26 octobre 2006

The evenement of the year !

Ce soir c'est LE rendez-vous. Dans deux heures je retrouve Cléo à Aix pour parler devant un verre. La connaître, me connaître, essayer de savoir si l'autre est vraiment intéressé ou si c'est juste pour faire connaissance en dehors du cadre étriqué de la Groussebouate, enfin... Un rendez-vous quoi.

Jusqu'à aujourd'hui l'angoisse n'était pas là, mais maintenant que la chose se précise, l'estomac commence à faire des grand huit ! Je me dis bien que c'est pas une demande en mariage ni rien de super important, juste un rendez-vous sympa... Que j'ai juste à prendre plaisir à être en bonne compagnie, à m'intéresser à elle, à être moi tout simplement...
Oui ben justement, peut-être qu'elle n'aimera pas le clown que je suis ! Enfin, si c'est le cas j'aurai manqué une occasion et puis je retournerai à ma petite vie de célibataire endurci.
Et puis j'aurais eu la satisfaction d'avoir eu mon premier rendez-vous après un petit bout de drague ! 20 ans de recherche et enfin un bidule qui marche ! Je me croirai presque au CNRS (à moins que ce soit moi le cobaye ? ahem...)
Toujours est-il que je me demande bien pourquoi elle a accepté mon invitation. Ca te paraît peut-être évident ami lecteur, mais quand tu n'as pas l'habitude de réussir quelque chose tu te demandes bien pourquoi d'un coup ça a marché, non ? Ben voilà, moi pareil !

Sur ce, je vais m'occuper de la voiture qui a un grand besoin d'huile, de moi qui ai un grand besoin de me doucher et puis ensuite le grand saut (en espérant ne pas louper la marche...)
Bonne soirée.

23 octobre 2006

Mauvais élève, mais persiste dans l'effort

Je suis malade. J'ai un bon rhume et l'impression d'avoir une ruche entre les oreilles. Pas génial pour un premier rendez-vous qui se profile...
Ah oui, autant que je commence par le début...
Ce matin en regardant mes mails persos, je vois que quelqu'un m'a laissé un commentaire. Encore un truc de pub comme j'ai reçu il y a quelques jours me dis-je. Mais non ! Cette dame (entre nous, c'est une lève-tôt... 4h35 !) m'a laissé un commentaire tout à fait vrai et à prendre en compte.
Je réfléchis
dans la voiture à ce qu'elle m'a dit et trouve que c'est pas con. C'est vrai que la vie est courte et qu'elle peut être plus courte encore qu'on ne le croit. Il y a deux ans, j'aurais pu finir en carpaccio dans le radiateur d'une camionnette ! (s'il y avait eu une camionnette en face bien sûr, mais fort heureusement, il n'en fut rien !)
Fort de ces bonnes résolutions, je lis mes mails du boulot en arrivant au bureau et je me décide à demander à Cléo comment s'est passé son week-end. Elle avait fait le premier pas vendredi, à mon tour me dis-je.
Elle me répond quelques minutes plus tard, m'apprenant qu'elle a déménagé samedi matin, puis qu'elle s'est baigné à Carry et que comme elle n'avait pas pensé à prendre à manger dans son nouvel appartement, avait du manger chez ses parents dimanche.
Bon, me lançant dans le vide sans parachute, je me fous d'abord de sa poire (ben oui, je suis comme ça moi, faut toujours que j'envoie une boîte ! Mais je suis un geeeeeeeentil boîteur !) parce qu'elle n'avait pas prévu qu'elle devrait manger dimanche. Et puis je l'invite à boire un verre pour fêter son déménagement, demain ou mercredi.
Pas de pot, elle est à Toulouse pour la Groussebouate et ne revient que mercredi soir. Mais elle me propose de sortir jeudi ! Elle ne m'en veut pas de l'avoir chambré un peu et elle accepte !
La première drague de ma vie qui marche ! Enfin, ce n'est qu'un verre à boire ensemble, mais c'est bien la première fois qu'une femme accepte de sortir avec moi après que je le lui ai proposé !

Je ne comprends pas bien ce que je ressens encore. J'ai hâte d'y être parce qu'elle m'intéresse vraiment. J'ai envie de la connaître, savoir ce qu'elle aime, ce qu'elle lit, les films, ses voyages, sa famille, ses amis... Je suis curieux à son sujet et c'est la première fois que je ressens ça.
En même temps, je me dis que je commençais tout juste à apprécier ma vie de célibataire, à apprécier la vie tout court, que j'avais enfin retrouvé une certaine joie de vivre... Et me voilà prêt à tout risquer, à tout briser à nouveau, à rompre ce nouvel équilibre ! Chaque fois que je me sens bien dans mes Caterpillar, tu peux être sûr ami(e) lecteur(trice) (ben oui, il ya maintenant une femme qui lit mes posts en plus du Sexo, alors je fais dans la parité !) qu'une femme débarque avec ses talons pointus et me perce le cuir ! Serait-ce lié ?

Et pourtant je ne ressens pas l'Angoisse, ce malaise que je ressentais avec la dernière en date. Juste de la curiosité, à son égard et aussi en ce qui concerne mon comportement et ce que je vais ressentir si ça ne marche pas ou même si ça marche.
Je ne me sens toujours pas capable d'être un petit ami digne de ce nom. Prévenant, attentif, tendre... Je sais que je vois déjà trop loin, mais à la limite je sais ce qui va se passer si ça ne fonctionne pas. Je serai déçu, triste même, mais je repartirai sans problème dans mon habituelle solitude.

Mais si ça marche ?...

21 octobre 2006

Wait and see

C'est le week-end et comme d'habitude, je profite de ma solitude. Voir des gens tous les jours, les mêmes en plus, ça me bourdonne dans le cerveau ! J'ai du être un ermite dans une vie antérieure... Et puis à la Groussebouate c'était un peu le coup de feu cette semaine.
Je n'aime pas trop bosser au coup par coup.
Aller d'une tâche à une autre sans prendre le temps de réfléchir et de planifier pour optimiser et hiérarchiser les priorités.
Je suis pas un dingue de l'organisation, mais dans le genre de job que je fais, parfois ça fait gagner du temps, de l'argent et même ça peut empêcher une grosse bêtise...

Du coup aujourd'hui, séance de décrassage. Je pensais avoir le courage d'aller à la salle faire un peu de vélo et éventuellement lever quelques poids puis aller balader en collines. J'ai fait un mix des deux. Il faisait beau, pas de vent alors j'ai pris le VTT et je suis allé pédaler dans les collines.
Malheureusement il a plu cette nuit et les petits chemins étaient détrempés et boueux. Remarque maintenant mon VTT ressemble à un vrai : plein de terre et maculé de boue !
J'ai fait 13 bornes en moins de 50 minutes et ça m'a fait du bien.
J'ai regardé les Toulousains se faire fesser par la province de l'Ulster en coupe d'Europe de rugby (c'était tellement pitoyable que j'ai laissé tomber en 2ème mi-temps et que j'ai bouquiné jusqu'au match de foot).

Enfin tout ça pour te dire, ami lecteur, que je pense à autre chose depuis hier. Vers 15h, sur ma boîte de réception Outlook je vois arriver un message. Quand je vois le nom mon coeur ne bondit pas ni ne s'arrête, mais prend quelques battement de plus à la minute.
Je t'ai parlé de cette petite brune croisée la semaine dernière ? Je lui ai envoyé un mail en début de semaine et si elle a répondu ça ne voulait rien dire de spécial. Toute jeune femme bien élevée et ne voulant pas peiner un homme aurait répondu "Pourquoi pas ?" en réponse à une invitation éventuelle...
Je l'ai recroisé jeudi dans les bureaux mais comme nous n'étions pas seuls, seuls les regards pouvaient exprimer quelque chose. Bon, moi j'ai rien vu dans le sien mais comme je vois jamais rien...
Donc hier, je reçois un mail de... Comment vais-je l'appeler ?...Une brune avec un joli nez... Cléo ! Voilà, pas trop long comme ça, moins de lettre à taper.
Cléo donc m'envoie un mail tout simple : "Salut ! Quoi de neuf à la Plate-Forme ?" (le nom de mon bâtiment)
Je réponds. Et j'ai décidé de ne pas brider ma personnalité. Je suis un clown, toujours prêt à rire de tout ou sortir une connerie. Si une femme doit m'apprécier, autant qu'elle m'apprécie pour ce que je suis réellement. Et si je suis content de recevoir un mail d'elle, autant qu'elle le sache. J'ai passé l'âge des cachotteries d'ado, mais rien n'empêche de faire dans l'exubérance !
Donc je lui dis que je suis heureux d'avoir un message de sa part, que ce soit bientôt l'heure de rentrer et d'être en week-end. Tant qu'à faire je lui dis aussi ce que je compte faire le lendemain.
S'ensuit un petit échange de mails où j'apprends qu'elle va balader dans les calanques avec une amie, qu'elle va bientôt déménager sur Aix, qu'elle ne connait pas le Luberon et qu'elle aime balader en collines. J'en profite pour lui proposer mon aide en cas de besoin pour son déménagement (bien que je me sois promis d'arrêter de faire le bon samaritain avec les femmes, ça ne m'apporte que des emmerdes, ou alors aucun bien) et de m'appeler si elle passe dans mon bled à l'occasion. Mais je ne lui donne pas mon numéro, je n'ai pas osé. Je lui ai seulement dit que j'étais dans l'annuaire.
Mais ça m'a vraiment étonné qu'elle m'envoie ce message, comme ça. Toute seule. Un premier pas de sa part. J'ai peur de croire. Croire qu'elle est intéressée, croire que JE l'intéresse. Je réfrène toute passion, tout envolée, tout espoir trop flagrant, trop grand
. Et du coup, j'ai aussi peur de ne pas être aussi intéressé que ça. La graine est plantée mais si je laisse grandir la pousse et les feuilles, tout bourgeon est impitoyablement éradiqué.
Je sais que je rationnalise tout, que je ne laisse aucune place au rêve, que je reste les pieds rivés au sol, les yeux fixés sur l'horizon, et que ça peut tout faire foirer. Mais dans ce cas je sais que je ne sombrerai pas comme les dernières fois. Je suis peut-être trop prudent, mais c'est ainsi. Je commence tout juste à sortir la tête de l'eau et à croire que j'ai peut-être aussi droit à être heureux, seul ou à deux. Alors je ne laisserai pas une donzelle si bien soit-elle détruire à nouveau l'homme que je suis.
J'attends.
Demain. Peut-être un coup de fil. Ou peut-être pas. Sinon lundi et encore un échange de mails pour se raconter nos week-ends respectifs. Mais je ne suis pas impatient.
J'attends.

18 octobre 2006

Creu - Vé !

Pfffou il est 19h00 et je suis arrivé du boulot il y a 30 minutes. Je suis rincé, mal aux jambes d'avoir marché toute la journée à droite à gauche, monté les escaliers et les descendre ensuite... 8h-18h j'ai pas trop l'habitude, surtout quand je ne reste pas 5 minutes le cul dans mon fauteiil à envoyer des mails râleurs ! Enfin, c'est de la saine fatigue et demain je remet ça : un autre poste haute-tension à couper pour entretien (et c'est la courette pour consigner, mettre les cellules HT à la terre... enfin je m'égare ami lecteur excuse-moi)
Tout ça pour dire que j'ai peu de temps à t'accorder et que je n'écrit pas tous les jours, mon ami.

Surtout que j'ai un grand truc à te dire : j'ai causé à une charmante petite brune à la Groussebouate, vendredi dernier. T'en ai-je parlé ami lecteur ? Enfin, je ne savais pas trop comment approfondir nos sujets de conversation et surtout par quel autre moyen que le hasard je pourrai la croiser. Puis après m'être torturé l'esprit quelques heures, j'ai enfin eu la brillante idée d'envoyer un mail. Ben oui, j'y ai pas pensé immédiatement mais comme elle fait partie de la Groussebouate, elle a forcément une boîte mail.
Ah ben oui, je sais je suis tarte, mais qu'est-ce-que tu veux, j'ai pas l'habitude de courir les jupons moi !
Enfin bref, tout ça pour dire qu'en deux ou trois mails (mais oui elle m'a répondu ! Inespéré ! Et avec humour en plus ! La douce enfant...) j'ai osé l'invité un soir avec les autres collègues à boire un verre à Aix. Oui, faut quand même pas espérer que je lui propose de sortir tous les deux en tête à tête. Ca je suis pas bien sûr de le vouloir. Déjà en savoir plus sur elle avant de me jeter dans la gueule du loup. Je considère toujours les femmes comme une espèce dangereuse pour moi et je suis très prudent.
Donc la prochaine fois qu'on va boire un verre, Didi, son chéri,son ancien collègue de promo et moi, elle devrait être là. Je te dirai comment ça se sera passé et si vraiment elle vaut le coup que je pense à elle.
Mais elle a déjà un bon point pour elle : elle n'aime pas les boîtes !


16 octobre 2006

I feel good...

Une nouvelle semaine à la Groussebouate, du boulot du boulot du boulot... Mais on va pas se plaindre.
Surtout que tout va plutôt bien. Si si, ami lecteur, rien de nouveau sous le soleil, juste que ça va bien sous le cabochon. La soirée d'anniversaire de ma meilleure amie s'est super bien déroulé et si le fait de rencontrer de nouvelles têtes m'a un peu angoissé, j'étais plutôt curieux.
Et ses nouveaux amis (des amis et des cousins à son chéri) sont vraiment sympas. Le repas était excellent, préparé de ses petites mains (à part le saumon farci), les dizaines de petits fours, petits verres de mélange de saveurs tant en milieux de repas qu'en desserts, les petites brochettes, les crêpes provençales... Le lendemain matin l'estomac était encore un peu lourd !
Et puis de voir tous ces couples qui semblaient heureux, amoureux, loin de me rendre malheureux ou jaloux, m'a redonné une vision oubliée de ce type de relation. Je me sens toujours bien seul, mais j'accepte avec sérénité l'avenir et pourquoi pas un jour revivre ça sereinement. Ca m'effraie toujours mais je me dis que je ne serai pas seul à gérer, un couple c'est deux personnes. Il suffit de savoir si ça peut marcher et en cas de doute, trancher dans le vif avant que ça ne dégénère.

Dimanche, une grande balade à moto autour du lac de Sainte-Croix. Deux heures et demi à rouler sans penser à rien d'autre que les beaux paysages et les routes désertées par les touristes (je ne me lancerai pas dans une diatribe contre nos amis touristes, qui sous prétexte de nous laisser leurs fortunes dans les restos, les campings et les hôtels, s'y comportent comme en pays conquis. Faut dire aussi que les commerçants et autres tenanciers du coin ne sont pas les plus aimables. Mais rassure toi, crétin touriste, ils sont comme ça toute l'année !)
Je l'avoue, aux endroits que je connais bien et que j'ai trouvé dégagés, j'ai essoré la poignée des gaz. La pauvre GSXF en avait bien besoin, après trois semaines de repos elle était un peu asthmatique ! J'ai du taper 5 ou 6 fois le rupteur avant que la plus petite sollicitation de la poignée se transforme en déchaînement de puissance. Oui, oui, oui... je sais je suis un délinquant et un criminel et je n'ose avouer la vitesse atteinte sur cette portion de route sans croisement, bien droite et dont l'horizon se perdait dans la forêt varoise.
Mais payer 15 euros pour tourner 20 minutes sur un circuit, sachant qu'il faut être habillé intégralement de cuir coqué aux endroits ad-hoc et être équipé d'une protection dorsale homologuée... J'ai beau avoir une moto, je suis pas crésus !
Alors oui, j'enfreins la loi et de temps en temps je m'offre une poussée d'adrénaline. (Oui je me suis cassé la figure en moto aussi. Mais j'étais 15 kilomètre/heure en dessous de la vitesse autorisée, comme quoi c'est pas la vitesse qui tue, ça se saurait ! Si je ne suis pas mort, c'est que personne n'arrivait en face et que j'ai eu la chance de ne pas m'empaler sur un arbre en contrebas du ravin...)
Enfin, je sais que ce n'est pas raisonnable de rouler vite et qu'un jour je peux très bien me tanker dans un sanglier suicidaire et loin de moi l'idée de vouloir polémiquer sur ce sujet. Mais c'est comme ça, y'en a qui volent, d'autres qui flinguent, d'autres encore qui violent, moi quand je vois une ligne droite j'ouvre les gaz... Chacun sa transgression !

Sur ce, ami lecteur, je te laisse vaquer à tes occupations. Bonne nuit.

14 octobre 2006

Extraits d'actualités, générales et perso

En vrac depuis quelques jours, un couple français qui congèle ses deux bébés en Corée du Sud, les nord-coréens qui rejoignent le club des potentiels destructeurs de planètes (décidément il se passes des choses en Corée !), Ariane qui satellise, la reprise de la L1, l'anniversaire de Didi ma meilleure amie et une sympathique discussion avec une jeune femme de la Groussebouate...

Que penser de ce couple de français ? Des malades ? Certainement. Des condamnables ? Assurément. Des emprisonnables ? C'est là qu'ils finiront, elle en tout cas c'est sûr.
Ca me fout la gerbe ce genre d'histoire. Dézinguer un type pour quelque raison que ce soit, c'est pas très malin. Un bébé, un enfant... Il n'y a pas de mot...

Un champignon nucléaire souterrain en Corée du Nord et hop! un pays de plus capable d'éradiquer ou de provoquer l'éradication de toute forme de vie sur Terre. Affligeant. Surtout que comme fanatiques, ces Coréens du Nord ne font pas dans la dentelle. Moulérisés dés leur plus jeune âge dans la "toute puissance" de leur dirigeant (actuellement Kim Jong-il, successeur de son père Kim Il-sung) ils soutiennent inconditionnellement ce programme de nucléarisation de leur armée. On est dans le caca...

Ariane vient de mettre 3 satellites en orbite (pas un français dans le tas... autralien, japonais et ricain...) et c'est devenu 'achement banal. Pernaut doit même pas être au courant et ça sera la boulangère de Saint-Plouc-les-Glandouilles ou le facteur de Troufignon-sur-Moncul qui vont lui refiler l'info. C'est ça le journalisme de proximité !

Cet aprème piratage de la chaîne cryptée pour mater LE derby de la L1. En espérant que Saint-Etienne parvienne à faire douter les lyonnais au moins 5 ou 6 minutes avant de se faire pulvériser et ensuite...

...Tadaaaaaa ! Didi fête ses 26 ans (elle les a depuis mercredi mais c'est ce soir qu'on va célébrer cet évènement !) et ce soir elle nous invite chez elle à déguster ses petits plats qu'elle invente au gré de ses envies et de ses inspirations. Elle m'époustoufle moi. Si si, je vous jure ! Tu sais ami lecteur, sorti des pâtes et des pizzas, je sais rien faire. Alors préparer un apéro dînatoire avec des crevettes, de l'avocat, les p'tits magrets de canard, mélanger le salé et le sucré avec l'acide et le doux...pfffouuuuu !

Et pour finir, hier dans le bus qui nous ramenait
de la Groussebouate à la "gare de triage", une charmante collègue et moi avons discuté. Pas longtemps ça prend 5 minutes de faire la navette. Mais je n'ai eu aucune appréhension à parler avec cette donzelle. Faut dire qu'elle a l'air tout timide, ne parle pas fort, n'est pas franchement un super canon mais a un petit charme plaisant. Je me suis même surpris à me dire qu'il faudrait que je lui propose de venir avec notre petit groupe la prochaine fois qu'on sort boire un verre à Aix ! Mais tu vois ami lecteur, ma légendaire prudence et surtout mon indéniable manque de confiance en moi me conseillent fortement de surseoir à mon projet...
Et si elle a déjà un p'tit copain ? Et si elle refuse ? Et si elle en a rien à braire de toi ? Si elle ne t'avait parlé juste parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement, entourés que nous étions pas tous nos collègues ?
Et si elle me foudroit sur place si je lui demande de venir avec nous, ou qu'elle me crache à la gueule ou rigole et dégaine une immense katana et me coupe en deux ou si... Bon je vais manger un morceau et me replonger dans mon bouquin en attendant le match et la soirée d'anniversaire de Didi. Bon week-end, ami.

12 octobre 2006

Envie de rien, besoin de me secouer

Aujourd'hui... Ben rien.
Le calme, le vide, boulot, bus, dodo...
Oui, c'est vrai, j'aurais pu prendre mon courage à deux mains et aller suer à la salle de sport.
Mais j'ai pas envie.
J'aurais aussi pu prendre mon VTT et aller suer dehors sur la route.
Mais j'ai pas envie.
J'aurais pu aller voir des amis ou de la famille, aller marcher, aller boire un verre à Aix, faire plein de choses que font les gens normaux quand ils ont un cerveau normal...
Mais j'ai pas envie. Et pis j'ai pas un cerveau normal, faut croire.

Non non ne t'inquiètes pas ami lecteur, je ne vais pas encore m'apitoyer sur mon sort. Je constate simplement que je n'ai pas d'envies. Comme si j'allais hiberner.
Si je pouvais, je m'entourerai d'une muraille de bouquins et je lirai, lirai, lirai sans cesse. Pour m'évader, vivre les aventures que je ne vivrai jamais, d'hommes que je ne serai jamais...
Non pas que je veuille avoir tous ces soucis, ces problèmes et ces malheurs qui s'abattent sur ces pauvres héros ! Ouh là non ! A la première attaque de pirates je prendrai un coup de sabre en pleine poire, si un complot contre le roi était fomenté je serai accusé à tort et exécuté et si je devais espionner une personnalité je serai démasqué et sauvagement torturé... Je ne suis qu'un rêveur moi, pas un héros.

Vraiment, vraiment, quand même... Faudrait que j'aille faire du sport avant d'arriver à la fin de mon abonnement !

09 octobre 2006

Lentement, pas sûr et je ne sais où...

Encore une belle journée, mangée par le boulot et par le soleil qui se couche tôt. Pas question d'aller balader en collines pendant deux ou trois heures et revenir à tâtons.
Non, je suis de mauvaise foi, j'aurai pu, mais ma cheville proteste depuis ce matin. La balade d'hier l'a bien secoué.
La fenêtre, elle est toujours ouverte, avec le drap qui flotte au vent et le soleil qui réchauffe la grande plaine... Pas d'énervement aujourd'hui, dés que je sentais monter l'adrénaline, hop! la petite fenêtre du paradis.
Bah c'est pas l'extase ni la super pêche d'enfer. Juste une acceptation tranquille de ma vie. J'ai toujours été tardif dans mon évolution et mon mûrissement... Ca m'empêche pas de me gaufrer à chaque tournant ! L'inertie bovine du taureau 3ème décan ?
J'ai du marcher à au moins onze mois passés, mis plusieurs années à manger seul correctement et en des temps raisonnables (mon père devenait fou, 4 heures pour engloutir un steack haché... 'tain merde si j'avais connu le Guiness des records j'aurais postulé !), ai fini par atteindre une taille acceptable pour un garçon à environ seize ans, j'ai failli passer mon bac avant de coucher avec une fille... Faut dire que j'avais de la marge quand même, j'ai eu mon bac à 21 ans sonnés, mais pour la fille, il s'en est fallu d'un cheveux quand même...
J'ai eu mon permis voiture à 19 ans et demi, moto à 28... J'ai fait l'armée à l'âge où certain font leur deuxième gosse, j'ai rencontré l'ex-femme de ma vie à 27 ans...
Un lent, je suis un lent. Il est donc possible que je sois heureux avec une femme à l'âge où d'autres divorcent quand leurs gamins sont au lycée ou à l'université...

Je parle même pas d'avoir une maison à moi, ça c'est totalement utopique comme rêve.
J'ai vu une baraque à vendre aujourd'hui dans mon bled avec même pas 800 m² de terrain et 55 m² habitables. Pas un palais, hein ? Ben ça se vend à près de 370 000 euros !!! Oui ami lecteur, tu as bien lu ! En francs, pour ceux que ça interpellerait plus, ça fait plus de 2 400 000 !!! 55 m², quand t'as mis ton canapé dans le salon, le frigo et la cuisinière dans la cuisine, ton lit dans le paddock et la machine à laver dans la salle de bain, la baraque affiche complet !
Alors avec mon PEL qui atteint la somme faramineuse de 6000 euros, si je vais voir le banquier, il va même pas prendre le temps de me rire au nez... Je vous parle même pas de ce que je peux mettre dans un loyer, malgré mon salaire honnête... Avec leur règle des 33%, un couple de chômeur avec trois enfants peut investir le double !

Enfin, c'est ma faute aussi, quelle idée de me faire tromper par mon ex-future-femme et de virer l'autre avant d'apprendre qu'elle me faisait un polichinelle-surprise dans son tiroir ? En m'arrangeant pour en garder une des deux (surtout celle avec des rejetons, vive les allocs !) j'aurai pu me mettre le souci supplémentaire d'acheter un tas de pierre et de payer ainsi des impôts fonciers en plus des locaux !
Je sais pas où je vais, mais j'y vais tranquillou et si possible en visitant le bas-côté aussi souvent que c'est faisable, voire même à travers champ !
Finalement, je m'en tire bien je trouve ! Pas toi ami lecteur ?

08 octobre 2006

Marche et rêve

Je suis sorti aujourd'hui, cette journée était trop belle, vraiment trop belle pour ruminer de noires pensées dans mon antre. Oh ! Ne t'affoles pas ami lecteur, je ne suis pas allé me perdre dans la foule surexcitée des grands magasins de Plan-de-Campagne ou flâner sur le marché dominical du cours Mirabeau d'Aix, non rien de tout cela.
J'avais envie de nature, de fatigue et de soleil. J'ai mangé tôt et 15 minutes avant la messe du 13h j'étais sur la route. J'ai traversé mon bled, marché le long de la route qui gravit la colline qui surplombe le "nouveau" collège et une heure après mon départ j'ai rejoint les sous-bois.
Et j'ai marché, marché sous le doux soleil d'automne et dans la brise qui venait du sud. Mes muscles longtemps au repos, enfin revivaient sous l'effort. Ma cheville mal remise se faisait plus présente à chaque hectomètre, jusqu' à finir par me faire vraiment souffrir. Mon esprit cloîtré dans le passé douloureux et les souvenirs acides s'ouvrait à d'autres passés plus primaires et plus doux. Le parfums des dernières fleurs, l'odeur des sous-bois réchauffés au soleil, les tracteurs griffant la terre avant l'hiver, les champs et les vignes murmurant à l'air agité... Mon enfance à la campagne sarthoise était là ! Moins chaude, plus humide, plus calme, moins bruyante... Mais j'y étais.
Je rêvais éveillé, un rêve étrange. Un rêve d'espoir, d'un autre monde, d'une autre vie. Je ne sais si c'est le passé, l'avenir, si même c'est bien moi assis sur cette terrasse face à cette plaine immense. Mais le rêve est là, encore. Je peux y retourner quand je veux, comme une fenêtre en moi ouverte sur cet autre Terre. Il y a ce linge étendu au loin, un grand drap blanc, des chemises et un gilet. Et aussi, et aussi... des vêtements plus petits... Et il y a le regard, il me fixe et je le connais. Il s'approche de moi et pourtant c'est comme s'il reculait... Le linge flotte au vent et blanchit au soleil. Le regard avance toujours et je vois le nez et les longs cheveux dorés. Je connais ce regard et il me sourit. Je ne peux pas bouger le bras gauche et ma main droite est tannée, vieillie. A côté du grand drap blanc il y a ce tout petit gilet...
Le regard me sourit toujours et je vois enfin ses lèvres, je la connais. Elle est belle, mais elle est bien plus que ça. Ses cheveux au vent, ce tout petit nez retroussé à la Sigourney Weaver, ses yeux qui me sourient. Oui je la connais, mais je ne peux bouger mon bras et elle ne doit pas parler. Cette plaine, vide, balayée par le vent, c'est un autre monde. Et devant, le linge qui danse avec ce tout petit gilet. Elle avance vers moi et me sourit, blanche, Blanche c'est peut-être son nom, les épaules nues juste zébrées par les bretelles de sa robe fauve aux motifs bariolés.
Je ne dois pas bouger mon bras et elle ne doit pas parler, mon index doit barre mes lèvres étirées. Je sourit à Blanche et elle regarde mon bras. Le petit gilet, il est à la petite fille blonde qui dort sur moi. Je ne suis pas son père mais Blanche est sa mère. Les champs ondulent sous la brise et la robe est tendue par le ventre de Blanche. Elle sera bientôt maman pour la seconde fois et moi père pour la première. Je connais ce regard, sa main se pose sur mon épaule et elle s'asseoit sur le banc contre moi.
Le linge danse toujours au soleil, la petite fille, éveillée, me regarde et je connais ce regard
aussi. Le regard de Blanche, le regard de l'Amour. Enfin, je le connais...

C'est certainement un autre temps, un autre monde, un autre moi, un autre que moi peut-être. Mais ce rêve est mien et j'irai chaque fois que j'en aurai besoin ou envie. Je n'y puiserai pas l'espoir, mais le bien-être. Le même bien-être qui m'envahit quand, exténué par ma longue marche au soleil, je m'endors sur le canapé, face au soleil et au vent qui agite les hauts cyprès. La paix, enfin.

07 octobre 2006

Caverne de nuit

Je reviens de l'hôpital d'Aix.
Non ne t'inquiète pas pour moi ami lecteur, je n'ai rien. En revanche, le Sexo a fait une mauvaise rencontre en boîte. Et après on se demande pourquoi je veux pas mettre les pieds dans ces lieux enfumés, hurlants et peuplés d'abruti(e)s aviné(e)s...
Accompagné de sa femme, ils sont allés s'amuser ("s'amuser" et "en boîte" sont deux expressions mal appariées à mon goût, enfin, ça n'est pas le propos...) dans une obscure boîte d'Aix.
Un type bourré le bouscule, s'énerve tout seul, lui demande s'il veut sortir pour s'expliquer et, pour une fois, le Sexo reste zen et décline l'invitation (d'habitude il attend pas de sortir pour calmer un décérébré...). L'autre, apparemment pas satisfait, commence à le frapper et le Sexo le chope au colbac et lui broie la trachée (enfin disons qu'il l'étouffe, un toubib, ça sait où attraper et frapper pour endormir un gonze).
Le néandertal commence à suffoquer, mais le Sexo ne savait pas qu'ils étaient deux de la même tribu... Tout est allé très vite et deux rencontres entre des Doc Martens et son visage ont propulsé le Sexo à l'hosto. Bilan : contusions, lèvre supérieure ouverte, fracture de la mâchoire... Pour un type qui doit vous parler pour vous aider à donner et recevoir du plaisir, c'est pas le pied !
Il arrive un peu à parler, mais quand je suis parti,il était en train de partir dans les alleluia, drogué à coup de pilules pour l'opération à 18h. La suite, je sais pas comment ça va se passer.

Je n'aimais déjà pas les boîtes de nuit, je ne sais pas danser, je n'ai aucun talent pour ça (pour pas grand chose d'autre d'ailleurs) et je n'aime pas ça. Impossible de parler, les boissons valent autant que des heures avec une fille de joie, les lumières te brûlent la rétine quand il y en a... Les boîtes, c'est un enfer pour moi. Mais maintenant, je suis vraiment pas prêt d'y mettre les pieds !
J'espère que le Sexo va se remettre rapidement et que ça ne laissera pas trop de séquelles, tant physiques que mentales. Je le connais le pépère, le prochain qui le cherche risque de brouter le sol avant de comprendre quoi que ce soit, au lieu de s'endormir lentement par manque d'air...

06 octobre 2006

Le sommeil c'est la santé

Ayééééé !
Hier j'ai acheté mon nouveau matelas (et puis aussi des fringues; pas raisonnable je suis à sec, mais il le fallait !), tout bien ferme avec du latex pour bien dormir sans me lever le matin en croyant avoir déjà 80 ans !
J'ai démonté le lit, remballé l'espèce de mousse avec du tissu autour qui me servait de matelas et je t'ai viré ça au garage fissa !
Que d'espace dans cette chambre maintenant !!! Bon ok, après y'aura un bureau avec R2D2 mais ça veut dire qu'après le salon sera immense et que je pourrait y mettre un vrai canapé et un bar (yeaaaaah ! Après celui-ci virtuel, j'aurai un vrai bar miniature...)
Tout ça va prendre du temps bien sûr, puisque le temps c'est de l'argent et que pour acheter tout ce qui manque...
Bon c'est vrai que si j'allais pas faire le guignol en NZ en février avec l'Ecolo, j'aurai un tas de blé pour m'occuper de ça. Mais j'ai besoin de mûrir encore mes choix stylistiques. J'aimerai tout meubler en colonial mais il faut que je flashe sur quelque chose. Du coup j'ai le temps !
Bien évidemment ce chamboulement domestique a aussi été une bonne excuse pour ne pas aller transpirer chez les culturistes. J'ai quand même mis deux heures à tout réorganiser et du coup à 19h00 plus question d'y aller et puis monter et descendre deux étages avec un matelas deux places, puis des montants de lit en bois puis des lattes...
J'ai fait du sport, j'ai transpiré !
Voilà, j'ai maintenant un vrai appart' d'ermite ne laissant aucune place à une squatteuse éventuelle, même éphémère. P'têt même que je vais virer les 3 chaises en trop !
Non je rigole, le Sexo serait obligé de boire debout...
Ok, j'arrête de faire le vilain célibataire endurci. Si j'ai supprimé une place c'est que j'avais besoin d'en récupérer. Et si un jour Blanche-Neige débarque ici, ben elle viendra avec le sien, de matelas !

04 octobre 2006

Le progrès des uns s'arrête où commence celui des autres...

Je sais pas ce qu'ils foutaient les mecs de Free ce soir, mais deux plombes pour afficher les pages de cette dame, celle-ci ou bien encore celle-là, ça m'a foutu les abeilles !
Tout ça pour permettre aux "dégroupés" d'avoir une bande-passante bien large qui empiète évidemment sur celle des "non-dégroupés". Et je te le donne Emile, ami lecteur, je fait partie des...? Non je le dirai pas !
Bref, j'ai bien cru que j'arriverai pas à me connecter pour raconter... euh... ben rien. Rien ne change dans la vie de l'Archie. Toujours aussi passionnante, moins angoissante toutefois maintenant que j'ai mis le doigt sur la cause principale.
Demain je vais acheter un nouveau matelas en latex, tout confortable pour mon pauvre vieux dos de trentenaire. Matelas en 90, bien sûr. Pourquoi payer une place vide, hein ? Quand tu vas au ciné tout seul tu prends pas deux places, ami lecteur ? Ben moi non plus !
Mon lit en 140 ? Ben je le démonte et zou! au garage. Comme ça je fais de la place dans la chambre et dans un avenir proche R2D2 dormira avec moi et mes deux peluches !
Du coup, encore plus de place dans le salon qui sera un jour meublé d'un grand canapé hyper tendance style... je sais pas bien encore.
Voilà les grands projets de ma vie en ce moment. C'est pathétique je le sais, mais je fais avec mes moyens.
J'ai aussi le projet de reprendre la salle de sport, mais je procrastine à donf (je reporte sans cesse, pour ceux qui pigeraient pas...). Et puis j'avoue que j'ai pas trop envie de me refaire mal. Les profs de sports me voient tellement chétif qu'ils me font bosser comme un polonais et forcément, ça finit par craquer...
Bon sur ce, ami lecteur, le Sexo va ramener sa fraise dans 10 minutes pour boire son whisky hebdomadaire avec son frérot, alors je te laisse.
Bonne nuit.

02 octobre 2006

Après la tempête, la fête !


La tempête est passée, ne reste plus dans mon coeur et ma tête que des débris échoués de raisons et de causes plus ou moins claires.
Je sais que j'avance, mais l'esprit proteste. Trop d'inconnues, trop de risques, aucune confiance... La même rengaine.
J'en ai parlé avec Didi et Nénette (maman drômoise de trois charmantes têtes blondes) et si elles me tiennent des propos rassurants, je ne suis pas convaincu.
Bref, dimanche c'était jour de match et avec le Sexo on a bien cru ne jamais pouvoir y arriver !
Ma pauvre charette, française mais je ne citerai pas de marque par égard pour notre industrie automobile nationale, avait ses deux ventilateurs HS et arrivés dans les bouchons de Marseille, elle se sentait vraiment pas bien du tout. Voyants d'alarme allumés, thermomètre indiquant 120°C, puis 130°C, les brefs arrêts du moteur pendant les feux rouges rien n'y faisait. Elle bouillait et réclamait de l'air à corp et à cris (enfin à caisse et à rugissements de moteur) !
Nous parvînmes tout de même au parking de la gare St-Charles et sitôt garés, une épaisse fumée blanche de vapeur et des litres de liquide de refroidissement séchappaient du radiateur ! Nous étions arrivés, mais nous n'étions pas sûrs de repartir...
Trajet en métro jusqu'au rond-point du Prado, foule de la foire de Marseille et des supporters de l'OM, fouille à l'entrée du Vélodrome, pause pipi, achat du hot-dog et du coca et nous voilà dans l'antre de l'ogre marseillais, coup d'envoi dans une heure...
Premières photos des tribunes, puis des joueurs qui s'échauffent, Pagis, M'Bami, Nasri...
L'absent du jour c'est Ribéry, suspendu pour un troisième carton en moins de 10 matchs. S'il fermait son clapet quand l'arbitre siffle, ça n'arriverait pas. Mais c'est un bon test pour l'OM, voir s'ils peuvent "sortir" un match sans lui.
Coup d'envoi et le spectacle, comme d'habitude est dans les tribunes plus que sur le terrain. Les supporters Toulousains ont un humour particulier sur leurs banderoles : l'un affiche une merde enroulée sur elle même, l'autre proclame que le foot c'est nul ! Les supporters ont leurs raisons que la raison ne connait pas...
Presque la mi-temps quand soudain Bamogo déboule dans la défense toulousaine prise de vitesse par la magnifique passe en profondeur de Pagis. Tir croisé, BUT ! Déchaînement des tribunes, un incroyable cri de près de 50000 personnes debout et trépignant en levant les bras. C'est chaque fois pareil, pris dans la tourmente je hurle comme un damné, accompagné du Sexo. Pas moyen d'y échapper. Je prends l'appareil photo pour immortaliser le tableau d'affichage, pas le temps... Taiwo d'une frappe de mule à 20 mètres des cages toulousaines fait exploser les filets ! Nouveau déchaînement, plus fort que le premier ! L'OM vient d'étendre Toulouse qui ne se relèvera pas. Pire, à peine revenus des vestiaires en début de deuxième mi-temps, Cana achève d'enterrer les vélleités toulousaines de revenir au score. 3-0 au Vélodrome, la tête dans le sac, impossible de revenir. Le Sexo, pour son premier match au Vélodrome n'est pas déçu : une large victoire, des buts, une ambiance des grands matchs...
En parlant de revenir, après le match et le retour en métro, nous voilà près de l'infortunée 4 roues sochalienne (j'ai pas dit la marque, hein...) la roue avant droite baignant dans le glycol... J'ouvre le coffre au cas où il me resterait un fond de liquide de refroidissement... Miracle ! Il m'en reste à peu près 1 litre que je verse illico dans le radiateur.
On parvient à partir et quitter Marseille sans encombre, me voilà presque soulagé. A tel point que je propose au Sexo d'aller fêter ça à Aix.

Le week-end se termine beaucoup mieux qu'il n'a commencé, grâce au Sexo, Didi, Nénette et les Marseillais. J'espère qu'il en ira de même pour l'année 2006...

29 septembre 2006

Glenmorangie ou Lexomil ?

Je me suis levé ce matin, comme d'habitude, sans humeur particulière. Et puis peu à peu, insidieusement, Elle s'est glissée en moi, à pas feutrés.
Elle est revenue. L'Angoisse. Pas comme la dernière fois, où, sûre d'elle et de son triomphe elle m'était tombée dessus avec force et s'était vue balayée par ma volonté.
Mais depuis quelques jours, le moral est petit à petit retombé et sans raison apparente je me retrouve déprimé et angoissé.
Pour ne rien arranger, Didi me propose de sortir demain soir au bowling et au resto avec quelques jeunes collègue du taf. A priori une bonne soirée en perspective. Sauf que tu me connais ami lecteur, je suis un loup solitaire, un ours casanier, un ermite effrayé par la foule et le monde extérieur. Je me sens fragile, nul, décalé. L'idée de sortir décuple mon angoisse.
J'ai encore une nuit et une journée devant moi pour essayer de remettre tout ça d'aplomb.
Je ne me fais aucune illusion, le Glenmorangie de 10 ans d'âge va morfler. Je sais que ce n'est pas une bonne solution, mais contre l'angoisse je préfère ça au Lexomil !
Ma volonté de vivre et de devenir un type bien, n'est pas assez puissante pour me sortir de là avant demain soir. Il me faut un traitement de choc et un bon whisky, c'en est un !

Pourquoi ne puis-je pas être un vrai ermite, satisfait de sa solitude, dépourvu d'angoisse ? Pourquoi faut-il qu'au fond de moi je ressente ce tout petit besoin de rencontrer enfin Blanche-Neige ?
Je crie à tue-tête que je ne veux pas revivre d'histoire d'amour, parce que mon coeur se cristallise de terreur à cette idée. Et pourtant, et pourtant... c'est lui qui me réclame en sourdine de battre à nouveau pour la perle rare.
C'est ça le paradoxe du coeur ?

28 septembre 2006

Aux aaaarmeuh !


Je suis pas un footeux. J'ai toujours détesté le sale esprit qui régnait autour des petits matchs de mon bled. Reflet certainement de ce qui se passe dans le foot médiatisé...
Mais en vieillissant, je m'y suis peu à peu intéressé et aujourd'hui je suis un supporter de l'OM. Hé oui, en habitant à une soixantaine de kilomètres de Marseille, quelle autre équipe pouvais-je bien encourager ?

Heureux salarié d'une Groussebouate avec un jouli CE, ce dernier prend chaque année 10 abonnements pour les matchs de championnat de l'OM. Et pour dimanche, j'ai pris deux places pour aller voir OM - Toulouse avec le Sexo ! Son premier match dans l'enfer du Vélodrome, avec ses chants qui te dresse les poils sur les bras ! Même quand t'es pas fan de foot, le spectacle est là, dans les tribunes, avec ces supporters des virages qui se répondent dans leurs cris et leurs chansons. Vraiment un truc à voir.

Enfin, ça m'a fait plaisir de l'entendre au téléphone, mon Sexo de frère, quand je lui ai demandé si ça lui disait de venir avec moi, me dire qu'il n'y avait pas de problème, bien sûr qu'il venait ! On aurait dit un gosse !
Tu veux faire plaisir à ton homme, amie lectrice ? S'il aime regarder le foot à la télé, emmène-le au stade un jour...
Bon, ensuite il risque de le payer très cher de sa personne en devant aller au vernissage de ta meilleure amie, passer le samedi à donner des coups d'épaule pour fendre la foule des magasins et se taper la blanquette de veau de ta mère les trois dimanches qui suivent...
Mais il repensera à ce moment de pur bonheur masculin qui se résume à beugler comme un yack en rut quand son équipe favorite a marqué un but ou insulter copieusement, sans aucun risque, soutenu par des milliers de collègues, un malheureux adversaire coupable d'un tacle à la carotide sur son joueur préféré !

Enfin voilà, ami lecteur, si tu as Sport+ chez toi, regarde dimanche à 18h derrière le banc marseillais 5 ou 6 rangs au-dessus, y'aura deux beaux bruns, un moyen et un très grand, un à lunettes et un sans... Ca sera nous !

27 septembre 2006

Au coin du zinc...

Tiens ! Salut ami lecteur... Alors quoi de neuf ? Que du vieux ? Ah, ben on est tous logés à la même enseigne alors.
Moi tu vois, je compte aller voir ma vieille maman au fin fond de sa Drôme ce week-end, mais ça me saoûle cette route. 150 bornes à faire et très certainement en voiture, vu que le temps n'est pas trop au réchauffement, quoiqu'en disent les scientifiques, ça me tente pas. Je trouve qu'il fait vachement plus frais qu'il y a deux mois... Tu trouves pas toi ? Si hein ? Hé ouais, tout fout le camp...
Tu vois c'est comme au boulot : tu préviens les chefs que ce qu'ils te demandent de faire c'est pas bô pas bien, mais ils insistent et puis 6 semaines après, quand ça crame, ils viennent te demander des comptes. Et quand tu leur rappelles que tu voulais pas faire ça, que tu leur montres que t'es plus malin qu'eux, ils te trouvent arrogant, plutôt qu'avisé et au fait de ton job...
Enlala, heureusement qu'y en a au moins une qu'est heureuse... Ben oui, la Didi s'entend très bien avec son chéri, qui a l'air d'être un mec bien pour une fois. Comme quoi tout arrive, mon ami... A les voir tout heureux comme ça, ils me donneraient presqu'envie de recommencer ! Mais bon, tu me connais ami lecteur, ça se bouscule pas pour me draguer ! Alors je suis tranquille pour un bout de temps, hé hé hé... Au fait, si tu as une idée cadeau pour une jeune femme, 26 ans, sportive, belle comme le jour, n'hésite pas, fais-moi part de tes suggestions... Je compte sur toi !
Oh tiens, j'ai encore craqué... Oui je sais je devais faire des économies, mais voyant mon stock de bouquins diminuer et vu que j'ai loupé l'Arme Fatale à la télé l'autre soir, je me suis commandé une saga fantasy sur France Loisirs et l'intégrale de Lethal Weapon sur Amazon. Zou ! Près de 90 euros ! Ouais je sais, je devais m'acheter des fringues aussi, mais tant pis... Les fringues ne vont rien arranger à mon célibat et au moins je me ferai pas chier avec tous ces livres et ces films à voir !
Et puis je me suis aussi pris un autre film, mais je peux pas t'en parler, ami lecteur. Je veux pas que le Sexo le sache, vu que je lui ai pris le même pour son anniversaire à ce vieux croûton ! Ah ah ! 32 ans et plein de cheveux blancs !!!

Allez, je vais tâcher de finir les permis de GranTurismo 2 en or, pour gagner des caisses inédites. Ah oui j'ai une vie passionnante en ce moment... Je t'ai dit, ça se bouscule pas depuis quelques mois.

22 septembre 2006

Kenny


Je n'ai pas encore parlé musique dans ce blog et je vais commencer aujourd'hui, pote lecteur.
J'aime le rock, le blues. Parfois du jazz, la pop anglaise, quelques refrains français.
Mais mon truc c'est vraiment le rock et le blues. Tellement, que j'aurai aimé être un peu talentueux et arriver à sortir des morceaux corrects de ma pauvre guitare...
Mais je suis un fainéant rapidement fatigué par les exercices répétitifs. Et la guitare, pour être potable, c'est des heures de gammes...

Un de mes meilleurs potes est un fameux guitariste et me fait découvrir une palanquée de musique, de groupes, de chanteurs... Et il y a quelques semaines il m'a gravé un CD de Kenny Wayne Shepherd.
A l'écouter, on dirait un mec d'une quarantaine d'années, avec une voix rauque, affirmée, assez black. Il chante du blues et cette voix est d'enfer pour ce genre.
Mais ce type est un jeune blondinet à qui tu donnerais 20 ans !
Et il joue de la guitare suffisamment bien pour avoir fait partie du G3 avec Satriani et Vai (pour ceux qui connaissent). Pour les autres, disons que c'est comme si un jeune ténor s'était vu invité par Pavarotti à partager une scène avec lui...
Bref, ok, c'est un américain, mais de toute façon, il n'y a qu'eux pour faire du blues comme ça. Alors on s'en cogne et on écoute !
Ma chanson préférée : Live on, de l'album éponyme.
Si vous entendez quelqu'un en écouter, faites une pause et savourez.

Live On (Kenny Wayne Shepherd)

Hello my friend
Can't sleep again
Got too much on my mind
It's half past 3
You're calling me
Just to make everything alright
Can't see the light
Heat of the night
Tired of feeling so wrong
Well, I've been there
And it's not fair
But you just gotta live...live on
Yeah, you gotta live on
Another day
Well, your luck is bound to change
It might be cold out
But you just hold out
The sun is gonna shine your way
I know it's true
I'm living proof
This road is hard and long
If I could find a way
I'd take your place
But, you just gotta live on
Oh, live on
You gotta live on
Oh, another day
Yeah, your luck is bound to change
It might be cold out
But you just hold out
The sun is gonna shine your way
I know it's true
I'm living proof
This road is hard and long
If I could find a way
I'd take your place
But, you just gotta live on
Oh, live on...yeah, you gotta live on
Oh...live on

21 septembre 2006

Allôôôô ? C'est la mairie !


J'avais oublié mon portable ce matin. Heureusement.
Sinon je crois que la pauvre cruche de la mairie qui m'a appelé s'en serait pris plein les feuilles.
Tu n'es pas sans savoir, lecteur assidu, que je pars en NZ en février et que pour ça, il faut un document qui te permet d'accéder et traverser les aéroports et autres endroits d'affluence touristique. Un passeport.
Pour ça il te faut donner un tas de papiers pour prouver au tamponneur de la préfecture que c'est bien toi qui est né là à telle date et que tu habites bien là où tu dis crêcher et que c'est bien ta tête qui porte ton nom.
Et pour ça, c'est un(e) employé(e) de mairie qui envoie tout ce fatras à la préfecture. Sauf que la courge (hé oui, une femme, je l'invente pas...) qui a pris tout mes papiers n'a pas jugé bon de me demander une pièce d'identité à fournir avec le fatras-dossier. Et que c'est hyper important-indispensable-nécessaire. A croire qu'elle doit faire des passeports depuis avant-hier... Heureusement qu'on n'est pas aux US, je serai déjà en tôle pour suspicion de terrorisme et que ladite fonctionnaire malhabile arpenterait le couloir de la mort pour atteinte à la sécurité de l'état et complicité de tentative de terrorisme.
Et tu sais quoi, ami lecteur ? Ben je suis même pas étonné. Je sais pas comment je vais faire pour leur donner ce qu'ils veulent parce que y aller en dehors des horaires de bureau, c'est comme chercher des jonquilles en décembre. Voué à l'echec.
Et en plus faut que je la rappelle. Parce que je sais même pas s'il faut leur donner ma carte d'identité, ou une photocopie, ou s'il faut que je me présente obligatoirement... Le bordel couvré, la foire à neuneu, le souk...
Et dire qu'elle rigolait l'autre décérébrée quand je lui ai dit que je m'y prenais à l'avance parce qu'en général, les papiers, c'est comme s'ils venaient à pieds depuis Paris ! Si j'avais su, je lui aurait collé une tarte de suite. J'aime pas qu'on se paie ma fiole, surtout quand j'ai raison !

20 septembre 2006

Les frères se suivent...

Ce soir grande conversation avec l'Ecolo.
On va en Nouvelle-Zélande
en février tous les deux grâce à notre liberté de mouvement, tu es au courant, ami lecteur.
Et on a parlé de sa rupture avec son ex. Et malheureusement pour lui, il a vécu un peu la même chose que moi. Un peu beaucoup même. A croire que les tares familiales sont toujours une réalité de nos jours. Et nous, notre tare, c'est qu'on se fait bananer par nos femmes. Enfin, il est beaucoup plus malin que moi, donc il s'en remettra vite et en fera baver à l'ex, sois-en sûr reader friend... (je me mets un peu à l'anglais, parce que l'Ecolo c'est pas trop sa tasse de thé. Et si je veux pouvoir passer un séjour agréable en NZ, autant ne pas insulter un autochtone qui, je te le rappelle, appartient à la nation qui met régulièrement une branlée aux autres à un jeu vachement viril qui se joue à 7,9 ou 15 avec un ballon ovale...)
Bref, tout ceci me conforte dans l'idée que la femme n'est vraiment pas la meilleure amie de l'homme (puisque c'est le chien...) ni sa plus belle conquête (puisque c'est le cheval...)
En revanche, il se pourrait que ce soit sa première plaie, comme l'Egypte en avait 7, mais je ne sais pas à combien se monte le quota de l'homme.
Attends ami lecteur, on peut faire un premier bilan :
- la femme,
- la drogue,
- l'argent,
- les enfants... non, c'est une conséquence de la première plaie.
Bon j'ai l'air méchant comme ça et d'être un sale machiste, dégueu et revanchard. Mais franchement, plus je connais les femmes, et plus elles me déçoivent. Aucune qui soit réglo avec son mec. Certainement que les mecs ne le sont pas, mais malheureusement, il y a encore des crétins comme moi qui le sont. Et c'est presque honteusement que j'avoue n'avoir jamais trompé une de mes copines, ni même en avoir éprouvé l'envie en croisant une autre femme (trop heureux d'en avoir emballé une certainement, mais là n'est pas la question.)
Certainement que mon frère l'Ecolo, élevé par la même brave femme que moi, a suivi le même chemin. Et s'est retrouvé empêtré dans le même bourbier.
Je vais juste lui dire de ne surtout pas croire la prochaine si elle lui dit qu'elle prend la pilule et qu'il peut jeter sa boîte de capotes. Si je peux lui éviter de se faire faire un enfant dans le dos, se décider à le garder et de se voir finalement annoncer que ledit enfant est passé dans une broyeuse dans une obscure clinique de l'est de la France...
Ca sera toujours ça de gagné...

14 septembre 2006

C'est pas sérieux...

Je sais pas si c'est pour fêter les deux ans de l'effondrement de ma vie, mais depuis lundi je ne bouffe rien.
Enfin rien, n'exagérons pas, j'arrive à avaler un petit déj, une salade de tomate et
un yaourt le midi, ou un pamplemousse et un bout de fromage... Quoiqu'aujourd'hui juste un yaourt avec deux cuillers de miel... Je sens mon estomac qui proteste mais j'ai pas envie de bouffer. Me donne des nausées. Comme y'a deux ans. C'est pas sérieux...
Y'en a que la déprime et l'ennui font bouffer, moi ça me coupe l'appétit. Alors évidemment c'est pas avec un yaourt dans le ventre que je vais lever de la fonte, hein... Non ça serait pas sérieux.
Le temps est infect, de gros nuages gris roulent au-dessus de moi. La moto va commencer à hiberner. Si je pouvais en faire autant, je signerai. Quoique je commence à aimer l'hiver, ce froid, ces gros manteaux qui nous cachent, ces écharpes qui nous masquent.
Bientôt l'anniversaire de Didi et comme d'hab aucune idée originale. C'est tout moi ça. Je me dis que quand on aime des gens on devrait avoir plein d'idées pour leur faire plaisir. Mais j'y arrive pas. Alors forcément je me dis que je dois pas les aimer assez. Ou pas du tout. C'est pas sérieux.
Bon ça sent vraiment la déprime et l'automne ce post. J'espère qu'au moins les marseillais vont me sortir de ma torpeur ce soir...
Et je vais quand même tâcher de manger et de tout garder. Vomir en ayant même pas un gramme d'alcool dans le sang, quand même, c'est pas sérieux !

12 septembre 2006

Ben merde, j'suis pas associal...

Les congés ça me gonflent. Passe-moi le "ben donne-les moi tes congés!" ami lecteur, c'est pas le jour.
Ca fait trois jours et demi que je traîne chez moi (bon un peu chez les amis qui sapent le moral, un peu dans nos chères administrations pour faire le passeport, mais sinon rien) et déjà j'ai presque hâte de retourner au taf ! Me sentir utile (enfin si c'est possible !), croiser des collègues, meubler
la journée quoi !
Oui j'en reviens pas, voir des gens me manque. Pas le clampin moyen qui te fais chier sur la route ou la mamie qui te casse les noix aux caisses, pas le rustaud clope au bec qui t'enfume ni la pétasse mal braillée qui te regarde comme si elle était Sharon Stone herself, non non... rien de tout ça. J'aimerai voir mes collègues, ceux que je côtoie, à qui je parle de la pluie et du beau temps, des problèmes de la Groussebouate, des manips à préparer, des réunions, des prochains contrats... 'Tain finalement je suis pas un associal !
Je sais que j'ai qu'à me bouger, sauter sur ma moto et balader, appeler ma coiffeuse et retrouver une tête potable, prendre mon sac de sport et aller suer en levant de la fonte...
Mais j'ai pas envie.
Epargne-moi, ami lecteur, le refrain sur la petite amie qui rendrait tout ça plus gai et énergique.
Dans la vie il y a ce qu'on sait et ce qu'on ressent. Je sais bien que si j'étais un type normal sans un tas de craintes, de peurs et de doutes mais avec un minimum de charme et de séduction, je m'efforcerai de trouver une... essayons d'être pas trop méchant... compagne ! C'est bon ça, compagne, non ?
Mais ce que je ressens... Va voir les précedents posts. Je crois malheureusement que j'en ai assez écrit sur le sujet.
Bon tout à l'heure je vais aller voir le chat de Didi, partie en mission au pays de la pluie et de la bruine pour la semaine. Ensuite un petit coup d'aspirateur à la maison, le vin du Jura qui devrait enfin pointer son nez et puis Bordeaux qui débute sa Ligue des Champions ce soir.

11 septembre 2006

Quel est le bon côté ?

Aujourd'hui je vais porter les papiers pour faire faire mon passeport. Mais j'ai une flemme d'enfer. Genre déprime.
C'est malheureux mais les repas chez les amis ont souvent tendance à me miner le moral.
Chez les parents du Sexo, dimanche, j'avais vraiment l'impression d'être le vilain petit canard. Celui qui en veut aux femmes, qui en a peur et qui veut rester seul. Mais il est pas normal ce petit !
Je commence à comprendre, à mon tout petit niveau, ce que ressentent les personnes affectées d'une différence considérée comme anormale par les gens "ordinaires".
On se sent diminué, incompris, rabaissé.
Tu me diras ami lecteur que moi j'ai choisi ma différence. Oui. Et non.
J'ai pas choisi d'avoir un caractère solitaire, taciturne. Je suis ainsi, je ne fais pas exprès d'être mal dans ma peau lorsque je ne suis pas seul, d'être angoissé lorsque je suis en couple.
Alors aujourd'hui il va me falloir affronter les gens dehors, l'administration et ses sbires obtus. Je n'ai pas envie d'aller à la salle de sport suer comme un boeuf devant des dizaines de musclors rigolards devant ma carrure d'anchois. J'ai payé 260 balles (euros hein. Les balles maintenant c'est des euros, ok ? ) mais entre les blessures et le manque d'envie...

Parfois je me dis que je me taperais bien une greluche, juste pour faire taire les gens, pour paraître "comme tout le monde". Une un peu moche, trop heureuse de se faire tringler par un mec qui l'aurait draguer pour la première fois de sa vie ! Mais je suis même pas sûre qu'elle voudrait de moi !
Je sais que j'avais pris la résolution de prendre la vie du bon côté, mais quand même tes amis s'acharnent à te traiter d'imbécile de ne pas tremper ta nouille dans la première venue et à te rabacher que ta vie ne rime à rien parce que tu est seul, quel est le bon côté à prendre ?

09 septembre 2006

Amour Vs Liberté, vainqueur par KO : Liberté !

Les samedis sont propices aux réflexions. Du moins chez moi. Passant la majorité des mes week-end seul avec moi-même, mon cerveau ne cesse alors de poser un tas de questions existentielles.
Aujourd'hui, étant donné que ma guérison de l'âme progresse irrémédiablement, ce qui me sert d'organe à penser envisage la possibilité que je sois attiré par une jeune femme (oui parce que je suis un hétéro convaincu et qu'il n'envisage donc pas une conversion sexuelle...)

Ha ! Bien. Et alors que se passerait-il ?
...
Le fait est que je pense ne pas avoir de temps à consacrer à une femme. Ca prend du temps une femme (et donc de l'argent évidemment, mais ça c'est accessoire...)
Ca veut bouger tout le temps, voir des choses, sortir (aïe !), faire du shopping (aïe aïe !), danser (aïe aïe aïe !), bref...
Mais le plus dur c'est qu'une femme a besoin que son homme la fasse rêver. Et moi, là, je ne peux rien offrir. Rien. Du rêve j'en n'ai même pas pour moi. A part me payer une chouette voiture dans deux ans et partir en Nouvelle-Zélande avec l'Ecolo en février, je ne rêve de rien.
Garder ma petite vie tranquille, apprendre à faire du roller, continuer à faire de la moto, redevenir un sportif régulier, tout ça c'est ce que je me suis fixé comme objectifs. Alors je te vois venir, fidèle lecteur : les rêves viendront avec celle que tu rencontreras, tes envies changeront avec elle, etc.
Mais je ne me sens pas capable de changer à ce point, de me débarrasser de ma gangue de rêves médiocres mais accessibles, de ma petite vie poussiéreuse mais tellement rassurante, de mon insensibilité froide mais si protectrice.
Je ne sais même pas si je serai capable d'éprouver de la tendresse, de l'affection alors que ces deux choses me manquent tellement que cette faim s'est muée en douleur sourde.

Pourquoi se sent-on mal, voire anormal, à être seul ? L'éducation, l'environnement, tout ce qui nous entoure nous pousse à trouver "l'âme soeur" qui embellira soi-disant notre vie. Du coup les gens bien intentionnés s'évertuent à nous montrer telle ou telle créature qui n'a pas l'air mal et qui pourrait peut-être mettre un peu de joie dans notre vie. Comme si nous étions des gens tristes à cause de notre mode de vie.
C'est vrai, je n'ai pas choisi d'être abandonné, trahi, détruit... Mais j'ai fait front, avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Et j'ai fini par me bâtir une vie qui me convient, stable. Sans heurt, sans angoisse, sans inquiétude...
Oui sans amour affection ou tendresse, c'est vrai. Et j'avoue humblement que ce sont des choses que je trouvais agréables à vivre et à ressentir. Mais pour moi les désagréments qui vont de paire avec le fait d'être avec une femme sont plus forts que les petits bonheurs de ces sentiments.
Car je sais que je n'aurai aucune confiance mais d'innombrables doutes. J'éprouverai de la jalousie, sentiment que je ne connaissais pas et que j'abhorre. Le moindre retard, le plus petit oubli ou accrochage me propulsera dans les griffes de l'Angoisse, ma vieille ennemie récemment vaincue.
Je serai certainement invivable en plus d'avoir déjà de nombreux défauts lorsque je suis avec quelqu'un : je ne sais jamais quoi faire, je n'ai jamais d'idée romantique, sympa ou originale, je ne sais pas quand je dois être un amant fougueux, être tendre, laisser ma compagne tranquille dans son coin, être ferme et affirmé, être complaisant et compréhensif, je ne dis pas ce qu'il faut au bon moment, bref... je ne sais pas gérer une relation.
Mais avant d'en arriver là, il faut rencontrer une femme pour qui j'aurai de l'attirance. Et ensuite que j'arriverai à séduire (parce qu'il y a bien longtemps que je ne me suis pas fait abordé par une femme et que ça ne va pas aller en s'arrangeant !)
Et là, c'est un exercice pour lequel je n'ai absolument aucune prédisposition ni aucun talent. Ce n'est pas pour me rabaisser ou faire le Caliméro, c'est une constatation objective. La dernière fois que je me suis essayé sérieusement à cet exercice, il y a plus de 15 ans, j'ai pris un n-ième rateau et la bonne résolution de ne pas recommencer.
Je me mens, j'ai bien essayé avec la petite boulangère mais c'était vraiment sans conviction.

Je crois que la poussière continuera lontemps à s'accumuler sur ma petite vie. Et tous ceux qui s'esclaffent lorsque je leur avoue que je tiens à rester célibataire et qui me prennent pour un bouffon ou un débile n'y changeront rien. Tout est une affaire d'équilibre. Et pour le moment l'équipe "Amour, Affection et Tendresse" ne fait vraiment pas le poids face à "Jalousie, Angoisse et Liberté" et pour lontemps encore. Ca fait deux ans qu'elle prend une raclée et si les saisons se suivent elles se ressemblent trait pour trait.
Mais faudrait pas qu'une joueuse talentueuse entre en jeu. Elle pourrait peut-être changer la donne...

08 septembre 2006

Go to NZ !!!

Ca y est ! On l'a fait ! Mon p'tit frère (L'Ecolo) et moi on s'est payé deux billets aller-retour Paris-CDG/Auckland via Singapour !
Enfin en fait de billets, comme on a réservé par internet, on a imprimé une feuille A4 qui va nous servir de sésame pour prendre le gros navion !
La vache j'arrive pas à croire que je vais me trimballer de l'autre côté de la planète pendant un mois ! Avec le soleil au nord et un ciel étoilé inconnu (il paraît que la nuit ça fait bizarre de ne pas reconnaître la disposition des étoiles...), des températures estivales en février et un programme totalement improvisé. A tel point qu'on va arriver à Auckland le 31 janvier à 23h45 et qu'on devra commencer par trouver un endroit pour crêcher !
Ah ben l'aventure, c'est l'aventure, hein !
A prévoir, des sous en pagaille, acheter des tentes sur place, acheter des cartes mémoires grosse capacité pour prendre des joulifotos... Bon je vais quand même voir si on peut pas réserver une chambre le premier soir quand même. Une nuit au BnB, on va pas en mourir, même de honte ! Le BnB d'Auckland, quand même, ça pète plus que le Formule 1 de Meulun !
Si après ça on n'arrive pas à oublier nos déboires amoureux respectifs, les deux frères sont bons pour le rebut !
Enfin, c'est quand même fou d'être obligé d'être malheureux en amour pour pouvoir se payer une tranche d'aventure avec son frère ! Ah la la ! J'entends d'ici les filles crier : "Quoi mais j'empêche pas mon copain de s'amuser !" Ah ouais.
Bon alors demain, gamine, il t'annonce qu'il part dans 5 mois à Tahiti avec son meilleur pote pour 4 semaines pendant que toi tu trimeras pour payer le loyer.
Tu fais quoi ? Tu cries pas ? Tu demandes pas à venir ? Tu fais pas ta crise ? Tu lui craches pas à la gueule qu'il va là-bas pour s'envoyer des vahinés ? Tu le quittes pas ou menaces pas de le faire ?
Non ? Alors soit t'es une menteuse, soit tu t'en carres l'oignon de ton mec !
En attendant, moi et mon p'tit frérot, on va s'en payer une bonne tranche. Faudra juste qu'on évite de faire nos habituelles blagues de mauvais goût. Du style parler de pétard, d'Al Quaida ou encore du 11/09/01 dans les aéroport...
Bah sinon on passera un mois loin de la famille, certes, mais à Guantanamo. Ca a son charme aussi, mais j'ai jamais aimé le style barbelé pour les clôtures...

28 août 2006

Serein ?

C'est très étrange. Depuis ma "victoire" contre Madame l'Angoisse il y a une semaine je me sens... un autre homme. Cette décision de vivre la vie avec bonne humeur a provoqué une révélation. Je vivais en permanence avec la colère aux tripes, la haine au coeur et la rage dans les yeux. En me débarrassant de l'Angoisse, la colère a suivi le même chemin. Effet imprévu mais ô combien réjouissant.
De ton côté, ami lecteur ne te réjouis pas trop vite. Je suis un râleur et il y a toujours des choses qui me gonflent. Mais plutôt que de pester et râler sans produire d'autres effets que le ras-le-bol des gens et leur désintérêt, je ne me préoccupe que de choses que je peux améliorer ou sur lesquelles je peux avoir de l'influence. En plus j'économise de l'énergie ! La sérénité est un comportement citoyen ami lecteur !

C'est fou comme on peut apprécier la vie et ce qui l'anime lorque la colère est absente. On goûte les petites joies de tous les jours avec un autre point de vue, des sens plus affûtés. Sans voile, sans préjugé ni interférence. Le passé est le passé et les choses qui font mal sont classées et archivées. On n'oublie pas, mais ça ne dirige plus nos décisions ou nos actes. Ca devient du conseil, du "Rex" de l'annotation au bord de la conscience.
Bon c'est pas un changement radical de vie non plus, hein ! Il n'est toujours pas question de faire de la place à une représentante du sexe ennemi ! Comment ? Adverse ? Ah non opposé ? Oui voilà, j'avais perdu le mot exact... Enfin bref !
Disons que pour commencer, je reprends plaisir à les regarder parce que l'objectivité n'est plus polluée par la colère. Et les filles, souvent, il faut bien le reconnaître, sont bien jolies...

La peur, soeur ou cousine germaine de la colère (je ne connais pas bien leur filiation, tu m'excuseras ami lecteur...) fait aussi ses bagages. Les sorties entre potes, bouger dehors, faire les courses, toutes ces choses qui m'angoissaient rien que de penser à tous ces humains que j'allais devoir côtoyer, me réjouissent. Bon je suis un mec et les courses ça me casse les noix sévère quand même, mais j'en flippe plus !
Je ne les réclame pas non plus à cor et à cri. Je te le répète ami lecteur, il ne s'agit pas d'un changement radical de vie. Juste une vision d'elle plus saine et optimiste. Il faut du temps pour que cela ait un effet plus voyant et durable. Et ça tombe plutôt bien, du temps j'en ai !
Bon la malchance veut que dans mon état d'esprit actuel, mon corps ne puisse pas suivre le mouv'.
Mais ce n'est que partie remise. Un jour ma cheville sera guérie et je pourrai enfourcher mon fidèle destrier et balader encore un peu avant l'hiver, sortir boire un verre, aller au ciné avec un plaisir retrouvé.
Moi qui ne supporte pas d'être blessé ou malade, je m'étonne de ma patience et de mon stoïcisme. Je vais peut-être finir par être un type bien à mes yeux après-tout !

22 août 2006

Célibataire et blessé : galère !

La liberté a un prix, ami lecteur. Habiter seul a beaucoup d'avantages. Personne ne te brise les noix pour telle ou telle corvée, t'es seul maître à bord, tu marches sans les patins, pieds nus ou en grolles crottées dans l'appart', la télécommande est à toi, tu t'envoies un verre quand tu veux, bref... T'es tranquille.

Mais il y a quelques petits inconvénients. Imagine-toi, ami lecteur, que tu es un sportif (enfin, de temps en temps...) qu'un soir en rentrant te prend l'irrépressible envie de courir. Sans but particulier, juste courir pour courir. Le plaisir de sentir les jambes qui brûlent, les mollets qui se tendent à craquer, la sueur qui coule à flots dans les yeux et le dos, les poumons prêts à exploser au bout d'un quart d'heure... Bref un moment appréciable que par des sportifs, hein...

Et là, sournoisement, un caillou te pète la cheville. Tu rentres en clopinant, comme t'es un célibataire, t'as rien pour te soigner alors tu massacres un drap pour faire des bandes (comme dans les films d'aventure ou le héros déchire ses vêtements pour soigner sa belle !) et tu te couches en priant pour que demain ça aille mieux.
Mais demain ça va pas mieux. C'est pire. Poser le pied par terre est un supplice, marcher est un rêve... Aller au taf... même pas la peine j'arriverai même pas au bus. Et puis là, faut que j'aille chez le toubib. Impossible d'y couper. Mais même s'il n'est pas loin, il est certainement en congés et puis comme je suis célibataire, ma femme peut pas m'y emmener. Forcément.
Merde quelle galère...
Bon, on va dire à la Groussebouate que ce matin je vais pas venir et je vais tenter de réveiller le Sexo vers 10 heures pour qu'il m'amène chez le gourou.
Bon, je vais me prouver que vivre seul est viable à long terme. Merde, y'a bien des vieux qu'y arrivent !!!

21 août 2006

Aussitôt décidée, aussitôt testée

Juste pour voir si je vais tenir ma bonne résolution de prendre la vie du bon côté, justement la vie me donne l'occasion de la tester.
Je rentre du taf, tranquille dans mon appart' en bordel. Je me change en jogger (si si, je jogge moi maintenant...) surtout que j'ai des super runners esspécial pour avaler des kilomètres en courant comme un dératé sans avoir mal aux mollets (comme quand tu cours avec tes vieilles Nastase à la semelle type claquette en bois).
Je me dirige vers la route qui descend vers le rond-point dit "du coeur" (pasqu'y a un coeur en plastique ou métal rouge signe qu'ici on lutte contre le SIDA... moi j'ai rien fait à part mettre des capotes lors de mes rares occases de tremper ma nouille et encore la dernière en date n'a connu que l'engin sans artifice !)
Ca descend assez sec, avec un trottoir en herbe/terre/graviers du plus bel effet...
Et là c'est le drame. Y'a un gravier qu'était un peu plus énorme que les autres (genre Fiat 500 contre camion benne des carrières) et j'l'ai pô vu...
Le pied gauche tombe dessus, mais evidemment c'est pas un caillou plat. Un machin informe, vaguement sphérique, qui ressemble à rien de ce qu'on peut trouver sur ce putain de "trottoir" ! Bizarre non ?
La cheville plie, plie, je plie le genou sentant le drame arriver... la cheville plie encore, douleur... craquement sec... la douleur explose et remonte le long du tibia.
Merde. J'ai pas aimé le bruit. Et j'ai mal... Oh comme j'ai mal ! Doucement je remonte la pente. Revenir à l'appart' est un calvaire mais j'y parviens.
Comme tout homme seul qui se respecte, je n'ai ni bande, ni synthol, ni crème anti-foulure avec des super molécules d'ibuprofène... Rien.
Je prent un gant de toilette, y fourre des glaçons (ça j'ai !!!), attache le gant autour de la cheville enflée avec une chaussette de ski (c'est ce que j'ai de plus long et fin, et pas de vilains jeux de mots siouplait, j'ai mal !)
Marcher me fait mal, évidemment, mais faut que j'étende la lessive. Je dois me faire une bande, pour tenir la cheville, je pense à demain moi qui voulait aller au taf en moto, je suis même pas sûr de pouvoir marcher demain !!!
Je prends la serviette de table du sexo (c'est un drap housse avec un trou d'usure, bien pratique pour passer la tête dedans, et qui sert de serviette à mon cochon de sexo qui sait pas bouffer des spaghettis sans en faire profiter ses fringues !) tant pis, il en manquera un bout...
Je déchire une bande de tissu et me fais un strapping de fortune pour tenir la cheville.
Bon, je peux rien faire de plus à part prendre un Doliprane pour calmer la douleur et l'inflammation... Quelle guigne !
J'arrive pas à m'en vouloir, je suis pas fâché. Un peu inquiet de savoir ce que sera devenue ma cheville demain...
On dirait que ça marche cette résolution ! Tiens pour fêter ça je vais me mater Star Wars épisode VI !!!

New point of view

Hier, dimanche, fin d'après-midi. J'attends l'heure de partir au ciné avec Didi, mon Amie avec un grand "A".
Soudain, ma vieille amie ressurgit du tréfond de son abîme. L'Angoisse. Merde, mais quoi encore ? Ok, j'aime pas les dimanche, j'en ai assez des vacances (oui je suis un peu particulier, les vacances ça va un moment ensuite ça m'énerve !) mais y'a rien qui cloche !
Alors pas question de se laisser aller et d'enfouir encore cette salope tout au fond ! Cette fois je la chope et lui torche la gueule !
Mais comment faire ? Ses petites dents empoisonnées plongent dans mon coeur, répandant des flots d'adrénaline dans mon sang. Mon palpitant se bat, s'agite, s'accélère. Lui aussi a compris qu'aujourd'hui on se battrait !
Alors j'agis, je serai en avance à Aix, mais tant pis : je m'habille, prends la cassette sur laquelle j'ai enregistré Lost pour Didi et le magnétoscope (elle n'en a pas...), tout ça sans me presser, tranquillement.
L'Angoisse s'interroge, s'inquiète. Le sujet résiste, ne se laisse pas faire ni aller. Il bouge, réfléchit patiemment, rationnellement. Vite, envoyer des images qui l'affolent, le stressent, l'abattent : l'avenir...
Je sens l'Angoisse réagir, avancer ses pions. Je sais qu'elle va faire appel à ce qui me souci : mon futur. Pas question de me faire piéger ! L'avenir...
Réellement, sans me mentir, qu'est-ce-que j'en pense ? Il m'appartient ? Vrai.
Je descends l'escalier, sans me presser, j'ai le temps.
J'en fait ce que je veux ? Faux, je ne le maîtrise pas.
J'ouvre la voiture, pose le magnétoscope dans le coffre, m'installe et démarre. Direction Aix, tranquillou...
Bien alors sur quoi puis-je avoir de l'influence alors, sur moi ? Exact.
Toujours un tas de crétins sur la route, ça ne change pas... Une "13" en Twingo me montre élégamment son majeur gauche. Ben oui ma petite, quand on n'a pas de moteur, on joue pas au pilote...
Qu'est-ce qu'il y a chez moi qui ne me plait pas ? La réponse fuse. Mon humeur !
La circulation est fluide malgré le monde, je passe d'une station de radio à l'autre. J'aime pas Indochine et j'en ai marre d'Olivia Ruiz... Il fait beau et chaud... L'Angoisse sent qu'elle est dans une mauvaise posture. Elle tente de fuir et de nouveau s'enfouir pour mieux ressurgir. Je l'attrape...
Bien, je déteste mon humeur. Méchante, mauvaise, agressive. Pourquoi suis-je ainsi ? Je vois les choses du mauvais point de vue. Je tiens quelque chose, là. J'en suis pas loin... juste un peu de doigté et de calme...
L'Angoisse sait qu'elle a perdu. Un dernier soubresaut, j'en profite pour affirmer ma prise...
Toutes ces petites constatations sur la chance que j'ai d'être né dans ce pays, d'avoir un bon job, de pas avoir la gueule de Sim, ni la santé d'un pape sur le déclin...toutes ces choses prennent consistance. J'ai tout ce qui faut pour apprécier la vie.
Alors que me reste-t-il à faire pour que changer mon humeur ? Changer de point de vue.
L'horizon s'éclaircit en moi, je peux choisir d'être de mauvaise humeur et ne rien apprécier. Ou alors choisir la bonne humeur et m'extasier sur plein de choses : l'air que je respire, les couleurs autour de moi, les jolies filles, les gamins qui jouent, les gens qui râlent tout ça me fait sourire...
L'Angoisse meurt. Elle ne peut plus rien contre moi. Peut-être ses soeurs viendront m'assaillir, avec tous les petits tracacs de la vie. Mais c'est la vie, justement. Toutes ces choses à accomplir, subir, arranger, résoudre... vivre quoi.
Ne vous inquiétez (ou réjouissez) pas, je n'ai pas décider de tout changer ! Encore moins de partir chasser le boulet... la femelle... une gonzesse... oui enfin bref ! C'est toujours moi, mais j'ai juste pris une seule bonne résolution. Prendre la vie du bon côté et surtout pas me la compliquer.
Aujourd'hui j'ai donc décidé d'être de bonne humeur, prendre les choses avec du recul, en positivant, en commençant par dire oui plutôt que non... Et si les choses ne vont pas beaucoup mieux qu'avant, elles paraissent moins insurmontables. Ca finit par s'arranger à un moment ou un autre.
Bon, ben y'a plus qu'à recommencer demain !

11 août 2006

Ben faudrait consulter monsieur...

Je suis épuisé. Une semaine seul dans mon service avec des essais, des manips, des pannes tout ça en même temps, à courir partout sans avoir 5 minutes pour lire ses mails ou passer un coup de fil...
Autant dire que j'ai pas remis les pieds à la salle de sport (surtout que la reprise a été... musclée et que j'ai mis 4 jours à m'en remettre !), trop nase le soir pour penser à lever de la fonte et courir ou pédaler à perdre haleine...

Le Sexo a refait surface après son déménagement, encore en colère parce que sa moto est mal réparée... Bah oui mon bon monsieur, trouver des gens compétents de nos jours est loin d'être une mince affaire. Ce qui m'inquiète c'est qu'on a le même mécano moto...
Enfin, je lui ai parlé de ce que je ressens. Cette absence d'envie, cette colère et cette indifférence envers les femmes. Ce dégoût, oui le dégoût, à l'idée de devoir faire l'amour avec une de ces créatures...
Evidemment il prêche pour sa paroisse et m'a dit qu'il fallait que j'aille consulter un sorcier de la tête (un psy quoi...). Mais moi j'ai pas envie. Cette situation me convient : je veux être libre et n'être emmerdé par personne.
La solitude est ma nature. Les déserts m'attirent, ces landes écossaises infinies sur les pubs de voyagistes me font rêver, ces montagnes cévenoles battues par les vents et parsemées de rochers m'appellent, ces longues plages néo-zélandaises ombragées de palmiers, ces canyons américains écrasées de soleil et de poussières, ces mesas espagnoles font battre mon coeur plus que n'importe quelle femelle microjupée...
Je sais que je suis sur une pente qui me mène de plus en plus profond, de plus en plus vite, vers la détestation et la haine des femmes. Mais cette pente est déjà beaucoup trop forte pour que je la remonte ou que je m'arrête de glisser. Je peux essayer de freiner la descente, contrôler la vitesse pour ne pas m'écraser en bas.
Alors je laisserai glisser jusqu'à ce que je m'arrête. Peut-être qu'une bonne poussée, au fond du trou, me permettra de remonter un peu, comme une plongée au fond de la piscine ?
Mais je crois plutôt que ça sera une falaise à grimper, faille après faille, aspérité après aspérité. Faut juste que j'ai l'envie ou le cran de remonter. Et il y a de forte chance pour que je bivouaque un bon moment au fond de la vallée.
Surtout que l'escalade, c'est pas mon truc, j'ai un peu le vertige...

01 août 2006

Du bon et du moins bon...

mais le moins bon gagne haut la main...

Hier je me suis réinscrit dans une autre salle de sport. Celle où j'allais avant devant fermer en fin d'année faute de local adéquat et mon abonnement étant terminé, un peu d'économie ne me fera pas de mal.
La nouvelle est plus grande, en plein travaux d'amélioration (sauna, jacuzzi...) avec des cours et puis c'est dans mon bled. J'aurais pas cinq ou six kilomètres à faire pour aller transpirer. Et comme je me suis inscrit avec Didi, comme un couple d'amis (ben oui ça rentre enfin dans les moeurs que d'accepter les amitiés homme/femme!), on paie moins cher.
C'est parti pour un an ! J'espère juste que je ne vais pas me refaire mal...
On va tâcher d'y aller mollo, au moins au début !

Sinon, pour le reste, c'est de pire en pire. J'ai l'impression que si je n'ai pas envie de rencontrer une femme, c'est parce que je sais que je ne pourrai pas éprouver d'amour. Comme si j'avais déjà épuisé tout le stock. Avant quand je rencontrais des jolies filles j'éprouvais du plaisir, pour peu qu'elle soient gentilles et m'autorisent à leur parler, j'étais aux anges et étais capable de m'amouracher en deux temps trois mouvements.
Là, l'indifférence est permanente. Les collègues ne cessent de s'émouvoir en voyant les absurdes longueurs des jupes, devant des corps offerts aux regards et me demandent souvent "si j'ai pas vu un peu la petitoune là-bas ?". Invariablement, je réponds non, je ne les remarque plus. Quand, il y a peu, je me retournais sans cesse dans la rue, aujourd'hui je ne le fais plus.
Je ne les vois plus, je ne les trouve pas attirantes ni charmantes. Parfois j'en croise que je ne trouve pas trop mal, mais ce doit être de vrais canons si ça se trouve !
A quoi bon s'intéresser aux femmes si je sais que je ne peux en aimer aucune ? Je suis devenu méfiant, craintif voire limite parano vis-à-vis des femmes. Comment aimer quelqu'un qui vous inspire la peur et la crainte avant même de la connaître, sentiments qui ne font qu'empirer en connaissant mieux la personne ? Impossible.

Alors comment croire toutes ces bonnes âmes qui vous disent que ça vous tombera dessus alors qu'on ne s'y attend pas ? Ce genre de phrase sonne comme la chute d'une épée de Damoclès...

Comme bonne nouvelle, avec mon p'tit frère on doit partir en Nouvelle-Zélande en février 2007. C'est une bonne nouvelle qui en serait une parfaite si cette décision ne faisait pas suite à une rupture entre sa petite amie et lui. On est visiblement pas doué dans la famille pour garder nos femmes. Comme il a envie de changer d'air, qu'il est pété de thunes (enfin tout est relatif) et qu'il n'a plus d'attache (c'est dingue comme le fait d'avoir une gonzesse dans la vie vous empêche de réaliser certains rêves, comme des boulets qu'on traînerait...) il s'est dit qu'il allait partir loin.
Evidemment, autant partir loin, se dépayser pour de bon, faire un voyage digne de ce nom et ce en bonne compagnie. Mais il faut quelqu'un qui soit dans la même situation : pas de boulet (enfin, de femme...), du temps et un peu d'argent (bon ben... j'achèterai des meubles l'année prochaine...). Et y'a que moi qui ait le profil parfait !!!
L'autre bonne nouvelle c'est comme je vais payer moins d'impôts que l'année dernière (ben oui, des fois le salaire y baisse quand on arrête de faire le guignol au boulot le dimanche et les jours de fête...) eh ben je vais pouvoir me le payer les doigts dans le nez ce billet d'avion !!! Reste à économiser 1000 euros pour les claquer pendant un mois chez les kiwis !

Bon, je vais dormir, demain j'ai poids et haltères !

28 juillet 2006

LeLapin, GucCi qUeeN et leurs amis

Hier rencontre avec des bloggeuses.
Je me rends compte que, plus qu'un phénomène de mode, c'est une communauté à part entière.
Enfin, je parle d'une certaine tranche d'âge aussi.
Les ados en mal de communication et d'espace de liberté y font la foire, ayant très certainement leurs propres cercles de bloggeurs...

Non, je vous parle d'adultes, jeunes pour la plupart (entre 23 et 40 ans, avec une marge de 2 ou 3 ans, hein, applicable à chaque âge...)
Il y a même des apéro-blogs ! Oui je sais, je suis un naïf, mais vous me connaissez maintenant. Lorsque j'entame une nouvelle activité, j'ai toujours l'impression à un moment donné que je n'en connaissais que la partie émergée de l'iceberg. En fait c'est pas une impression, p'tit gars...
"Ah bon, il y a des réunions / apéros / concours / challenges / parties / rallyes / rencontres... dans cette activité ? Où tout le monde du coin se réunit / boit / concourt / joue / danse / court / se rencontre...?"
Ma naïveté m'effraie parfois. Pourquoi suis-je si clairvoyant pour la vie des autres et si niais pour moi-même ? Je sais que les femmes se foutront de ma gueule toute ma vie, mais j'espère toujours secrètement, naïvement, que l'une d'elles ne le fera pas...
Bref...
On se parle de notre parcours blogguesque, comment on en est arrivé à blogguer, comment on a connu tel ou tel blog, pourquoi on a choisi ce pseudo ridicule...
C'est presque virtuel comme discussion ! On ne se parle quasiment pas de nos vies perso !
Mais il est intéressant de mettre un visage et une voix sur ces inconnus qui deviennent presque des amis avant que de les connaître. Ca casse une partie du charme, souille un peu le mystère. Mais on imagine toujours un visage, un physique.
Je ne me suis pas trop trompé pour Lelapin. Une jolie jeune femme, les cheveux longs et bruns qui ondulent autour de son visage ovale.
Gucci je ne la "connaissais" que depuis trop peu longtemps pour m'imaginer un visage, mais sa photo était sur son blog.

Voilà.

Sinon toujours pas de mieux dans ma vie si ordinaire. Je me lève, je vais au taf (après la douche et le p'tit dèj quand même) je rentre, j'allume R2D2 (le PC pour ceux qui connaissent pas) et la télé (pas toujours)(y'a plus foot ni vélo, ces tricheurs !)
je tombe mes fringues qui me collent au corps (encore au coeur et au corps...), bois un coup (sans alcool) joue à Mon Légionnaire, puis à un jeu vidéo, l'heure de manger, du film ou du bouquin et dodo.
Pas de femme, peu de sorties, pas envie d'aller voir la famille.
Marre d'entendre la sempiternelle question :"alors toujours célibataire". Je ne me sens pas capable de consacrer du temps à une femme. Je ne me vois pas amoureux, je ne me vois pas autrement que seul. Je l'ai toujours été ou presque.
Être en couple est une situation étrange, anormale, décalée pour moi.
Je ne m'imagine pas vivant en couple dans 10 ans. Pas même avec quelqu'un dans ma vie ou mon coeur. Je suis peut-être devenu égoïste,blasé, cynique... Je ne sais pas ce qui me correspond. Aucune femme ne m'inspire plus confiance, même les plus proches.
Si une femme s'intéresse un jour à moi, je me demanderai invariablement quel tour de cochon elle va bien pouvoir me faire.
J'ai compris pourquoi je me sentais bien avec mon ex-future-femme. J'avais une entière, totale, absolue confiance en elle. Elle ne pouvait me faire mal, m'abandonner, me faire souffrir. Enfin, c'est ce que je croyais... Naïv... non je ne l'écrirai pas. Vous le savez.

Sans aucune confiance, pas de bien-être. Pas de bien-être, pas de compagne. Pas de compagne, je resterai seul...

13 juillet 2006

Déprime ?

Quand on a envie de rien, que tout nous fait chier, qu'on veut rien faire d'autre que rester à la maison, que la libido est en antarctique, que même les jolies filles on leur trouve une tronche à gerber, qu'on aurait envie de se laisser dessécher au vent brûlant de l'erg saharien... C'est de la déprime ?
Hein, c'en est ?...

10 juillet 2006

La fin d'un règne

Ou comment sortir par la grande porte en se prenant les pieds dans le tapis...

Ca n'a pas pu vous échapper. Quand bien même vous ne seriez pas fan de foot, supporter des Bleus ou télévore. Zizou a fait une boulette en finale de la coupe du monde de la FIFA...
Sa finale ai-je envie de dire. La dernière, celle qui devait couronner une carrière exemplaire (bien que pas exempte de reproches non plus. Comment, étant né à la Castellane, quartier nord de Marseille, Zizou n'a pas eu l'occasion de venir jouer dans sa ville ? La faute certainement à des dirigeants trop exigeants en début de carrière, et à une star trop exigeante à son tour par la suite).
Mais voilà, celui que le monde entier aimait, adorait, vénérait même, celui qui était partout chez lui puisque'il était le dieu du sport le plus populaire de la planète, n'est finalement qu'un homme. Et un homme est faible, a des failles, des choses qui le font souffrir. Comme certaines parole.
Car on ne me fera pas croire que Zinedine s'est soudain pris de haine pour un adversaire au point de lui enfoncer la poîtrine d'un coup de tête ! Ce Materazzi, connu pour ses idées plutôt faschisantes et racistes, lui a certainement dit ce qu'il pensait des immigrés algériens et autres praticants de la religions musulmane.
Comment ne pas imaginer qu'il l'a fait dans ce but précis, sachant que Zizou est un sanguin, le faire disjoncter et ainsi se débarasser d'un adversaire d'une telle classe qu'elle vous éclabousse et vous met en danger ?
Cela n'excuse en rien le geste de Zidane. Qu'il le fasse dans les vestiaires, dans un couloir, loin des yeux d'un public qui le chéri, d'un arbitre qui a le pouvoir de briser le rêve, ok. Même si je n'approuve pas, je trouve légitime qu'il ait eu envie de lui traverser la gueule. Comme Cantona, qui, excédé par les insultes incessantes d'un supporter lui a fait passer le goût des crampons sur sa tronche d'alcolo !

Alors voilà, il part, auréolé d'une gloire acquise à la force d'un travail acharné et à la foi en ses capacités, mais entachée à jamais d'un geste inexcusable mais tellement humain ! Les plus fervents ne retiendront que ses dribbles d'un autres mondes, ses tirs au millimètres, ses passes au micron...
Les autres, ne se souviendront que de cette tête qui frappe une poîtrine plutôt qu'un ballon.
Pour moi, Zizou, ton geste n'est dommageable que pour toi. Tu vivras toute ta vie avec ce regret, moi je l'oublierai et ne garderai que le meilleur de toi, ces deux buts en finale 98 contre le Brésil au Stade de France. Ce match contre le Brésil encore cette année où tu fus éblouissant. Tous ces moments où tu nous auras fait vibrer, ça sera à garder. Le reste c'est du fait divers, et le temps l'effacera pour nous.
Merci l'Artiste...

03 juillet 2006

Rolling on "Le Mans"


Voilà, je suis revenu.
Pour la deuxième année consécutive j'ai accompagné les deux équipes de l'association "Avignon en Roller" au 24 Heures du Mans en roller. La plus prestigieuse épreuve du championnat du monde des courses d'endurance en Roller.
Je ne fais pas de roller, je ne sais pas en faire d'abord. Béné, une des cousines de mon ex-future femme m'avait proposé l'année dernière de les accompagné pour aider les coureurs (chronos, organisation des passages, gestions des sommeils de tous, aides diverses comme les boissons, la bouffe etc... c'est un sacré boulot !). En 2005 nous étions 8, 4 par équipe, ce qui nous avait permis de dormir une paire d'heures dans la nuit.
Cette année, toujours 2 équipes, mais seulement 5 accompagnateurs. Pas moyen de fermer l'oeil et rester 36 heures sans dormir avec les chargements et déchargements du car-couchette, le voyage aller où il est quasiment impossible de dormir à cause du changement de rythme, des secousses, de l'excitation, enfin... C'est éprouvant et je suis content d'avoir posé mon lundi pour rester lézarder chez moi !

Mais ce fut encore une fois, une merveilleuse expérience et un week-end plein de bonne humeur, de joies, d'inquiétudes, de stress, de blagues, de moments partagés avec des gens dont la passion les entraîne à se dépasser et à réussir à se relayer 24 heures durant pour patiner sur un circuit mythique, dont la côte du départ devient vite un calvaire pour être, à la fin de l'épreuve un véritable cauchemar sour un ciel impitoyable.

Quelle plaisir de voir ces gens comme vous et moi, s'unir et vous renvoyer ces regards plein de gratitude pour une simple bouteille d'eau tendue, un encouragement hurlé au moment de leur relais alors qu'ils n'en peuvent déjà plus mais qu'ils leur faut boucler un tour de plus de 4,2 km ou pour des félicitation à l'annonce de leur temps au tour...

Et cette année, en plus, la télé dans les paddocks pour suivre les français humilier les brésiliens en 1/4 de finales de coupe du monde de football. Les hurlements de joies la rumeur grondante à l'annonce de la victoire des bleus par le speaker de course !

Et puis le retour dans le car, l'arrêt sur l'autoroute pour manger et vite se coucher pour la fin du voyage et tenter de récupérer avant de retourner travailler pour beaucoup.

Si cette année je me suis demandé, comme l'année dernière, ce que j'allais foutre dans cette galère, la joie, la fierté d'avoir aidé 20 personnes à "Finir le Mans" emporte tout !
L'année prochaine je rempile et j'espère qu'un jour, ce sera moi qu'on aidera à boucler 24 heures sur le Bugatti chaussé de 4 ou 5 roues à chaque pieds...