après Pourrières direction Rians j'en avais le tournis !

Le froid commençant à se faire réellement sentir vers 23h00 aux abords de Rians, je pris un rythme un peu plus soutenu (ma connaissance de cette route m'y aidant malgré l'obscurité).
Sur la route entre Jouques et le Pont de Mirabeau, large et uniquement faite de longues courbes, j'essorai encore un peu plus la poignée. Oui, la vitesse devenait peu recommandable sur route mais restait encore en dessous de la limite autoroutière.
Passé Mirabeau en direction de la Bastidonne, ma route de retour du boulot que je pourrais pratiquer les yeux fermés (enfin... presque), je ne distinguais plus le Sexo et son monstre dans mes rétros. Pas plus à l'aise que moi dans la nuit noire, il a su rester prudent et garder une vitesse raisonnable. Moi pas, mais il me tardait de rentrer, le froid me faisant grelotter et contracter les muscles du dos. C'est très douloureux et peu commode pour piloter une moto !
J'attendis le Sexo en haut de la Bastidonne et nous sommes rentrés tranquillou pour les 5 derniers kilomètres.

Me voilà donc en vacances. Lundi je décolle pour les environs de Valence pour rejoindre les Drômois et partir mardi pour Bercy et le concert de AC/DC et Aerosmith !!! Yeaaah !
Retour certainement mercredi en espérant le beau temps pour balader en moto.
Il faut aussi que je force un peu la dose sur le roller. Je ne sais pas démarrer ni freiner et dés que ça monte je me retrouve à rouler en arrière. J'ai l'impression d'être le Coyote dans le dessin animé du Road-Runner ! Je vais finir à Vidéo-gag moi, ça va pas traîner !
Enfin je vais profiter un peu des plages avant que les touristes les envahissent par dizaines de milliers et nous les pourrissent avec leur sacs plastiques, bouteilles, couches et autres canettes...
Et après ça crache sur le nucléaire et regarde Ushuaïa en famille ! Des américains en puissance j'te dis...
Allez bon week-end, amis lecteurs.

12 juin 2007

La technique de L'Archie

Tout comme il y avait une "Tactique du Raymond" lors de la coupe du monde de foot 2006 et même durant les éliminatoires de l'Euro 2008 (tactique qui consiste, je le rappelle pour ceux qui ne seraient pas des fans assidus de Téléfoot, à faire le boulot pour lequel il est payé. C'est-à-dire recruter les meilleurs joueurs français afin d'espérer ne pas être trop ridicules devant les Transalpins, les Transrhinaniens, les Transatlantiques Sud, les Transmanches... tout en envoyant se faire voir chez les Héllènes les outrecuidants journaleux sportifs qui s'imaginent être plus malins que lui en matière de recrutement footeux !) il existe donc une "Tactique de L'Archie".
Avant d'expliquer la tactique, il est bon de savoir à quel jeu L'Archie joue et dans quelle équipe.
L'Archie joue dans l'équipe de la Groussebouate et il est au poste d'électricien de maintenance (oui au cas où tu ne l'aurais pas compris pote lecteur, j'vas t'parler d'mon taf !)
Mais la Groussebouate n'est pas propriétaire de ses murs et donc demande de la caillasse au proprio pour que L'Archie puisse faire en sorte que tout le monde ait chaud l'hiver et frais l'été, puisse voir sur quelle lettre du clavier il tape et que ledit clavier soit alimenté avec l'ordi qui va avec... (enfin ça, c'est qu'une partie de ma sinécure...)
Mais la plupart du temps, quand L'Archie va voir son chef, voilà ce qui se passe :
Mai 2005.
- Chef, on a un gros problème avec la clim du bureau de Couillemol. Elle est en train de lâcher et les gars chargés de la maintenance ont diagnostiqué une mort imminente et me conseillent de la changer. Ca va coûter 10 k€.
- Quoi ! C'est pas possible ! Mais il a déjà chaud Couillemol ? On n'est qu'en mai !
- Il fait 30°c déjà chef, et les baies vitrées, c'est l'enfer...
- Ouais ben de toute façon, le Proprio n'a plus de budget pour cette année. On budgtera ça l'année prochaine. Fait réparer !
- Ok chef.
Mai 2006.
- Chef, on a de nouveau un problème avec la clim' du bureau de Trouduc, qui a remplacé Couillemol au bureau 226.
- Quoi ? Mais on l'a pas faite réparé cette clim' y'a un an ?
- Si chef, mais vous vous souvenez, j'avais recommandé un remplacement en me basant sur l'avis des frigoristes.
- Ouais, ils veulent faire du chiffre !
- Euh... non chef, eux ils font la maintenance. Ils font du chiffre quand on fait réparer, pas quand on remplace. Quand on remplace c'est une autre boîte qui fait les travaux. C'est un autre contrat cadre, rappelez-vous chef...
- Ah oui, bien sûr, je le savais !
- Alors on peut remplacer la clim' en rade, chef ?
- Euh, non.Le proprio n'a finalement pas budgéter ces remplacements, il faut refaire à neuf les bureaux de la Direction tu comprends. Alors Trouduc il attendra. On fera ça l'année prochaine.
- Ok chef. (L'Archie se demande s'il on ne le prend pas pour un crétin...)
Mai 2007.
- Allo L'Archie ?
- Oui chef ?
- On a un gros problème sur la clim' du bureau 226. Celle de Mou-de-veau, qui a remplacé Trouduc. C'est super embêtant parce que les systèmes de contrôle-commande qui s'y trouve ne supportent pas les fortes chaleurs et on risque de perdre le banc d'essai pendant les essais ultra importants de cette semaine.
C'est là que rentre en action la "Tactique de L'Archie" : le "laisse-pourrir" ou "appelle-moi quand t'as les narines dans le caca".
- Ah oui c'est embêtant chef... Ben je vais voir avec le correspondant du proprio pour voir ce qu'il peut faire.
- Non non, on peut pas L'Archie ! C'est trop important, les essais doivent se dérouler sans interruption !
- Ah ben oui mais là... On peut plus rien pour cette pauvre clim'. Faut remplacer. Et faut de la caillasse, chef. Pas de caillasse, pas de clim'; pas de clim', pas d'essais; pas d'essais, on change de chef, chef...
- Bon ok, je lance Sous-chef sur l'affaire pour en parler avec le Proprio. C'est vraiment trop important !!!
- Bien chef, a vos ordres chef, c'est clair et net chef !

Et voilà. Plus de stress au boulot pour L'Archie. Il fait même bosser ses supérieurs et ne se fait plus taper dessus par ses collègues excédés !
Ah c'est bientôt les vacances, et je me sens déjà les doigts de pieds en éventails !

10 juin 2007

Un bien plaisant mariage

Je redoutais d'aller au mariage de mon collègue de la Groussebouate. Peur des souvenirs, des regrets amers, d'être triste et tirer une gueule de six pans de long au milieu des tous ces gens joyeux.
Mais Heckle (oui... tu l'auras deviné, Jeckel c'est moi. On s'est donné ces stupides surnoms parce qu'on est épais comme des corbeaux étiques et bruns tous les deux...)(Ben ouais, j'ai jamais dit qu'on était des mecs subtils !) et sa femme on su faire un mariage réussi.
Les deux familles s'entendent comme larrons en foire, des fêtards des deux côtés, des amis non moins dans le coup et des collègues somme toute bien contents d'être de l'évènement et de pouvoir fêter ça avec elle et lui.
Parce que Heckle, c'est un bon gars, le coeur sur la main et quand des désistements de dernière minute ont libéré des places pour le repas, il n'a pas hésité deux heures et nous a offert de rester avec eux, un autre collègue de boulot et moi.
La cérémonie était sobre mais avec un bonheur et une émotion évidente. Des gens heureux que ces deux là s'unissent devant Dieu et les Hommes, comme on dit. Sortis de l'église, direction Manosque pour des photos de groupes sur les collines surpombant la ville. Et puis le long cortège s'est ébranlé pour Ginasservis, petit village perdu du nord du Var.
Et là, La fiesta ! Des rires, de l'alcool, des blagues, des jeux, de la musique, l'anniversaire de la Mamie, 88 ans, bien émue qu'on ait pensé à elle au mariage de son petit fils. L'animateur était un peu beauf, mais que veux-tu ami lecteur, ici c'est la province et surtout la Provence. On se casse pas le bonbon pour s'amuser ici. Les mariages, c'est dans la salle des fêtes du village. L'apéro, c'est au Pastaga. Le vin, c'est du Côtes du Rhône Village. L'ouverture du bal, c'est sur un slow de Bryan Adams. L'entrée, c'est un buffet où chacun se sert. Les gamins passent leur temps à exploser les ballons de baudruche. Les appareils photos jetables sur les tables, c'est pour prendre les gens qui ne se connaissent pas toujours mais se font des oreilles de lapin. Les culs coincés, z'ont pas leur place chez nous.

Bref, après cette semaine éprouvante, ce mariage simple mais tellement joyeux m'a un peu redonné du coeur au ventre. Non pas que je veuille remettre le couvert. Le mariage c'est bon pour les autres. Je veux bien y m'amuser et picoler et même entendre tous les copains me demander quand est-ce qu'on s'en met plein le cornet pour le mien. Même ça je l'accepte en rigolant, parce qu'après tout, ça fait partie du folklore. Les célibataire en prennent plein la poire aux mariages, c'est de bonne guerre. C'est vrai quoi, je vais lui donner une corde de pendu à Heckle (je sais super bien faire le noeud coulant, ouais M'dame !), il peut se payer ma fiole !
Ca fait du bien mais quand même, le lever à 9h30, 5 heures après le coucher, ça fait la trombine chiffonée. Les boulangères ce matin ne se sont pas privées de me le dire. Enfin, je ne leur en veux pas, l'une d'elle m'a demandé de l'amener au prochain mariage auquel j'assisterais. Ou même mieux, que je l'épouse !

Même pour rigoler, ça caresse l'égo dans le bon sens du poil (au fait...ça a du poil, l'égo ?).
J'espère que la semaine qui va commencer sera du même tonneau, vendredi je suis en vacances ! Hé hé hé...

07 juin 2007

Glou glou glou...

Comme je suis un mec bizarre (si si, c'est vrai) je suis constamment fatigué mais j'ai envie (enfin !) de me remettre au sport. Une nouvelle preuve de ma dualité... Je dois être schizo.
Malheureusement (oui, au cas où tu ne le saurais pas encore fidèle lecteur, je suis poisseux)(Non je colle pas, j'ai la poisse, banane !) chaque soir il nous pète un orage et le pays est trempé depuis des jours. Et moi, j'aime pas faire du basket ou du VTT avec un tuba, je trouve que ça fait cloche. Je te parle même pas d'aller faire du roller. Un Power Ranger avec un tuba et des roulettes sous les pieds, c'est pas ce qu'il y a de plus fun comme look.
C'est pas que je cherche à plaire, mais si je pouvais éviter de faire fuir les gens (oui les filles surtout...), pour commencer, ça serait pas mal !
Déjà que je déroge à ma sacro-sainte décision de ne plus faire de moto sous la pluie (ben oui, ça me démange d'essorer la poignée)(tss tss tss...je te vois venir avec tes gros sabots !)(Pas de ça ici ! Oh non ! C'est un bar correct ici monsieur !)

Bref j'ai de nouveau envie de ne rien faire chez moi, les sales rumeurs à la Groussebouate se confirment je n'ai donc aucune velleité de faire du zèle, loin s'en faut, et "le loup en moi" qui a refait son apparition me fait craindre la foule et le monde. A tel point que de penser à faire les courses m'angoisse à me filer la nausée. Quand je te dis que je suis un type cinglé !

Et tous ces barjots qui se marient et t'invitent à l'église et l'apéro... Franchement ça me fout les jetons ! J'ai le cerveau qui turbine comme cette demoiselle et y'a pas moyen qu'il s'arrête (ça va peut-être de paire avec la poisse...). Je m'enfonce de nouveau, je coule et me noie. J'arrive pas à me sortir de cette mouise de l'esprit et chaque fois que je crois avoir le pied sur la terre ferme, je glisse de nouveau.
Je te souhaite bonne nuit camarade. Oui je sais il est tôt, mais là faut que je m'évade... Même dans un cauchemar, m'en fous, mais ailleurs. Faut que je file ailleurs.

28 mai 2007

Fuck n'roll

Chaque fois je me dis que c’est la dernière, que je ne peux pas continuer cette relation si étrange pour moi. Et dimanche soir j’ai recommencé avec la Secrétaire.
Elle m’envoie un mail dans la semaine pour me souhaiter mon anniversaire, je lui réponds pour dire merci. On se donne des nouvelles et je ne peux pas m’empêcher de lui dire que j’ai un nouveau canapé convertible… Evidemment elle s’engouffre dans la brèche et nous voilà en train de prendre rendez-vous pour une partie de jambes en l’air.

Tu le sais maintenant ami lecteur, je suis un p’tit gars naïf, qui croit encore à la Belle au Bois-Dormant ou Cendrillon. Malheureusement je n’ai rien d’un Prince Charmant.
Du coup ces moments physiquement si agréables, étaient une vraie torture pour mon esprit romantico-crétin.
Surtout que la Secrétaire, ce n’est pas pour être méchant, se rapproche plus de la princesse Fiona sans la couleur verte (Shrek, pour ceux qui ne voient pas de qui je parle…) que de Claire Keim (ben oui elle me fait craquer la petite Claire…)

Mais bon voilà, je suis un homme et ces derniers temps, le moral étant au beau fixe, j’avais de sacrés appétits sexuels. Et attendre dimanche toute la semaine avec la perspective d’une soirée cochonne, j’étais assez partagé entre excitation et culpabilité !
Sauf que l'excitation l'a indéniablement emporté sur la culpabilité, contrairement aux dernières fois. Après tout, quand je vois tout le monde baiser à couilles rabattues à droite et à gauche, sans aucun autre sens moral que celui de donner et prendre du plaisir, je me suis dit que j’en avais le droit aussi. Voilà, je ne culpabilise plus (...enfin beaucoup moins) de me faire plaisir, de vivre, de profiter, de m’amuser et m’envoyer en l’air avec qui je veux ! Enfin, surtout avec qui je peux et qui veux bien surtout… Et le choix est quand même restreint !

Et puis samedi je me suis décidé, je vais apprendre à faire du roller et la carte bancaire a flambée. J’ai tout l’attirail d’un Power-Ranger pour aller glisser sur l’asphalte : coudières, jambières, protège poignet, casque vélo qui te donne l'air tarte des vététistes qui se trainent le dimanche par groupe de 20 sur toute la largeur de la route. A moi les parkings désert des supermarchés le dimanche après-midi ! Je vais avoir l’air d’un parfait crétin, déguisé en San-ku-kaï poussant un chariot (oui, il paraît que c’est assez pratique pour apprendre seul, pousser un chariot en roller…) les mains désespérément crispées sur le tube de métal plastifié pour pas finir étalé comme une merde !

Mais bon, au moins, avec un peu de persévérance, dans un mois je serai capable de me tenir debout sans me croûter et peut-être même de rouler assez correctement pour transporter du matos au 24H du Mans en Roller en tant qu’accompagnateur de l’association « Avignon en Roller ».

Oui je sais, à mon âge, je prends des risques inconsidérés. Je baise une secrétaire qui ne m'est rien comme le dernier des salauds et je débute un sport de glisse à l'âge où d'autres apprennent à leurs enfants à en faire ! Mais que veux-tu ami lecteur, j'essaie de trouver mes marques dans cette vie qui me laisse tellement de libertés. Je prends les occases qui se présentent, demain elles peuvent s'évanouir ou être bien pires que celles d'aujourd'hui !
Ah ! Quelle guigne d'être si peu fortuné !!!...

21 mai 2007

Kikoo c'est re-moi !

Près de deux mois sans poster, je sais c’est long. Mais quand j’ai pas envie, je fais pas. Le retour en France a été plus dur que je ne le pensais. Retrouver ma petite vie pépère et solitaire m’a pesé plus que je ne l’aurais cru, changer d’air m’a changé tout court.

Oh, pas fondamentalement rassure-toi ami lecteur. Non, je n’ai pas changé radicalement mais mon point de vue sur la vie oui. Je savais que je faisais fausse route en ne voulant pas avancer, ne pas progresser dans mes relations avec les autres. Mais comprendre et savoir sont deux concepts bien distincts et j’avais besoin de ce retrait de la vie, cet ermitage, cet isolement pour plonger dans une espèce de déprime et de profonde réflexion. Pour savoir où j’en étais et où je voulais aller. Le changement s’accompagne toujours d’une forme de résistance et, comme une maladie, le désespoir, la mélancolie, la dépression s’accrochent, luttent et se débattent pour survivre.
L’esprit se dédouble et s’affronte, en butte avec ses peurs et ses angoisses. Une partie veut avancer, oublier et plonger dans ce qui reste de vie pour connaître autre chose, voir d’autres horizons. L’autre se recroqueville, encore saignant des blessures infligées, se terre et puise son énergie dans les souvenirs angoissants et les terreurs passées.

Ma nature solitaire est incompatible avec mon besoin d’amour et d’affection. Personne n’est parfait et nous devons tous composer avec nos contradictions et nos vies, professionnelles, familiales et sociales. Si j’ai encore beaucoup de réticences à bouger, sortir, rencontrer des gens, des amis et des proches, je n’éprouve plus cette peur insensée de le faire. Malgré la réticence, l’envie émerge et c’est bien là le changement.

Certes, je n’ai pas été seul pour en arriver là. Mes amis et ma famille, à qui je tiens, m’ont obligé à sortir de mon cocon et à prendre la température du monde. En particulier Didi et une autre amie, la Petite Fée, qui a ressurgi dans ma vie. Je ne comprends pas pourquoi mais cette jeune femme ne me fait pas peur (oui parce que depuis un peu plus de deux ans et demi les femmes m’effraient. Je sais c’est idiot et puéril, mais quand tu prends une gamelle à cheval, en moto ou en voiture, après t’as les foies ! Ben là c’est pareil !).
Elle a les pieds sur Terre, Petite Fée, un caractère bien trempé et on s’entend bien. Et surtout, j’éprouve du respect pour elle. Je ne peux aimer ou apprécier si je ne respecte pas. Elle a repris contact et depuis on se voit régulièrement et ça ne me déplait pas de balader et sortir le nez de chez moi.

Je ne sais pas encore bien ce que je veux faire de ma vie, si je souhaite rencontrer une femme ou si je préfère m’en tenir à une vie de célibataire endurci. Quand j’y pense, avoir une petite amie reste quelque chose d’effrayant, d’un gigantisme qui me tétanise ; sans parler de la montagne qui se dresse devant moi lorsque d’aventure je croise une femme qui pourrait me plaire et qu’il faudrait alors séduire !
Les mots semblent gros, mais c’est ainsi que je le ressens, une relation amoureuse est une entreprise avec des responsabilités qui me paraissent insurmontables. Mais là c’est le cerveau qui parle.

Le cœur n’a pas - encore - son mot à dire, il est assez bien muselé par les souvenirs et les expériences. Mais l’amitié et l’amour de mes proches le nourrissent et il reprend des forces.
Ma volonté de ne pas laisser ma naïveté piloter ma vie m’empêche certainement de voir ou de profiter de certaines opportunités. Il faut dire que j’ai un don pour rencontrer des femmes à problèmes ! Ce qui fait que je me pose encore plus de questions sur moi. Pourquoi ne suis-je attiré que par ces femmes ? J’ai jamais eu la vocation d’un samaritain, j’avais suffisamment de mes propres merdiers pour ne pas m’occuper de ceux des autres. Mais avec quasiment toutes les filles que j’ai rencontré, je ne pouvais pas m’empêcher de jouer les chevaliers servants ! Encore une chose que je me suis décidé à ne pas reproduire, mais je ne tiens pas non plus à passer pour un mufle ou un sale type.

Bref, petit à petit ça s’améliore, même si je sais que le fond du problème n’est pas résolu et qu’il va falloir qu’un jour où l’autre j’aille voir un docteur de la tête. Que j’élimine cette peur de l’amour et des femmes, que j’accepte enfin de ne pas rester seul, d’admettre que l’échec fait partie de la vie et qu’il faut que je me relève définitivement plutôt que de rester assis en attendant qu’on me botte le train. Que j’admette enfin que j’ai quand même connu l’amour de quelques femmes et que donc j’avais quelque chose à leur offrir et qui leur plaisait en moi, que je ne suis ni meilleur ni pire qu’un autre. Je ne parle pas d’avoir confiance en moi, c’est une chose inconnue de moi, quoi que je fasse je doute de réussir.

Mais que je puisse accepter de prendre un risque, celui de me ramasser, mais aussi celui de réussir. Je sais tout ça. Mais je ne le comprends pas encore...

Enfin, mes 34 ans tout neufs s’annoncent sous de meilleurs auspices que mes 33 et mes 32. Ben ouais, j’ai encore pris une année dans la poire et physiquement ça s’arrange pas. Faut vraiment que je ressorte le VTT et que j’achète ma paire de rollers, la bouée prend de l’ampleur et c’est pas les beuveries Lozériennes avec le Sexo qui vont m’aider !

03 avril 2007

Le fil bleu sur le bouton bleu, le fil rouge sur le bouton rouge... Merde, où va le fil noir ?

Je suis un peu dépassé en ce moment et je n’arrive pas à me poser pour finir le récit de mes vacances kiwies…
En plus je suis de nouveau en pleine réflexion méta/psycho/existentiello/ physico/logique (rayez les mentions inutile) sur ma vie.

Une première chose en est ressortie, grâce à la Miss de sAix. Comme elle, je ne sais plus ou est ma masculinité (sauf que de son côté il s’agit de féminité, hein, soyons clairs...) Je ne me sens pas désirable ou intéressant et par conséquent n’ai envie de personne et me contente de ma vie solitaire. Mais du coup je me sens terriblement anormal ! Quelque part ça rassure de savoir qu’il y en a d’autres que soi atteints du même mal. Ca ne guérit pas, mais on se sent moins seul !

Deuxième chose, je me suis rendu compte que je n’avais plus de référence dans le domaine de l’amour et de la séduction. Tout ce en quoi je croyais, l’amour d’une femme pour moi, les projets que nous avions bâtis, tout ça n’était finalement que du vent. Ce que je pensais dur comme du roc n’était que fumée et ce que je pensais fragile et vulnérable, était en fait inflexible et destructeur.
C’est comme si toute la base de données de mon cerveau concernant les femmes et ce qu’elles me montraient depuis que je suis sur ce putain de caillou avait été détruite. Je ne sais plus que penser d’elles ni comment réagir face à elles.
Comment savoir si ce qu’elles m’affirment est vrai ? Comment être sûr qu’elles ne cherchent pas à me duper ou à profiter de moi ? Si une femme est sympathique avec moi, que cherche-t-elle ? Comment saurais-je qu’une femme s’intéresse vraiment à moi ?

Je suis complètement paumé et parfois je frise la paranoïa ! Bon, c’est pas que je sois assailli non plus, loin de là. Mais il m’est arrivé depuis quelques jours que des collègues de boulot me sourient et me parlent gentiment, chose qui n’arrivait qu’à chaque éruption du Puy de Dôme (pas souvent, donc… Pour ceux que la géo-activité de la France serait un domaine aussi familier que les nanotechnologies). J’ai l’impression d’être au milieu de millions de câbles et de prises et de chercher comment tout remettre en place pour que ça fonctionne !

C’est frustrant et très déroutant de ne pas comprendre le monde dans lequel on évolue, comme s’il me manquait quelque chose pour tout décoder. Je vais finir par appeler Alice !!!
Bon en attendant je vais cuisiner pour le Sexo et sa Belle. C’est mexicain ce soir ! Caramba !
Merci Old El Paso…

25 mars 2007

La Nouvelle-Zélande 1/4

1ère semaine : Marignane-Paris-Singapour-Auckland-Whangarei-Dargaville

31 janvier 2007 - 4h30, Départ de Monbled pour Marignane.
Didi, les yeux pleins de sommeil, m'emmène à l'aéroport.Je suis chargé comme une mule avec mon énorme sac à dos de 70 litres et mon autre petit sac à dos bleu.

Arrivés à l'aéroport de Marignane l'enregistrement se fait sans encombre. Je suis surpris par la "légèreté" de mon gros sac : 11kg. Autre surprise, l'hôtesse (charmante) me propose de faire suivre mes bagages d'un avion à l'autre à Roissy. Ainsi, pas d'énorme sac à trimballer d'un terminal à l'autre ! Mais bon, petite angoisse à l'idée que mon sac pourrait se perdre dans les méandres de l'aéroport de Roissy...

Pendant le vol Marignane-Paris, je discute avec ma voisine, une belle blonde Belgo-hollandaise, Sarah, qui déménage en Crète pour rejoindre son boyfriend et son nouveau job : tour opérateur. Elle a une famille plutôt cosmopolite aux 4 coins du monde (oui, le Globe à des coins...) Avec des frères et soeurs en Australie, Amérique du Sud, Espagne, Belgique, Hollande... Elle-même parle 4 langues et en comprend 7 (dont l'Arabe et le Grec !)
Elle m'apprend que Singapore Airlines est la meilleure compagnie internationale. Je sens que ça va être un voyage du feu de Dieu !

Je retrouve L'Ecolo à l'aéroport de Roissy 15 minutes après mon arrivée. Nous sommes trop heureux de se voir, surtout dans ces conditions !
Au fil des formalités d'embarquement, c'est vrai qu'ils sont plutôt efficaces et sympas sur Singapore Airlines. Ca change d'Air France ! Et puis les hôtesses ! Ah là là... C'est un régal pour les yeux et le coeur : avenantes, souriantes, la voix douce, dans de magnifiques tenues gaies et colorées qui les mettent en valeur ! Là encore, rien à voir avec Air France et les tenues "mémères" strictes et tristounettes ! Feraient bien d'imiter le casting de Singapore chez Air France !
Comme deux touristes de base on mitraille à coups d'appareils numériques notre avion derrière la baie vitrée.
Pas de pot pour une pauvre vieille femme qui se fait pêcho à faire comme nous mais qui se fait engeuler par une espèce de garde-chiourme de l'aéroport, épaisse come une barrique. Ils craignent quoi ? Qu'on fasse du repérage ? Les aéroports sont devenus un nid de paranoïaques !!!

Le voyage Paris-Singapour dure environ 13h mais ça passe plutôt vite. Sur les sièges devant nous sont incrustés des écrans plats LCD avec de la musique, des films et des série en pagaille, dont beaucoup sont en anglais, mais bon... On est parti pour parler anglais pendant un mois, autant s'y mettre tout de suite ! Je regarde "Camping", "Miami Vice" et deux épisodes de "Friends". Je ne comprenais pas vraiment les conversations, mais l'ensemble des situations ça allait !
Distribution de serviettes chaude pour se débarbouiller et se laver les mains avant le repas de midi. Ah ! Ces petites Malaisiennes... Il faut savoir que dans ces vols long-courrier on ne fait que ça : boire et manger ! Surtout qu'on a très vite soif avec ce maudit air conditionné ! L'Ecolo ne support guère ce traitement d'ailleurs et se met à éternuer et tousser comme un tubard !
Arrivée à Singapour, nous avons 45 minutes pour envoyer deux ou trois mails et commencer l'embarquement ! Pas trop le temps de flâner dans les boutiques Duty Free, on a une fiche déclaration à remplir pour la NZ.
Cette fois, l'avion qui nous emmène à Auckland est moins chic. Visiblement c'est l'ancienne génération, mais les écrans, plus petits, sont toujours là et la place pour les jambes est plus importante et, crois-moi ami lecteur, c'est un luxe très appréciable pour un voyage d'une dizaine d'heures !!!
Les distributions de serviettes chaude et de boissons reprennent. A noter que les repas sont très copieux et excellents (pour un avion s'entend. Faut pas non plus espérer un repas digne de la Tour d'Argent !)
Je dors (enfin... somnole !) pendant les 7 premières heures de vol, emmitouflé comme tous les autres passagers ou presque dans la couverture donnée au début du vol (avec une trousse Givenchy, excusez-du peu, contenant une paire de "chaussettes" et une brosse à dents avec dentrifrice). Il y a un sale petit courant d'air conditionné qui nous gèle tous ! L'Ecolo agonise...
Mais en profite pour immortaliser l'Australie et la Mer de Tasmanie, vus du ciel !


Nous allons bientôt survoler Sydney, on se précipite sur la nuit qui couvre déjà la Nouvelle-Zélande : atterrissage dans 2h20... La journée a été très longue, avec le décalage horaire, elle a durée 36 heures !

31 janvier 2007, nuit du 1er février.

Le passage à la douane fut une formalité, malgré notre anglais laborieux. Le jeune et sympathique douanier a un peu galéré avec nous mais on s'en est tous sorti !
Une fois récupérés nos bagages (j'en reviens pas de l'efficacité du transfert à Roissy !) nous recherchons une borne internet pour répondre à quelques mails et prévenir notre contact
en NZ (ouais je sais ça fait un peu film d'espionnage...) que nous sommes sains et saufs !
Là, alors que nous cherchions à photographier un jeu vidéo (le premier Space Invader, le vrai-le seul-l'unique !)(c'est là d'ailleurs que je constate la fin de mon appareil photos... Paix à son âme électronique) une charmante jeune femme nous aborde mon frère et moi. Grande, blonde, jolie, avec de gros...arguments, elle nous demande en anglais si nous cherchons un taxi. Un peu ahuris, nous répondons par l'affirmative et nous voilà avec Kel (c'est son prénom, Kelley. Elle vient de Californie pour bosser dans le vin !) dans le taxi à faire connaissance ! Il commence très fort ce voyage !!!
Elle nous apprend qu'elle loge dans un backpacker à deux pas du notre et mon frère en profite pour lui donner rendez-vous pour aller boire un verre. Elle accepte avec enthousiasme ! Quel différence avec les femmes que nous avons l'habitude de croiser en France !Je t'en ai déjà parlé, ami lecteur, je n'en rajouterai pas...
Elle se balade avec un étrange instrument, assez long, avec une corde. Elle nous apprend que ce sont les brésiliens qui pratiquent la capoeira (un sport de combat inventés par les esclaves qui ressemble à une danse) qui jouent de cet instrument. On obtient différentes notes en agissant sur la tension de la corde. Elle pratique elle-même ce sport et c'est vrai qu'elle a l'air plutôt costaud : on ne risquera rien dans les rues d'Auckland !



Le temps de galérer un peu avec le sympathique responsable de la réception du backpacker, de nous doucher et nous changer, nous voilà dans la rue pour attendre Kel. Elle ne tarde pas et nous voilà bientôt dans un pub à boire de la guiness et à parler avec Kel et un allemand qui vit ici depuis quelques mois. Il est presque minuit et demi ici et nous rentrerons vers 4h du matin, un peu entamés mais avec les adresses mail de nos compagnons de soirée !
Levés à 8h30, la lumière paraît étrange. Elle tombe du nord et ça déroute un peu. En bas la ville s'anime, mais sans klaxon, ils sont pourtant plus d'un million à Auckland.
J'oubliais les voitures, on se croirait dans Gran Turismo ici : Nissan Skyline, Mazda RX-7, Supra RZ, Subaru Impreza...


03 février 2007
Avant-hier, le 1er février, nous somme allés sur une petite île à 30 minutes d'Auckland en ferry, un peu le nez au vent...
Juste une serviette, un maillot de bain, de quoi payer le ferry. Arrivés sur l'île nous prenons un bus qui devait être vieux quand je suis né et nous gagnons la plage de Palm Beach !

Là, nous nous baignons et attrapons un coup de soleil comme jamais nous n'en avons pris ! Un vrai carnage ! Le soleil hostile de la NZ n'est pas une légende, ce putain de trou dans la couche d'ozone est une réalité et les méridionaux que nous sommes ressemblent à ces parigots rougis et cloqués dont nous nous moquons chaque été !!!
Le soir nous mangeons dans un petit resto dont la serveuse est Colombienne. Là nous buvons un vin rouge australien à 14°5 ! Un goût épicé et une charpente à tenir un château ! Du shiraz, pour ceux qui connaissent. Bon d'accord, ils n'ont pas les mêmes restrictions que nous au niveau de la conception des vins. Mais n'empêche qu'on s'est régalé !
En rentrant, un peu claqué par le coup de soleil, je me couche avec un bon bouquin, l'Ecolo tente le bar-boîte d'à côté et reviens 30 minutes plus tard : pas en forme non plus le frérot !

Hier, nous sommes allés louer une voiture, histoire de parcourir un peu le nord d'Auckland. L'Ecolo, assez bien remis en profite pour récupérer l'adresse mail de la très charmante anglaise, Claire, (oui, pour une fois qu'une anglaise est jolie, on va pas se priver de le dire !) qui s'est occupée de nous expliquer en long, en large et en travers les termes du contrat de location. Et elle a eu bien du mérite !





Nous partons pour Whangarei, ville d'environ 47 000 habitants à 170 kilomètres au nord d'Auckland. Nous trouvons le Backpacker indiqué sur mon Petit Futé situé à 100 mètres des célèbres Whangarei Waterfalls.
Un des résidents, un américain en vacances avec sa femme et ses enfants, d'origine indienne, fait la popote avec nous dans la cuisine commune. Il nous indique qu'il y a une compétition de surf le lendemain à la Sandy Bay, à environ 40 km d'ici, juste après la Whales Bay. Va pour la compète de surf demain !

Ce jour là, 3 février, nous partons donc à l'aventure dans la NZ agricole. Petites collines boisées, végétation luxuriante, terrains accidentés et le Pacifique qui se devine derrière les forêts.


Enfin nous trouvons les deux baies et nous restons manger un morceau sur le plage parmi les spectateurs de la compétition. Les vagues sont paresseuses et les pauvres compétiteurs ont bien du mal à soulever l'enthousiasme de la petite foule. L'ambiance est bon enfant, beaucoup de petite familles et de groupes d'ados, deux tentes ouvertes en haut de la plage proposent de quoi manger et boire. L'homme qui nous sert, très bronzé, la soixantaine, des cheveux blanc de neige, reconnaît immédiatement notre accent et nous parle en français ! Il est marié à une française et a vécu en France pendant quelque temps alors qu'il faisait partie d'une troupe de théâtre et a joué à Grenoble et Toulouse !
Nous repartons en milieu d'après-midi vers une petite ville du nom de Whananaki, au bord du Pacifique près d'un étrange estuaire, par une infernale route de terre et de gravier qui nous recouvre la voiture d'une fine poussière rouge qui s'insinue partout !

Arrivé à notre Backpacker, il faut bien s'occuper de tâches ménagères triviales, mais nécessaires, comme la lessive ! Ensuite nous sortons faire le plein (48 litres d'essence pour 65 NZ$ soit environ 35 € !!! Hallucinant !) et manger un morceau dans le meilleur resto que nous ayons fait durant ces vacances ! On s'en est mis plein la panse et c'était excellent. La serveuse n'en revenait pas de voir deux p'tits français bâtis comme des arbalètes se goinfrer comme des rugbymen !!!

En rentrant dormir nous faisons la connaissance d'une petite famille de Néo-Zélandais, en week-end dans le backpacker. On se raconte nos vie, nos jobs... On apprend que le niveau de vie n'est pas très élevé en NZ. Il y a du boulot pour tous mais les salaires ne sont pas très élevés. D'où la difficulté pour les Kiwis de voyager à travers le monde. Jimmy, le père, nous donne ses coordonnées au cas où nous aurions besoin d'un toit pour dormir avant de repartir en Europe ! Bon sang, l'accueil des Kiwis est vraiment de première bourre !!! En échange nous apprenons à Sandy, sa femme, comment les français disent bonjour et au-revoir aux femmes : nous lui faisons la bise ! On perd pas le nord nous, même dans l'Hémisphère Sud !

4 février 2007

Nous partons en direction de Dargaville 4500 habitants, plein ouest vers la Mer de Tasmanie. A cet endroit de l'île Nord, environ 100 kilomètres suffisent pour aller d'une côte à l'autre. La aussi les paysages sont verts, vallonnés et le moindre terrain plat est utilisé par l'agriculture.
Arrivés a Dargaville nous mangeons dans un petit bistrot. La serveuse est gênée de nous proposer la carte du petit déjeuner, il est 11h25. A 11h30 ils changent de carte, mais le petit-dèj là-bas, c'est saucisses de venaisons, oeufs pochés et bacon grillés avec des toasts !!! On s'en contente avec plaisir et l'Ecolo cherchera par la suite à prendre un petit-dèj au bacon grillé à la moindre occasion !!!


Nous nous dirigeons ensuite vers la Baylys Beach. Nous y arrivons par une petit route qui descend et serpente entre des collines de sable compacté, avec un filet d'eau au milieu et soudain nous arrivons directement sur la plage avec la voiture ! D'autres y sont déjà garées !
Elle est immense cette plage, les vagues se précipitent sur cette langue de sable coincée entre la mer et les grandes collines de sable. Nous ne voyons pas les extrémités de la plage, trop éloignées et estompées par les embruns.
Les 4x4 et les quads s'en donnent à coeur joie et un couple débarque même avec des chevaux !
Le soleil tape dur mais nous avons retenu la leçon : crémage immédiat dés que nous mettons le nez dehors !!!

Nous rentrons le soir à Auckland où un énorme bouchon nous attend. Un accident s'est produit sur la motorway : deux 4x4 se sont percutés et l'un d'eux a explosé le mur de béton séparant les voies !

Le lendemain nous avons un avion pour Christchurch à prendre. Nous savons que le meilleur est à venir et il nous reste encore trois semaines !!!