04 décembre 2007
Celui qui a un psy
Ca me fait marrer de les entendre parler de leur psy les gens, on dirait parfois que c'est l'oncle d'à côté et qu'il se font des bouffes ensemble le dimanche midi... Remarque bien ami lecteur, que souvent l'évocation d'un psy fait peur. Le réflexe de certains est plutôt de se reculer précipitamment d'un pas, des fois que ça soit contagieux les problèmes que t'as dans le pois chiche !
Mais bon voilà, j'ai mis le doigt dans l'engrenage. Je sais que j'en prends pour des plombes, mais de toutes façon ça fait 3 ans que je fais l'autruche. Alors en reprendre 3 autres pour finalement en sortir un peu mieux dans l'axe, ça m'effait pas plus que ça. Non ce qui m'effraie, c'est de ne pas savoir lui expliquer ce qui ne va pas. Quand je me dis que je vais commencer par ceci ou cela, ça devient confus, brouillé et tout ça ne me paraît pas tellement important... Ben oui, après tout il suffit de se jeter à l'eau, bouger, se secouer, aller de l'avant, positiver, prendre la vie à bras le corps !!! Mais si le corps a éventuellement de l'énergie, l'esprit n'en a plus. Je ne comprends pas, c'est comme si j'étais drogué ou beurré. Le cerveau dans la mélasse, tout s'embrouille, le moindre petit problème devient un énorme souci, tout ceci est crevant et l'envie de dormir permanente.
Sauf que dormir je n'y arrive plus que lumière allumée. Comme il y a trois ans, quand le monde s'est effondré et que ma vie fut jetée dans le broyeur. Fort heureusement je n'ai pas ces crises d'angoisse qui m'étouffaient et me donnaient l'impression de me noyer, de mourir étranglé par mes visions, mes souvenirs et le désespoir.
Enfin voilà, j'attends presque avec impatience le moment où le Marabout va me fixer un rendez-vous. Je crois que je vais flipper à mort le jour où je devrais y aller. Mais ça passe ou ça casse. Je vais passer 35 ans de vie à la moulinette pour que les 35 suivantes soient vivables et il y a des chances que ça vaille le coup.
29 novembre 2007
C'est déjà Noël chez Archie
Oui pasqu'on bosse avec des couilles molles et des petits Napoléon, mais on a un CE pas dégueu qui nous permet d'acheter des jouets et autres articles de -chère- consommation au mois d'août, livrés au CE à des prix (parfois) préférentiels au mois de novembre.
Comme je n'avais pas de quoi écouter de la musique décemment - à part le PC avec des minis hauts-parleurs à deux balles - je me suis fait le plaisir de me claquer une chaîne Hi-Fi lecteur DVD, port USB et tout le toutim !!!
J'ai tout branché ce soir - hé oui les filles, avec un élec c'est vite branché, bien fait et ça marche du premier coup !!! - et ça pète grave dans l'appart' !
Bon, il n'y a que deux petites enceintes pour le moment mais dans 40 m² il y a de quoi se rendre sourd. Les Pink Floyd s'en donnent à coeur joie pour l'instant et je crois que ce soir je vais me faire un p'tit Star Wars, vu qu'à la télé ce soir c'est tristesse à tous les étages...
C'est pas grand chose tout ça, mais c'est un petit remonte moral. Et puis j'ai échangé quelques mails avec Didi, mon Amie-la-Meilleure, qui m'ont permis de lâcher un peu les vannes. Ca soulage un peu, mais ne résoud en rien ce manque total de confiance en moi, mes peurs et le duo de petites voix qui se battent en permanence dans ma p'tite tête. Je ne peux plus lutter et garder le masque du "Je vais bien tout va bien", plus d'énergie pour faire bonne figure.
Hier, une petite stagiaire que j'aime bien m'a vu et de souriante je l'ai vue inquiète. Elle m'a demandé ce que j'avais. J'ai essayé de sourire et de la rassurer. Ca n'a pas marché et "ça [lui a] fait de la peine de me voir comme ça..." Ca va devenir urgent, ce marabout, je commence à faire peur aux collègues.
Bon allez, je vais faire péter un peu les watts...
27 novembre 2007
Le Doute
Résultat, je suis complètement dépassé au boulot, j'ai perdu confiance en mes moyens et mes capacités techniques, analytiques, professionnelles...Je laisse réfléchir les autres, ne prends plus de décision, les rares choix que je fais sont les mauvais... Heureusement j'essaie de ne faire ques des choses simples et faciles et je me fais assister par l'apprenti en stage avec nous. Quand je vais faire une bourde au moins il est là pour m'avertir.
J'essaie de lutter mais j'ai l'esprit complètement engourdi. Moi qui n'ai pas de mémoire déjà, j'oublie tout. Je ne sais plus où en sont mes chantiers en court, quand les sous-traitants viennent me voir pour me demander s'ils peuvent attaquer un des chantiers pour finir telle ou telle étape, je suis perdu. Me souviens plus ce qui avait stoppé les travaux, si tout est en ordre pour reprendre, si les autorisations de travaux sont valides... Une catastrophe.
Du coup le physique ne suis plus non plus, je suis rincé, claqué. Me lever le matin est un calvaire. Je me couche fatigué, lis un peu, m'endors avec mon bouquin, la lumière allumée, me réveille le matin en me demandant qui a bien pu l'éteindre parce que je ne me souviens pas l'avoir fait.
Le Doute, oui avec un grand D, m'a totalement envahi.
Ce matin j'ai pris la moto pour aller au taf et pouvoir revenir à 12h00 pour réceptionner un colis. Je me suis demandé si j'allais arriver à la piloter. Après tout, ça faisait près de deux mois que je n'avais pas piloté. Peut-être que je ne saurais plus la manier et vais me planter !
Finalement ça s'est bien passé, même que j'y ai pris du plaisir malgré le froid.
Mais bon, il n'empêche que ça y est. Je perds les pédales. Est-ce que le doute mène à la folie ? Vais-je finir comme ces malheureux, drogués, et incapables de rien faire d'autre que baver en se balaçant ? Parce que parfois j'y pense, à cette pièce toute capitonnée, au chaud, dans le silence, l'esprit à la dérive grâce aux perfides substances, où rien ne peut vous atteindre d'autre que le sommeil. Dormir, longtemps... Dormir tout le temps... J'en rêve. Parfois.
24 novembre 2007
L'un de nous deux est de trop ici !
Ce soir je dois descendre à Marseille pour voir la meilleure amie du Sexo, peut-être qu'il vient.
J'ai plus tellement envie d'y aller, en plus ça va être le bordel, c'est soir de match. J'espère qu'il viendra avec moi le Sexo, d'abord il connaît bien Marseille (moi je m'y paume) et puis hier on a surtout parlé de ses probèmes. Alors j'aimerai bien qu'il cause de moi à son pote psy. Voyager ensemble me donnera peut-être l'occasion de lui en toucher deux mots.
Parce que là je me sens un peu perdu. J'ai du mal à décrypter les comportements de ceux qui m'entourent. Je ne veux plus vivre dans la peur de l'autre, du mal qu'il peut me faire. J'ai envie d'avoir enfin la force d'affronter la vie plutôt que la fuire. Je me suis senti vide d'amour depuis près de trois ans. Incapable d'aimer, même plus l'envie d'en donner ni d'en recevoir.
Je sens que ça revient, comme si le réservoir était en train de se remplir à nouveau. Mais je veux aimer avec discernement, sans me jeter à corps perdu dans une relation et étouffer d'amour la femme qui aura envie de le recevoir et surtout sans faire le vide autour de moi faisant graviter ma vie autour d'une seule personne. J'ai à nouveau soif d'affection.
Mais la peur est toujours là. Toujours cette dualité dans les envies. Un qui veut s'ouvrir et l'autre tout fermer. Un qui veut aimer et l'autre qui veut la sécurité. Un qui veut être aimer et l'autre qui se convainc qu'il ne peut l'être et qu'il est préférable de ne rien changer. Je ne peux, je ne veux plus vivre avec ces conflits. C'est insupportable. Un jour tout semble aller, le soleil brille, l'avenir paraît prometteur, les filles me sourient... Le lendemain tout est gris et sans saveur, je ne suis qu'un nase et les rires ne sont que moqueries... -On est deux dans ma tête, Gary, l'un de nous est de trop dans ce crâne et je crois que c'est toi !-
Je sais que tout ce que je vois et ce que j'entends est filtré, amplifié, déformé par mon esprit malade. Je veux voir et entendre sans oeillère ni bouchon, comprendre enfin ce que je capte. Accepter ce que je reçois avec la certitude de le mériter, sans soupçonner chaque fois la trahison ou la pitié.
Et finir par trouver cette fameuse âme soeur, cette personne capable de voir en moi celui qu'elle cherche, et moi de voir en elle celle à qui je ne pourrai rien cacher et tout donner.
Bon week-end.
22 novembre 2007
Aie confiance... (hin hin hin...)
Ca allait plutôt bien en ce moment. Côté moral. J'ai réussi à me faire à l'idée que les femmes ne me courent pas après et qu'il faut faire avec. Et puis au boulot c'est pas le moment de flancher.
Un grave accident, heureusement pas mortel, mais qui a fait craqué mon collègue qui se pense responsable de l'évènement alors qu'il n'en est rien, et me voilà seul à assumer le boulot d'environ 3 personnes. Je fais ce que je peux, me limite à mon domaine d'application, prends des mesures radicales, efficaces, vais à l'essentiel, assure, assume, tire, pousse, bouscule, secoue, alerte, gueule, mais aide aussi, trouve des solutions... Mais le retard s'accumule, les plannings se tendent, des pannes, de mauvaises décisions ou des oublis et me voilà encore dans la nasse...
Toute cette énergie dépensée depuis un mois me manque. J'en ai assez. Marre de bosser dans ces conditions. Moi qui m'enorgueillissais de ne jamais penser au boulot sitôt après avoir fait gémir la badgeuse, je me surprends à repenser à des mails, des conversations, des décisions des tâches, des réunions, des manips...à la maison !!! L'horreur !
Personne n'est là, avec moi, pour me parler de sa journée, ses copines, notre week-end, nos prochaines vacances, tout et n'importe quoi sauf mon taf et mes putains de responsabilités (pourtant pas bien importantes, tout bien réfléchi...)
Ce matin j'avais une réunion avec Miss Glaçon (alias Miss Angoisse alias Miss Sourire d'Avril). Je l'appelle ainsi parce que je l'ai vu la première fois il y a quelques jours et elle m'a glacé les sangs ! Un regard meurtrier, glacial, j'ai cru que j'avais du lui coller la main au panier par inadvertance ou bien qu'elle me prenais pour une cible à descendre. Je l'avais jamais vu avant et je me demandais si c'était ma sale gueule qui lui revenait pas. C'était dommage, parce qu'à part ça c'est plutôt une jolie fille.
Autant dire que j'avais autant envie de la voir que de me pendre au pont roulant de l'atelier. Je me faisais la réflexion que ma réaction ressemblait fortement à une réaction de protection instinctive (après tout, elle vient juste d'arriver sur la zone et ne connait personne, pourquoi ferait-elle risette aux gens) lorsqu'elle est apparue dans le bureau des mécanos chez qui je prenais le café. C'est la première fois que je la voyais sourire. Je comprends mieux pourquoi elle ne le fait pas plus souvent. Trop dangereux !
Cette réunion fut plutôt agréable. Elle est chargée de répertorier les risques professionnels et fait le tour des métiers de la boîte. Je lui ai montré les lieux où je me rendais souvent et ceux qui pouvaient représenter des risques et on s'est bien marré.
C'est une Miss Catastrophe. Elle a bien failli se péter la gueule 5 ou 6 fois à cause des marches ou des bordures de trottoirs, s'est pris une colonne en pleine poire... Elle m'a même avoué son p'tit surnom en relation avec sa manie de se ramasser au premier dénivelé (et s'est demandé pourquoi elle me le disait !). N'empêche j'avais bien raison de me méfier. De beaux yeux bleus, un sourire à tomber, de l'humour, deux mains gauches, un sacré caractère... J'aurais été foutu de tomber amoureux !
La-dessus, une copine du Sexo (que je trouvais très froide elle aussi) qui m'a spontanément invité à son anniversaire au début du mois, m'a demandé de passer la voir ce week-end parce qu'elle s'est encastré dans une voiture il y a une semaine (elle regardait la neige sur les sapins au lieu de conduire... Hein? Qui a dit femmes au volant...?) et qu'elle est cloîtrée chez elle et s'ennuie.
Des collègues de boulot (des femmes, hein...) qui ne cessent de me lancer des compliments depuis quelques semaines (pourtant j'ai pas changé de coiffure, c'est même du gros n'importe quoi avec les cheveux qui frisouillent au-dessus des oreilles !)
Enfin Didi qui m'assure comme une litanie depuis des semaines que je plais au filles et qu'il faudrait que je prenne enfin confiance en moi...
Bref tout ça me donne à penser que je ferais bien d'aller voir enfin un marabout du teston.
J'ai invité le Sexo à boire un verre (ou deux, ou plus...) demain. Il va me donner le nom de son pote sur Aix, parce que je crois vraiment que j'ai à y gagner dans tous les domaines.
Puisque tout se résume finalement à une question de confiance en soi, il doit bien avoir des trucs magiques, des formule vaudous, des potions et des philtres pour me donner enfin ce qui me manque depuis que j'ai posé les pieds sur ce putain de caillou !
20 octobre 2007
La vie façon puzzle
Je n'imaginais pas que ça pourrait inspirer autant de tristesse et de sympathie de la part de ceux(enfin, surtout celles...) qui me lisent. Dites-vous bien que lorsque j'étais enfant, ce que je vivais, si dur que cela pouvait être, était la situation normale. Je n'imaginais pas, ou très peu, que les autres enfants n'avaient pas ces mêmes relations conflictuelles avec leur père.
Je pensais que les pères étaient ainsi, qu'il étaient là pour gronder leurs enfants et leur inspirer la crainte. Les mères étaient là pour distiller l'amour et la douceur.
Au final, je ne pensais pas être malheureux ni souffrir. Mes réactions, mes problèmes d'alimentation disent le contraire, inconsciemment je souffrais. J'attendais avec impatience que mon père parte en déplacement (ça durait entre 2 et 3 semaines à l'époque) et vivait dans l'angoisse de son retour. Mais pour moi, tout ça était la vie normale.
Sachant tout ça aujourd'hui, ayant fait cet espèce de bilan, j'ai l'impression d'avoir toutes les pièces du puzzle. Mais je ne sais pas comment les unir les unes aux autres pour en faire un tableau cohérent que je pourrais remiser dans un coin sans qu'il me dérange. Je sais qu'un toubib de la calebasse pourrait m'aider. Mais maintenant tu connais mon aversion pour cette corporation de nantis qui de plus en plus n'exercent ce métier que pour le prestige et le fric. En trouver un qui soit compétent et qui veuille sincèrement aider ses patients devient une quête du Graal. Et puis de toute façon j'ai pas les moyens...
Faites attention, je suis sorti ce matin pour aller chercher mon pain et je peux vous dire que l'hiver vient...
19 octobre 2007
De retour mais pas frais
Un calvaire.
Mais là, je suis trop claqué pour causer plus longtemps. La faute à un big chantier à la Groussebouate qui m'a pompé 10 heures par jour cette semaine (ou presque, mercredi j'avais kiné et je me suis barré à 17h30... Du coup j'ai fait une petite journée de 9h)
Je reviens demain.
Juste une dernière chose : merci pour vos commentaires et vos messages au tavernier (kenyah j'espère que tu oseras un jour...) à propos du précédent post. Je ne pensais pas déclencher autant de tristesse et de sympathie, j'en parlerai plus longuement demain.
Bonne nuit.
08 octobre 2007
La minute psy
Pourtant je fais bien ce que je veux ici, c’est chez moi et je parle de ce qui me soucie.
Mais on ne se refait pas. Ou bien on se fait soigner.
J’ai remarqué que plus l’attente est courte, moins il y a de séances. Un peu comme si on prenait le problème assez tôt pour éviter qu’il ne s’aggrave.
Moi, je sais bien que je ne suis pas bien "dans l’axe" depuis que je suis gamin.
Ma mère, inquiète m’amène une première fois chez le toubib qui lui répond -de sa voix grave de médecin condescendant envers ces crétins de parents qui ne pigent décidément rien aux gosses- : "Enfin Madame Archie-Mère, les enfants, ça ne se laisse pas mourir. Il va manger, ne vous inquiétez pas. Pour accélérer le processus mettez des friandises à sa portée".
Je me souviens de ces assiettes blanches avec des petites rondelles de saucisson ou de petits biscuits posées sur le tabouret en bois peint en rouge pompier -et sur lequel, plus tard je m’entraînerai, lorsque la volonté de ma mère de me faire apprendre un instrument de musique me dirigea vers le tambour (tu sais, celui qui est dans la fanfare du village à chaque14 juillet)- et devant lequel je passai indifférent, voire nauséeux rien qu’à regarder ces morceaux de viande secs ou ces gâteaux bourrés de sucre écoeurants.Indifférent vraiment ?
Je me souviens vaguement aussi des sentiments que je ressentais. La faim était là, mais étouffée, comme un tiraillement lointain et puis ça n’était qu’une douleur physique de plus. Il y avait l’envie de faire plaisir à ma mère, mon plaisir à moi aussi, parce que je me souvenais vaguement que j’aimais le saucisson ou ces petits biscuits avant… Avant quoi ???
Mais il y avait aussi la volonté de lutter contre mon père, lui prouver que mon esprit était plus fort que le sien. Que ses coups, si forts et douloureux soient-ils, n’étaient rien. Rien à côté de ce que moi j’avais décidé de m’infliger. Ses marques n’étaient que des bleus sur mon petit corps frêle. Les miennes étaient ce corps entier, maigre, décharné, sans énergie, ce visage émacié ou la peau semblait être tirée à même les os… J’ai retrouvé une photo de moi lorsque j’avais 6 ou 7 ans. Déjà j’avais retrouvé un peu de masse, j’avais été "gavé", parce que ce couillon de toubib avait enfin réagit. Ca m’avait presque fait plaisir de le voir inquiet cet andouille pontifiant : "Bon là, Madame Archie-Mère, il faut qu’il mange, de gré ou de force !"
Eh oui, pauvre nase, un enfant qui n’a pas le goût de vivre se laisse mourir… Toi aussi je t’ai vaincu !
Sur cette photo je suis plutôt mignon (ça bien changé depuis…) mais ce visage est si maigre et ce regard si triste. Déjà.
Je me gamellais tout le temps. Comme tous les gamins qui apprennent à marcher. Sauf que les petits qui commencent à vadrouiller ont le réflexe de mettre les bras en protection devant leur visage quand ils se croûtent. Pas moi.
Une fois, ma mère a bien cru que la peau de mon front allait craquer. J’avais pris la tranche d’une porte en plein frontal… S’en est suivi une bosse énorme, gigantesque, grotesquement verticale en plein milieu, bleue violacée puis jaune malsain…
Déjà, je m’infligeais des sévices et ma mère s’occupait de moi. Je pense que ma sœur était née et accaparait ma mère. Jalousie ?
Tous les petits font ça, tentent d’attirer l’attention de leurs parents alors que le petit frère ou la petite sœur vient de naître. Ils font des bêtises, s’énervent, se battent, cassent des babioles… Tentai-je de me casser pour que ma mère s’occupe de moi ?
En 1973, dans l’hôpital où je suis né, le protocole voulait que les nouveaux-nés jeûnent durant les 24 premières heures de leur vie. Barbarisme ? Prévention de risques (lesquels d’ailleurs ?) ? Ignorance ?
Toujours est-il que je n’ai ni mangé ni dormi durant ma première journée de vie, je n’ai fait que pleurer et hurler ma détresse et ma souffrance. Et au bout de ces 24 heures de calvaire et de torture, ma pauvre maman, 20 ans à peine, a enfin eu l’autorisation de me nourrir. Epuisé par tant d’efforts pour réclamer ma subsistance, en cinq minutes je m’écroulais de sommeil en tétant le sein maternel.
Manger est toujours resté un problème chez moi, jusqu'à l'adolescence. Etant enfant, manger un steak haché me prenait 4 heures. Mon père était fou de rage et d'impuissance... Ma mère se doutait que tout ça était lié à mes relations avec mon paternel. Mais pas question d'aller voir un psy ! La grande sentence de mon père : "Ces psy sont aussi fous que leurs malades et mon fils n'est pas cinglé !" Et pourtant.
J'ai rechuté lors de ma rupture avec L'Ex-Future-Madame-Archie. 8 kilos perdus en même pas deux semaines. J'avais retrouvé mon poids de forme en ne me nourrissant quasiment que de whisky. Heureusement que l'alcool fait grossir...
M’en a-t-il voulu de lui avoir supprimé toutes ces belles années d’insouciance qui se profilaient devant lui ? Pourtant je sais qu’il m’aimait. Il n’a jamais su le montrer et le dire, comme beaucoup d’hommes de cette génération et des précédentes…
Est-ce pour cela que je considère Didi comme ma sœur, à qui je peux confier toute ma vie sans crainte, même mes peurs les plus secrètes et intimes, alors que ma propre sœur n’en sait rien ?
Pourtant Dieu sait si je l’aime ma soeur !
Toutes ces cicatrices, ces tristesses, ces blessures, ces manques, ces petites misères de petit garçon peuvent-ils expliquer une adolescence si complexée ?
Cette adolescence faite de brimades, de moqueries, de repli sur soi (malgré une thérapie qui a fait son œuvre tout de même) et de complexes ajoutée à cette enfance pas très heureuse, sont elles responsables de ce que je suis devenu ?
Si on tient compte du fait qu’une maison ne dure que grâce à de bonnes fondations, il faut reconnaître que je suis bien près de m’écrouler.
Alors oui, tout ceci peut expliquer ce que je vis aujourd’hui. Ce manque de confiance en moi qui me fait penser chaque fois que je ne vais jamais y arriver quelle que soit la tâche ou l’objectif fixé, qui m’a convaincu de mon incapacité à séduire et à plaire. Cette crainte des femmes et ce sentiment d’infériorité qui m’habite sitôt que l’une d’elles m’attire. Ce besoin d’amour et d’affection, d’être câliné et bercé dans des bras aimés. Ce besoin de solitude, d’indépendance et de liberté qui ne me fait penser qu’avec terreur à une vie en couple ou à sortir avec une femme.
Désolé d'avoir été si long...
29 septembre 2007
Ca, c'est fait.
Certes elle était un peu grasse, mais de toute façon je ne pouvais pas reculer alors autant aller au coeur du problème et en finir pour que tout fonctionne.
Et d'un coup, j'ai trouvé le truc ! J'ai vu ce qui n'allait pas, c'était si simple que j'ai failli en rire. Mais je me suis retenu et j'ai commencé à pousser, tout doucement et soudain j'ai senti le petit choc...tout s'est remis en place ! VICTOIRE !!!
J'ai réussi à remettre cette putain de tringlerie-de-boîte-de-vitesses-sa-mère-en-tong en place !!! AH AH !
J'ai démarré la voiture juste pour avoir le plaisir de reculer et me garer correctement en marche arrière ! Quel bonheur !
Ah ! Si l'amour était aussi facile que la mécanique et les femmes aussi simples que nos bagnoles, il y aurait moins d'hommes à la dérive !
Allez, avoue que tu y as cru au moins 5 secondes, que j'avais réussi à emballer une jolie pépée, hein ?
27 septembre 2007
De mieux en mieux
Autant dire que ça va être rock'n roll d'aller faire les courses pendant 5 mois !
Oui parce que je te le dis tout net mon pote lecteur, je ne vais pas claquer 500 euros dans une caisse qui part à la ferraille en février prochain. Je suis naïf (je l'ai déjà dit ? ah bon...) mais pas totalement crétin non plus !
Bref, dans la série je te pourris la vie, on va voir combien de semaines tu tiens avant de te jeter de ton balcon -si vous souhaitez qu'Archie saute samedi, tapez 1; si vous souhaitez qu'il reste une semaine de plus, tapez 2- l'ESH n'a pas fait dans la dentelle cette semaine.
Donc ce soir, whisky, whisky, euuuuh... whisky (l'en faut bien trois ce soir), miel et dodo avec les poules...
Bonne nuit.
25 septembre 2007
Le lien qui tue
Je suis atterré ! Jamais je n'y arriverai...
D'abord j'ai tous les défaut du gars gentil (à part dire je t'aime au bout de deux semaines. J'ai presque 35 balais, j'ai beau être naïf, je sais que ça marche pas comme ça !), question physique j'en parle même pas (je veux bien défendre ma copine en cas d'agression mais elle devra s'occuper de mon enterrement...), aucune spontaneité, jamais d'idées, aucun sens de l'initiative... Enfin je suis catastrophique.
A part dire des conneries (vulgaires souvent, en plus) j'ai faux tout partout !
Décidément, la séduction n'est vraiment pas mon truc ! Devoir réunir autant de qualités et de talents, c'est impossible. Comment ils font les autres, bordel ?????
C'est pas comme ça que je vais retrouver le moral moi...
24 septembre 2007
J'fais tout comme les copains !
Après deux gros mois de bon moral et de bonne résolution "t'es pas si mal, c'est juste que t'as pas eu de chance et que vieillir seul a aussi ses bons côtés", là, ça va plus trop bien.
C'est comme quand tu es au régime et que tu marches dans la rue et chaque fois que tu lèves la tête c'est pour te retrouver devant une bonne boulangerie avec plein de friandises sous le nez. Depuis quelques jours, je vois toutes ces jolies femmes et je ne peux pas m'empêcher de me dire que vieillir avec une femme que j'aimerai (et qui me le rendrait pour de bon, évidemment...) finalement, ça ne devrait pas être si mal.
Oui mais voilà, ça serait trop simple si juste en me disant ça je tombais cash sur la femme de ma vie et qu'on tombe amoureux -crac !- en même temps !
Non non... que nenni. Dans ma tête c'est comme si c'était le parti socialiste : plein de monde avec chacun son idée et qui se tape dessus !
Et toujours ces même questions qui reviennent, lancinantes, comme un vieux refrain : qu'est-ce qui cloche chez moi ? Qu'est-ce qui fait qu'aucune femme ne m'aborde, qu'est-ce qui les repousse ? Pourquoi ne suis-je pas capable de séduire quelqu'un ?
Et les même doutes ou convictions, profondément enracinés : je suis trop mal foutu, trop de volume ici, pas assez là, je ne suis pas un type bien, même si une femme me parlait je ne serais pas capable de l'intéresser bien longtemps, si une femme s'interesse à moi c'est qu'elle me mijote un sale coup, j'ai peur de tomber amoureux parce que celle que j'aimerai ne m'aimera sûrement pas, de toute façon je n'aime pas sortir et suis trop casanier pour vivre une relation...
J'ai même peur d'aller voir un psy, parce que je trouve tout ça tellement stupide, tellement ridicule... Ca a l'air tellement facile pour les autres, de se rencontrer, de se plaire, sortir, se séparer, refaire des rencontres, plaire à nouveau... Tout ça me dépasse, je ne comprend pas toute cette agitation, cette vie sentimentale à 200 à l'heure !
Certainement que je suis naïf, simplet et que j'attends que la Belle-au-Bois-Dormant se réveille et vienne me chercher. Je me sais incapable d'agir et j'ai trop peur de demander de l'aide pour ça.
Non mais tu m'imagines, ami lecteur, entrer dans le cabinet du psy et lui dire "Voilà docteur, j'ai eu des ruptures amoureuses qui m'ont fait souffrir et maintenant j'ai peur des femmes et de leur parler" ? Bon, la vérité, c'est que j'en ai toujours eu peur, que je n'ai jamais su ce qu'était la confiance en soi et qu'au premier échec (quoi que j'entreprenne ou presque d'ailleurs) j'abandonne.
Non, tout ça est bien trop puéril et anodin pour aller faire chier un psy qui voit défiler des tonnes de suicidaires et de dépressifs profonds toute la journée !
L'est pas sorti de l'auberge, Archie, et je vais passer encore des semaines à essayer de remonter la pente. J'avais si peur de retomber dans l'angoisse, les interrogations et l'introspection à outrance... Je vais me Lelapiniser et faire du rangement, du ménage, du dépoussiérage, du frottement, de l'aspiration, du serpillièrage. J'aime pas faire le ménage mais j'ai remarquer qu'avoir mon appart' nickel-chrome m'aidait à y voir plus clair.
Là par contre, je me dis que c'est une bonne raison d'aller voir le psy. Faudrait pas que je me mette à avoir des TOC !!!
17 septembre 2007
Tordu, finalement...
Moi c'est le genou gauche. Les escaliers sont une torture, se lever d'une chaise provoque immanquablement une douleur telle une dague traversant la rotule, et se lever une fois accroupi est un exploit qui se finit souvent les fesse par terre...
Arrivé dans le cabinet, petite liste de mes malheurs (physique bien sûr) et il me demande de monter sur une espèce de caisse en bois vitrée sur le dessus. Il commence à m'expliquer que sur une voiture, lorsqu'un pneu s'use, c'est la plupart du temps du à un dérèglement mécanique : défaut de parallélisme (ben, où qui veut en venir lui ? Ch'uis pas parallèle moi ? Ch'ais que j'ai pas une gueule de porte-bonheur mais quand même !)
Là il me fait descendre de son "aquarium" et vient derrière moi. Tout en continuant son analogie avec la mécanique, il me plaque d'un coup les bras le long du corp et ô stupeur !
Mes deux mains ne se placent pas aux mêmes endroits : l'une est devant ma cuisse droite, l'autre derrière la cuisse gauche (enfin presque derrière...)
Il me fait m'allonger pour me triturer les jambes, hitoire de confirmer que les ménisques ne sont pas touchés "vous voyez, si je fais ça à un type qui a le ménisque endommagé, il grimpe aux rideaux en pleurant sa mère même s'il est bâti comme Chabal !" Il est courageux le type, parce que Chabal, une fois redescendu de sa tringle, il te fait pareil avec ta colonne vertébrale lui !
Donc je suis tout tordu et donc je compense. Et du coup, le genou déguste. Une chondropathie rotulienne qu'il appelle ça. Résultat : port de semelles orthopédiques et 6 semaines de kiné JOURNALIERE !!! Avec étirement lombaire et autre réjouissances, renforcement abdominal en chaînes courtes (???) et un truc de barbare qui s'appelle le travail excentrique de Stanish (avec des poids et tout le toutim...)
J'vais morfler !
16 septembre 2007
Des fois, y'a des beignes qui se perdent !
Je me lève tôt par habitude. Même quand je ne bosse pas, à 8h du mat', les yeux s'ouvrent.
Ce matin c'était pénurie de pain, donc sitôt sorti du lit, je vais jusqu'à la boulangerie. J'aime bien y aller, la déco est sympa, tu vois le boulanger faire le pain juste à côté, derrière le comptoir des pains spéciaux et originaux, les vendeuses sont toutes sympathiques et ne sont pas seulement là pour échanger un mélange de farine et d'eau contre un mélange de cuivre et de nickel.
C'est le bonheur des petits commerces -même si 95 centimes pour une baguette (oui j'aime le bon pain et je prends toujours la baguette "tradition" plus chère mais bien meilleure !) ça fait cher le bonheur- le bonheur des petits commerces disais-je c'est le contact. On échange, on sourit, on se parle, on apprend la vie des autres, leur espoirs, leurs vacances, leurs enfants, leur malheurs, leur vie quoi.
Ce matin, la vendeuse avait une petite mine. Encore le seul client dans la boulangerie à 8h30 je lui demande ce qui ne va pas. Elle m'avoue qu'elle n'est là que pour un mois encore, le patron la vire. Elle a son petit caractère et visiblement, même si son boulot est bien fait, faut pas l'ouvrir même si on n'est pas content. Elle a quand même une idée de ce qu'elle veut faire, elle aime les enfants et veut bosser avec eux.
Entre temps un homme est entré dans la boulangerie, visiblement à la retraite, pressé et de mauvaise humeur. Je trouve extraordinaire ce cocktail. Comment peut-on être retraité, levé du pied gauche et pressé à 8h30 un dimanche matin ???
Non content de cet état de fait, le malotru se permet soudain d'interrompre notre petite conversation (il devait être 8h31 à peu de chose près...), s'il l'avait osé il m'aurait bien collé un coup d'épaule, et d'agresser la pauvre vendeuse en lui disant qu'il n'était pas là pour entendre parler de sa vie qu'il est pressé et qu'il veut deux baguettes bien cuites... Deux autres clients arrivés entre temps, abasourdis autant que moi, ne disent rien dans un premier temps. La vendeuse poliment lui rétorque qu'elle va le servir mais qu'il n'est pas obligé de l'agresser. Le vieux s'énerve encore plus et la menace de ne plus venir ici...Malheureusement, la pauvre boulangère, un peu perdue par tant de méchanceté de bon matin, lui amène deux baguettes peu cuites...
Là le vilain bonhomme, la lippe méprisante et le menton agressif comme savent si bien le faire les vieux, se met à crier qu'elle est atroce et qu'il ne remettrait pas les pieds ici !
Là, les deux client et moi ne pouvons retenir notre colère lui envoyons dans sa face de crétin qu'on attend que ça qu'il se barre et que cette boulangerie n'a pas besoin de clients de son genre !
La pauvre vendeuse, toute tremblante, s'excuse devant nous en bégayant et nous la rassurons. Ce n'est pas à elle de s'excuser mais à l'abruti et toujours très poétique dans mon phrasé (Jean-Luc Reichmann m'avait pourtant dit de l'améliorer mais c'est au-dessus de mes moyens...) je lui dis de ne pas s'inquiéter, ce type a certainement du s'en coincer une dans la lunette de ses chiottes ce matin et que ce n'a rien à voir avec elle...
Décidément, les vieux, jamais à court de réflexion sur l'impertinence et le manque de respect des jeunes, sont bien souvent les plus odieux personnages que j'ai jamais pu rencontrer !
Mon Dieu, Odin, Vishnu, Bouddha, Allah, Yahvé, Bélénos ou Osiris, qui que ce soit là-haut qui dirige cette taule, je vous en supplie, ne me laissez pas devenir un sale petit con de vieux. Faites de moi un vieil homme bienveillant et sage, amusant et amusé, pondéré et gentil.
Ou bien faites-moi mourir jeune.
13 septembre 2007
Human Beings
Deux mois que je me sens bien dans mes baskets, que je n'ai pas subi ces affreuses baisses de moral qui m'auraient bien fait sauter de mon balcon pour tomber dans le jardin du voisin farouchement gardé par son rottweiler, que je ne râle plus au boulot à tout bout de champ mais seulement quand c'est efficace et nécessaire, que je suis vraiment performant dans mon job et que j'arrive à faire avancer les choses (pas vite, mais comme les taureaux, ça avance de toute façon quelle que soit l'opposition. Je veux bien être sympa en ce moment, faut quand même pas me chercher des poux dans la tête !)
Toujours pas d'amélioration dans mes relations avec les femmes, en revanche. Je ne les intéresse pas, je suis transparent. Je n'y peux visiblement pas grand chose, parce que c'est pas faute de faire le clown, de sortir blagues sur blagues ni de me faire remarquer en faisant se taper sur les cuisses tout mon entourage. Apparemment, le rire ne paie plus sauf si t'es comique de profession ! C'est pas grave, j'en mourrais pas. La solitude ne tue que le temps.
Demain c'est un jour triste. Un collègue de boulot se casse. La Groussebouate n'a pas jugé opportun de le débaucher de sa boîte pour nous épauler. Pour une fois qu'un type est compétent, sympa, toujours de bonne humeur et la répartie adéquate toujours prête à fuser, y'a pas moyen de le garder. Tu te demandes du coup si cette putain de boîte ne le fait pas exprès de ne garder que des bras cassés, des opportunistes aux crocs qui raclent par terre et des tordus !
Et du coup, tu te demandes aussi pourquoi toi, ils t'ont embauché... Tordu ou bras cassé, Archie ?
11 septembre 2007
Savonnette 1-0 Archie
Sur un faux mouvement lors d’un va-et-vient (oui, je fais des va-et-vient de temps en temps, malgré l’absence totale de joutes sexuelles) de mes mains sur mon cuir chevelu, un horrible craquement dans la nuque et une vive douleur qui transperça mon omoplate gauche, ma colonne vertébrale et la base du crâne, m’immobilisèrent instantanément.
Bloqué, vaincu, trempé et moussu, je tentais maladroitement de me rincer avec la pomme de douche. L’étroite baignoire entravant mes mouvements, je me brûlais au 25ème degré en voulant augmenter la température de l’eau pour détendre et soulager mes muscles dorsaux complètement recroquevillés.
L’épisode de l’essuyage fut un grand moment aussi, bien que la douleur du coincement soit estompée par celle des brûlures…
Elle n'est pas passé, ses cachets ont fait moyennement effet et je me suis baladé toute la journée en grimaçant à chaque mouvement un peu brusque et me tournant raidement vers mes interlocuteurs tel C3-PO pour leur parler. Lesquels interlocuteurs se plaçaient sournoisement de part et d'autre plutôt que face à moi afin de m'obliger à me ridiculiser d'avantage si c'était possible !
Bref, ce fut une loooooongue journée, très pénible et je crains que demain ne soit du même tonneau. A moins que MM. Aberlour et Glenfiddich ne me soignent efficacement !
16 août 2007
Du changement dans la continuité
Je rentre dans un nouveau cycle d’introspection en me posant toujours les mêmes questions. Sauf que pour le moment le moral n’est pas en chute libre.
La raison ? Le week-end dernier la Petite Fée m’invite à un barbec pour le dimanche soir et une de ses amies, jeune maman de 24 ans, m’a coincé au moment de partir et nous avons discuté quelques minutes en regardant les étoiles… Et puis elle m’a invité à les rejoindre le mardi suivant pour un resto.
Le genre de signe que j’attendais, une femme qui m’aborde sans complexe et avec qui je n’aurai pas d’appréhension.
Il ne s’est rien passé de fabuleux au resto, ce fameux mardi. Juste une bonne soirée entre amis, des discussions sympas et des rires. La jeune femme en question a une vie compliquée et bancale (un fils qu’elle ne voit que l’après-midi parce qu’elle bosse de 5h à 12h00, une rupture fraîche et qui lui a donné la fâcheuse habitude de fumer un joint pour s’endormir…) donc pas trop le genre qui me rassurerait et me stabiliserait. J’ai déjà donné dans ce registre et hormis une certaine délivrance sexuelle, ça ne m’a apporté que des ennuis et de la tristesse...
Mais comme d’habitude je me pose des questions existentielles. Est-ce que je m’intéresse à elle parce que je la trouve à mon goût ou bien parce qu’elle a fait le premier pas ? C’est vrai que la première impression qu’elle m’a fait était plus que positive : je l’ai trouvé superbe (par la suite je l’ai trouvé jolie mais sans plus, mais là encore, est-ce parce que je ne veux pas m’engager avec qui que ce soit ?)
Des questions et des craintes comme ça j’en ai des tonnes…
La crainte de n’être pas un bon petit ami, la crainte de ne pas plaire, la peur de s’attacher ou bien de ne pas l’être à une fille bien qui elle me serait attachée, la peur d’être amoureux et de rien recevoir en retour, la peur de perdre ma liberté, de subir des contraintes et des problèmes que je n’aurais pas eu en restant seul, la crainte de faire souffrir… Je sais que si j’arrivais à sortir avec une femme, elle ne serait pas forcément celle avec qui ça marchera. C’est quasiment impossible de trouver le bon numéro au premier coup. Chacun y va de son conseil et de sa petite phrase : « mais vas-y tu t’en fous », « amuse-toi », « éclate-toi », « ne pense pas tout de suite à la Grande Histoire »… Mais moi ça ne m’amuse pas de collectionner les femmes comme on collectionne les capsules ou les pièces de monnaie. Et puis d’abord pour collectionner il faut avoir les moyens de réaliser la collection… Moi j’ai pas les moyens de collectionner les femmes !
Je dois tout apprendre à nouveau, apprendre les règles, apprendre les chemins, apprendre les méthodes, apprendre qui je suis devenu, apprendre qui m’attire, apprendre qui et quoi éviter… Si mon corps se souvient et sait faire, mon esprit a tout effacé et je dois tout reprendre depuis le début…
C’est effrayant de constater à quel point je suis descendu bas, à quel point j’ai été affecté et détruit, a quel point le peu de personnalité que j’avais réussi à bâtir a été complètement anéanti.
J’ai une page blanche devant moi et je peux en faire ce que je veux. Et ça aussi c’est terriblement effrayant. Parce que je peux encore faire tellement d’erreurs et de mal.
Vais-je trouver le courage de commencer à remplir la page ?
09 août 2007
Français, faites-vous traire !
La voiture d’occase est un marché pour les gens friqués. Je parle de la voiture d’occase normale, pas la trapadelle d’étudiant ou de chômeur en fin de droit. Tu vas me dire, ami lecteur, que je fais mon kéké de base en voulant me payer une caisse de luxe au prix d’une vulgaire twingo première génération. C’est pas faux mais je suis sorti de France (par internet, ça va de soi…) pour voir s’il ne faisait pas meilleur temps sur les marchés automobiles européens.
Ben y’a pas photo ! Une RX-8 se négocie à partir de 13000/14000 euros (j'en ai même vue une à 10000 mais bon, là ça sent la morue...), alors qu’en France en trouver une à moins de 18000 tient du miracle !
08 août 2007
Article Popol de la semaine 32/2007
Au programme cette semaine :
- ball-trap, un (vrai !) sport en perte de vitesse,
- la première victoire de Pur Malt FC,
- horoscope.
Le Père possède le fusil de son grand-père et quantité de cartouches. Arrivée au ball-trap, un champ aménagé à 50 m de la départementale avec un camion frigo, un camion sono, une tente de 30 m de long pour la buvette et des rubalises pour délimiter le parking et le champ de tir, nous voilà avec les cartouches dans un sac de supermarché et le fusil cassé (ouvert) sur l’épaule du Père.
Nous nous renseignons sur les modalités d’inscriptions et nous voilà alignés sur une charrette, en train d’examiner les deux fusil prêtés par les organisateurs et de prendre des cartouches dans le sac.
L’ambiance est bon enfant, tu viens les mains dans les poches (mais avec de la caillasse sinon tu vas pas loin !) et te voilà avec un calibre 12 prêt à réduire en poussière des espèces de sous-tasses oranges fluos flottant à tout allure dans le ciel bleu !
Et là, commence le plus dur : bien tenir le fusil, se tenir prêt à suivre le pigeon d’argile avec le canon et le rattraper puis le dépasser et le descendre. Mais c’est pas si simple. Le pigeon peut partir à peu prêt dans n’importe quelle direction dans un champ de 90° devant toi. Et il vaut mieux tirer le plus tôt possible, car sinon les plombs se dispersent et le pigeon s’éloigne et il est pratiquement impossible à un débutant de toucher le pigeon à la deuxième cartouche.
Et puis le fusil te percute l’épaule avec violence, ce qui fait que le deuxième coup est d’une précision toute aléatoire ! En plus, au bout de quelques cartouches, ladite épaule en prend un coup. Les deux colosses qui m’accompagnent marquent comme des gonzesses et se retrouvent bientôt avec l’épaule droite mâchée et le sang à fleur de peau. Pour ma part, je m’en tire avec de toutes petites marbrures roses. Les deux rigolos en sont ébahis ! (et moi aussi d’ailleurs…)
Résultat des courses, sur trois planches de 5 pigeons, le Père touche au moins une fois à chaque planche et termine avec un résultat de 4 pigeons explosés, le Grenoblois a tiré trente cartouches et tous ses pigeons s’en sortent indemnes (hé hé hé) quand à ton serviteur il a tiré 29 cartouches car lors de la première planche, le dernier pigeon fut percuté, par le plus grand des hasards, par un plomb certainement perdu !
Lundi matin, l’épaule n’était toujours pas marquée, mais bien endolorie !
Et c’est vraiment sympa comme sport, car c’en est un : précision, vitesse, force, coup d’œil, technique… C’est un sacré coup de force que de toucher à chaque fois ! Et les champions y arrivent ! Essayez, c’est une alternative aux week-ends plan-plan à la plage. Et puis ça devient de plus en plus rare en raison des contraintes de sécurité, l’urbanisation galopante et les mauvais coucheurs qui crèchent à 1km des champs et qui se plaignent du bruit. Ils pleureront plus fort lorsque leur petit pavillon sera entouré par des cités et des zone d’activités grouillant de fast-food, concessionnaires et autres discounteries !
Pour assurer le maintien il faut atteindre 18 points environ, il reste encore 11 matchs et 14 points à prendre sur 33. Samedi, la rencontre face à un concurrent direct pour le maintien, voire les places d’honneur, sera un match important.
Horoscope : mon hebdomadaire télé préféré me prévoit cette semaine...
Amour : votre vie de famille occupe une très grande place dans votre coeur en ce moment. Dés lors, on comprend mieux pourquoi vous êtes si dévoué à vos proches.
C'est vrai que c'est bientôt l'anniversaire de ma filleule, que je dois récupérer le catalogue de jouets de mon CE pour qu'elle et son frère aient leur cadeau de Noël à temps cette année et que j'ai promis à leur père de l'emmener samedi au Stade Vélodrome voir l'OM botter le train aux bretons ! C'est pas un super tonton/parrain/beauf que je suis, hein ?
Amitié : vous chercher trop à convaincre vos amis. Donnez-leur le temps d'y croire.
Mais... mais... croire à quoi, enfin bon sang d'bois ???
Activités : votre situation n'est pas claire. Si vous êtes en vacances... ( heuuu, ben non. Bon on passe à "si vous trimez" direct alors...) ...si vous travaillez encore, des clarifications s'imposent.
C'est vrai qu'il va falloir qu'on ait une petite discussion mon manager et moi. Parce que ça commence à sentir mauvais les rumeurs et moi, j'aime pas quand ça pue !
Vitalité : si parfois vous vous sentez un peu patraque, c'est uniquement dû à votre crainte de prendre des risques.
C'est pas en prenant des risques qu'on perd vachement en vitalité, d'habitude ? Si hein... portnawak c't'horoscope !
Vivre avec la Lune : élaborez un seul projet et donnez-vous la chance et les moyens de le réaliser.
Justement je viens de faire le tour de quelques assurances pour mon futur bolide et franchement, il y a de quoi faire des économies. Désolé chère mutuelle, mais je crois que je vais demander le divorce en 2008 !
A la semaine prochaine...
01 août 2007
Encore au fond de la tasse...
Après un mois de bons et loyaux services, le moral est parti, ça y est. De nouveau la morosité, le manque d’envie de quoi que ce soit, l’espèce de désespoir de ne pas trouver les réponses aux questions, ces questions, toujours les mêmes, qui tournent sans arrêt dans la tête nuit et jour, la sourde angoisse qui noue les tripes sans aucune raison, l’envie de ne plus être seul, la peur de perdre l’indépendance et les rênes de sa vie en cas de rencontre, l’impression de n’intéresser personne, de faire partie du décor, savoir que l’on a besoin d’aide mais ne pas savoir à qui s’adresser, se sentir couler à nouveau…
J’ai un tas de douleurs et de trucs déglingués à remettre en place et soigner. Mais j’ai pas envie. Quand Didi me serine d’aller voir son médecin du sport, je m’entends penser « Mais pourquoi ? Ca sert plus de toute façon… »
Je ne fais plus aucun sport, je déteste bouger et sortir, ça me recolle des angoisses terribles. Je me recroqueville comme une feuille verte sous un chalumeau ! Je dépéris, mange quasiment rien mais arrive à grossir quand même (bon un peu d’alcool c’est vrai que ça n’arrange rien !)
Ce sentiment d’être un loser grand format me pèse sur les épaules, je traîne un fardeau. Je crois que pour la première fois depuis longtemps j’accepterai de bosser loin. Changer d’air et d’atmosphère, aller là où personne ne connaît Archie et n’aurait de jugement.
La NZ m’appelle, là bas je me sentais bien. Je sais, y être en vacances et y bosser sont deux choses bien différentes. Mais je ne peux pas croire que l’esprit que j’y ai senti soit différent selon que l’on vit ou que l’on voyage dans ce pays. Il me faut attendre encore deux ans pour y retourner à moins de gagner au loto… Et essayer de savoir si je pourrais supporter d’y vivre.
C’est de la schizophrénie ou pas ?
