09 octobre 2006
Lentement, pas sûr et je ne sais où...
Non, je suis de mauvaise foi, j'aurai pu, mais ma cheville proteste depuis ce matin. La balade d'hier l'a bien secoué.
La fenêtre, elle est toujours ouverte, avec le drap qui flotte au vent et le soleil qui réchauffe la grande plaine... Pas d'énervement aujourd'hui, dés que je sentais monter l'adrénaline, hop! la petite fenêtre du paradis.
Bah c'est pas l'extase ni la super pêche d'enfer. Juste une acceptation tranquille de ma vie. J'ai toujours été tardif dans mon évolution et mon mûrissement... Ca m'empêche pas de me gaufrer à chaque tournant ! L'inertie bovine du taureau 3ème décan ?
J'ai du marcher à au moins onze mois passés, mis plusieurs années à manger seul correctement et en des temps raisonnables (mon père devenait fou, 4 heures pour engloutir un steack haché... 'tain merde si j'avais connu le Guiness des records j'aurais postulé !), ai fini par atteindre une taille acceptable pour un garçon à environ seize ans, j'ai failli passer mon bac avant de coucher avec une fille... Faut dire que j'avais de la marge quand même, j'ai eu mon bac à 21 ans sonnés, mais pour la fille, il s'en est fallu d'un cheveux quand même...
J'ai eu mon permis voiture à 19 ans et demi, moto à 28... J'ai fait l'armée à l'âge où certain font leur deuxième gosse, j'ai rencontré l'ex-femme de ma vie à 27 ans...
Un lent, je suis un lent. Il est donc possible que je sois heureux avec une femme à l'âge où d'autres divorcent quand leurs gamins sont au lycée ou à l'université...
Je parle même pas d'avoir une maison à moi, ça c'est totalement utopique comme rêve.
J'ai vu une baraque à vendre aujourd'hui dans mon bled avec même pas 800 m² de terrain et 55 m² habitables. Pas un palais, hein ? Ben ça se vend à près de 370 000 euros !!! Oui ami lecteur, tu as bien lu ! En francs, pour ceux que ça interpellerait plus, ça fait plus de 2 400 000 !!! 55 m², quand t'as mis ton canapé dans le salon, le frigo et la cuisinière dans la cuisine, ton lit dans le paddock et la machine à laver dans la salle de bain, la baraque affiche complet !
Alors avec mon PEL qui atteint la somme faramineuse de 6000 euros, si je vais voir le banquier, il va même pas prendre le temps de me rire au nez... Je vous parle même pas de ce que je peux mettre dans un loyer, malgré mon salaire honnête... Avec leur règle des 33%, un couple de chômeur avec trois enfants peut investir le double !
Enfin, c'est ma faute aussi, quelle idée de me faire tromper par mon ex-future-femme et de virer l'autre avant d'apprendre qu'elle me faisait un polichinelle-surprise dans son tiroir ? En m'arrangeant pour en garder une des deux (surtout celle avec des rejetons, vive les allocs !) j'aurai pu me mettre le souci supplémentaire d'acheter un tas de pierre et de payer ainsi des impôts fonciers en plus des locaux !
Je sais pas où je vais, mais j'y vais tranquillou et si possible en visitant le bas-côté aussi souvent que c'est faisable, voire même à travers champ !
Finalement, je m'en tire bien je trouve ! Pas toi ami lecteur ?
08 octobre 2006
Marche et rêve
J'avais envie de nature, de fatigue et de soleil. J'ai mangé tôt et 15 minutes avant la messe du 13h j'étais sur la route. J'ai traversé mon bled, marché le long de la route qui gravit la colline qui surplombe le "nouveau" collège et une heure après mon départ j'ai rejoint les sous-bois.
Et j'ai marché, marché sous le doux soleil d'automne et dans la brise qui venait du sud. Mes muscles longtemps au repos, enfin revivaient sous l'effort. Ma cheville mal remise se faisait plus présente à chaque hectomètre, jusqu' à finir par me faire vraiment souffrir. Mon esprit cloîtré dans le passé douloureux et les souvenirs acides s'ouvrait à d'autres passés plus primaires et plus doux. Le parfums des dernières fleurs, l'odeur des sous-bois réchauffés au soleil, les tracteurs griffant la terre avant l'hiver, les champs et les vignes murmurant à l'air agité... Mon enfance à la campagne sarthoise était là ! Moins chaude, plus humide, plus calme, moins bruyante... Mais j'y étais.
Je rêvais éveillé, un rêve étrange. Un rêve d'espoir, d'un autre monde, d'une autre vie. Je ne sais si c'est le passé, l'avenir, si même c'est bien moi assis sur cette terrasse face à cette plaine immense. Mais le rêve est là, encore. Je peux y retourner quand je veux, comme une fenêtre en moi ouverte sur cet autre Terre. Il y a ce linge étendu au loin, un grand drap blanc, des chemises et un gilet. Et aussi, et aussi... des vêtements plus petits... Et il y a le regard, il me fixe et je le connais. Il s'approche de moi et pourtant c'est comme s'il reculait... Le linge flotte au vent et blanchit au soleil. Le regard avance toujours et je vois le nez et les longs cheveux dorés. Je connais ce regard et il me sourit. Je ne peux pas bouger le bras gauche et ma main droite est tannée, vieillie. A côté du grand drap blanc il y a ce tout petit gilet...
Le regard me sourit toujours et je vois enfin ses lèvres, je la connais. Elle est belle, mais elle est bien plus que ça. Ses cheveux au vent, ce tout petit nez retroussé à la Sigourney Weaver, ses yeux qui me sourient. Oui je la connais, mais je ne peux bouger mon bras et elle ne doit pas parler. Cette plaine, vide, balayée par le vent, c'est un autre monde. Et devant, le linge qui danse avec ce tout petit gilet. Elle avance vers moi et me sourit, blanche, Blanche c'est peut-être son nom, les épaules nues juste zébrées par les bretelles de sa robe fauve aux motifs bariolés.
Je ne dois pas bouger mon bras et elle ne doit pas parler, mon index doit barre mes lèvres étirées. Je sourit à Blanche et elle regarde mon bras. Le petit gilet, il est à la petite fille blonde qui dort sur moi. Je ne suis pas son père mais Blanche est sa mère. Les champs ondulent sous la brise et la robe est tendue par le ventre de Blanche. Elle sera bientôt maman pour la seconde fois et moi père pour la première. Je connais ce regard, sa main se pose sur mon épaule et elle s'asseoit sur le banc contre moi.
Le linge danse toujours au soleil, la petite fille, éveillée, me regarde et je connais ce regard aussi. Le regard de Blanche, le regard de l'Amour. Enfin, je le connais...
C'est certainement un autre temps, un autre monde, un autre moi, un autre que moi peut-être. Mais ce rêve est mien et j'irai chaque fois que j'en aurai besoin ou envie. Je n'y puiserai pas l'espoir, mais le bien-être. Le même bien-être qui m'envahit quand, exténué par ma longue marche au soleil, je m'endors sur le canapé, face au soleil et au vent qui agite les hauts cyprès. La paix, enfin.
07 octobre 2006
Caverne de nuit
Non ne t'inquiète pas pour moi ami lecteur, je n'ai rien. En revanche, le Sexo a fait une mauvaise rencontre en boîte. Et après on se demande pourquoi je veux pas mettre les pieds dans ces lieux enfumés, hurlants et peuplés d'abruti(e)s aviné(e)s...
Accompagné de sa femme, ils sont allés s'amuser ("s'amuser" et "en boîte" sont deux expressions mal appariées à mon goût, enfin, ça n'est pas le propos...) dans une obscure boîte d'Aix.
Un type bourré le bouscule, s'énerve tout seul, lui demande s'il veut sortir pour s'expliquer et, pour une fois, le Sexo reste zen et décline l'invitation (d'habitude il attend pas de sortir pour calmer un décérébré...). L'autre, apparemment pas satisfait, commence à le frapper et le Sexo le chope au colbac et lui broie la trachée (enfin disons qu'il l'étouffe, un toubib, ça sait où attraper et frapper pour endormir un gonze).
Le néandertal commence à suffoquer, mais le Sexo ne savait pas qu'ils étaient deux de la même tribu... Tout est allé très vite et deux rencontres entre des Doc Martens et son visage ont propulsé le Sexo à l'hosto. Bilan : contusions, lèvre supérieure ouverte, fracture de la mâchoire... Pour un type qui doit vous parler pour vous aider à donner et recevoir du plaisir, c'est pas le pied !
Il arrive un peu à parler, mais quand je suis parti,il était en train de partir dans les alleluia, drogué à coup de pilules pour l'opération à 18h. La suite, je sais pas comment ça va se passer.
Je n'aimais déjà pas les boîtes de nuit, je ne sais pas danser, je n'ai aucun talent pour ça (pour pas grand chose d'autre d'ailleurs) et je n'aime pas ça. Impossible de parler, les boissons valent autant que des heures avec une fille de joie, les lumières te brûlent la rétine quand il y en a... Les boîtes, c'est un enfer pour moi. Mais maintenant, je suis vraiment pas prêt d'y mettre les pieds !
J'espère que le Sexo va se remettre rapidement et que ça ne laissera pas trop de séquelles, tant physiques que mentales. Je le connais le pépère, le prochain qui le cherche risque de brouter le sol avant de comprendre quoi que ce soit, au lieu de s'endormir lentement par manque d'air...
06 octobre 2006
Le sommeil c'est la santé
Hier j'ai acheté mon nouveau matelas (et puis aussi des fringues; pas raisonnable je suis à sec, mais il le fallait !), tout bien ferme avec du latex pour bien dormir sans me lever le matin en croyant avoir déjà 80 ans !
J'ai démonté le lit, remballé l'espèce de mousse avec du tissu autour qui me servait de matelas et je t'ai viré ça au garage fissa !
Que d'espace dans cette chambre maintenant !!! Bon ok, après y'aura un bureau avec R2D2 mais ça veut dire qu'après le salon sera immense et que je pourrait y mettre un vrai canapé et un bar (yeaaaaah ! Après celui-ci virtuel, j'aurai un vrai bar miniature...)
Tout ça va prendre du temps bien sûr, puisque le temps c'est de l'argent et que pour acheter tout ce qui manque...
Bon c'est vrai que si j'allais pas faire le guignol en NZ en février avec l'Ecolo, j'aurai un tas de blé pour m'occuper de ça. Mais j'ai besoin de mûrir encore mes choix stylistiques. J'aimerai tout meubler en colonial mais il faut que je flashe sur quelque chose. Du coup j'ai le temps !
Bien évidemment ce chamboulement domestique a aussi été une bonne excuse pour ne pas aller transpirer chez les culturistes. J'ai quand même mis deux heures à tout réorganiser et du coup à 19h00 plus question d'y aller et puis monter et descendre deux étages avec un matelas deux places, puis des montants de lit en bois puis des lattes...
J'ai fait du sport, j'ai transpiré !
Voilà, j'ai maintenant un vrai appart' d'ermite ne laissant aucune place à une squatteuse éventuelle, même éphémère. P'têt même que je vais virer les 3 chaises en trop !
Non je rigole, le Sexo serait obligé de boire debout...
Ok, j'arrête de faire le vilain célibataire endurci. Si j'ai supprimé une place c'est que j'avais besoin d'en récupérer. Et si un jour Blanche-Neige débarque ici, ben elle viendra avec le sien, de matelas !
04 octobre 2006
Le progrès des uns s'arrête où commence celui des autres...
Tout ça pour permettre aux "dégroupés" d'avoir une bande-passante bien large qui empiète évidemment sur celle des "non-dégroupés". Et je te le donne Emile, ami lecteur, je fait partie des...? Non je le dirai pas !
Bref, j'ai bien cru que j'arriverai pas à me connecter pour raconter... euh... ben rien. Rien ne change dans la vie de l'Archie. Toujours aussi passionnante, moins angoissante toutefois maintenant que j'ai mis le doigt sur la cause principale.
Demain je vais acheter un nouveau matelas en latex, tout confortable pour mon pauvre vieux dos de trentenaire. Matelas en 90, bien sûr. Pourquoi payer une place vide, hein ? Quand tu vas au ciné tout seul tu prends pas deux places, ami lecteur ? Ben moi non plus !
Mon lit en 140 ? Ben je le démonte et zou! au garage. Comme ça je fais de la place dans la chambre et dans un avenir proche R2D2 dormira avec moi et mes deux peluches !
Du coup, encore plus de place dans le salon qui sera un jour meublé d'un grand canapé hyper tendance style... je sais pas bien encore.
Voilà les grands projets de ma vie en ce moment. C'est pathétique je le sais, mais je fais avec mes moyens.
J'ai aussi le projet de reprendre la salle de sport, mais je procrastine à donf (je reporte sans cesse, pour ceux qui pigeraient pas...). Et puis j'avoue que j'ai pas trop envie de me refaire mal. Les profs de sports me voient tellement chétif qu'ils me font bosser comme un polonais et forcément, ça finit par craquer...
Bon sur ce, ami lecteur, le Sexo va ramener sa fraise dans 10 minutes pour boire son whisky hebdomadaire avec son frérot, alors je te laisse.
Bonne nuit.
02 octobre 2006
Après la tempête, la fête !

La tempête est passée, ne reste plus dans mon coeur et ma tête que des débris échoués de raisons et de causes plus ou moins claires.
Je sais que j'avance, mais l'esprit proteste. Trop d'inconnues, trop de risques, aucune confiance... La même rengaine.
J'en ai parlé avec Didi et Nénette (maman drômoise de trois charmantes têtes blondes) et si elles me tiennent des propos rassurants, je ne suis pas convaincu.
Bref, dimanche c'était jour de match et avec le Sexo on a bien cru ne jamais pouvoir y arriver !
Ma pauvre charette, française mais je ne citerai pas de marque par égard pour notre industrie automobile nationale, avait ses deux ventilateurs HS et arrivés dans les bouchons de Marseille, elle se sentait vraiment pas bien du tout. Voyants d'alarme allumés, thermomètre indiquant 120°C, puis 130°C, les brefs arrêts du moteur pendant les feux rouges rien n'y faisait. Elle bouillait et réclamait de l'air à corp et à cris (enfin à caisse et à rugissements de moteur) !
Nous parvînmes tout de même au parking de la gare St-Charles et sitôt garés, une épaisse fumée blanche de vapeur et des litres de liquide de refroidissement séchappaient du radiateur ! Nous étions arrivés, mais nous n'étions pas sûrs de repartir...
Trajet en métro jusqu'au rond-point du Prado, foule de la foire de Marseille et des supporters de l'OM, fouille à l'entrée du Vélodrome, pause pipi, achat du hot-dog et du coca et nous voilà dans l'antre de l'ogre marseillais, coup d'envoi dans une heure...
Premières photos des tribunes, puis des joueurs qui s'échauffent, Pagis, M'Bami, Nasri...
L'absent du jour c'est Ribéry, suspendu pour un troisième carton en moins de 10 matchs. S'il fermait son clapet quand l'arbitre siffle, ça n'arriverait pas. Mais c'est un bon test pour l'OM, voir s'ils peuvent "sortir" un match sans lui.
Coup d'envoi et le spectacle, comme d'habitude est dans les tribunes plus que sur le terrain. Les supporters Toulousains ont un humour particulier sur leurs banderoles : l'un affiche une merde enroulée sur elle même, l'autre proclame que le foot c'est nul ! Les supporters ont leurs raisons que la raison ne connait pas...
Presque la mi-temps quand soudain Bamogo déboule dans la défense toulousaine prise de vitesse par la magnifique passe en profondeur de Pagis. Tir croisé, BUT ! Déchaînement des tribunes, un incroyable cri de près de 50000 personnes debout et trépignant en levant les bras. C'est chaque fois pareil, pris dans la tourmente je hurle comme un damné, accompagné du Sexo. Pas moyen d'y échapper. Je prends l'appareil photo pour immortaliser le tableau d'affichage, pas le temps... Taiwo d'une frappe de mule à 20 mètres des cages toulousaines fait exploser les filets ! Nouveau déchaînement, plus fort que le premier ! L'OM vient d'étendre Toulouse qui ne se relèvera pas. Pire, à peine revenus des vestiaires en début de deuxième mi-temps, Cana achève d'enterrer les vélleités toulousaines de revenir au score. 3-0 au Vélodrome, la tête dans le sac, impossible de revenir. Le Sexo, pour son premier match au Vélodrome n'est pas déçu : une large victoire, des buts, une ambiance des grands matchs...
En parlant de revenir, après le match et le retour en métro, nous voilà près de l'infortunée 4 roues sochalienne (j'ai pas dit la marque, hein...) la roue avant droite baignant dans le glycol... J'ouvre le coffre au cas où il me resterait un fond de liquide de refroidissement... Miracle ! Il m'en reste à peu près 1 litre que je verse illico dans le radiateur.
On parvient à partir et quitter Marseille sans encombre, me voilà presque soulagé. A tel point que je propose au Sexo d'aller fêter ça à Aix.
Le week-end se termine beaucoup mieux qu'il n'a commencé, grâce au Sexo, Didi, Nénette et les Marseillais. J'espère qu'il en ira de même pour l'année 2006...
29 septembre 2006
Glenmorangie ou Lexomil ?
Elle est revenue. L'Angoisse. Pas comme la dernière fois, où, sûre d'elle et de son triomphe elle m'était tombée dessus avec force et s'était vue balayée par ma volonté.
Mais depuis quelques jours, le moral est petit à petit retombé et sans raison apparente je me retrouve déprimé et angoissé.
Pour ne rien arranger, Didi me propose de sortir demain soir au bowling et au resto avec quelques jeunes collègue du taf. A priori une bonne soirée en perspective. Sauf que tu me connais ami lecteur, je suis un loup solitaire, un ours casanier, un ermite effrayé par la foule et le monde extérieur. Je me sens fragile, nul, décalé. L'idée de sortir décuple mon angoisse.
J'ai encore une nuit et une journée devant moi pour essayer de remettre tout ça d'aplomb.
Je ne me fais aucune illusion, le Glenmorangie de 10 ans d'âge va morfler. Je sais que ce n'est pas une bonne solution, mais contre l'angoisse je préfère ça au Lexomil !
Ma volonté de vivre et de devenir un type bien, n'est pas assez puissante pour me sortir de là avant demain soir. Il me faut un traitement de choc et un bon whisky, c'en est un !
Pourquoi ne puis-je pas être un vrai ermite, satisfait de sa solitude, dépourvu d'angoisse ? Pourquoi faut-il qu'au fond de moi je ressente ce tout petit besoin de rencontrer enfin Blanche-Neige ?
Je crie à tue-tête que je ne veux pas revivre d'histoire d'amour, parce que mon coeur se cristallise de terreur à cette idée. Et pourtant, et pourtant... c'est lui qui me réclame en sourdine de battre à nouveau pour la perle rare.
C'est ça le paradoxe du coeur ?
28 septembre 2006
Aux aaaarmeuh !

Je suis pas un footeux. J'ai toujours détesté le sale esprit qui régnait autour des petits matchs de mon bled. Reflet certainement de ce qui se passe dans le foot médiatisé...
Mais en vieillissant, je m'y suis peu à peu intéressé et aujourd'hui je suis un supporter de l'OM. Hé oui, en habitant à une soixantaine de kilomètres de Marseille, quelle autre équipe pouvais-je bien encourager ?
Heureux salarié d'une Groussebouate avec un jouli CE, ce dernier prend chaque année 10 abonnements pour les matchs de championnat de l'OM. Et pour dimanche, j'ai pris deux places pour aller voir OM - Toulouse avec le Sexo ! Son premier match dans l'enfer du Vélodrome, avec ses chants qui te dresse les poils sur les bras ! Même quand t'es pas fan de foot, le spectacle est là, dans les tribunes, avec ces supporters des virages qui se répondent dans leurs cris et leurs chansons. Vraiment un truc à voir.
Enfin, ça m'a fait plaisir de l'entendre au téléphone, mon Sexo de frère, quand je lui ai demandé si ça lui disait de venir avec moi, me dire qu'il n'y avait pas de problème, bien sûr qu'il venait ! On aurait dit un gosse !
Tu veux faire plaisir à ton homme, amie lectrice ? S'il aime regarder le foot à la télé, emmène-le au stade un jour...
Bon, ensuite il risque de le payer très cher de sa personne en devant aller au vernissage de ta meilleure amie, passer le samedi à donner des coups d'épaule pour fendre la foule des magasins et se taper la blanquette de veau de ta mère les trois dimanches qui suivent...
Mais il repensera à ce moment de pur bonheur masculin qui se résume à beugler comme un yack en rut quand son équipe favorite a marqué un but ou insulter copieusement, sans aucun risque, soutenu par des milliers de collègues, un malheureux adversaire coupable d'un tacle à la carotide sur son joueur préféré !
Enfin voilà, ami lecteur, si tu as Sport+ chez toi, regarde dimanche à 18h derrière le banc marseillais 5 ou 6 rangs au-dessus, y'aura deux beaux bruns, un moyen et un très grand, un à lunettes et un sans... Ca sera nous !
27 septembre 2006
Au coin du zinc...
Moi tu vois, je compte aller voir ma vieille maman au fin fond de sa Drôme ce week-end, mais ça me saoûle cette route. 150 bornes à faire et très certainement en voiture, vu que le temps n'est pas trop au réchauffement, quoiqu'en disent les scientifiques, ça me tente pas. Je trouve qu'il fait vachement plus frais qu'il y a deux mois... Tu trouves pas toi ? Si hein ? Hé ouais, tout fout le camp...
Tu vois c'est comme au boulot : tu préviens les chefs que ce qu'ils te demandent de faire c'est pas bô pas bien, mais ils insistent et puis 6 semaines après, quand ça crame, ils viennent te demander des comptes. Et quand tu leur rappelles que tu voulais pas faire ça, que tu leur montres que t'es plus malin qu'eux, ils te trouvent arrogant, plutôt qu'avisé et au fait de ton job...
Enlala, heureusement qu'y en a au moins une qu'est heureuse... Ben oui, la Didi s'entend très bien avec son chéri, qui a l'air d'être un mec bien pour une fois. Comme quoi tout arrive, mon ami... A les voir tout heureux comme ça, ils me donneraient presqu'envie de recommencer ! Mais bon, tu me connais ami lecteur, ça se bouscule pas pour me draguer ! Alors je suis tranquille pour un bout de temps, hé hé hé... Au fait, si tu as une idée cadeau pour une jeune femme, 26 ans, sportive, belle comme le jour, n'hésite pas, fais-moi part de tes suggestions... Je compte sur toi !
Oh tiens, j'ai encore craqué... Oui je sais je devais faire des économies, mais voyant mon stock de bouquins diminuer et vu que j'ai loupé l'Arme Fatale à la télé l'autre soir, je me suis commandé une saga fantasy sur France Loisirs et l'intégrale de Lethal Weapon sur Amazon. Zou ! Près de 90 euros ! Ouais je sais, je devais m'acheter des fringues aussi, mais tant pis... Les fringues ne vont rien arranger à mon célibat et au moins je me ferai pas chier avec tous ces livres et ces films à voir !
Et puis je me suis aussi pris un autre film, mais je peux pas t'en parler, ami lecteur. Je veux pas que le Sexo le sache, vu que je lui ai pris le même pour son anniversaire à ce vieux croûton ! Ah ah ! 32 ans et plein de cheveux blancs !!!
Allez, je vais tâcher de finir les permis de GranTurismo 2 en or, pour gagner des caisses inédites. Ah oui j'ai une vie passionnante en ce moment... Je t'ai dit, ça se bouscule pas depuis quelques mois.
22 septembre 2006
Kenny

Je n'ai pas encore parlé musique dans ce blog et je vais commencer aujourd'hui, pote lecteur.
J'aime le rock, le blues. Parfois du jazz, la pop anglaise, quelques refrains français.
Mais mon truc c'est vraiment le rock et le blues. Tellement, que j'aurai aimé être un peu talentueux et arriver à sortir des morceaux corrects de ma pauvre guitare...
Mais je suis un fainéant rapidement fatigué par les exercices répétitifs. Et la guitare, pour être potable, c'est des heures de gammes...
Un de mes meilleurs potes est un fameux guitariste et me fait découvrir une palanquée de musique, de groupes, de chanteurs... Et il y a quelques semaines il m'a gravé un CD de Kenny Wayne Shepherd.
A l'écouter, on dirait un mec d'une quarantaine d'années, avec une voix rauque, affirmée, assez black. Il chante du blues et cette voix est d'enfer pour ce genre.
Mais ce type est un jeune blondinet à qui tu donnerais 20 ans !
Et il joue de la guitare suffisamment bien pour avoir fait partie du G3 avec Satriani et Vai (pour ceux qui connaissent). Pour les autres, disons que c'est comme si un jeune ténor s'était vu invité par Pavarotti à partager une scène avec lui...
Bref, ok, c'est un américain, mais de toute façon, il n'y a qu'eux pour faire du blues comme ça. Alors on s'en cogne et on écoute !
Ma chanson préférée : Live on, de l'album éponyme.
Si vous entendez quelqu'un en écouter, faites une pause et savourez.
Live On (Kenny Wayne Shepherd)
Hello my friend
Can't sleep again
Got too much on my mind
It's
You're calling me
Just to make everything alright
Can't see the light
Heat of the night
Tired of feeling so wrong
Well, I've been there
And it's not fair
But you just gotta live...live on
Yeah, you gotta live on
Another day
Well, your luck is bound to change
It might be cold out
But you just hold out
The sun is gonna shine your way
I know it's true
I'm living proof
This road is hard and long
If I could find a way
I'd take your place
But, you just gotta live on
Oh, live on
You gotta live on
Oh, another day
Yeah, your luck is bound to change
It might be cold out
But you just hold out
The sun is gonna shine your way
I know it's true
I'm living proof
This road is hard and long
If I could find a way
I'd take your place
But, you just gotta live on
Oh, live on...yeah, you gotta live on
Oh...live on
21 septembre 2006
Allôôôô ? C'est la mairie !

J'avais oublié mon portable ce matin. Heureusement.
Sinon je crois que la pauvre cruche de la mairie qui m'a appelé s'en serait pris plein les feuilles.
Tu n'es pas sans savoir, lecteur assidu, que je pars en NZ en février et que pour ça, il faut un document qui te permet d'accéder et traverser les aéroports et autres endroits d'affluence touristique. Un passeport.
Pour ça il te faut donner un tas de papiers pour prouver au tamponneur de la préfecture que c'est bien toi qui est né là à telle date et que tu habites bien là où tu dis crêcher et que c'est bien ta tête qui porte ton nom.
Et pour ça, c'est un(e) employé(e) de mairie qui envoie tout ce fatras à la préfecture. Sauf que la courge (hé oui, une femme, je l'invente pas...) qui a pris tout mes papiers n'a pas jugé bon de me demander une pièce d'identité à fournir avec le fatras-dossier. Et que c'est hyper important-indispensable-nécessaire. A croire qu'elle doit faire des passeports depuis avant-hier... Heureusement qu'on n'est pas aux US, je serai déjà en tôle pour suspicion de terrorisme et que ladite fonctionnaire malhabile arpenterait le couloir de la mort pour atteinte à la sécurité de l'état et complicité de tentative de terrorisme.
Et tu sais quoi, ami lecteur ? Ben je suis même pas étonné. Je sais pas comment je vais faire pour leur donner ce qu'ils veulent parce que y aller en dehors des horaires de bureau, c'est comme chercher des jonquilles en décembre. Voué à l'echec.
Et en plus faut que je la rappelle. Parce que je sais même pas s'il faut leur donner ma carte d'identité, ou une photocopie, ou s'il faut que je me présente obligatoirement... Le bordel couvré, la foire à neuneu, le souk...
Et dire qu'elle rigolait l'autre décérébrée quand je lui ai dit que je m'y prenais à l'avance parce qu'en général, les papiers, c'est comme s'ils venaient à pieds depuis Paris ! Si j'avais su, je lui aurait collé une tarte de suite. J'aime pas qu'on se paie ma fiole, surtout quand j'ai raison !
20 septembre 2006
Les frères se suivent...
On va en Nouvelle-Zélande en février tous les deux grâce à notre liberté de mouvement, tu es au courant, ami lecteur.
Et on a parlé de sa rupture avec son ex. Et malheureusement pour lui, il a vécu un peu la même chose que moi. Un peu beaucoup même. A croire que les tares familiales sont toujours une réalité de nos jours. Et nous, notre tare, c'est qu'on se fait bananer par nos femmes. Enfin, il est beaucoup plus malin que moi, donc il s'en remettra vite et en fera baver à l'ex, sois-en sûr reader friend... (je me mets un peu à l'anglais, parce que l'Ecolo c'est pas trop sa tasse de thé. Et si je veux pouvoir passer un séjour agréable en NZ, autant ne pas insulter un autochtone qui, je te le rappelle, appartient à la nation qui met régulièrement une branlée aux autres à un jeu vachement viril qui se joue à 7,9 ou 15 avec un ballon ovale...)
Bref, tout ceci me conforte dans l'idée que la femme n'est vraiment pas la meilleure amie de l'homme (puisque c'est le chien...) ni sa plus belle conquête (puisque c'est le cheval...)
En revanche, il se pourrait que ce soit sa première plaie, comme l'Egypte en avait 7, mais je ne sais pas à combien se monte le quota de l'homme.
Attends ami lecteur, on peut faire un premier bilan :
- la femme,
- la drogue,
- l'argent,
- les enfants... non, c'est une conséquence de la première plaie.
Bon j'ai l'air méchant comme ça et d'être un sale machiste, dégueu et revanchard. Mais franchement, plus je connais les femmes, et plus elles me déçoivent. Aucune qui soit réglo avec son mec. Certainement que les mecs ne le sont pas, mais malheureusement, il y a encore des crétins comme moi qui le sont. Et c'est presque honteusement que j'avoue n'avoir jamais trompé une de mes copines, ni même en avoir éprouvé l'envie en croisant une autre femme (trop heureux d'en avoir emballé une certainement, mais là n'est pas la question.)
Certainement que mon frère l'Ecolo, élevé par la même brave femme que moi, a suivi le même chemin. Et s'est retrouvé empêtré dans le même bourbier.
Je vais juste lui dire de ne surtout pas croire la prochaine si elle lui dit qu'elle prend la pilule et qu'il peut jeter sa boîte de capotes. Si je peux lui éviter de se faire faire un enfant dans le dos, se décider à le garder et de se voir finalement annoncer que ledit enfant est passé dans une broyeuse dans une obscure clinique de l'est de la France...
Ca sera toujours ça de gagné...
14 septembre 2006
C'est pas sérieux...
Enfin rien, n'exagérons pas, j'arrive à avaler un petit déj, une salade de tomate et un yaourt le midi, ou un pamplemousse et un bout de fromage... Quoiqu'aujourd'hui juste un yaourt avec deux cuillers de miel... Je sens mon estomac qui proteste mais j'ai pas envie de bouffer. Me donne des nausées. Comme y'a deux ans. C'est pas sérieux...
Y'en a que la déprime et l'ennui font bouffer, moi ça me coupe l'appétit. Alors évidemment c'est pas avec un yaourt dans le ventre que je vais lever de la fonte, hein... Non ça serait pas sérieux.
Le temps est infect, de gros nuages gris roulent au-dessus de moi. La moto va commencer à hiberner. Si je pouvais en faire autant, je signerai. Quoique je commence à aimer l'hiver, ce froid, ces gros manteaux qui nous cachent, ces écharpes qui nous masquent.
Bientôt l'anniversaire de Didi et comme d'hab aucune idée originale. C'est tout moi ça. Je me dis que quand on aime des gens on devrait avoir plein d'idées pour leur faire plaisir. Mais j'y arrive pas. Alors forcément je me dis que je dois pas les aimer assez. Ou pas du tout. C'est pas sérieux.
Bon ça sent vraiment la déprime et l'automne ce post. J'espère qu'au moins les marseillais vont me sortir de ma torpeur ce soir...
Et je vais quand même tâcher de manger et de tout garder. Vomir en ayant même pas un gramme d'alcool dans le sang, quand même, c'est pas sérieux !
12 septembre 2006
Ben merde, j'suis pas associal...
Ca fait trois jours et demi que je traîne chez moi (bon un peu chez les amis qui sapent le moral, un peu dans nos chères administrations pour faire le passeport, mais sinon rien) et déjà j'ai presque hâte de retourner au taf ! Me sentir utile (enfin si c'est possible !), croiser des collègues, meubler la journée quoi !
Oui j'en reviens pas, voir des gens me manque. Pas le clampin moyen qui te fais chier sur la route ou la mamie qui te casse les noix aux caisses, pas le rustaud clope au bec qui t'enfume ni la pétasse mal braillée qui te regarde comme si elle était Sharon Stone herself, non non... rien de tout ça. J'aimerai voir mes collègues, ceux que je côtoie, à qui je parle de la pluie et du beau temps, des problèmes de la Groussebouate, des manips à préparer, des réunions, des prochains contrats... 'Tain finalement je suis pas un associal !
Je sais que j'ai qu'à me bouger, sauter sur ma moto et balader, appeler ma coiffeuse et retrouver une tête potable, prendre mon sac de sport et aller suer en levant de la fonte...
Mais j'ai pas envie.
Epargne-moi, ami lecteur, le refrain sur la petite amie qui rendrait tout ça plus gai et énergique.
Dans la vie il y a ce qu'on sait et ce qu'on ressent. Je sais bien que si j'étais un type normal sans un tas de craintes, de peurs et de doutes mais avec un minimum de charme et de séduction, je m'efforcerai de trouver une... essayons d'être pas trop méchant... compagne ! C'est bon ça, compagne, non ?
Mais ce que je ressens... Va voir les précedents posts. Je crois malheureusement que j'en ai assez écrit sur le sujet.
Bon tout à l'heure je vais aller voir le chat de Didi, partie en mission au pays de la pluie et de la bruine pour la semaine. Ensuite un petit coup d'aspirateur à la maison, le vin du Jura qui devrait enfin pointer son nez et puis Bordeaux qui débute sa Ligue des Champions ce soir.
11 septembre 2006
Quel est le bon côté ?
C'est malheureux mais les repas chez les amis ont souvent tendance à me miner le moral. Chez les parents du Sexo, dimanche, j'avais vraiment l'impression d'être le vilain petit canard. Celui qui en veut aux femmes, qui en a peur et qui veut rester seul. Mais il est pas normal ce petit !
Je commence à comprendre, à mon tout petit niveau, ce que ressentent les personnes affectées d'une différence considérée comme anormale par les gens "ordinaires".
On se sent diminué, incompris, rabaissé.
Tu me diras ami lecteur que moi j'ai choisi ma différence. Oui. Et non.
J'ai pas choisi d'avoir un caractère solitaire, taciturne. Je suis ainsi, je ne fais pas exprès d'être mal dans ma peau lorsque je ne suis pas seul, d'être angoissé lorsque je suis en couple.
Alors aujourd'hui il va me falloir affronter les gens dehors, l'administration et ses sbires obtus. Je n'ai pas envie d'aller à la salle de sport suer comme un boeuf devant des dizaines de musclors rigolards devant ma carrure d'anchois. J'ai payé 260 balles (euros hein. Les balles maintenant c'est des euros, ok ? ) mais entre les blessures et le manque d'envie...
Parfois je me dis que je me taperais bien une greluche, juste pour faire taire les gens, pour paraître "comme tout le monde". Une un peu moche, trop heureuse de se faire tringler par un mec qui l'aurait draguer pour la première fois de sa vie ! Mais je suis même pas sûre qu'elle voudrait de moi !
Je sais que j'avais pris la résolution de prendre la vie du bon côté, mais quand même tes amis s'acharnent à te traiter d'imbécile de ne pas tremper ta nouille dans la première venue et à te rabacher que ta vie ne rime à rien parce que tu est seul, quel est le bon côté à prendre ?
09 septembre 2006
Amour Vs Liberté, vainqueur par KO : Liberté !
Aujourd'hui, étant donné que ma guérison de l'âme progresse irrémédiablement, ce qui me sert d'organe à penser envisage la possibilité que je sois attiré par une jeune femme (oui parce que je suis un hétéro convaincu et qu'il n'envisage donc pas une conversion sexuelle...)
Ha ! Bien. Et alors que se passerait-il ?
...
Le fait est que je pense ne pas avoir de temps à consacrer à une femme. Ca prend du temps une femme (et donc de l'argent évidemment, mais ça c'est accessoire...)
Ca veut bouger tout le temps, voir des choses, sortir (aïe !), faire du shopping (aïe aïe !), danser (aïe aïe aïe !), bref...
Mais le plus dur c'est qu'une femme a besoin que son homme la fasse rêver. Et moi, là, je ne peux rien offrir. Rien. Du rêve j'en n'ai même pas pour moi. A part me payer une chouette voiture dans deux ans et partir en Nouvelle-Zélande avec l'Ecolo en février, je ne rêve de rien.
Garder ma petite vie tranquille, apprendre à faire du roller, continuer à faire de la moto, redevenir un sportif régulier, tout ça c'est ce que je me suis fixé comme objectifs. Alors je te vois venir, fidèle lecteur : les rêves viendront avec celle que tu rencontreras, tes envies changeront avec elle, etc.
Mais je ne me sens pas capable de changer à ce point, de me débarrasser de ma gangue de rêves médiocres mais accessibles, de ma petite vie poussiéreuse mais tellement rassurante, de mon insensibilité froide mais si protectrice.
Je ne sais même pas si je serai capable d'éprouver de la tendresse, de l'affection alors que ces deux choses me manquent tellement que cette faim s'est muée en douleur sourde.
Pourquoi se sent-on mal, voire anormal, à être seul ? L'éducation, l'environnement, tout ce qui nous entoure nous pousse à trouver "l'âme soeur" qui embellira soi-disant notre vie. Du coup les gens bien intentionnés s'évertuent à nous montrer telle ou telle créature qui n'a pas l'air mal et qui pourrait peut-être mettre un peu de joie dans notre vie. Comme si nous étions des gens tristes à cause de notre mode de vie.
C'est vrai, je n'ai pas choisi d'être abandonné, trahi, détruit... Mais j'ai fait front, avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Et j'ai fini par me bâtir une vie qui me convient, stable. Sans heurt, sans angoisse, sans inquiétude...
Oui sans amour affection ou tendresse, c'est vrai. Et j'avoue humblement que ce sont des choses que je trouvais agréables à vivre et à ressentir. Mais pour moi les désagréments qui vont de paire avec le fait d'être avec une femme sont plus forts que les petits bonheurs de ces sentiments.
Car je sais que je n'aurai aucune confiance mais d'innombrables doutes. J'éprouverai de la jalousie, sentiment que je ne connaissais pas et que j'abhorre. Le moindre retard, le plus petit oubli ou accrochage me propulsera dans les griffes de l'Angoisse, ma vieille ennemie récemment vaincue.
Je serai certainement invivable en plus d'avoir déjà de nombreux défauts lorsque je suis avec quelqu'un : je ne sais jamais quoi faire, je n'ai jamais d'idée romantique, sympa ou originale, je ne sais pas quand je dois être un amant fougueux, être tendre, laisser ma compagne tranquille dans son coin, être ferme et affirmé, être complaisant et compréhensif, je ne dis pas ce qu'il faut au bon moment, bref... je ne sais pas gérer une relation.
Mais avant d'en arriver là, il faut rencontrer une femme pour qui j'aurai de l'attirance. Et ensuite que j'arriverai à séduire (parce qu'il y a bien longtemps que je ne me suis pas fait abordé par une femme et que ça ne va pas aller en s'arrangeant !)
Et là, c'est un exercice pour lequel je n'ai absolument aucune prédisposition ni aucun talent. Ce n'est pas pour me rabaisser ou faire le Caliméro, c'est une constatation objective. La dernière fois que je me suis essayé sérieusement à cet exercice, il y a plus de 15 ans, j'ai pris un n-ième rateau et la bonne résolution de ne pas recommencer.
Je me mens, j'ai bien essayé avec la petite boulangère mais c'était vraiment sans conviction.
Je crois que la poussière continuera lontemps à s'accumuler sur ma petite vie. Et tous ceux qui s'esclaffent lorsque je leur avoue que je tiens à rester célibataire et qui me prennent pour un bouffon ou un débile n'y changeront rien. Tout est une affaire d'équilibre. Et pour le moment l'équipe "Amour, Affection et Tendresse" ne fait vraiment pas le poids face à "Jalousie, Angoisse et Liberté" et pour lontemps encore. Ca fait deux ans qu'elle prend une raclée et si les saisons se suivent elles se ressemblent trait pour trait.
Mais faudrait pas qu'une joueuse talentueuse entre en jeu. Elle pourrait peut-être changer la donne...
08 septembre 2006
Go to NZ !!!
Enfin en fait de billets, comme on a réservé par internet, on a imprimé une feuille A4 qui va nous servir de sésame pour prendre le gros navion !
La vache j'arrive pas à croire que je vais me trimballer de l'autre côté de la planète pendant un mois ! Avec le soleil au nord et un ciel étoilé inconnu (il paraît que la nuit ça fait bizarre de ne pas reconnaître la disposition des étoiles...), des températures estivales en février et un programme totalement improvisé. A tel point qu'on va arriver à Auckland le 31 janvier à 23h45 et qu'on devra commencer par trouver un endroit pour crêcher !
Ah ben l'aventure, c'est l'aventure, hein !
A prévoir, des sous en pagaille, acheter des tentes sur place, acheter des cartes mémoires grosse capacité pour prendre des joulifotos... Bon je vais quand même voir si on peut pas réserver une chambre le premier soir quand même. Une nuit au BnB, on va pas en mourir, même de honte ! Le BnB d'Auckland, quand même, ça pète plus que le Formule 1 de Meulun !
Si après ça on n'arrive pas à oublier nos déboires amoureux respectifs, les deux frères sont bons pour le rebut !
Enfin, c'est quand même fou d'être obligé d'être malheureux en amour pour pouvoir se payer une tranche d'aventure avec son frère ! Ah la la ! J'entends d'ici les filles crier : "Quoi mais j'empêche pas mon copain de s'amuser !" Ah ouais.
Bon alors demain, gamine, il t'annonce qu'il part dans 5 mois à Tahiti avec son meilleur pote pour 4 semaines pendant que toi tu trimeras pour payer le loyer.
Tu fais quoi ? Tu cries pas ? Tu demandes pas à venir ? Tu fais pas ta crise ? Tu lui craches pas à la gueule qu'il va là-bas pour s'envoyer des vahinés ? Tu le quittes pas ou menaces pas de le faire ?
Non ? Alors soit t'es une menteuse, soit tu t'en carres l'oignon de ton mec !
En attendant, moi et mon p'tit frérot, on va s'en payer une bonne tranche. Faudra juste qu'on évite de faire nos habituelles blagues de mauvais goût. Du style parler de pétard, d'Al Quaida ou encore du 11/09/01 dans les aéroport...
Bah sinon on passera un mois loin de la famille, certes, mais à Guantanamo. Ca a son charme aussi, mais j'ai jamais aimé le style barbelé pour les clôtures...
28 août 2006
Serein ?
De ton côté, ami lecteur ne te réjouis pas trop vite. Je suis un râleur et il y a toujours des choses qui me gonflent. Mais plutôt que de pester et râler sans produire d'autres effets que le ras-le-bol des gens et leur désintérêt, je ne me préoccupe que de choses que je peux améliorer ou sur lesquelles je peux avoir de l'influence. En plus j'économise de l'énergie ! La sérénité est un comportement citoyen ami lecteur !
C'est fou comme on peut apprécier la vie et ce qui l'anime lorque la colère est absente. On goûte les petites joies de tous les jours avec un autre point de vue, des sens plus affûtés. Sans voile, sans préjugé ni interférence. Le passé est le passé et les choses qui font mal sont classées et archivées. On n'oublie pas, mais ça ne dirige plus nos décisions ou nos actes. Ca devient du conseil, du "Rex" de l'annotation au bord de la conscience.
Bon c'est pas un changement radical de vie non plus, hein ! Il n'est toujours pas question de faire de la place à une représentante du sexe ennemi ! Comment ? Adverse ? Ah non opposé ? Oui voilà, j'avais perdu le mot exact... Enfin bref !
Disons que pour commencer, je reprends plaisir à les regarder parce que l'objectivité n'est plus polluée par la colère. Et les filles, souvent, il faut bien le reconnaître, sont bien jolies...
La peur, soeur ou cousine germaine de la colère (je ne connais pas bien leur filiation, tu m'excuseras ami lecteur...) fait aussi ses bagages. Les sorties entre potes, bouger dehors, faire les courses, toutes ces choses qui m'angoissaient rien que de penser à tous ces humains que j'allais devoir côtoyer, me réjouissent. Bon je suis un mec et les courses ça me casse les noix sévère quand même, mais j'en flippe plus !
Je ne les réclame pas non plus à cor et à cri. Je te le répète ami lecteur, il ne s'agit pas d'un changement radical de vie. Juste une vision d'elle plus saine et optimiste. Il faut du temps pour que cela ait un effet plus voyant et durable. Et ça tombe plutôt bien, du temps j'en ai !
Bon la malchance veut que dans mon état d'esprit actuel, mon corps ne puisse pas suivre le mouv'.
Mais ce n'est que partie remise. Un jour ma cheville sera guérie et je pourrai enfourcher mon fidèle destrier et balader encore un peu avant l'hiver, sortir boire un verre, aller au ciné avec un plaisir retrouvé.
Moi qui ne supporte pas d'être blessé ou malade, je m'étonne de ma patience et de mon stoïcisme. Je vais peut-être finir par être un type bien à mes yeux après-tout !
22 août 2006
Célibataire et blessé : galère !
Mais il y a quelques petits inconvénients. Imagine-toi, ami lecteur, que tu es un sportif (enfin, de temps en temps...) qu'un soir en rentrant te prend l'irrépressible envie de courir. Sans but particulier, juste courir pour courir. Le plaisir de sentir les jambes qui brûlent, les mollets qui se tendent à craquer, la sueur qui coule à flots dans les yeux et le dos, les poumons prêts à exploser au bout d'un quart d'heure... Bref un moment appréciable que par des sportifs, hein...
Et là, sournoisement, un caillou te pète la cheville. Tu rentres en clopinant, comme t'es un célibataire, t'as rien pour te soigner alors tu massacres un drap pour faire des bandes (comme dans les films d'aventure ou le héros déchire ses vêtements pour soigner sa belle !) et tu te couches en priant pour que demain ça aille mieux.
Mais demain ça va pas mieux. C'est pire. Poser le pied par terre est un supplice, marcher est un rêve... Aller au taf... même pas la peine j'arriverai même pas au bus. Et puis là, faut que j'aille chez le toubib. Impossible d'y couper. Mais même s'il n'est pas loin, il est certainement en congés et puis comme je suis célibataire, ma femme peut pas m'y emmener. Forcément.
Merde quelle galère...
Bon, on va dire à la Groussebouate que ce matin je vais pas venir et je vais tenter de réveiller le Sexo vers 10 heures pour qu'il m'amène chez le gourou.
Bon, je vais me prouver que vivre seul est viable à long terme. Merde, y'a bien des vieux qu'y arrivent !!!
21 août 2006
Aussitôt décidée, aussitôt testée
Je rentre du taf, tranquille dans mon appart' en bordel. Je me change en jogger (si si, je jogge moi maintenant...) surtout que j'ai des super runners esspécial pour avaler des kilomètres en courant comme un dératé sans avoir mal aux mollets (comme quand tu cours avec tes vieilles Nastase à la semelle type claquette en bois).
Je me dirige vers la route qui descend vers le rond-point dit "du coeur" (pasqu'y a un coeur en plastique ou métal rouge signe qu'ici on lutte contre le SIDA... moi j'ai rien fait à part mettre des capotes lors de mes rares occases de tremper ma nouille et encore la dernière en date n'a connu que l'engin sans artifice !)
Ca descend assez sec, avec un trottoir en herbe/terre/graviers du plus bel effet...
Et là c'est le drame. Y'a un gravier qu'était un peu plus énorme que les autres (genre Fiat 500 contre camion benne des carrières) et j'l'ai pô vu...
Le pied gauche tombe dessus, mais evidemment c'est pas un caillou plat. Un machin informe, vaguement sphérique, qui ressemble à rien de ce qu'on peut trouver sur ce putain de "trottoir" ! Bizarre non ?
La cheville plie, plie, je plie le genou sentant le drame arriver... la cheville plie encore, douleur... craquement sec... la douleur explose et remonte le long du tibia.
Merde. J'ai pas aimé le bruit. Et j'ai mal... Oh comme j'ai mal ! Doucement je remonte la pente. Revenir à l'appart' est un calvaire mais j'y parviens.
Comme tout homme seul qui se respecte, je n'ai ni bande, ni synthol, ni crème anti-foulure avec des super molécules d'ibuprofène... Rien.
Je prent un gant de toilette, y fourre des glaçons (ça j'ai !!!), attache le gant autour de la cheville enflée avec une chaussette de ski (c'est ce que j'ai de plus long et fin, et pas de vilains jeux de mots siouplait, j'ai mal !)
Marcher me fait mal, évidemment, mais faut que j'étende la lessive. Je dois me faire une bande, pour tenir la cheville, je pense à demain moi qui voulait aller au taf en moto, je suis même pas sûr de pouvoir marcher demain !!!
Je prends la serviette de table du sexo (c'est un drap housse avec un trou d'usure, bien pratique pour passer la tête dedans, et qui sert de serviette à mon cochon de sexo qui sait pas bouffer des spaghettis sans en faire profiter ses fringues !) tant pis, il en manquera un bout...
Je déchire une bande de tissu et me fais un strapping de fortune pour tenir la cheville.
Bon, je peux rien faire de plus à part prendre un Doliprane pour calmer la douleur et l'inflammation... Quelle guigne !
J'arrive pas à m'en vouloir, je suis pas fâché. Un peu inquiet de savoir ce que sera devenue ma cheville demain...
On dirait que ça marche cette résolution ! Tiens pour fêter ça je vais me mater Star Wars épisode VI !!!
New point of view
Soudain, ma vieille amie ressurgit du tréfond de son abîme. L'Angoisse. Merde, mais quoi encore ? Ok, j'aime pas les dimanche, j'en ai assez des vacances (oui je suis un peu particulier, les vacances ça va un moment ensuite ça m'énerve !) mais y'a rien qui cloche !
Alors pas question de se laisser aller et d'enfouir encore cette salope tout au fond ! Cette fois je la chope et lui torche la gueule !
Mais comment faire ? Ses petites dents empoisonnées plongent dans mon coeur, répandant des flots d'adrénaline dans mon sang. Mon palpitant se bat, s'agite, s'accélère. Lui aussi a compris qu'aujourd'hui on se battrait !
Alors j'agis, je serai en avance à Aix, mais tant pis : je m'habille, prends la cassette sur laquelle j'ai enregistré Lost pour Didi et le magnétoscope (elle n'en a pas...), tout ça sans me presser, tranquillement.
L'Angoisse s'interroge, s'inquiète. Le sujet résiste, ne se laisse pas faire ni aller. Il bouge, réfléchit patiemment, rationnellement. Vite, envoyer des images qui l'affolent, le stressent, l'abattent : l'avenir...
Je sens l'Angoisse réagir, avancer ses pions. Je sais qu'elle va faire appel à ce qui me souci : mon futur. Pas question de me faire piéger ! L'avenir...
Réellement, sans me mentir, qu'est-ce-que j'en pense ? Il m'appartient ? Vrai.
Je descends l'escalier, sans me presser, j'ai le temps.
J'en fait ce que je veux ? Faux, je ne le maîtrise pas.
J'ouvre la voiture, pose le magnétoscope dans le coffre, m'installe et démarre. Direction Aix, tranquillou...
Bien alors sur quoi puis-je avoir de l'influence alors, sur moi ? Exact.
Toujours un tas de crétins sur la route, ça ne change pas... Une "13" en Twingo me montre élégamment son majeur gauche. Ben oui ma petite, quand on n'a pas de moteur, on joue pas au pilote...
Qu'est-ce qu'il y a chez moi qui ne me plait pas ? La réponse fuse. Mon humeur !
La circulation est fluide malgré le monde, je passe d'une station de radio à l'autre. J'aime pas Indochine et j'en ai marre d'Olivia Ruiz... Il fait beau et chaud... L'Angoisse sent qu'elle est dans une mauvaise posture. Elle tente de fuir et de nouveau s'enfouir pour mieux ressurgir. Je l'attrape...
Bien, je déteste mon humeur. Méchante, mauvaise, agressive. Pourquoi suis-je ainsi ? Je vois les choses du mauvais point de vue. Je tiens quelque chose, là. J'en suis pas loin... juste un peu de doigté et de calme...
L'Angoisse sait qu'elle a perdu. Un dernier soubresaut, j'en profite pour affirmer ma prise...
Toutes ces petites constatations sur la chance que j'ai d'être né dans ce pays, d'avoir un bon job, de pas avoir la gueule de Sim, ni la santé d'un pape sur le déclin...toutes ces choses prennent consistance. J'ai tout ce qui faut pour apprécier la vie.
Alors que me reste-t-il à faire pour que changer mon humeur ? Changer de point de vue.
L'horizon s'éclaircit en moi, je peux choisir d'être de mauvaise humeur et ne rien apprécier. Ou alors choisir la bonne humeur et m'extasier sur plein de choses : l'air que je respire, les couleurs autour de moi, les jolies filles, les gamins qui jouent, les gens qui râlent tout ça me fait sourire...
L'Angoisse meurt. Elle ne peut plus rien contre moi. Peut-être ses soeurs viendront m'assaillir, avec tous les petits tracacs de la vie. Mais c'est la vie, justement. Toutes ces choses à accomplir, subir, arranger, résoudre... vivre quoi.
Ne vous inquiétez (ou réjouissez) pas, je n'ai pas décider de tout changer ! Encore moins de partir chasser le boulet... la femelle... une gonzesse... oui enfin bref ! C'est toujours moi, mais j'ai juste pris une seule bonne résolution. Prendre la vie du bon côté et surtout pas me la compliquer.
Aujourd'hui j'ai donc décidé d'être de bonne humeur, prendre les choses avec du recul, en positivant, en commençant par dire oui plutôt que non... Et si les choses ne vont pas beaucoup mieux qu'avant, elles paraissent moins insurmontables. Ca finit par s'arranger à un moment ou un autre.
Bon, ben y'a plus qu'à recommencer demain !
11 août 2006
Ben faudrait consulter monsieur...
Autant dire que j'ai pas remis les pieds à la salle de sport (surtout que la reprise a été... musclée et que j'ai mis 4 jours à m'en remettre !), trop nase le soir pour penser à lever de la fonte et courir ou pédaler à perdre haleine...
Le Sexo a refait surface après son déménagement, encore en colère parce que sa moto est mal réparée... Bah oui mon bon monsieur, trouver des gens compétents de nos jours est loin d'être une mince affaire. Ce qui m'inquiète c'est qu'on a le même mécano moto...
Enfin, je lui ai parlé de ce que je ressens. Cette absence d'envie, cette colère et cette indifférence envers les femmes. Ce dégoût, oui le dégoût, à l'idée de devoir faire l'amour avec une de ces créatures...
Evidemment il prêche pour sa paroisse et m'a dit qu'il fallait que j'aille consulter un sorcier de la tête (un psy quoi...). Mais moi j'ai pas envie. Cette situation me convient : je veux être libre et n'être emmerdé par personne.
La solitude est ma nature. Les déserts m'attirent, ces landes écossaises infinies sur les pubs de voyagistes me font rêver, ces montagnes cévenoles battues par les vents et parsemées de rochers m'appellent, ces longues plages néo-zélandaises ombragées de palmiers, ces canyons américains écrasées de soleil et de poussières, ces mesas espagnoles font battre mon coeur plus que n'importe quelle femelle microjupée...
Je sais que je suis sur une pente qui me mène de plus en plus profond, de plus en plus vite, vers la détestation et la haine des femmes. Mais cette pente est déjà beaucoup trop forte pour que je la remonte ou que je m'arrête de glisser. Je peux essayer de freiner la descente, contrôler la vitesse pour ne pas m'écraser en bas.
Alors je laisserai glisser jusqu'à ce que je m'arrête. Peut-être qu'une bonne poussée, au fond du trou, me permettra de remonter un peu, comme une plongée au fond de la piscine ?
Mais je crois plutôt que ça sera une falaise à grimper, faille après faille, aspérité après aspérité. Faut juste que j'ai l'envie ou le cran de remonter. Et il y a de forte chance pour que je bivouaque un bon moment au fond de la vallée.
Surtout que l'escalade, c'est pas mon truc, j'ai un peu le vertige...
01 août 2006
Du bon et du moins bon...
Hier je me suis réinscrit dans une autre salle de sport. Celle où j'allais avant devant fermer en fin d'année faute de local adéquat et mon abonnement étant terminé, un peu d'économie ne me fera pas de mal.
La nouvelle est plus grande, en plein travaux d'amélioration (sauna, jacuzzi...) avec des cours et puis c'est dans mon bled. J'aurais pas cinq ou six kilomètres à faire pour aller transpirer. Et comme je me suis inscrit avec Didi, comme un couple d'amis (ben oui ça rentre enfin dans les moeurs que d'accepter les amitiés homme/femme!), on paie moins cher.
C'est parti pour un an ! J'espère juste que je ne vais pas me refaire mal...
On va tâcher d'y aller mollo, au moins au début !
Sinon, pour le reste, c'est de pire en pire. J'ai l'impression que si je n'ai pas envie de rencontrer une femme, c'est parce que je sais que je ne pourrai pas éprouver d'amour. Comme si j'avais déjà épuisé tout le stock. Avant quand je rencontrais des jolies filles j'éprouvais du plaisir, pour peu qu'elle soient gentilles et m'autorisent à leur parler, j'étais aux anges et étais capable de m'amouracher en deux temps trois mouvements.
Là, l'indifférence est permanente. Les collègues ne cessent de s'émouvoir en voyant les absurdes longueurs des jupes, devant des corps offerts aux regards et me demandent souvent "si j'ai pas vu un peu la petitoune là-bas ?". Invariablement, je réponds non, je ne les remarque plus. Quand, il y a peu, je me retournais sans cesse dans la rue, aujourd'hui je ne le fais plus.
Je ne les vois plus, je ne les trouve pas attirantes ni charmantes. Parfois j'en croise que je ne trouve pas trop mal, mais ce doit être de vrais canons si ça se trouve !
A quoi bon s'intéresser aux femmes si je sais que je ne peux en aimer aucune ? Je suis devenu méfiant, craintif voire limite parano vis-à-vis des femmes. Comment aimer quelqu'un qui vous inspire la peur et la crainte avant même de la connaître, sentiments qui ne font qu'empirer en connaissant mieux la personne ? Impossible.
Alors comment croire toutes ces bonnes âmes qui vous disent que ça vous tombera dessus alors qu'on ne s'y attend pas ? Ce genre de phrase sonne comme la chute d'une épée de Damoclès...
Comme bonne nouvelle, avec mon p'tit frère on doit partir en Nouvelle-Zélande en février 2007. C'est une bonne nouvelle qui en serait une parfaite si cette décision ne faisait pas suite à une rupture entre sa petite amie et lui. On est visiblement pas doué dans la famille pour garder nos femmes. Comme il a envie de changer d'air, qu'il est pété de thunes (enfin tout est relatif) et qu'il n'a plus d'attache (c'est dingue comme le fait d'avoir une gonzesse dans la vie vous empêche de réaliser certains rêves, comme des boulets qu'on traînerait...) il s'est dit qu'il allait partir loin.
Evidemment, autant partir loin, se dépayser pour de bon, faire un voyage digne de ce nom et ce en bonne compagnie. Mais il faut quelqu'un qui soit dans la même situation : pas de boulet (enfin, de femme...), du temps et un peu d'argent (bon ben... j'achèterai des meubles l'année prochaine...). Et y'a que moi qui ait le profil parfait !!!
L'autre bonne nouvelle c'est comme je vais payer moins d'impôts que l'année dernière (ben oui, des fois le salaire y baisse quand on arrête de faire le guignol au boulot le dimanche et les jours de fête...) eh ben je vais pouvoir me le payer les doigts dans le nez ce billet d'avion !!! Reste à économiser 1000 euros pour les claquer pendant un mois chez les kiwis !
Bon, je vais dormir, demain j'ai poids et haltères !
28 juillet 2006
LeLapin, GucCi qUeeN et leurs amis
Je me rends compte que, plus qu'un phénomène de mode, c'est une communauté à part entière.
Enfin, je parle d'une certaine tranche d'âge aussi.
Les ados en mal de communication et d'espace de liberté y font la foire, ayant très certainement leurs propres cercles de bloggeurs...
Non, je vous parle d'adultes, jeunes pour la plupart (entre 23 et 40 ans, avec une marge de 2 ou 3 ans, hein, applicable à chaque âge...)
Il y a même des apéro-blogs ! Oui je sais, je suis un naïf, mais vous me connaissez maintenant. Lorsque j'entame une nouvelle activité, j'ai toujours l'impression à un moment donné que je n'en connaissais que la partie émergée de l'iceberg. En fait c'est pas une impression, p'tit gars...
"Ah bon, il y a des réunions / apéros / concours / challenges / parties / rallyes / rencontres... dans cette activité ? Où tout le monde du coin se réunit / boit / concourt / joue / danse / court / se rencontre...?"
Ma naïveté m'effraie parfois. Pourquoi suis-je si clairvoyant pour la vie des autres et si niais pour moi-même ? Je sais que les femmes se foutront de ma gueule toute ma vie, mais j'espère toujours secrètement, naïvement, que l'une d'elles ne le fera pas...
Bref...
On se parle de notre parcours blogguesque, comment on en est arrivé à blogguer, comment on a connu tel ou tel blog, pourquoi on a choisi ce pseudo ridicule...
C'est presque virtuel comme discussion ! On ne se parle quasiment pas de nos vies perso !
Mais il est intéressant de mettre un visage et une voix sur ces inconnus qui deviennent presque des amis avant que de les connaître. Ca casse une partie du charme, souille un peu le mystère. Mais on imagine toujours un visage, un physique.
Je ne me suis pas trop trompé pour Lelapin. Une jolie jeune femme, les cheveux longs et bruns qui ondulent autour de son visage ovale.
Gucci je ne la "connaissais" que depuis trop peu longtemps pour m'imaginer un visage, mais sa photo était sur son blog.
Voilà.
Sinon toujours pas de mieux dans ma vie si ordinaire. Je me lève, je vais au taf (après la douche et le p'tit dèj quand même) je rentre, j'allume R2D2 (le PC pour ceux qui connaissent pas) et la télé (pas toujours)(y'a plus foot ni vélo, ces tricheurs !)
je tombe mes fringues qui me collent au corps (encore au coeur et au corps...), bois un coup (sans alcool) joue à Mon Légionnaire, puis à un jeu vidéo, l'heure de manger, du film ou du bouquin et dodo.
Pas de femme, peu de sorties, pas envie d'aller voir la famille.
Marre d'entendre la sempiternelle question :"alors toujours célibataire". Je ne me sens pas capable de consacrer du temps à une femme. Je ne me vois pas amoureux, je ne me vois pas autrement que seul. Je l'ai toujours été ou presque.
Être en couple est une situation étrange, anormale, décalée pour moi.
Je ne m'imagine pas vivant en couple dans 10 ans. Pas même avec quelqu'un dans ma vie ou mon coeur. Je suis peut-être devenu égoïste,blasé, cynique... Je ne sais pas ce qui me correspond. Aucune femme ne m'inspire plus confiance, même les plus proches.
Si une femme s'intéresse un jour à moi, je me demanderai invariablement quel tour de cochon elle va bien pouvoir me faire.
J'ai compris pourquoi je me sentais bien avec mon ex-future-femme. J'avais une entière, totale, absolue confiance en elle. Elle ne pouvait me faire mal, m'abandonner, me faire souffrir. Enfin, c'est ce que je croyais... Naïv... non je ne l'écrirai pas. Vous le savez.
Sans aucune confiance, pas de bien-être. Pas de bien-être, pas de compagne. Pas de compagne, je resterai seul...
13 juillet 2006
Déprime ?
Hein, c'en est ?...
10 juillet 2006
La fin d'un règne
Ca n'a pas pu vous échapper. Quand bien même vous ne seriez pas fan de foot, supporter des Bleus ou télévore. Zizou a fait une boulette en finale de la coupe du monde de la FIFA...
Sa finale ai-je envie de dire. La dernière, celle qui devait couronner une carrière exemplaire (bien que pas exempte de reproches non plus. Comment, étant né à la Castellane, quartier nord de Marseille, Zizou n'a pas eu l'occasion de venir jouer dans sa ville ? La faute certainement à des dirigeants trop exigeants en début de carrière, et à une star trop exigeante à son tour par la suite).
Mais voilà, celui que le monde entier aimait, adorait, vénérait même, celui qui était partout chez lui puisque'il était le dieu du sport le plus populaire de la planète, n'est finalement qu'un homme. Et un homme est faible, a des failles, des choses qui le font souffrir. Comme certaines parole.
Car on ne me fera pas croire que Zinedine s'est soudain pris de haine pour un adversaire au point de lui enfoncer la poîtrine d'un coup de tête ! Ce Materazzi, connu pour ses idées plutôt faschisantes et racistes, lui a certainement dit ce qu'il pensait des immigrés algériens et autres praticants de la religions musulmane.
Comment ne pas imaginer qu'il l'a fait dans ce but précis, sachant que Zizou est un sanguin, le faire disjoncter et ainsi se débarasser d'un adversaire d'une telle classe qu'elle vous éclabousse et vous met en danger ?
Cela n'excuse en rien le geste de Zidane. Qu'il le fasse dans les vestiaires, dans un couloir, loin des yeux d'un public qui le chéri, d'un arbitre qui a le pouvoir de briser le rêve, ok. Même si je n'approuve pas, je trouve légitime qu'il ait eu envie de lui traverser la gueule. Comme Cantona, qui, excédé par les insultes incessantes d'un supporter lui a fait passer le goût des crampons sur sa tronche d'alcolo !
Alors voilà, il part, auréolé d'une gloire acquise à la force d'un travail acharné et à la foi en ses capacités, mais entachée à jamais d'un geste inexcusable mais tellement humain ! Les plus fervents ne retiendront que ses dribbles d'un autres mondes, ses tirs au millimètres, ses passes au micron...
Les autres, ne se souviendront que de cette tête qui frappe une poîtrine plutôt qu'un ballon.
Pour moi, Zizou, ton geste n'est dommageable que pour toi. Tu vivras toute ta vie avec ce regret, moi je l'oublierai et ne garderai que le meilleur de toi, ces deux buts en finale 98 contre le Brésil au Stade de France. Ce match contre le Brésil encore cette année où tu fus éblouissant. Tous ces moments où tu nous auras fait vibrer, ça sera à garder. Le reste c'est du fait divers, et le temps l'effacera pour nous.
Merci l'Artiste...
03 juillet 2006
Rolling on "Le Mans"

Voilà, je suis revenu.
Pour la deuxième année consécutive j'ai accompagné les deux équipes de l'association "Avignon en Roller" au 24 Heures du Mans en roller. La plus prestigieuse épreuve du championnat du monde des courses d'endurance en Roller.
Je ne fais pas de roller, je ne sais pas en faire d'abord. Béné, une des cousines de mon ex-future femme m'avait proposé l'année dernière de les accompagné pour aider les coureurs (chronos, organisation des passages, gestions des sommeils de tous, aides diverses comme les boissons, la bouffe etc... c'est un sacré boulot !). En 2005 nous étions 8, 4 par équipe, ce qui nous avait permis de dormir une paire d'heures dans la nuit.
Cette année, toujours 2 équipes, mais seulement 5 accompagnateurs. Pas moyen de fermer l'oeil et rester 36 heures sans dormir avec les chargements et déchargements du car-couchette, le voyage aller où il est quasiment impossible de dormir à cause du changement de rythme, des secousses, de l'excitation, enfin... C'est éprouvant et je suis content d'avoir posé mon lundi pour rester lézarder chez moi !
Mais ce fut encore une fois, une merveilleuse expérience et un week-end plein de bonne humeur, de joies, d'inquiétudes, de stress, de blagues, de moments partagés avec des gens dont la passion les entraîne à se dépasser et à réussir à se relayer 24 heures durant pour patiner sur un circuit mythique, dont la côte du départ devient vite un calvaire pour être, à la fin de l'épreuve un véritable cauchemar sour un ciel impitoyable.
Quelle plaisir de voir ces gens comme vous et moi, s'unir et vous renvoyer ces regards plein de gratitude pour une simple bouteille d'eau tendue, un encouragement hurlé au moment de leur relais alors qu'ils n'en peuvent déjà plus mais qu'ils leur faut boucler un tour de plus de 4,2 km ou pour des félicitation à l'annonce de leur temps au tour...
Et cette année, en plus, la télé dans les paddocks pour suivre les français humilier les brésiliens en 1/4 de finales de coupe du monde de football. Les hurlements de joies la rumeur grondante à l'annonce de la victoire des bleus par le speaker de course !
Et puis le retour dans le car, l'arrêt sur l'autoroute pour manger et vite se coucher pour la fin du voyage et tenter de récupérer avant de retourner travailler pour beaucoup.
Si cette année je me suis demandé, comme l'année dernière, ce que j'allais foutre dans cette galère, la joie, la fierté d'avoir aidé 20 personnes à "Finir le Mans" emporte tout !
L'année prochaine je rempile et j'espère qu'un jour, ce sera moi qu'on aidera à boucler 24 heures sur le Bugatti chaussé de 4 ou 5 roues à chaque pieds...
23 juin 2006
Des nouvelles des vacances...
Par où commencer ? Le début des vacances ? C'est pas con comme idée...
Je sors beaucoup ces derniers temps (un peu trop d'ailleurs, mon portefeuille et ma santé me le confirme...) et cela n'a guère porté ses fruits. Les femmes que je croise ne m'intéressent pas (et visiblement je ne les intéresse pas non plus. Vaut d'ailleurs mieux que ça se passe comme ça !) et Didi qui courait après l'homme idéal s'est fait posé un lapin, lâchement d'ailleurs, par sms.
Donc écroulage de moral, écoulement de larmes et éclatement de son coeur. Je me sens impuissant et m'efforce d'être là si elle en a besoin. Mais que c'est dur de voir une femme pleurer !
Bref, ces vacances devant être sportives et festives, salle de sport, bronzage et fête de la musique.
La salle de sport m'a projeté chez mon ostéo vite-vite pour remettre en place la vertèbre de la première côte et qui me faisait souffrir toute l'épaule droite. Bon, pas de sport pendant une semaine, ok.
Bronzage : le samedi, tellement de monde, entassés les uns sur les autres qu'on met 3 minutes chrono pour parcourir les 15 mètres qui nous séparent de l'eau. Bon, ok on y va le lundi en moto et du côté de Hyères, histoire de faire une belle balade. Ciel lourd et voilé, un vent fort, pas agréable quoi. Bon on y r'tourne quand y f'ra soleil vraiment, ok ?
Fête de la musique : ben à part un sympathique groupe de quadra et quinqua qui jouait du blues (formidable d'ailleurs, un bon moment, trop court parce que tout le monde n'est pas passionné par le blues... dommage, le reste ne valait rien !) on s'est pas spécialement régalé. Peu de monde, peu de bons groupes, l'année prochaine tant pis, je retourne voir la fête de la musique à Avignon. Aix c'est à chier ! J'espère juste ne pas croiser une certaine jeune femme ou sa famille. Ca pourrait mettre un froid dans la soirée...
Depuis hier je vois mon père tous les jours (repas chez sa belle-fille, resto chinois à midi et spectacle de ma filleule demain soir) ça doit bien faire 15 ans qu'on s'est pas vu autant de fois d'affilée !!!
Voilà, ce week-end c'est la fête du ciné, lundi c'est plage avec la belle-soeur (le Sexo, j'y ai piqué sa femme pour la journée, na !), mardi lavage de la voiture et petit tour chez le mécano pour prendre rendez-vous (la pauvre est dans un état pitoyable...), mercredi RDV chez l'ostéo et plage aussi je crois. Enfin, jeudi et vendredi, faudra préparer le week-end au Mans pour les 24 heures en roller...
J'vous avais pas dit ? Je rollerise pas moi, mais j'accompagne : chrono, coupage de banane, organisation du stand, etc... une ambiance d'enfer, plein de d'jeuns, un week-end sans trop de sommeil, cool quoi !!!
Je vous raconterai.
Allez, je vais me préparer un plateau télé, avant de voir la France ramer pour une hypothétique qualif en 1/8 de finale. Comme certains se sont amusés à le dire :
- 23 juin 21h : Togo France.
- 23 juin 23h : Go to France.
Je sens qu'il va y avoir du remue méninges à la Fédé cet été...
16 juin 2006
Un lapin dans le sud
Elle est venue passer un week-end dans le sud voir son chéri. Et comme elle me sait dans le coin et qu'on s'est manqué la dernière fois, elle me repropose une visite-apéro. C'est pas de l'idée tip-top ça ? Surtout qu'à Aix en Provence, même si les habitants sont exécrables et imbus de leur bourgeoisie, le cadre est superbe (en faisant abstraction des nombreuses grues et barrières de chantiers immobiliers, car c'est lucratif l'immobilier ici !!!)
Donc dimanche, j'ai rendez-vous avec Lelapin et son chéri (qui n'est pas une lapine, je l'ai eu au téléphone et pas de mauvais jeux de mots SVP !)
Vous connaissez maintenant mon caractère de loup solitaire, et ça me fait toujours un peu peur de rencontrer des gens pour la première fois. Surtout des gens qu' a priori j'admire (ou que je respecte beaucoup) pour leurs qualités artistique, sportive ou humaine. Et j'avoue que j'ai beaucoup de respect pour Lelapin. J'adore son blog !
J'espère que tout se passera bien, après tout, j'ai toujours eu tellement de mal à nouer des liens quels qu'ils soient. J'aimerai que ça change un peu... Et puis c'est toujours bien d'avoir des potes sur Paris !
07 juin 2006
Enfermé dehors !
Je suis un homme assez occupé, entre ma remise en forme, mes sorties avec Didi mon amour secret (je vous expliquerai...) et autres amis, etc.
Mais hier en partant j'ai bien senti qu'il y avait un souci en fermant la porte. Pas moyen de l'ouvrir en rentrant le soir. J'appelle l'assurance, pour savoir si mon assistance couvre ce genre de désagréments et on me renvoie chez une assistance intermutuelles. Laquelle assistance cherche un serrurier dans mon coin... Je vous le donne Emile (comme disait Michel C. comique de carrière) y'en a pas un dans mon bled (25000 péquenots quand même et pas un capable d'ouvrir une porte, enfin légalement, parce que sinon y savent faire !).
La gentille assistante me trouve une boîte qui fait ça, au bout d'une demi heure, mais le gars ne peut pas venir avant 19h00 !! Gloups, il est 16h45 !!! Bon j'attends.
Je vous passe les moult coup de fils pour finalement avoir l'assurance d'être dans mon logis demain matin. Heureusement que les parents du Sexo me nourrissent et que Didi, femme adorable, accepte de dormir dans son clic-clac avec son bébé chat (qui fait la foire toute la nuit pour jouer !!!) et de me laisser son lit (que j'aurai sans aucun problème accepté de partagé si elle l'avait voulu !!!). Le Sexo, jamais en mal de bonnes idées me lance : "Prends des capotes, t'en as ?". Ce à quoi je réponds : "Bien sûr. Chez moi, gros malin !"
Bref, après une bonne nuit de sommeil (merci encore une fois Didi, il est super ton matelas pour dormir... il a l'air super aussi pour des nuits plus... dynamiques !) et petit déjeuner en compagnie de mon amie la meilleure avec de tout petits yeux, rapport à la nuit agitée (pas de ma faute, malheureusement, mais de celle du chat) je m'en retourne chez moi.
Coup de fil du serrurier à 8h20, son jeune ouvrier s'est ouvert un doigt hier et s'est retrouvé aux urgences alors pas moyen de venir ouvrir ma porte. C'était bien le 6/6/6 hier, hein ? Oui ça m'étonne pas...
45 minutes plus tard le fils est là, ouvre la serrure en 2 temps 3 mouvements en forçant un peu et hop ! me voilà dans mon petit chez moi en bordel ! Démontage, constatation de casse, on prend un café, on papote et il me dit qu'il revient à 15h00 avec une serrure qui peut rentrer dans ma porte. 15h45 il est là avec le matos, il remonte le tout, 16h15 il s'en va, j'ai rempli les papiers, je recevrai la facture plus tard et je l'enverrai à mon assurance qui me remboursera l'essentiel de la prestation.
Bon, ben voilà. Je ferai gaffe en fermant la prochaine fois.
Mais bon Dieu, que Didi est chouette en petite nuisette !!!!!!!!
25 mai 2006
Métamorphose
Hier je suis retourné à la boulangerie, histoire de voir si je pouvais retenter le coup. Voir Elodie, la petite boulangère brune aux yeux bleus... et lui avouer que je voudrais garder le contact.
Je vous passerai les détails mais ce fut épique. Déjà draguer dans une boulangerie, c'est quand même pas courant, mais avec les clients qui arrivent les uns après les autres... Enfin nous sommes seuls et après une question banale sur la possibilité de prendre de la pâtisserie la veille pour le lendemain, je fonce.
Mes jambes ne me portent plus, je me tiens au comptoir, mon coeur bat à 200 à l'heure ! Mais je me jette et lui demande si je voulais la revoir que faudrait-il que je fasse ? Quiproquo, je recadre mais visiblement son changement de boulot la perturbe. Ce que je comprends.
Mais elle m'assure qu'elle me tiendra au courant et je saurai où elle travaillerait dans 15 jours. Elle me le répète, elle me tient au courant, elle me dira ce qu'elle décidera entre les deux propositions qu'on lui a faite. Là je merde, je l'apprendrai plus tard en réfléchissant un peu et surtout par Didi et le Sexo qui auraient visiblement sautés sur l'occasion à ma place : donner mon numéro de téléphone. Ce que je n'ai pas fait.
Bref, je sors, juste alors qu'une cliente arrive. Je l'ai fait. Même pas eu peur. Non, j'ai tout simplement failli mourir d'une crise cardiaque ! Mais je suis perplexe. Est-elle intéressée ? A-t-elle quelqu'un dans sa vie ? Souhaite-t-elle vraiment que je vienne la voir plus tard ? Autant de questions sans réponse...
Ce matin, j'y retourne pour voir si je peux prendre des gâteaux pour demain midi, pour manger avec un collègue de boulot. Ce 26 mai étant un vendredi ponté par une majorité de personnes, on a décidé de se taper un bon repas entre potes. Je sais qu'elle n'est pas là, elle bossait hier après-midi, donc elle ne fait pas le lendemain matin (jour férié de surcroît !).
Je rentre et là un énorme coup au coeur, elle est là ! Je ne m'effondre pas sous le coup de massue de l'adrénaline mais peu s'en faut ! Merde, je fais quoi ? En plus il y a des clients derrière. Rien à faire.
Je lui demande si ce qui est en présentoir peut tenir le coup jusqu'à demain midi. Je ne suis pas clair, mon esprit est ailleurs, embrumé on dirait que j'ai bu ! Evidemment on ne se comprend pas (ça commence bien !) et après deux ou trois explications elle comprend que je veux passer demain matin pour prendre deux parts de tartes aux framboises mais au plus tard à 8 heures. Elle n'est pas sûre qu'ils seront livrés à cette heure là et me dit qu'elle va appeler tout à l'heure pour savoir puis me dit qu'elle me prévient si c'est bon. Sans réfléchir à ce que je dis, je lui dit "Ok, je vous donne mon numéro et vous m'appelez". Elle est déjà partie dans l'arrière boutique, chercher je ne sais quoi, visiblement de quoi écrire alors que j'ai déjà sorti mon calepin et écris fébrilement mon prénom et mon numéro de portable. Je viens de réaliser ce que je suis en train de faire, mais ne suis pas sûre que c'est une bonne façon de lui donner mon numéro. Je lui donne le petit papier, paraît surprise et laisse tomber ce qu'elle était en train d'écrire... Elle me lance :"Si c'est bon je ne vous appelle pas..." Merde. Pourvu que ça foire ! Tant pis on n'aura pas de dessert mais au moins elle me rappellera !
Je rentre, un peu déçu mais me fais une raison. J'ai pas l'impression que ça s'engage bien et que c'est plutôt voué à l'échec. Mais cela ne me détruit pas comme ça l'aurait fait quelques mois ou semaines plus tôt. Je relativise et me dis que des femmes il y en a d'autres et puis la petite Lulu m'a dit hier que je lui manquais. On n'a rien fait d'autre que un câlin gentil et des bisous sur la bouche lundi, mais je sais à présent qu'il y a des femmes qui me trouvent à leur goût. Alors continuons la métamorphose...
Le portable sonne. A la sonnerie je sais que c'est un numéro inconnu. C'est elle, ou alors un de ses collègues. C'est un de ses collègues qui me dit qu'il n'y aura pas de tartes à la framboise demain, mais des opéras ou des castels. Je lui dit que je prends des castels, lui dit que c'est pour manger avec un collègue demain (ce dont il se fout royalement j'en suis sûr) mais j'entends Elodie derrière lorqu'il lui pose une question ! Je lui demande si demain 8 heures ça sera ok, il me précise que ça ne sera pas la même vendeuse, je m'exclame déçu : "Oh non, c'est dommage !" mais que 8 heures c'est sûr. Il me dit qu'il transmets le message de ma déception, je rigole de bon coeur et lui dit que de toute façon elle doit me tenir au courant de ce qu'elle compte faire ! Zip ! C'est lourd, pas explicite (pour lui en tout cas) mais c'est placé ! Il m'assure qu'il lui dira de faire un rapport complet !!!
Bon... Maintenent je suis sensé faire quoi ? Elle a mon numéro, mais je suis certain qu'elle ne le gardera pas. Elle a bien du comprendre que je m'intéressais à elle quand même. Je ne veux pas forcer le destin, j'irai à la boulangerie si besoin en espérant qu'elle sera là et lui demanderai si elle sait enfin où elle va bosser. Et puis lui proposerai de fêter ça... ou bien je débarquerai dans sa nouvelle boulangerie un jour... Je suis un peu perdu. Mais je n'ai pas peur, je n'ai pas d'angoisse. J'ai envie de la revoir, qu'on se connaisse mieux et plus si affinités. De toute façon j'ai souffert plus que je ne pourrai souffrir maintenant à cause d'une femme. J'ai perdu celle avec qui je devais passer le restant de mes jours et j'ai perdu l'enfant que j'avais rêver un jour d'aimer et de guider dans la vie. Qu'est donc un refus à côté de ça ?
La métamorphose continue, si je suis toujours inquiet sur mon avenir sentimental, je m'amuse à sortir le soir, regarder les jolies femmes et prends la vie plus à la légère. Il m'arrivera ce qui doit m'arriver et je me suis prouvé que je pouvais draguer (même mal) une femme qui me plaît. Il ne me reste plus qu'à en trouver une autre si je n'arrive à rien avec Elodie.
Mais elle a quand même de magnifiques yeux bleus...
23 mai 2006
Au pied du mur
Sport, vacances, sorties (hé oui, je sors !), etc.
Et là j'ai appris une nouvelle qui m'affole : ma p'tite boulangère que je trouve toute mignonne va partir de la boulangerie où je prends mon pain (en partie pour la voir, en partie parce que le pain est excellent !)
Je ne sais pas interprêter les signes et même quand on me les explique, je n'y crois pas. Parce que j'ai établi un bon contact avec cette jeune femme. Elle s'appelle Elodie, faisait des études pour être prof en parallèle de son boulot, mais ses parents vont divorcer et comme elle ne veut habiter chez aucun des deux, elle veut prendre son appartement. Donc elle a arrêté ses études (une bêtise, je le lui ai dit...) mais elle n'a pas le choix m'a-t-elle dit si elle veut payer son loyer. CQFD. Je lui ai même donné deux T-shirts parce qu'un jour elle m'a dit que si j'en avais des vieux pas chouettes elle les prendrait pour pas salir ses jolis petits hauts...
J'en sais des choses non ? Et beaucoup me disent qu'une femme ne raconte pas sa vie à un homme qui ne l'intéresse pas (enfin, quand je vois ma mère, elle doit être intéressée par tout le monde, dés qu'elle en a l'occase elle raconte sa vie !!!)
Mais je n'ai jamais osé franchir le pas, l'inviter boire un verre ou se faire une toile. Sauf que là je n'ai plus le choix. Enfin si, je l'ai. Celui de continuer (peut-être) à la voir, ou pas.
Donc aujourd'hui je suis parti tôt du boulot, pour me jeter à l'eau. Lui dire que j'aimerai la revoir, pas seulement dans une boulangerie et même après qu'elle serait partie d'ici. Si bien sûr elle y consent et que cela ne risque pas de rendre quelqu'un jaloux, si vous voyez ce que je veux dire...
Oui mais voilà, le destin vous joue souvent des tours. Aujourd'hui, elle n'était pas là. Normalement elle aurait du y être, puisque elle était là dimanche matin. Mais non.
Alors demain j'y retourne, voir si elle est là et si je peux lui parler. Parce que ça aussi ça va être du sport. Parler de quelque chose de personnel et d'intime dans une boulangerie bondée, c'est peut-être pas faire l'Olympia, mais ça stresse un max quand même !!!
Mais j'ai décidé que je ne lâcherai pas l'affaire, juste pour être sûr qu'au moins je lui ai tapé dans l'oeil et que je n'ai pas fait tout ça pour rien. Tous ces efforts, toute cette métamorphose et cette envie de recommencer et peut-être se ramasser encore...
De toute façon il faut avancer, la vie n'attend pas et on est bien obligé de prendre un wagon à un moment. Sinon...
08 mai 2006
Le Sexo
Moi, arrivé en 83 dans cette Provence d'adoption, lui l'a toujours connu, enfant du pays. Nous nous sommes rencontrés rapidement après son arrivée dans le quartier, où je vivait depuis quelques mois. On a sympathisé comme seuls des enfants ou des hommes peuvent le faire, en jouant. Moi, l'aîné d'un an et demi de ce petit bonhomme qui me surplomberait de près de 20 cm six ans plus tard et lui, nous passions des heures à jouer aux légos, aux circuits de voitures qu'on traçait dans la poussière, au Mécano, au Monopoly, à faire du vélo dans le quartier des heures durant ou à pêcher des loches dans la rivière...
On s'est amusé, on s'est défié, on s'est éloigné, rapproché, battu, saoûlé, on est parti en camping ensemble, sorti en boîte (peu, j'aime pas...) enfin bref, tout ce que deux amis, deux frères peuvent faire lorsqu'ils s'entendent bien.
Il m'a même présenté l'ex-femme de ma vie, ce qu'il se reprochera toujours je crois, sans raison aucune. Ce choix m'appartenait, même si je ne l'aurai jamais refusé, les occasions de lever une fille étant bien trop rares dans mon cas !
J'ai fait énormément d'erreurs dans ma vie, peut-être parce que j'ai eu a faire trop de choix, c'est statistique. Peut-être aussi que je n'ai jamais assez réfléchi avant de foncer tête baissée comme mon signe zodiacal. Peut-être ma passivité et ma tendance à laisser pourrir les situations pour ne plus à faire de choix, m'ont conduit à cette situation. Mais ces histoires où deux frères se séparent à cause d'une femme ne sont pas des légendes puisque nous l'avons vécu. Par ma faute.
Je me suis approprié la famille de mon ex, moi dont la famille est éclatée. Et ce choix m'a éloigné de lui. Et lorsque ma vie s'est écroulée, détruite par cette femme aimée et détestée, le phare était toujours là. Lui et sa famille, lui et sa mère surtout.
Il a souffert de cet éloignement, je le sais. Il est de ces hommes qui affectent l'insensibilité, que rien ne touche, lorsqu'on parle de sentiments (parce qu'en revanche je vous déconseille de toucher à ses jouets !!!). Mais au fond, ce macho pur sauce bolo, n'est fort que lorsque l'amour de ses proches se manifeste !
Sa grande passion d'adolescent, qui était de s'envoyer le plus de nana possibles, a fait de lui un éminent spécialiste de la sexualité. Et pendant que des crétins s'imaginaient champions de tennis ou de foot parce que c'était leur passion, lui a fini par faire du sexe (enfin, la façon dont les autres s'en serve, ou pas...) son métier. L'heureux homme !
En dehors de sa passion pour le sexe, il y a les motos, les voitures. Lorsqu'il passe chaque semaine manger à la maison, la conversation tourne invariablement autour de ça. Oh, il y a bien un peu la photo, le whisky et deux ou trois bricoles comma ça... Heureusement que je suis motard et que j'adore les voitures !!!
Je ne sais pas ce que je peux bien lui apporter. Si lui m'épate dans son comportement avec les femmes, me donne des conseils (que je ne suis jamais, bien trop timide pour employer ses méthodes !), possède son cabinet, bientôt sa propre maison,bref... est en train de réussir sa vie, tardivement certes, mais les toubibs ne réussisent qu'à 35 ans ! Non ?
Moi en revanche, simple salarié, locataire d'un appartement gros comme une salle de séjour, célibataire de 33 ans aussi doué avec les femmes que Sugar Ray Léonard en couture, à part le pousser à faire du sport...
Parfois il me saoûle... Toujours en train de râler pour des choses qu'il ne peut changer. Si j'ai appris une chose de toute cette galère que je vis depuis un an et demi (à peine ! j'ai l'impression que ça fait dix ans...) c'est de ne m'occuper que des chose que je peux gérer, changer ou sur lesquelles je peux avoir de l'influence. Le reste n'est que perte de temps et d'énergie. Si j'ai besoin de râler je ne me prive pas, je suis un râleur, tout autant que lui. Mais je ne m'attarde pas sur l'immaîtrisable.
On me dit tout le temps que je suis jeune, que j'ai la vie devant moi. C'est pas vrai. Ce sont des paroles que les gens qui vous aiment vous disent pour vous rassurer ou vous remonter le moral. La vérité, c'est qu'une vie se construit entre 20 et 30 ans. Après, c'est de la réfection, du ravalement, de la maintenance, de la reconstruction... Je n'ai plus le temps pour les choses qui ne sont pas de mon ressort, à ma portée ou sous mon influence.
Et il en est de même pour toi, mon frère. Si j'ai un conseil à te donner, c'est de réfléchir à ce que tu as, à ce que tu peux faire avec. Pas à ce que tu aurais pu avoir et aurais pu faire avec.
J'ai payé cher pour comprendre ça, bien trop cher pour une seule personne. Alors autant que ça nous serve à tous les deux, le prix m'en paraîtra moins élevé...
02 mai 2006
La technique du bronzage
[Bronzing Technical Inside...]
Conversation hier sur le cours Mirabeau d'Aix en Provence avec Didi de retour de week-end à la plage :
Je suis KO ! Ons'est pas posé une fois de tout le week-end !
Arrête t'as fait que bronzer toute la journée, tu rigoles ! Tu vas pas me dire que c'est épuisant de bronzer !
Mais c'est toute une technique le bronzage ! Il faut pas faire de marques ! Donc tu t'allonges sur le ventre et surtout tu bombes les fesses pour pas qu'il y ait de plis sous la fesse ! C'est fatigant !
C'est sûr que vu sous cet angle...
