23 septembre 2008

La Brute. Jeu con mais qui défoule !!!

Juste un p'tit retour comme ça.
Pour vous dire chers amis que beaucoup de choses on changées dans ma vie. La psychothérapie a fait son effet et continue, une nouvelle Mademoiselle Archie est à mes côtés et je change de boîte bientôt (pour rester dans l'énorme Holding mais dans une beaucoup plus petite structure, ce qui va me faire respirer et me redonner le goût du travail !)

Voilà voilà... Bref tout va bien et pour me défouler je vais chaque jour. Défie-moi et je t'enseignerai jeune padawan...

14 avril 2008

Désolé...


...pour cette longue et indéfinie interruption du programme.

16 mars 2008

Vivement mercredi !!!

Mercredi c'est le grand jour. D'abord parce que je vais me lever vers 5h30 pour prendre le TeuGeuVeu et que je vais revenir en voiture de Troyes et que ça va me faire arriver dans les minuit 1h du mat' !
Ensuite parce que je ne reviens pas avec n'importe quelle voiture... Je vais chercher MA nouvelle pompe à fric ! Bon ok, je me fais plaisir c'est vrai. Mais n'empêche qu'elle va me pomper du blé en pagaille ! Enfin, quand je serai dans la caisse en bois, j'en n'aurais plus besoin de mon oseille... Autant que j'en profite maintenant.

Tiens, ami lecteur, une chose que le gouvernement ne t'a pas dit, mais le prix du cheval fiscal a augmenté depuis quelques mois. Mais ça, tant que l'on ne change pas de voiture, personne ne s'en vante ! Avant le prix c'était dans les 30 euros dans mon département. 50% d'augmentation depuis !!! Et après on veut te faire avaler que nos dirigeants cherchent une solution au problème du pouvoir d'achat... Enfin, c'est pas la première fois qu'on les prends en flagrant délit de mensonge. Maintenant ils ne risquent plus rien, l'opinion des français est toujours négative à l'égard des députés, ministres, sénateurs et autres élus du même acabit.
Et pourtant on croit toujours que celui qu'on vient d'élire nous sauvera des conneries du précédent... C'est beau d'être naïf à ce point, mais c'est très con !

Enfin bref, comme j'ai décidé de m'occuper un peu de moi, je roulerai dans une caisse qui me plait. Na. Et puis dés que je serai à nouveau en fond, changement de fringues, de machine à laver et d'autres meubles viendront compléter ceux qui resteront après le ménage de printemps. Surtout que mon petit frère va certainement faire son apprentissage dans le coin et je vais l'héberger. Faudra pousser les murs et trouver d'autres tiroirs dans la commodes, mais on va se marrer !

Sur ce je te laisse, je vais faire la tambouille : pâtes. Plus rien dans le frigo, j'attends d'avoir acheter le nouveau bolide avant de dépenser du fric !!!

13 mars 2008

Mini-rechute

Mauvais sommeil, beaucoup (trop) de travail, fatigue accumulée...
Du coup je me sens à nouveau pas très bien, mal au crâne dans la nuque, probable que ma tension est remontée...

Et tout ça ben ça fait que j'ai pas trop le moral. Seul bonne nouvelle, mon prêt de la Groussebouate a été accepté et validé. N'ai plus qu'à attendre de le voir sur mon compte et trouver le moyen de rallier ce trou perdu qu'est Troyes...

Bon, m'en vais faire un gros câlin à ma peluche et broyer du noir dans ma tanière. Le loup vient de se réveiller.

10 mars 2008

J'piétine

Ce matin, je sais pas si c'est ce temps dégueulasse et cette espèce de pluie minable ou bien si c'est la perspective de rouler à moto sous ce temps, ou encore le rendez-vous chez le Marabout, ou le boulot, mais j'avais une angoisse du feu de Dieu ! J'ai été obligé de prendre un petit cachet pour espérer passer une après-midi au boulot sereine.
Pourtant j'avais le temps ce matin. La matinée de libre pour paresser au lit, un RDV à 11 h chez le Marabout puis direction le boulot pour manger à la cantoche avant d'aller trimer...
Je sais pas.

Bon on a beaucoup parlé de ce que je ressens à être retourné à la Groussebouate. J'ai vraiment une autre vision du boulot. Un autre point de vue sur ma vie professionnelle et la place qu'elle doit occuper dans ma vie tout court. Là, j'ai tout bon. Pas question d'aller au-delà de ce pourquoi je suis payé. En faire plus dans mes tâches persos oui (anticiper, améliorer, organiser, tracer, proposer...), faire le boulot des mecs du dessus, non.
Seul petit point noir, je me sens encore un peu à côté de la plaque et, déjà que je ne suis pas d'un naturel super confiant en mes capacités, du coup j'ai moins confiance en moi. Je me repose plus sur mes collègues et mes chefs, je crains de faire des conneries. Mais bon, rien d'aussi grave que mon manque de confiance en moi dans ma vie personnelle.

Aspect que nous n'avons pas eu le temps d'aborder. En revanche, comme je dors toujours mal, le Marabout m'a demandé d'essayer de me souvenir de mes rêves. M'en souviens jamais, ou alors c'est que ce sont des rêves vraiment marquants. Genre pas agréables.
Au réveil j'ai plus des sensations que des souvenirs de la nuit. Je me lève enthousiaste (jeudi et vendredi), ou déprimé (samedi), ou en colère (dimanche) ou encore épuisé (aujourd'hui).
Et puis aussi de voir mes associations d'idées. Je ne sais pas ce qu'il voulait dire vraiment, mais je peux essayer de me souvenir comment je réagis à certains mots ou expressions.

Le sommeil l'inquiète plus, moi aussi d'ailleurs. J'ai toujours bien dormi avant de me (faire) séparer de l'Ex-Future-Madame-Archie. Même après, par périodes de quelques mois, je dormais bien. Là, je me réveille toutes les nuits à 3h30 et le sommeil ne revient pas totalement. Dimanche j'étais réveillé à 7h30 alors que je m'étais couché à 00h30 !!!
C'est un baromètre chez moi. Pas de sommeil, pas bien. Mais c'est plus une question de cerveau qui turbine. Comme si j'essayais de construire un édifice avec des cubes, des formes comme dans Tétris (sauf que là c'est en 3D, on est au XXIème siècle que diable !) et je cherche quel pièce se loge dans quel emplacement. Je sais qu'en ce moment je piétine un peu. J'ai résolu en partie le souci boulot, je ne peux pas avancer en même temps sur un autre plan. Mes nuits en seraient-elles un peu perturbées ?
Oui, je sais, c'est sûr qu'avec un corps chaud et tendre à côté de moi toutes mes nuits passeraient bien mieux. Mais malheureusement j'ai pas le choix de mes partenaires. C'est soit l'ourson gris avec la petite pièce de tissu pour boucher le trou, soit le gros laton raveur...
Mais le raton laveur il vient d'une autre vie. Je le garde parce que j'aime les peluches, mais lui je l'aime pas. Alors c'est le petit ourson gris.
Mais ça vaut pas l'autre corps chaud et tendre...

09 mars 2008

Le boulot ça va. Le reste...

Voilà, une semaine de boulot depuis mon arrêt de 5 semaines. Rien n'a vraiment changé : toujours autant de boulot (voir plus), tout est urgent, les pannes et les avaries diverses émaillent nos journées... Oui je dis nos parce qu'enfin ils ont compris à la Groussebouate que je ne pouvais pas assumer seul le boulot de tout le secteur !
Mon pote parti sur le Grobato est revenu définitivement, un gars d'une boîte extérieure nous a été greffé pour nous faire deux ou trois travaux de fond, pas bien techniques mais dont va découler beaucoup de travail, bref... C'est pas encore ça mais au moins on peut répartir les tâches.
Mais surtout, surtout... je ne prends plus tout ça avec mes tripes. J'arrive à garder mes distances, à voir les problèmes sous un autre angle, pas du tout personnel. La barrière entre Archie l'Elec et Archie tout court est enfin là. Pas bien costaud encore mais elle existe. Je pense encore au boulot même quand je l'ai quitté mais ça ne me bouffe pas la vie ni la santé.

Du coup, ma vie personnelle me paraît encore bien fade. J'essaie de l'épicer avec des visites chez les amis et la famille, des balades avec les potes (comme hier avec Didi mon Amie la Meilleure et son Chéri au Barrage de Bimont au pied de la Sainte-Victoire. Très chouette coin !) et puis cette voiture qu'il va falloir que j'aille chercher dans le trou du cul du monde.
Je croyais que c'était la Drôme le trou du cul du monde (avec son célèbre village nommé St-Nazaire-le-Désert... pour te dire comme y'a rien là bas, ami lecteur !) mais que nenni !
C'est la banlieue de Troyes le trou du cul du monde. C'est à 170 bornes de Paris, mais c'est un périple à la Indiana Jones qui m'attend !
Déjà, le billet de train entre Paris Gare de Lyon et Troyes ne se vend pas sur internet !!! Pour te dire la demande qui doit y avoir pour se traîner dans ce pays paumé ! Ensuite il faut que je me dégotte un bus pour aller de la gare de Troyes jusqu'à la banlieue nord qui se nomme Barberey St Sulpice... Tu parles d'un nom ! Ah non, faut le voir pour le croire ! Heureusement que je suis motivé par le petit bijou qui m'attend !!!

Enfin bref, tout ça me ramène à mon célibat. Bientôt un an que je n'ai pas goûté aux plaisirs de la chair, mais à la limite ça ne m'embête pas trop.
Non, je me repose ces questions qui me taraudaient depuis des mois avant que je lâche prise et finisse par couler. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Qu'est-ce qui repousse les filles, qui leur déplaît et qui les empêche de s'intéresser à moi ? Qu'ai-je de moins (en dehors d'une carrure d'athlète... ça je pense que je n'y pourrais plus rien :((( ) que les autres ? Ou de trop ? Je sais que j'ai pas une tête de porte-bonheur, mais je pense en avoir vu des plus moches que moi avec des nanas. Je suis pas méchant (au contraire, paraît que je suis trop gentil... O_°) et d'après les dernières femmes qui ont joué la bête à deux dos avec moi (pour peu qu'elles aient été sincères... hum...) je me débrouillais plutôt bien.
BON ALORS QU'EST-CE QUI NE VOUS REVIENT PAS A LA FIN ? DITES CE QUE VOUS VOULEZ UNE BONNE FOIS POUR TOUT QUE JE SACHE QUOI FAIRE B*RD*L DE C*L DE P*MP* * M*RD* !!!
Hum... Veuillez m'excuser pour cet éclat, mais il fallait que ça sorte. Oui, merci, je me sens beaucoup mieux...
Bref, demain nouveau rendez-vous chez le Marabout. Je pense qu'on parlera un peu de ma reprise et puis j'aimerai aussi savoir ce qu'il en pense de ce qui peut clocher chez moi. Parce que je veux bien que ce ne soit pas le moment, que ça n'ait aucun sens pour moi d'avoir une relation pour l'instant, tout ça est clair dans ma tête. Mais quand ça va aller mieux et que je me sentirai capable de laisser de la place à une femme dans ma vie, je vais faire comment ? Les femmes ne vont pas se jeter sur moi d'un coup. Ca fait bientôt 35 ans que je suis sur ce satané caillou et les filles ne m'ont jamais couru après. Et quand moi je courais derrière une fille qui me plaisait, je ne la rattrapais jamais ! En plus j'ai le chic pour craquer sur des filles jamais dispos...
Alors voilà, j'aimerai bien savoir ce qu'il faut que je fasse. Et j'espère que le Marabout aura un début de piste. Parce que moi je patauge depuis le début et franchement, là, j'en ai assez de me torturer les méninges. Pffff... C'est vrai quoi, sont pénibles ces nanas à la fin...

04 mars 2008

Ca sera elle !

Ayé j'l'ai trouvé !
Celle qui m'emportera où bon me semblera, dans un confort (hum... sportif quand même) et un luxe que je n'ai jamais connu encore !
Et dans les prix que je m'étaient fixés, c'est-y pas beau ça ?
Allez, je te la montre avec une photo pas belle mais tant pis, j'en ferai d'autres dans un cadre plus sympa plus tard...

Sur ce ami lecteur, je m'en vais signer un bon de commande et remplir un chèque de réservation. Ensuite, vais voir combien ça va me coûter d'aller la chercher. Pasqu'en plus elle est pas à côté (regarde la plaque, le 10... même pas je savais que ça existait moi, comme numéro !)

03 mars 2008

Reprise, mais bizarre...

Men At Work Live San Francisco '83 - Who Can It Be Now

Depuis que je bosse, j'ai rarement pris plus de 2 semaines de vacances d'affilé. Non pas que je n'aurais pas pu, bien au contraire. Mais parce qu'au bout de trois semaines de vacances, je trépignais, tournais en rond, étais impatient de me rendre utile et retrouver mes copains de boulot. Il faut dire que j'ai toujours eu la chance de tomber dans des équipes où l'ambiance était excellente et où on se marrait bien. Malheureusement il y avait la hiérarchie, qui semble toujours composée des pires traîtres, salauds, incompétents, idiots, fourbes et j'en passe...

Ce matin je suis retourné au taf après plus de 5 semaines d'absence. Eh ben j'y suis allé à reculons (pas facile en moto mais j'y suis arrivé...) Vraiment pas envie de retrouver le boulot, les bâtiments vieillissants, mon bureau et ses dossiers empilés... Pas d'angoisse ni d'anxiété. Juste un constat que je me sentais bien chez moi à m'occuper de moi, ou chez mes potes ou encore dans la famille. Le boulot est passé derrière tout ça.
Arrivé là-bas ce fut... bizarre. C'était le même endroit, les mêmes gens, mon bureau était toujours là, avec ses papiers épars... Mais tout était différent. Je me sentais étranger à ce lieu, ça n'était plus "chez moi". Je sentais en total décalage avec tout ce qui pouvait bien se passer ici.
J'ai allumé l'ordi, trié mes dizaines de mails accumulées durant toutes ces semaines d'oisiveté, fiat un relevé des compteurs électriques des postes électriques, histoire de me remettre tout ça en place, visité des ami(e)s et collègues, heureux de me revoir avec une bien meilleure mine qu'avant. Puis j'ai été voir la médecin du travail pour mon aptitude à la reprise du travail. Elle est plutôt satisfaite de la façon dont je vois les choses maintenant. Même si je vais me surveiller pour ne pas pas tomber dans l'excès (le j'm'en-foutisme ou bien cette prise trop à cœur qui m'a valu ce break) je ne sais pas comment je vais réagir aux différentes sollicitations dont nous faisons l'objet mes collègues et moi au quotidien. Nous sommes à nouveau deux dans mon service, mon pote parti en mission a été rapatrié définitivement; il se débrouilleront sans lui sur le Rafiot.
Il paraît que le Chef d'Etablissement était surpris que toute ces réorganisations et ces décisions venues d'en haut aient pu m'affecter à ce point. Ce gros crétin n'a rien pigé et c'est pas moi qui ai inventé qu'ils préféraient avoir 10 types qui ne connaissaient rien que 2 qui savaient tout. Il a osé dire à la médecin du travail que j'étais très estimé et que mon travail et mes connaissances leurs étaient indispensables !!! Il mériterait que je me barre, tiens !

Mais bon voilà. Je ne vois plus les choses comme avant et je ne sais pas ce que tout ça va bien pouvoir donner. Ça ne me rebute pas d'aller au boulot, cet après-midi j'ai même fait deux bricoles pour me remettre un peu dans le bain et j'étais content de le faire. Mais c'est plus comme avant. Je fais mon taf sans cœur, avec détachement, sans précipitation. Je ne cours pas partout et même sachant que la journée de demain et la semaine prochaine seront chargées, ça ne me soucie pas plus que ça. Je ne m'en fous pas, mais d'autres se chargent de planifier des choses et moi je ferai ce que j'aurais à faire dans la mesure de mes moyens.

Comme l'avait dit le Marabout, je traverse une rivière et l'autre rive est encore bien, bien floue. C'est assez bizarre ce que je ressens, mais assez intéressant et même... excitant ! Plein de choses changent dans ma tête, comme si des cases bougeaient et se réorganisaient autrement. Et je ne sais pas à quoi l'édifice final va bien pouvoir ressembler !

26 février 2008

The right way

Enfin !
C'est ce que m'a dit le Marabout. Que j'étais sur la bonne voie et que j'étais à une croisée des chemins. Une sorte de nœud de ma vie à partir duquel je pourrais reconstruire quelque chose.
La dépression de fin novembre était un message d'alerte pour me dire que la vie que j'ai menée jusqu'à présent n'était plus supportable et qu'il fallait réagir.
Et c'est vrai que ma vision des choses a bien changé au cours de ces 5 semaines d'arrêt de travail. J'ai grandi dans l'espoir de mes parents que nous, les enfants, réussirions là où eux ont échoué -nos études- et trouverions un bon job. Depuis l'adolescence, étant un digne Taureau (et Buffle de surcroît dans l'horoscope chinois) j'ai toujours eu les pieds sur Terre et le sens du matériel. Même si j'étais un rêveur, lorsqu'il s'agissait de prendre une décision, le pragmatisme était la pierre angulaire de ma réflexion.
Réussir ses études ne voulait pas forcément dire faire des études à rallonge (et puis de toute façon mes parents n'auraient jamais eu les moyens de me payer ces fameuses études "gratuites" pour tous) mais faire le bon choix. Trouver un créneau où il y aurait toujours du boulot. L'électricité était LE créneau qui existerait toujours (enfin, tant qu'on arriverait à en produire) et qui offrait un des plus vaste choix en matière de jobs. Bref, toute ma vie s'est construit autour de ça : LE TRAVAIL.
Sauf qu'aujourd'hui, ayant eu la chance d'atterrir dans une boîte où l'on se fout pas mal de votre bien-être mais on ne vous met -quasiment- jamais à la porte, ce qui m'importe aujourd'hui c'est d'être en bonne santé, mentale et physique. Le boulot restera important pour l'équilibre et pour payer de quoi becqueter. Mais ça restera un job et juste un job.

Je ne ressens plus d'anxiété et d'angoisse à l'idée de sortir de chez moi. L'imprévu ne me glace plus les sangs. Ce week-end chez les Drômois, un anniversaire d'un de leur collègue était prévu et comme j'étais chez eux je fut cordialement invité. Ce genre de truc m'aurait fait flippé comme un malade il y a quelques mois et j'aurai certainement trouvé un prétexte pour ne pas venir. Là, j'étais presque content d'aller à cette "petite" fête (130 invités dans une salle des fêtes au fin fond de la Drôme, en plus le type est gay et la majorité des mecs invités l'étaient aussi. Bien qu'une ribambelle de gamins aient animé la soirée !)(J'ai quand même pas le pot moi, je suis pas foutu de me dégotter une gentille fille et au lieu de m'aider en m'invitant à des soirées peuplées de donzelles célibataires, mes potes m'invitent à une soirée gay... J'vous jure, faut le vivre !!!)

Bref, la reprise du boulot est toujours prévue lundi prochain mais franchement, moi qui ne supportais pas de rester 3 semaines en congés, je t'assure ami lecteur que je serais bien resté chez moi à bricoler, balader sur mon fier destrier et chercher une remplaçante pour ma pauvre pigeot !

21 février 2008

Trackmania addict

Oui je sais ami lecteur je te néglige mais je n'y peux rien (enfin si mais j'veux pas !).
J'ai joué à un jeu de courses massivement multijoueurs et j'arrive pas à décrocher !!! Dés que je peux j'y joue et me fight sur des circuits délirants ou réalistes contre d'autres pilotes du monde entier. Et en plus c'est beau !!!

Bon sinon je sors de chez le Marabout et il est content. C'est vrai que je vais mieux, ma réflexion sur ma vie et mes objectifs sont modifiés. Les mouches ont changé d'âne comme on dit au rugby. Il m'a dit que j'étais à la croisé des chemins. Mon boulot qui était le pilier de ma vie n'est plus que "secondaire", important certes, mais plus le fondement de ma vie quotidienne. Je reprends plaisir à voir du monde, l'angoisse qui parfois me rendait physiquement malade à l'idée de sortir voir du monde ou faire les courses n'est plus là.
Hier la Petite Fée m'a même rendu visite et ça m'a fait énormément plaisir. Un peu d'anxiété lorsqu'elle m'a dit qu'elle décollait de chez elle et qu'elle arrivait, mais rien de comparable à la douleur réelle que provoque une décharge d'adrénaline due à l'angoisse.
Je commence à redevenir un type normal dans sa tête. Bon pas de révolution non plus, si je ne suis pas sollicité je ne vais pas sortir de moi-même, proposer une partie de bowling, une soirée resto-ciné ou autre joyeuseté. Mais le Marabout m'a dit d'y aller progressivement, l'essentiel étant que j'avais pris la bonne direction; les priorités ont changé.
Il a métaphorisé. La dépression était un message d'alerte, pour me prévenir que le style de vie que je menais n'était pas bon pour moi. C'est la rivière et je la traverse à gué. La rive que je quitte, avec la priorité c'est le boulot, et celle que j'essaie d'atteindre, qui reste encore floue et un peu brouillonne avec d'autres priorités.

Voilà, j'avance, tout doucement, je m'occupe de moi, un peu de mes amis et de ma famille. Je vais mieux. Il y a encore beaucoup de boulot, mais au moins je sais que ça change et ça fait du bien. Et puis j'ai pas envie de retourner bosser, parce que je vais passer 8 heures par jour à m'occuper des affaires des autres et pas des miennes. Mais le Marabout a dit que c'était bon psychiquement de bosser. Alors...

Bon en attendant, je vais piloter un peu sur le net. J'vais tous les pourrir !!!

15 février 2008

P'tit coup de pompe

Je suis fatigué. Il y a des signes qui ne trompent pas.
Je déteste faire des siestes, mais hier j'ai même pas mangé à midi. Je me suis couché sur mon lit juste deux minutes vers 12h parce que je me sentais un peu patraque. J'ai ouvert les yeux à 15h...
La vaisselle s'accumule dans l'évier. Oui je sais je suis un mec et les mecs ne savent pas faire la vaisselle juste après avoir mangé. Sauf que je déteste voir un tas immonde dans mon évier et en général les assiettes et leurs amis ne campent pas deux jours dedans !
J'ai trié mes papiers hier matin. J'ai pas dit que je les avais rangés, naaaan ! J'ai dit trié. Ils sont en tas sur la table basse, mais triés par type : factures, relevés, lettres des caisses de retraites, primaires maladie etc.
Mon lit n'est toujours pas fini d'être gratté, décapé et teint. La brosse à céruser est toujours posée sur la tête de lit, elle-même posée par terre sur le balcon, rien n'a bougé depuis trois jours.

Et malgré toute cette fatigue qui me fait trembler de tous mes membres après avoir marché 45 petites minutes dans la colline où s'enfilent les lotissements huppés de Monbled, je mets deux heures à m'endormir le soir, avec le cerveau qui turbine à 10 000 tr/min. Le Toubib va devoir m'expliquer ce qui se passe et diminuer les doses de quelque chose (à mon avis c'est les bêta-bloquants, mais bon, je suis technicien de maintenance électrique moi, pas docteur).

En tout cas ça me fait marrer de penser qu'un électricien fasse de la sur-tension !!!
Je me marre moins en pensant à mon état général, à mon âge c'est déplorable... Il y a des papys de 70 ans qui sont bien plus pêchus que moi !!!

Bon aller, je vais gratter un peu le vernis de la tête de lit, le soleil coule à flot dessus, je n'aurais pas froid. Un peu de courage feignasse !

14 février 2008

Elles viennent d'ailleurs, c'est sûr maintenant !

J'avais décidé de ne pas parler du 14 février. Non pas parce que je suis un célibataire frustré, mais parce que je trouve cette idée de fêter les amoureux un jour précis, débile et purement commerciale.
Mais il y a quelques minutes la Petite Fée m'a appelé pour me souhaiter une bonne Saint-Valentin...! Je suis resté un peu bête et puis n'ai rien trouvé de mieux à dire que : "A moi ?... Mais pourquoi ?"
Petites précisions :
- cette charmante jeune femme a un petit ami qui a enfin décidé de rester avec elle,
- cette charmante jeune femme a un petit grain de folie,
- cette charmante jeune femme pense la même chose que moi de la Saint-Valentin.
Du coup ce couple ne se souhaite rien pour la Saint-Valentin, mais elle a décidé de m'appeler pour fêter ce jour avec moi au téléphone.
.. 0_o
...
Je ne comprendrai jamais les femmes.

13 février 2008

Hier...

...je suis allé à un rendez-vous avec la médecin du travail. Très compétente et impliquée dans son boulot. Je suis resté deux heures avec elle pour discuter de mon cas. Elle est restée très objective et connaissait déjà la situation de mon secteur. Elle n'était pas surprise que je finisse par me retrouver sur le carreau moi aussi.
Les conclusions de ce rendez-vous est que maintenant il n'est pas question que je retourne bosser dans les même conditions, le poste doit être adapté et le secteur doit évolué pour que, mes collègues et moi, puissions effectuer notre job. L'objectif étant que je retrouve la santé et la garde. Je serai sous sa surveillance dés ma reprise, avec des visites régulières pour contrôler mon état de santé et ce que je ressens. Au moindre indice de rechute elle me renverra chez mon toubib pour demander un arrêt de travail.
D'autres nouvelles venant de mes collègues confirme que le problème a été pris avec inquiétude et beaucoup de sérieux par les différentes instances de défense des travailleurs. Ça va aller loin. L'essentiel étant que de mon côté je ne ressente enfin aucune culpabilité à être malade. Je suis toujours inquiet à l'idée de revenir parce que la situation n'aura pas changée : je serai toujours seul dans mon secteur, mais la médecin du travail a pris rendez-vous avec mon supérieur et il devra dégager une hiérarchisation des tâches. Ainsi je saurai quelles seront les sollicitations auxquelles je devrais répondre négativement.
Elle a également contacté le Marabout du Teston et sont tous les deux d'accord pour travailler de concert sur mon cas. De ce côté-là, c'est sur la bonne voie. Il me reste deux semaines et demi pour retrouver une santé physique adéquate. Parce que là c'est pas le top.
Je reste fatigué et le moindre effort physique m'épuise rapidement. Résultat d'une tension élevée pendant plus d'un mois (elle est toujours trop élevée au goût de la médecin du travail) ? Effet des médocs ?
Je me débrouille toujours pour mettre le nez dehors et bouger un peu -à pied, en moto, en voiture- mais j'ai du mal à tenir le coup le soir et il n'est pas rare que je m'écroule dans le canapé et m'endorme en fin d'après-midi. Du coup le moral chute un peu mais c'est pas dramatique, l'antidépresseur fait son boulot. Et puis j'ai toujours en tête la discussion avec le Marabout... ne vous mettez pas de pression, vous n'êtes pas prêt, il faut qu'une relation ait un sens pour vous...
Du coup je me "sonde", essaie de savoir ce que je ressentirai si je rencontrai quelqu'un. Le résultat est toujours le même. C'est pas le moment. Alors je continue ma lente reconstruction, le réaménagement de l'appart', ma réflexion sur ce que j'aimerai faire en dehors du boulot...

Patience, patience, patience... Le maître-mot. Mais ça ne m'empêche pas de sentir le temps s'écouler.

11 février 2008

Archie et ses amis

Plus je réfléchis et médite sur ce que me dit le Marabout, plus il y a de questions qui sortent de ces réflexions. Par exemple ce que je ressens face à l'attitude de mes amis, collègues et connaissances. Tous me soutiennent, prennent des nouvelles ou s'arrangent pour en avoir, m'appellent au téléphone, me proposent des sorties au ski, des passer les voir, manger un morceau, m'aider à bricoler mes meubles, etc.
Et moi je suis surpris. Je ne comprends pas toute cette sollicitude. Je me sens submergé par tant d'attention, de propositions, d'invitations. Une de mes collègues préférée -je l'appelle Maman tellement elle est adorable et elle pourrait effectivement être ma mère- a même pleuré en apprenant que j'étais en arrêt à cause du boulot et de l'attitude de la direction de la Groussebouate...

Je sais que cette incompréhension de ma part vient de mon manque de confiance en moi, de l'image que j'ai de moi. Dans mon esprit je ne mérite pas tant d'attention, d'amour et d'amitié, je n'en vaux pas la peine et du coup je finis par déformer tout ça. En faire quelque chose de négatif, de faux et d'hypocrite et que tout mon entourage finalement ne fait que son "boulot". C'est terrible d'en arriver à de telles conclusions et de finalement basculer dans une espèce de paranoïa, juste parce qu'on se voit comme un type insignifiant, un gros boulet et somme toute bien chiant !

La P'tite Fée, une très bonne amie, m'a passé un savon et était très en colère quand elle m'a appelé vendredi. Je ne l'avais pas appelée lorsque le toubib m'a mis en arrêt et elle m'en veut beaucoup. J'ai tenté de lui expliqué que j'en avais assez de n'appeler mes amis que pour dire que tout va mal. J'avais envie de l'appeler pour lui annoncer de bonnes nouvelles, lui dire que j'allais bien, que j'avais rencontré quelqu'un ou bien que la vie me souriait. Mais ça n'était pas le cas. Elle s'en fout, elle veut juste qu'on garde le contact et qu'on se voit, qu'on parle de nos vies, qu'elles soient belles ou tristes. Parce que c'est ça des amis, des gens que l'on aime et avec qui nous partageons. Du temps, des loisirs, des joies et des peines. Comme avec une petite amie.

Tout ça rejoint le problème de base, celui que je veux résoudre avec le Marabout. Le Relationnel, la confiance en moi. Finalement qu'elle que soit la relation que j'entretiens avec une personne aimée, je ne sais pas la gérer. Parce que je n'ai aucune estime de moi.
Jeudi il m'a dit qu'il allait falloir travailler rapidement sur ma sensibilité des choses. Parce que je les prends trop à cœur et que typiquement ma situation professionnelle m'a touché trop directement, trop profondément. Et ça n'est pas bon. Il n'est pas question de s'en foutre lorsqu'un problème surgit au boulot, mais de savoir encaisser sans en être trop affecté.
Il est vrai que la priorité est de retrouver la santé et la capacité à assumer mon job.
Le reste attendra. C'est pas cet été que je serai un bourreau des cœurs !!!

Allez, je vais continuer à jouer à l'ébéniste...

07 février 2008

Et je relance de 3 !

Pas content le Marabout ce matin. Pas contre moi rassure-toi ami lecteur, naaaan...
Contre la Groussebouate et leur façon de gérer les humains. Rien à dire sur la gestion des ordis. Tu demandes rien on te file un écran plat à la place de ton vieux CRT -bien pratique néamoins pour poser des conneries dessus, genre une haltère fabriquée avec un cure-dents et deux bouchons de lièges...- parce que vois-tu mon pote, "tu y as droit" (!) Ah ben si j'y ai droit alors, j'vas pas l'refuser mon gars !!!
Par contre, avoir le droit de bosser dans des conditions qui te permettent d'accomplir ta besogne, ça, t'as pas droit ! Pis en plus tu feras le taf de ton chef qu'est muté et comme t'es capable de le faire, ben tu feras aussi celui de ton pote qu'est en mission longue durée de 15 mois...
Bref le Marabout qui avait vu une reprise du moral et d'énergie m'a vu les yeux tirés, tendu comme une corde à piano et remonté comme une pendule contre mon taf et pas motivé du tout (voire même angoissé) à l'idée d'y remettre les godasses de chantier... Du coup il m'a prolongé de trois semaines mon arrêt maladie et demande à ce que le médecin du travail le contacte pour une collaboration qui me permettrait de revenir travailler dans de bonnes conditions et surtout m'éviterait de casser ma pipe prématurément...

Le matin je m'avale une pharmacie entière, quelques miettes à midi et le double le soir. Alccol totalement interdit (ou alors je ne bouge pas de chez moi et si je suis chez des amis j'y reste pour pioncer, pas question de conduire) et le café je n'en prends quasiment plus.
J'ai l'impression d'être un gamin Ingalls maintenant. Je me lève à 8h, je gobe ma pharmacopée entre deux tartines, et je me fous en bleu de travail pour poncer, gratter, teinter, aspirer...
La pharmacienne était horrifée en voyant mes mains. Sèches comme un biafré, écorchées, pitoyables. Elle voulait me donner un échantillon de crème hydratante super efficace, mais pas de chance elle n'en avait plus... Pour une fois qu'une nana était gentille avec moi...

Enfin me voilà en vacances pour trois semaines. Sorties autorisées 24/24. S'il fait encore ce temps magnifique comme aujourd'hui, il se pourrait que le VTT fasse une sortie. Enfin, je vais tâcher de finir ce lit cette semaine d'abord. En attendant, je vais passer un peu de crème norvégienne sur mes paluches, parce que là ça commence à faire mal...

06 février 2008

Café au milnacipran, tartines de clotiazépam et chlorhydrate de nébivolol et un morceau de kétoprofène

J'ai bossé des années sans avoir le moindre pet de travers m'obligeant à rester cloîtré chez moi et à composer mon p'tit déj de comprimés. Bon, à part le dernier trimestre 2004 où là je les ai accumulé (début de dépression, mi-temps thérapeutique, accident de moto...)
Ce matin je me sens encore tendu, inquiet. J'ai quatre boîtes de médicaments ouvertes et entre deux tartines je dois ingurgiter 5 gélules, comprimés et autres pilules...
Je suis fatigué, je ne pensais pas que ça épuisait à ce point d'avoir une tension élevée. J'ai l'impression que mon coeur force comme un malade pour pomper le sang ! Il y a un nain forgeron dans mon crâne qui doit faire une armure complète, depuis le temps qu'il tape ce crétin !
Je sais que je devrais me secouer et aller courir la campagne pour entraîner mon coeur et lui redonner la force d'encaisser, mais rien que l'idée me fait trembler d'effort.
Je crois que demain chez le Marabout je vais lui demander de prolonger mon arrêt. Je ne peux pas reprendre comme ça. D'abord physiquement je vais au carton et moralement je me connais, je suis encore " à chaud" suite aux idées de réorganisation de la hiérarchie. Et ça, en général, ça finit en engueulade et mots bien sentis, pleins de vérité mais qui ne font que discréditer mes positions. Mieux vaut que je revienne regonflé et avec des idées précises de ce que je veux faire de ma "carrière".
Parce que tout bien réfléchi, c'est une sacrée opportunité qui pourrait s'offrir à moi de monter des échelons vitesse grand V... L'ouverture d'un poste de cadre pour remplacer le collègue muté ne sera pas fermée avant de longs mois. Le profil recherché est plutôt atypique de nos jours. Et avec quelques formations, voire même quelques études je pourrai très bien occuper ce poste. Sauf que j'aurai besoin de tous mes moyens... Je peux toujours soumettre la proposition à mon hiérarchique direct (un pote avec qui j'ai manié le multimètre habillé en bleu de chauffe et qui sait ce c'est que de mettre les mains dans le cambouis) qui m'avait envisagé pour ce poste mais je l'avais averti que je le refuserai tant que la situation n'aurait pas évoluée... en mieux, évidemment !

Bon, en attendant que mon esprit se calme un peu et que mes idées se précisent, je vais surfer sur les sites de voitures d'occasion et continuer à décaper et teinter mon lit. Mon meuble est arrivé à la Poste de Monbled, mais ces incapables ne savent pas où est passé mon colis "encombrant" (raison pour laquelle il ne m'a pas été livré chez moi...)
Comment peut-on perdre un colis encombrant (118 x 14 x 20 cm ; 13 Kg quand même, c'est gros comme lettre et ça déforme les poches) ? Demandez à la Poste... Et après il ne faut pas critiquer les fonctionnaires !

05 février 2008

Rechute

17/10 ce matin. Une belle rechute. Faut dire que maintenant que le collègue qui était avec moi depuis le début, qui connait tout et qui est techniquement bien plus calé que moi est enfin à son nouveau poste qu'il réclame depuis des années.
Archie angoisse à l'idée de retourner bosser à la Groussebouate dans les même conditions, voire pire, lundi matin. Et retomber dans les mêmes affres de stress et de débordement des tâches, sans compter l'avenir incertain des gens de terrain voués à finir au placard...
Cette fois le toubib était prêt à prolonger l'arrêt de travail sans poser de question. Je lui ai dit que je tenais d'abord à en parler au Marabout jeudi matin, savoir ce qu'il en pense et ce qu'il va me conseiller et comment il voit mon évolution globale avec tout ce qui me perturbe dans le caillou.

Résultat : prescription de bêta-bloquant pour tempérer les montées de tension. Nouveau rendez-vous à prendre avec le toubib la semaine prochaine pour contrôle de la tension et mise au courant de ce qui se sera dit au cours de la séance de jeudi.
Je me sens dans une impasse, coincé par la hiérarchie, écrasé par les responsabilités qui vont me revenir à mon retour. L'impression de se retrouver face à une immense machinerie sans aucun sentiment, compassion ou compréhension. Muée uniquement par le profit et l'augmentation des gains. Je devrais tout arrêter et changer de métier. Mais Archie ne sais rien faire d'autre que petit électricien de maintenance. Pas d'autre talent que celui de rester célibataire, complètement.

Je vais voir ce que me dira le Marabout. Mais c'est vrai que je n'ai plus envie de bosser pour cette boîte. La bêtise y est reine, le profit roi, l'élimination des gens de terrain la princesse...
Mais il est indéniable que je me sens infiniment mieux chez moi où je bricole, me repose, lis, fais des projets... Alors même si ça me fait vraiment chier d'être arrêté des mois entiers pour retrouver la santé et l'équilibre, cette fois je m'en remettrai totalement à mes Marabouts. J'ai trop longtemps négligé ma santé pour ne pas passer pour un caliméro ou un tire-au-flanc. Maintenant je paie. Cash. Moi qui me croyais stupidement intouchable, solide, mentalement capable de tenir le choc des évènements de la vie...
Mais voilà, je suis comme tout le monde.

Et en dehors des toubibs et des amis, je dois me sortir seul de ce cercle vicieux : l'affectif en rade, le boulot qui tangue, la santé qui se dégrade et pas de soutien d'une compagne aimante... Ca va être long, très long, plus long que je ne le pensais.

03 février 2008

'Ti bilan

Après un mois de traitement, 3 séances de psy, une semaine d'arrêt et une autre à suivre pour hypertension dû au stress, un petit bilan montre plutôt du positif.
Je suis du genre "bête et discipliné" et quand une toubib me donne un traitement ou des idées à méditer, je le fais. Comme un bon petit soldat.
Du coup, je m'occupe un peu plus de moi sans me soucier de ce qu'en pense le monde extérieur. J'essaie de m'écouter et de suivre mon instinct. Première chose très positive, sortir de chez moi et balader ou voir des amis ne m'angoisse plus. Mieux, j'y prends vraiment plaisir !
Deuxième chose, je suis ma ligne de conduite et je concrétise mes petits projets. Plus question de bosser comme un taré au risque de me rendre malade et plus de culpabilité à laisser en plan le taf pour partir en vacances : conséquence immédiate je vais poser 5 jours de congés début mai pour partir presque deux semaines en congés. Remplaçant ou pas, essais ou pas, la Groussebouate se passera de moi.
Mon lit avance. Les deux planches des côtés sont décapées, dépoussiérées et la première couche de teinture est passée. C'est encore trop clair et je pense qu'il faudra trois ou quatre couches pour atteindre la teinte foncée presque noire de mon canapé.

La mauvaise nouvelle de la semaine c'est Didi, mon amie la meilleure. Cette courge avait mal au ventre lundi. Trois diagnostiques annoncent une appendicite mais la prise de sang ne confirme pas. Au lieu de rester dans le coin, voire même se faire hospitaliser par précaution, elle part le mardi en mission à Brest (encore une qui fait passer le boulot avant le reste).
Résultat : vendredi, alors que les douleur ne se sont pas calmées, loin de là, le chirurgien qu'elle consulte lui annonce qu'il l'opère le lendemain d'une appendicite
rétrocaecale...
Je crois que cette fois elle a compris aussi, elle va enfin faire gaffe à sa santé, surtout qu'elle n'est pas brillante depuis deux ou trois ans.
Cet après-midi, la balade à moto s'est réduite à la visite de mon p'tit chaton dans sa chambre de la clinique à 25 bornes de chez moi. Histoire de me faire prendre l'air quoi...

Allez ce soir, c'est la Coupe de France avec l'OM et ensuite le Superbowl !!! Ca a du bon d'être en arrêt maladie finalement !
Et demain finition du lit (j'espère mais ça sera dur...) pour le monter mardi avec le nouveau sommier que j'ai acheté vendredi !
Ca bouge ça bouge chez Archie !

01 février 2008

Archie menuisier

Ce matin j'attaque mon lit. Décapage pour commencer, hier j'ai été chercher tout plein de produits, accessoires, pinceaux, paille de fer et tutti quanti pour bricoler le bois.
Sauf que j'avais jamais fait gaffe que mon lit d'enfance n'était qu'un assemblage de panneaux de particules avec un revêtement de bois vernis. Bah, de toute façon, il ne risque plus rien, je vais faire mes premières armes sur lui et aussi peut-être sur ma table de nuit qui est en pin et prête à s'écrouler (il doit me rester de la colle à bois quelque part...)
J'attends avec impatience l'arrivée de mon meuble tout neuf, tout brut, que je vais devoir poncer légèrement, dépoussiérer, teinter et patiner -ouais, même pas je vernis comme un feignant, non non non mon cher lecteur assidu, je vais passer la patine à l'ancienne tout comme il m'a dit le gentil vendeur ; un vieux de la vieille qui m'a tutoyé comme si j'étais son apprenti et qu'il me refilait tous ses secrets de menuisier ! J'adore !- et ensuite va falloir que je m'attaque au meuble TV.
Déjà en trouver un dont la forme m'inspire. Pas facile. Je sais pas ce qu'ils ont les types qui dessinent les meubles TV, ils ont la folie des grandeurs. J'aime les formes simple, pas de circonvolutions torturées chez moi (ça l'est suffisamment dans mon pois chiche). Mais leurs trucs qu'ils vendent là, c'est pour des châteaux !!! Eh ! J'ai un 42 m² moi, si le meuble télé il fait 2m50 de long, je la mets où la bibliothèque moi, heing ? Fada ! Donc il va falloir que je trouve un autre moyen.

Ce soir je casse mon épagne logement, dans dix jours je serai à la tête d'une fortune s'élevant à la modique somme de 11000 euros. L'en manquera encore près de 6000 pour m'acheter le bolide que j'ai repéré hier sur le net. Mais ça c'est pas un problème : le Groussebouate va me faire un jouli crédit de 6200 euros à 3% global et le tour sera joué. Dans un mois, je roule dans une vraie voiture !

Bon c'est pas tout de busner (cherche un peu dans les mots du XIVe siècle si tu comprends pas) j'ai un lit à décaper moi !

31 janvier 2008

Ca se précise...

...ce remplacement de bolide. Hier le papier réclamé il y a deux semaines à la "mutuelle des gens qui roulent en deux roues motorisés" est enfin arrivé. Montpellier-Monbled : 180 km en 12 jours soit une moyenne horaire de 625 mètres... Le facteur devait être tétraplégique et son fauteuil roulant certainement chez Veritas pour le contrôle technique !

Oui tiens petite info : il y a de gros malins chez nos dirigeants qui veulent absolument pomper du fric quelque part et il se peut que les motos doivent bientôt sacrifier au sacro-saint sésame du CT. Ce qui prouve bien que ces couilles molles en cravate ne savent pas ce que veut dire posséder une moto. La révision d'une moto a lieu (en grande majorité) tous les 6000 km. Ce qui signifie que nombre de motos passent chez un mécano (un vrai, généralement ce sont des passionnés) deux voire trois fois par an pour être examinées sous toutes les coutures, être vidangées, leur chaînes retendues, les plaquettes de frein scrutées et éventuellement remplacées ainsi que le liquide de freinage, les feux contrôlés et reréglés, les rampes de carbus (pour ceux qui en possèdent encore : vive le air/huile !!!) recalées, etc... Tout ça pour dire qu'un motard chouchoute et soigne sa monture sans qu'on doive lui botter le train pour le faire ni lui faire cracher 60 euros pour qu'un type recalé au BEP mécanique tourne autour de sa machine comme une poule qui aurait trouvé un écrou M12...

Bref, mon changement d'assurance est quasi terminé. J'ai rendez-vous demain avec le conseiller financier de ma banque de facteurs pour qu'il me lâche ma caillasse qui dort depuis près de 8 ans sur mon PEL et j'ai envoyé un mail à un concessionnaire dont une annonce m'intéresse grandement. Donc, avec un peu de chance, Archie va bientôt rouler dans un carrosse presque neuf qui ne risque pas de le larguer à tout moment !

J'ai aussi commandé mon p'tit meuble que je vais devoir bricoler et je cherche un truc qui pourrait remplacer le machin en panneau de particules (beurk, je n'aime rien tant que le bois massif !) qui supporte ma télé et qui pourrait aller avec ma nouvelle bibliothèque-escalier.
J'ai bien essayé de faire une compo avec des petits meubles en dessinant approximativement les formes mais il faudrait que j'aille carrément dans le magasin concerné pour faire un essai grandeur nature, au Pontet près d'Avignon. Mais c'est un coin qui me rappelle un peu trop de mauvais souvenirs...

Bref, tous ces petits projets un peu flous commencent à s'éclaircir et devenir plus consistants.
Cet après-midi, dés que j'aurai le droit légal de me casser de chez moi, direction un magasin de bricolage pour voir ce qu'ils proposent comme teintures wengé et les conseils qu'ils peuvent me prodiguer.
Quand j'aurai un peu avancé dans tout ça, je crois que je vais chercher un prof de guitare dans le coin. Tous les jours j'arrive à prendre plaisir à gratter un peu. La dextérité revient doucement, mais mes doigts souffrent de ne pas avoir pratiqué régulièrement. J'ai le temps...