Après une semaine de p'tites pilules, l'envie de dormir s'estompe. Mais aujourd'hui est le jour du doublement de la dose. Je vais savoir d'ici quelques heures si je suis reparti pour un week-end de marmotte.
Je réfléchis un peu sur mon état et la façon dont je vais arriver à me sortir de ce trou à rat. Une discussion avec la Philosophe (la mère du Sexo) m'a un peu démoralisé. Elle est revenu sur un épisode de ma relation avec l'Ex-Future-Madame-Archie (on va l'appeler l'EFMA, hein...) où elle m'a vu réagir comme un "vieux mari" alors que nous étions ensemble depuis quelques mois.
Il faut dire qu'avant d'être avec l'EFMA j'étais plutôt du genre mouton docile avec mes petites amies. Ca m'arrivait tellement rarement d'être avec une nana que je m'efforçais de satisfaire tous ses désirs. Evidemment, ça finissait toujours par une rupture pure et simple. Et comme aucune d'entre elles n'a jamais daigné m'expliquer ce qui ne lui allait pas au lieu de se barrer comme une voleuse de poules, je n'ai jamais changé ma façon de me conduire.
Sauf avec l'EFMA. Là, le Sexo et mes potes de l'époque m'ont expliqué que les femmes, ça aime les machos, les mecs qui dirigent, qui décident du cap et qui prennent l'initiative. Bref, qui font ce qui leur plaît.
Au début j'étais plutôt mouton docile mais comme l'EFMA était très jeune, j'ai rapidement pris l'ascendant. J'avais un boulot plutôt prenant et épuisant. Les sorties après le taf, ça m'enchantait pas des masses (le 2 x 12 h avec alternance jour/nuit ça vous brise un homme qui n'est pas capable de supporter). Bref, dés le début c'était mal engagé et quand la perfide s'est dégoté un chatteur sur le net elle n'a pas longtemps hésité à fuir.
Le bilan de tout ça est que je ne sais pas m'occuper de mes compagnes. Aucun de mes choix, aucunes de mes décisions ne se révèlent les bons. Je ne suis pas un bon petit ami, je ne sais pas satisfaire celle avec qui je suis, comment me comporter avec elle. Je dois apprendre à me satisfaire de ma vie de célibataire et à en profiter seul.
Marabout, va falloir que tu me montres comment y arriver. Il en va du bien de la gent féminine ! Je suis un faiseur de malheureuses et de salopes !!! Ô Grand Marabout guide-moi jusqu'au pays du Serein Solitaire !!!
28 décembre 2007
23 décembre 2007
En plein trip
Mon premier après-midi sans sieste. Non pas que l'envie de dormir ne soit pas là mais un bon épisode de NCIS et un film de Clint, tout deux enregistrés, m'ont maintenu éveillé.
J'ai envie de dormir mais je dois sortir distribuer les cadeaux à ceux qui me sont proches mais qui ne me verront pas au réveillon de Noël.
Je suis lent, précautionneux même. Fébrile un peu comme lorsque j'ai de la fièvre. Je ne suis pas angoissé. Je ne me rendais pas compte à quel point je l'étais. Quand je m'en apercevais c'était que l'angoisse atteignait un paroxysme. Maintenant que les petites pilules font effet c'est fou comme je me sens mieux. C'est pas la forme olympique, loin de là. Je suis triste, déprimé et abattu. Mais au moins je respire normalement sans avoir ce poids sur le coeur et cette froide lame qui fouaillait mes tripes.
Un autre effet secondaire c'est l'absence d'appétit. Deux jours que je ne mange pas le midi. Heureusement je n'ai pas mangé chez moi le soir depuis jeudi et j'ai bien été obligé d'avaler quelque chose. Et puis le petit-déj étant devenu un réflexe, je mange sans plaisir mais je mange.
J'ai des idées farfelues aussi. Comme celle qui me fait penser que l'accouchement de l'Ex-Future-Madame-Archie correspond au moment où j'ai commencé à perdre les pédales, il y a trois semaines. Genre le lien qui nous unissait autrefois existait encore et a disparu ce jour là... Bouuuuuh ! Si jamais je parle à ma mamie qui n'est plus de ce monde depuis près de 10 ans, ces p'tites pilules vont avoir un sacré succès !!!
Le rendez-vous avec le Marabout du teston s'est bien passé. D'après ce que j'ai compris, j'ai droit au must de ce qui se fait en psychiatrie dans le coin, dixit le Sexo. Et c'est vrai qu'il a l'air de maîtriser le gars. Sympa, gentil, limite timide au premier abord mais un regard incisif et moi qui avait peur qu'il prenne mes problèmes pour les broutilles d'un type qui se laisse aller parce qu'une nana a été méchante avec lui j'ai été rassuré. Enfin façon de parler. Parce que lui, ça n'avait pas l'air de le faire rire du tout. Plutôt inquiet qu'il était.
Il m'a dit que je faisais une dépression (bon ok, c'est pas une découverte...) mais qu'elle durait depuis trop longtemps. Et qu'en premier lieu avant d'attaquer les problèmes sérieux par une psychothérapie, il fallait soigner la dépression et me faire retrouver un équilibre. Donc p'tites pilules...
Bref, Archie est shooté depuis trois jours et même s'il se sent un peu à côté de ses pompes, il a l'impression que son esprit se repose et lâche du lest. J'ai l'impression de démarrer un autre chapitre, de tourner une page. J'ai décidé de me soigner et d'avancer, d'envisager de faire quelque chose de ma vie et ne plus la laisser dériver.
Ca va être un travail de longue haleine, je vais en baver et certainement avoir envie de tout envoyer balader par moment. Mais si je suis du genre défaitiste et laisser facilement tomber, je ne lâche jamais quand je suis acculé. Et là, dos au mur je le suis.
Du coup, je me dis que j'ai peut-être une toute petite chance...
Bonnes fêtes à tous !
J'ai envie de dormir mais je dois sortir distribuer les cadeaux à ceux qui me sont proches mais qui ne me verront pas au réveillon de Noël.
Je suis lent, précautionneux même. Fébrile un peu comme lorsque j'ai de la fièvre. Je ne suis pas angoissé. Je ne me rendais pas compte à quel point je l'étais. Quand je m'en apercevais c'était que l'angoisse atteignait un paroxysme. Maintenant que les petites pilules font effet c'est fou comme je me sens mieux. C'est pas la forme olympique, loin de là. Je suis triste, déprimé et abattu. Mais au moins je respire normalement sans avoir ce poids sur le coeur et cette froide lame qui fouaillait mes tripes.
Un autre effet secondaire c'est l'absence d'appétit. Deux jours que je ne mange pas le midi. Heureusement je n'ai pas mangé chez moi le soir depuis jeudi et j'ai bien été obligé d'avaler quelque chose. Et puis le petit-déj étant devenu un réflexe, je mange sans plaisir mais je mange.
J'ai des idées farfelues aussi. Comme celle qui me fait penser que l'accouchement de l'Ex-Future-Madame-Archie correspond au moment où j'ai commencé à perdre les pédales, il y a trois semaines. Genre le lien qui nous unissait autrefois existait encore et a disparu ce jour là... Bouuuuuh ! Si jamais je parle à ma mamie qui n'est plus de ce monde depuis près de 10 ans, ces p'tites pilules vont avoir un sacré succès !!!
Le rendez-vous avec le Marabout du teston s'est bien passé. D'après ce que j'ai compris, j'ai droit au must de ce qui se fait en psychiatrie dans le coin, dixit le Sexo. Et c'est vrai qu'il a l'air de maîtriser le gars. Sympa, gentil, limite timide au premier abord mais un regard incisif et moi qui avait peur qu'il prenne mes problèmes pour les broutilles d'un type qui se laisse aller parce qu'une nana a été méchante avec lui j'ai été rassuré. Enfin façon de parler. Parce que lui, ça n'avait pas l'air de le faire rire du tout. Plutôt inquiet qu'il était.
Il m'a dit que je faisais une dépression (bon ok, c'est pas une découverte...) mais qu'elle durait depuis trop longtemps. Et qu'en premier lieu avant d'attaquer les problèmes sérieux par une psychothérapie, il fallait soigner la dépression et me faire retrouver un équilibre. Donc p'tites pilules...
Bref, Archie est shooté depuis trois jours et même s'il se sent un peu à côté de ses pompes, il a l'impression que son esprit se repose et lâche du lest. J'ai l'impression de démarrer un autre chapitre, de tourner une page. J'ai décidé de me soigner et d'avancer, d'envisager de faire quelque chose de ma vie et ne plus la laisser dériver.
Ca va être un travail de longue haleine, je vais en baver et certainement avoir envie de tout envoyer balader par moment. Mais si je suis du genre défaitiste et laisser facilement tomber, je ne lâche jamais quand je suis acculé. Et là, dos au mur je le suis.
Du coup, je me dis que j'ai peut-être une toute petite chance...
Bonnes fêtes à tous !
19 décembre 2007
Surprise du soir
Internet est une incroyable mine d'informations. Même de celles qu'on aimerait ne pas avoir.
L'autre jour, dans ma boîte mail professionnelle je reçois un mail d'un célèbre site féminin, pour faire la pub de je ne sais plus quel article. Je clique et je surfe un peu sur le site, voir ce que les femmes racontent. C'est plus ou moins intéressant pour qui veut avoir une petite idée de ce qui se dit chez les filles.
Et là je vois un pseudo dans un forum qui m'interpelle : "grisperle"... L'Ex-Future-Madame-Archie utilisait ce pseudo sur un site à l'époque où nous étions ensemble. Stupeur et tristesse sur le coup, elle semble enceinte. Mais je ne sais pas vraiment si c'est elle. Bon évidemment en consultant le profil -succint- elle a le même âge donc ça me déboussole un peu. Je sais bien qu'elle n'allait quand même pas finir vieille fille et sans enfant mais quand même ça file un coup.
Ce soir, j'ai eu confirmation. En cherchant à voir les plus anciens messages la concernant (oui, je sais, c'est un peu de l'autoflagellation, mais vu que je suis dans une période où je mets à nu tout ce qui me perturbe, je voulais en avoir le coeur net) j'ai trouvé un post dans un forum
qui récapitule un peu un groupe de filles avec le pseudo, le prénom, l'âge, le prénom du compagnon et son âge et la ville où ils crèchent etc...
Là aucun doute, tout correspond.
L'Ex-Femme-De-Ma-Vie a accouché il y a quelques jours d'une petite fille...
D'accord, c'était plus facile pour elle d'avancer à l'époque : nouveau boulot bien payé, nouveau petit copain, nouvel appart', nouvelle vie sur la bonne pente...
Mais moi je n'ai fait que me laisser couler et me voilà au fond du puits. Certes j'ai demandé de l'aide et je vais en avoir. Mais j'ai gâché trois ans de ma vie. Pendant qu'elle bâtissait la sienne.
J'espère que ça va me motiver pour me relever. Au fond de moi je me sens plus serein bizarrement. Croyais-je dans mon inconscient que je pourrais un jour la retrouver ? Ca me paraît tellement impossible sachant que je ne la considère pas comme celle que j'aimais. Pour moi elle était comme morte, cette autre femme que j'ai vu naître je ne la connais pas.
En tout cas, si je me sens abattu, ça n'est qu'une petite dose de plus sur tout ce qui me fait me sentir si mal. Le marabout du teston va avoir vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à voir avec moi !
En tout cas, une chose est sûre, je lui souhaite tout le bonheur possible à cette petite fille. Malgré sa mère...
L'autre jour, dans ma boîte mail professionnelle je reçois un mail d'un célèbre site féminin, pour faire la pub de je ne sais plus quel article. Je clique et je surfe un peu sur le site, voir ce que les femmes racontent. C'est plus ou moins intéressant pour qui veut avoir une petite idée de ce qui se dit chez les filles.
Et là je vois un pseudo dans un forum qui m'interpelle : "grisperle"... L'Ex-Future-Madame-Archie utilisait ce pseudo sur un site à l'époque où nous étions ensemble. Stupeur et tristesse sur le coup, elle semble enceinte. Mais je ne sais pas vraiment si c'est elle. Bon évidemment en consultant le profil -succint- elle a le même âge donc ça me déboussole un peu. Je sais bien qu'elle n'allait quand même pas finir vieille fille et sans enfant mais quand même ça file un coup.
Ce soir, j'ai eu confirmation. En cherchant à voir les plus anciens messages la concernant (oui, je sais, c'est un peu de l'autoflagellation, mais vu que je suis dans une période où je mets à nu tout ce qui me perturbe, je voulais en avoir le coeur net) j'ai trouvé un post dans un forum
qui récapitule un peu un groupe de filles avec le pseudo, le prénom, l'âge, le prénom du compagnon et son âge et la ville où ils crèchent etc...
Là aucun doute, tout correspond.
L'Ex-Femme-De-Ma-Vie a accouché il y a quelques jours d'une petite fille...
D'accord, c'était plus facile pour elle d'avancer à l'époque : nouveau boulot bien payé, nouveau petit copain, nouvel appart', nouvelle vie sur la bonne pente...
Mais moi je n'ai fait que me laisser couler et me voilà au fond du puits. Certes j'ai demandé de l'aide et je vais en avoir. Mais j'ai gâché trois ans de ma vie. Pendant qu'elle bâtissait la sienne.
J'espère que ça va me motiver pour me relever. Au fond de moi je me sens plus serein bizarrement. Croyais-je dans mon inconscient que je pourrais un jour la retrouver ? Ca me paraît tellement impossible sachant que je ne la considère pas comme celle que j'aimais. Pour moi elle était comme morte, cette autre femme que j'ai vu naître je ne la connais pas.
En tout cas, si je me sens abattu, ça n'est qu'une petite dose de plus sur tout ce qui me fait me sentir si mal. Le marabout du teston va avoir vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à voir avec moi !
En tout cas, une chose est sûre, je lui souhaite tout le bonheur possible à cette petite fille. Malgré sa mère...
17 décembre 2007
Big fear
Aujourd'hui c'était le repas du service. Payé par la Groussebouate. Je ne voulais pas y aller, franchement pas trop la tête à ça. Mais tout le monde a insisté. Je sais pas si c'est pour m'avoir à l'oeil et ne pas me laisser seul au taf ou vraiment pour essayer de me faire passer un bon moment.
Bref, je n'y suis allé que parce que Didi m'a proposé de m'emmener et de me ramener pour qu'on puisse tailler une bavette. Mais comme un cataplasme, ce moment passé entre collègues (et même amis) et Didi, une fois refroidi me laisse plus démuni face à la solitude que si j'étais resté seul. Encore cette dualité en moi, un qui aimerait avoir plus de moment partagés mais néanmoins l'autre qui ne supporte pas de rester entouré.
La pression monte, petit à petit. L'angoisse. Elle me coupe toute envie, je suis incapable de me concentrer sur quelque chose. Peur de ce rendez-vous. Peur de découvrir des choses que je me cache encore. Peur de découvrir que j'ai réellement envie d'aimer. J'ai l'impression de retenir ce que je ressens envers mes proches parce que l'amour fait mal. Peur d'aimer trop, d'aimer sans retour. Peur d'avancer, de souffrir mentalement, de ne pas y arriver. Peur de faire ça pour rien, d'avoir déjà tout gâché. Peur de ne pas avoir le courage d'affronter tout ça. Peur de ne pas trouver ce qui cloche ou bien d'être incapable d'y remédier. Peur peur peur peur peur peur peur... Depuis des années je ne vis guidée que par elle et c'est devenue une vieille compagne. Comme une béquille et une armure qui me soutenaient et me blindaient contre tout ce qui pouvait m'atteindre, bien ou mal d'ailleurs. Une fois la peur disparue qu'est-ce qui va me protéger et me soutenir ? Tout va m'atteindre, me toucher au coeur, me déchirer, me mettre à terre aussi sûrement qu'une épée tailladant un homme nu et sans défense.
Car je me connais, après deux psychothérapies, quand je me lance dans ce genre d'opération j'attends le dernier moment. Quand je ne peux plus tenir et que les barrières tombent toutes seules par manque d'énergie. Ce type, jeudi matin, va me trouver désarmé et épuisé et il n'aura aucun mal à me disséquer. Je ne lui cacherai rien parce que j'ai décidé de le faire. Et ça m'effrait terriblement, il pourra sortir de moi toutes les saloperies que j'ai enfoui et me les montrer, me les faire toucher du doigt ou me les coller en pleine tronche. L'abcès est mûr et quand il va presser un peu tout va débouler et va falloir un bon moment pour tout nettoyer !
J'ai fait le plein de kleenex, va pas falloir que je les oublie.
Bref, je n'y suis allé que parce que Didi m'a proposé de m'emmener et de me ramener pour qu'on puisse tailler une bavette. Mais comme un cataplasme, ce moment passé entre collègues (et même amis) et Didi, une fois refroidi me laisse plus démuni face à la solitude que si j'étais resté seul. Encore cette dualité en moi, un qui aimerait avoir plus de moment partagés mais néanmoins l'autre qui ne supporte pas de rester entouré.
La pression monte, petit à petit. L'angoisse. Elle me coupe toute envie, je suis incapable de me concentrer sur quelque chose. Peur de ce rendez-vous. Peur de découvrir des choses que je me cache encore. Peur de découvrir que j'ai réellement envie d'aimer. J'ai l'impression de retenir ce que je ressens envers mes proches parce que l'amour fait mal. Peur d'aimer trop, d'aimer sans retour. Peur d'avancer, de souffrir mentalement, de ne pas y arriver. Peur de faire ça pour rien, d'avoir déjà tout gâché. Peur de ne pas avoir le courage d'affronter tout ça. Peur de ne pas trouver ce qui cloche ou bien d'être incapable d'y remédier. Peur peur peur peur peur peur peur... Depuis des années je ne vis guidée que par elle et c'est devenue une vieille compagne. Comme une béquille et une armure qui me soutenaient et me blindaient contre tout ce qui pouvait m'atteindre, bien ou mal d'ailleurs. Une fois la peur disparue qu'est-ce qui va me protéger et me soutenir ? Tout va m'atteindre, me toucher au coeur, me déchirer, me mettre à terre aussi sûrement qu'une épée tailladant un homme nu et sans défense.
Car je me connais, après deux psychothérapies, quand je me lance dans ce genre d'opération j'attends le dernier moment. Quand je ne peux plus tenir et que les barrières tombent toutes seules par manque d'énergie. Ce type, jeudi matin, va me trouver désarmé et épuisé et il n'aura aucun mal à me disséquer. Je ne lui cacherai rien parce que j'ai décidé de le faire. Et ça m'effrait terriblement, il pourra sortir de moi toutes les saloperies que j'ai enfoui et me les montrer, me les faire toucher du doigt ou me les coller en pleine tronche. L'abcès est mûr et quand il va presser un peu tout va débouler et va falloir un bon moment pour tout nettoyer !
J'ai fait le plein de kleenex, va pas falloir que je les oublie.
12 décembre 2007
Coup de bambou
Ce matin c'était pas la grande forme. Mauvaise nuit due au rhume qui me réveille toutes les heures ou presque par des quintes de toux. Mouchages bruyants mais nécessaires pour quelques dizaines de minutes de sommeil puis re-réveil... Un régal. Du coup la tête dans le cul jusqu'aux épaules pour aller bosser.
Légère angoisse ensuite pour téléphoner au marabout du teston. J'appelle, tombe sur l'inévitable secrétaire qui me dit que ça ne sera pas possible avant... Mars 2008 ! Je suis tellement abasourdi que je lâche en chuchotant un "Nom de Dieu !"
Là, l'angoisse s'installe pour de bon. Je réponds que de toute façon je n'ai guère le choix, même si elle me conseille de chercher d'autres spécialistes, je subodore que les dates disponibles avoisineraient la même période. Elle m'assure quand même qu'en cas de problème ou d'urgence je pouvais appeler.
Là je ne sais plus trop où j'en suis. Je me sens mal depuis déjà presque deux semaines, je suis épuisé mentalement et le physique n'est pas loin de lâcher aussi. Attendre trois mois risque d'être dur à supporter, même si je sais que le marabout ne fera pas de miracle et ne me remettra pas sur pied d'un claquement de doigts. Les vacances de Noël approchent et j'aurai le temps de voir la famille, me reposer et recharger un peu les batteries. Avoir une ou deux séances avant pour sentir au moins les bases d'une avancée me soulagerait un tantinet quand même !
De toute façon je n'y peux rien c'est comme ça. J'envoie un mail au Sexo pour lui dire qu'en fait son collègue n'est pas dispo comme il me l'avait dit et que j'ai rendez-vous dans trois mois. Je me sens de plus en plus fatigué d'un coup. Cette histoire m'atteint bien plus que je ne le croyais. Je ne comprends pas ce qui se passe.
Un collègue d'une société qui bosse pour la Groussebouate passe me demander un renseignement sur des travaux que j'ai lancé il y a un mois. Un truc bateau que j'ai expliqué en long en large et en travers avec force schémas et descriptions. Le bistable bascule et je m'énerve. Ils sont 4 dans leur équipe et ils sont tous passés les uns après les autres pour savoir ce qu'il fallait faire... J'explose (enfin, c'est un pétard mouillé plus qu'une bombe, j'ai plus l'énergie pour péter un câble...) ressors un croquis griffonné sur mon cahier et le collègue repart, un peu chiffonné. Moi je me sens de plus en plus mal.
Le téléphone re-sonne. La secrétaire qui m'appelle pour m'inciter à venir au repas du service au resto lundi prochain, dont j'ai décliné l'invitation parce que j'ai pas trop la tête à ça en ce moment. Elle insiste encore un peu, arguant que cela me fera justement du bien de passer un moment entre copains. Je sais qu'elle a raison et ne proteste pas quand elle me dit qu'elle me compte toujours dans les participants. Si je ne veux pas venir, je lui dirai demain.
Cette sollicitude est de trop. Je sais que tout le monde se rend compte que je ne vais pas bien, je n'arrive plus à maintenir les barrières et garder le masque. Je fonds brusquement en larmes, de grosses gouttes qui tombent en silence, tout doucement. Ca coule tout seul, impossible de m'arrêter. Je renifle, le débit des larmes double d'un coup.
Je ne comprends pas ce qui m'arrive. J'aimerai être comme tous ces gens qui chutent, se relèvent en riant et passent à autre chose. Pourquoi moi je ne peux pas faire ça ? Pourquoi je ne me secoue pas et que je ne pars pas en courant régler tous les problèmes du boulot, puis faire la fête avec des potes, draguer outrageusement en balayant les rateaux d'un revers de main et d'un éclat de rire passer à une autre fille en buvant comme un trou et dansant comme un feu follet ?
Non, je suis là dans mon bureau à chialer comme un gamin qui vient de s'écorcher le genou.
Le téléphone sonne. C'est le Sexo. Il me dit qu'il va appeler son collègue directement et que c'est normal d'avoir un rendez-vous si loin en étant passé par la secrétaire. J'essaie de ne pas laisser passer les sanglots dans ma voix. J'entends à la sienne que c'est raté. Il a compris que c'est vraiment pas la grande forme. Je repleure de plus belle sitôt raccroché.
Il rappelle 5 minutes après, je dois rappeler le marabout ce soir. Il est seul après 19 heures et il lui a confirmé qu'il n'y avait aucun problème; je ne tenais pas à faire le forcing et à lui perturber son taf. Cette fois je n'arrive quasiment pas à parler et je ne cherche même pas à cacher mes pleurs.
Je ne pensais pas aller si mal que ça. Le marabout va avoir du boulot... Hypersensible, manque de confiance en moi, problèmes affectifs, enfance pas très marrante, problèmes relationnels, peur de la foule, de l'avenir, du changement, de l'imprévu, d'aimer...et peut-être d'autres que je n'ai pas encore découvert !
Dans une demi-heure je dois appeler le marabout, mon estomac se révulse déjà.
Légère angoisse ensuite pour téléphoner au marabout du teston. J'appelle, tombe sur l'inévitable secrétaire qui me dit que ça ne sera pas possible avant... Mars 2008 ! Je suis tellement abasourdi que je lâche en chuchotant un "Nom de Dieu !"
Là, l'angoisse s'installe pour de bon. Je réponds que de toute façon je n'ai guère le choix, même si elle me conseille de chercher d'autres spécialistes, je subodore que les dates disponibles avoisineraient la même période. Elle m'assure quand même qu'en cas de problème ou d'urgence je pouvais appeler.
Là je ne sais plus trop où j'en suis. Je me sens mal depuis déjà presque deux semaines, je suis épuisé mentalement et le physique n'est pas loin de lâcher aussi. Attendre trois mois risque d'être dur à supporter, même si je sais que le marabout ne fera pas de miracle et ne me remettra pas sur pied d'un claquement de doigts. Les vacances de Noël approchent et j'aurai le temps de voir la famille, me reposer et recharger un peu les batteries. Avoir une ou deux séances avant pour sentir au moins les bases d'une avancée me soulagerait un tantinet quand même !
De toute façon je n'y peux rien c'est comme ça. J'envoie un mail au Sexo pour lui dire qu'en fait son collègue n'est pas dispo comme il me l'avait dit et que j'ai rendez-vous dans trois mois. Je me sens de plus en plus fatigué d'un coup. Cette histoire m'atteint bien plus que je ne le croyais. Je ne comprends pas ce qui se passe.
Un collègue d'une société qui bosse pour la Groussebouate passe me demander un renseignement sur des travaux que j'ai lancé il y a un mois. Un truc bateau que j'ai expliqué en long en large et en travers avec force schémas et descriptions. Le bistable bascule et je m'énerve. Ils sont 4 dans leur équipe et ils sont tous passés les uns après les autres pour savoir ce qu'il fallait faire... J'explose (enfin, c'est un pétard mouillé plus qu'une bombe, j'ai plus l'énergie pour péter un câble...) ressors un croquis griffonné sur mon cahier et le collègue repart, un peu chiffonné. Moi je me sens de plus en plus mal.
Le téléphone re-sonne. La secrétaire qui m'appelle pour m'inciter à venir au repas du service au resto lundi prochain, dont j'ai décliné l'invitation parce que j'ai pas trop la tête à ça en ce moment. Elle insiste encore un peu, arguant que cela me fera justement du bien de passer un moment entre copains. Je sais qu'elle a raison et ne proteste pas quand elle me dit qu'elle me compte toujours dans les participants. Si je ne veux pas venir, je lui dirai demain.
Cette sollicitude est de trop. Je sais que tout le monde se rend compte que je ne vais pas bien, je n'arrive plus à maintenir les barrières et garder le masque. Je fonds brusquement en larmes, de grosses gouttes qui tombent en silence, tout doucement. Ca coule tout seul, impossible de m'arrêter. Je renifle, le débit des larmes double d'un coup.
Je ne comprends pas ce qui m'arrive. J'aimerai être comme tous ces gens qui chutent, se relèvent en riant et passent à autre chose. Pourquoi moi je ne peux pas faire ça ? Pourquoi je ne me secoue pas et que je ne pars pas en courant régler tous les problèmes du boulot, puis faire la fête avec des potes, draguer outrageusement en balayant les rateaux d'un revers de main et d'un éclat de rire passer à une autre fille en buvant comme un trou et dansant comme un feu follet ?
Non, je suis là dans mon bureau à chialer comme un gamin qui vient de s'écorcher le genou.
Le téléphone sonne. C'est le Sexo. Il me dit qu'il va appeler son collègue directement et que c'est normal d'avoir un rendez-vous si loin en étant passé par la secrétaire. J'essaie de ne pas laisser passer les sanglots dans ma voix. J'entends à la sienne que c'est raté. Il a compris que c'est vraiment pas la grande forme. Je repleure de plus belle sitôt raccroché.
Il rappelle 5 minutes après, je dois rappeler le marabout ce soir. Il est seul après 19 heures et il lui a confirmé qu'il n'y avait aucun problème; je ne tenais pas à faire le forcing et à lui perturber son taf. Cette fois je n'arrive quasiment pas à parler et je ne cherche même pas à cacher mes pleurs.
Je ne pensais pas aller si mal que ça. Le marabout va avoir du boulot... Hypersensible, manque de confiance en moi, problèmes affectifs, enfance pas très marrante, problèmes relationnels, peur de la foule, de l'avenir, du changement, de l'imprévu, d'aimer...et peut-être d'autres que je n'ai pas encore découvert !
Dans une demi-heure je dois appeler le marabout, mon estomac se révulse déjà.
06 décembre 2007
Légumisation
Voilà, c’est fini le kiné. Les séances de tortures d’où je sortais trempé de sueur et habillé comme un sac à patates sont terminées. Je ne sais pas trop si je suis vraiment guéri. Je ne monte plus les escaliers comme un pépé de 80 ans mais j’ai toujours le genou délicat et sensible avec de temps en temps une petite pointe de douleur.
Je vais donc remplacer mes séances de kiné par des tortures plus méchantes. Il faut que je remuscle mon cerveau -ou ce qui en tient lieu- et travaille dans le bon sens.
J’ai l’impression d’être dans un état de stase, ni bon ni mauvais moral. Encéphalogramme plat. J’attends. Comme à un carrefour avec une infinité de chemins. J’attends le guide, celui qui me demandera de choisir les chemins qui me paraissent les meilleurs et pourquoi ceux-là.
Je suis souvent les yeux dans le vague, je suis en train de faire un truc et soudain je m’arrête et plus rien… Comme si je déconnectais, que le courant était coupé. Je ne sais pas à quoi je réfléchis, ni même si je le fais. Je passe en stand-by jusqu’à ce que je me réveille ou qu’un collègue passe. Conduire devient dangereux, je n’ai plus de réflexe et suis apathique. A moins que je passe en mode sport et là la concentration pour choisir les bonnes trajectoires et gérer les tortues qui roulent à 70 m’empêche de déconnecter.
Côté sexe, plus d’envie. Parfois des poussées d’envie aussi brèves que soudaines à la vue d’une jolie fille, mais sinon rien. Là aussi tout est en stand-by. Le dégoût même à la vue de scènes pornos.
Côté positif, pas grand-chose… Ah ! Si ! Le Drômois m’a pris ma place pour aller voir Satch (Joe Satriani pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un fameux guitariste) le 26 mai à la Bourse du Travail à Lyon. J’espère qu’on pourra y aller avec mon nouveau bolide !!!
Il est champion n’empêche, le dessinateur de chiottes (oui, le Drômois travaille pour une boîte qui fait des containers de campagne pour l’armée, entre autre des cuisines et des chiottes !!!) il nous a pris des places dans l’îlot central, 2ème rang légèrement à gauche !!! Ca va être un grand moment !!!
Sinon ce week end c’est repos à la maison, dans la bulle. Les cadeaux à faire et à préparer, encore un ou deux à trouver aussi. Je vais peut-être être obligé d’aller dans quelques boutiques, ne serait-ce que pour acheter du papier cadeau… Mais je verrai ça la semaine prochaine.
Bon, je vais cuisiner un peu, demain il faut amener sa gamelle au boulot. Les salariés de la société qui gère le resto d'entreprise sont en grève et ça fait deux jours qu'on mange un sandwich et un fruit à midi... Ca fait lège pour tenir l'après-midi !
J’ai l’impression d’être dans un état de stase, ni bon ni mauvais moral. Encéphalogramme plat. J’attends. Comme à un carrefour avec une infinité de chemins. J’attends le guide, celui qui me demandera de choisir les chemins qui me paraissent les meilleurs et pourquoi ceux-là.
Je suis souvent les yeux dans le vague, je suis en train de faire un truc et soudain je m’arrête et plus rien… Comme si je déconnectais, que le courant était coupé. Je ne sais pas à quoi je réfléchis, ni même si je le fais. Je passe en stand-by jusqu’à ce que je me réveille ou qu’un collègue passe. Conduire devient dangereux, je n’ai plus de réflexe et suis apathique. A moins que je passe en mode sport et là la concentration pour choisir les bonnes trajectoires et gérer les tortues qui roulent à 70 m’empêche de déconnecter.
Côté sexe, plus d’envie. Parfois des poussées d’envie aussi brèves que soudaines à la vue d’une jolie fille, mais sinon rien. Là aussi tout est en stand-by. Le dégoût même à la vue de scènes pornos.
Il est champion n’empêche, le dessinateur de chiottes (oui, le Drômois travaille pour une boîte qui fait des containers de campagne pour l’armée, entre autre des cuisines et des chiottes !!!) il nous a pris des places dans l’îlot central, 2ème rang légèrement à gauche !!! Ca va être un grand moment !!!
Sinon ce week end c’est repos à la maison, dans la bulle. Les cadeaux à faire et à préparer, encore un ou deux à trouver aussi. Je vais peut-être être obligé d’aller dans quelques boutiques, ne serait-ce que pour acheter du papier cadeau… Mais je verrai ça la semaine prochaine.
04 décembre 2007
Celui qui a un psy
Dans une semaine je dois téléphoner au Marabout du Teston. Le Sexo l'a contacté pour connaître ses disponibilités (bon ok j'avoue, il a fait joué la fibre du "c'est mon meilleur ami, c'est comme la famille", mais pour une fois que je fais jouer mes relations en presque 35 ans, je ne vais pas faire la fine bouche !) et à partir du 12 décembre je ferai partie de ces Français qui "ont un psy".
Ca me fait marrer de les entendre parler de leur psy les gens, on dirait parfois que c'est l'oncle d'à côté et qu'il se font des bouffes ensemble le dimanche midi... Remarque bien ami lecteur, que souvent l'évocation d'un psy fait peur. Le réflexe de certains est plutôt de se reculer précipitamment d'un pas, des fois que ça soit contagieux les problèmes que t'as dans le pois chiche !
Mais bon voilà, j'ai mis le doigt dans l'engrenage. Je sais que j'en prends pour des plombes, mais de toutes façon ça fait 3 ans que je fais l'autruche. Alors en reprendre 3 autres pour finalement en sortir un peu mieux dans l'axe, ça m'effait pas plus que ça. Non ce qui m'effraie, c'est de ne pas savoir lui expliquer ce qui ne va pas. Quand je me dis que je vais commencer par ceci ou cela, ça devient confus, brouillé et tout ça ne me paraît pas tellement important... Ben oui, après tout il suffit de se jeter à l'eau, bouger, se secouer, aller de l'avant, positiver, prendre la vie à bras le corps !!! Mais si le corps a éventuellement de l'énergie, l'esprit n'en a plus. Je ne comprends pas, c'est comme si j'étais drogué ou beurré. Le cerveau dans la mélasse, tout s'embrouille, le moindre petit problème devient un énorme souci, tout ceci est crevant et l'envie de dormir permanente.
Sauf que dormir je n'y arrive plus que lumière allumée. Comme il y a trois ans, quand le monde s'est effondré et que ma vie fut jetée dans le broyeur. Fort heureusement je n'ai pas ces crises d'angoisse qui m'étouffaient et me donnaient l'impression de me noyer, de mourir étranglé par mes visions, mes souvenirs et le désespoir.
Enfin voilà, j'attends presque avec impatience le moment où le Marabout va me fixer un rendez-vous. Je crois que je vais flipper à mort le jour où je devrais y aller. Mais ça passe ou ça casse. Je vais passer 35 ans de vie à la moulinette pour que les 35 suivantes soient vivables et il y a des chances que ça vaille le coup.
Ca me fait marrer de les entendre parler de leur psy les gens, on dirait parfois que c'est l'oncle d'à côté et qu'il se font des bouffes ensemble le dimanche midi... Remarque bien ami lecteur, que souvent l'évocation d'un psy fait peur. Le réflexe de certains est plutôt de se reculer précipitamment d'un pas, des fois que ça soit contagieux les problèmes que t'as dans le pois chiche !
Mais bon voilà, j'ai mis le doigt dans l'engrenage. Je sais que j'en prends pour des plombes, mais de toutes façon ça fait 3 ans que je fais l'autruche. Alors en reprendre 3 autres pour finalement en sortir un peu mieux dans l'axe, ça m'effait pas plus que ça. Non ce qui m'effraie, c'est de ne pas savoir lui expliquer ce qui ne va pas. Quand je me dis que je vais commencer par ceci ou cela, ça devient confus, brouillé et tout ça ne me paraît pas tellement important... Ben oui, après tout il suffit de se jeter à l'eau, bouger, se secouer, aller de l'avant, positiver, prendre la vie à bras le corps !!! Mais si le corps a éventuellement de l'énergie, l'esprit n'en a plus. Je ne comprends pas, c'est comme si j'étais drogué ou beurré. Le cerveau dans la mélasse, tout s'embrouille, le moindre petit problème devient un énorme souci, tout ceci est crevant et l'envie de dormir permanente.
Sauf que dormir je n'y arrive plus que lumière allumée. Comme il y a trois ans, quand le monde s'est effondré et que ma vie fut jetée dans le broyeur. Fort heureusement je n'ai pas ces crises d'angoisse qui m'étouffaient et me donnaient l'impression de me noyer, de mourir étranglé par mes visions, mes souvenirs et le désespoir.
Enfin voilà, j'attends presque avec impatience le moment où le Marabout va me fixer un rendez-vous. Je crois que je vais flipper à mort le jour où je devrais y aller. Mais ça passe ou ça casse. Je vais passer 35 ans de vie à la moulinette pour que les 35 suivantes soient vivables et il y a des chances que ça vaille le coup.
29 novembre 2007
C'est déjà Noël chez Archie
Archie, avec un mois d'avance, s'est offert son cadeau de Noyel arrivé hier à la Groussebouate.
Oui pasqu'on bosse avec des couilles molles et des petits Napoléon, mais on a un CE pas dégueu qui nous permet d'acheter des jouets et autres articles de -chère- consommation au mois d'août, livrés au CE à des prix (parfois) préférentiels au mois de novembre.
Comme je n'avais pas de quoi écouter de la musique décemment - à part le PC avec des minis hauts-parleurs à deux balles - je me suis fait le plaisir de me claquer une chaîne Hi-Fi lecteur DVD, port USB et tout le toutim !!!
J'ai tout branché ce soir - hé oui les filles, avec un élec c'est vite branché, bien fait et ça marche du premier coup !!! - et ça pète grave dans l'appart' !
Bon, il n'y a que deux petites enceintes pour le moment mais dans 40 m² il y a de quoi se rendre sourd. Les Pink Floyd s'en donnent à coeur joie pour l'instant et je crois que ce soir je vais me faire un p'tit Star Wars, vu qu'à la télé ce soir c'est tristesse à tous les étages...
C'est pas grand chose tout ça, mais c'est un petit remonte moral. Et puis j'ai échangé quelques mails avec Didi, mon Amie-la-Meilleure, qui m'ont permis de lâcher un peu les vannes. Ca soulage un peu, mais ne résoud en rien ce manque total de confiance en moi, mes peurs et le duo de petites voix qui se battent en permanence dans ma p'tite tête. Je ne peux plus lutter et garder le masque du "Je vais bien tout va bien", plus d'énergie pour faire bonne figure.
Hier, une petite stagiaire que j'aime bien m'a vu et de souriante je l'ai vue inquiète. Elle m'a demandé ce que j'avais. J'ai essayé de sourire et de la rassurer. Ca n'a pas marché et "ça [lui a] fait de la peine de me voir comme ça..." Ca va devenir urgent, ce marabout, je commence à faire peur aux collègues.
Bon allez, je vais faire péter un peu les watts...
Oui pasqu'on bosse avec des couilles molles et des petits Napoléon, mais on a un CE pas dégueu qui nous permet d'acheter des jouets et autres articles de -chère- consommation au mois d'août, livrés au CE à des prix (parfois) préférentiels au mois de novembre.
Comme je n'avais pas de quoi écouter de la musique décemment - à part le PC avec des minis hauts-parleurs à deux balles - je me suis fait le plaisir de me claquer une chaîne Hi-Fi lecteur DVD, port USB et tout le toutim !!!
J'ai tout branché ce soir - hé oui les filles, avec un élec c'est vite branché, bien fait et ça marche du premier coup !!! - et ça pète grave dans l'appart' !
Bon, il n'y a que deux petites enceintes pour le moment mais dans 40 m² il y a de quoi se rendre sourd. Les Pink Floyd s'en donnent à coeur joie pour l'instant et je crois que ce soir je vais me faire un p'tit Star Wars, vu qu'à la télé ce soir c'est tristesse à tous les étages...
C'est pas grand chose tout ça, mais c'est un petit remonte moral. Et puis j'ai échangé quelques mails avec Didi, mon Amie-la-Meilleure, qui m'ont permis de lâcher un peu les vannes. Ca soulage un peu, mais ne résoud en rien ce manque total de confiance en moi, mes peurs et le duo de petites voix qui se battent en permanence dans ma p'tite tête. Je ne peux plus lutter et garder le masque du "Je vais bien tout va bien", plus d'énergie pour faire bonne figure.
Hier, une petite stagiaire que j'aime bien m'a vu et de souriante je l'ai vue inquiète. Elle m'a demandé ce que j'avais. J'ai essayé de sourire et de la rassurer. Ca n'a pas marché et "ça [lui a] fait de la peine de me voir comme ça..." Ca va devenir urgent, ce marabout, je commence à faire peur aux collègues.
Bon allez, je vais faire péter un peu les watts...
27 novembre 2007
Le Doute
La décision d'aller voir un marabout du teston, mise à part la positivité de l'attitude qui consiste à prendre conscience de sa détresse et du besoin d'être aidé, est plutôt négative. Comme une béquille que j'attends, je me laisse choir à terre sachant que la cavalerie arrive et que je peux laisser libre court à tout mon malaise.
Résultat, je suis complètement dépassé au boulot, j'ai perdu confiance en mes moyens et mes capacités techniques, analytiques, professionnelles...Je laisse réfléchir les autres, ne prends plus de décision, les rares choix que je fais sont les mauvais... Heureusement j'essaie de ne faire ques des choses simples et faciles et je me fais assister par l'apprenti en stage avec nous. Quand je vais faire une bourde au moins il est là pour m'avertir.
J'essaie de lutter mais j'ai l'esprit complètement engourdi. Moi qui n'ai pas de mémoire déjà, j'oublie tout. Je ne sais plus où en sont mes chantiers en court, quand les sous-traitants viennent me voir pour me demander s'ils peuvent attaquer un des chantiers pour finir telle ou telle étape, je suis perdu. Me souviens plus ce qui avait stoppé les travaux, si tout est en ordre pour reprendre, si les autorisations de travaux sont valides... Une catastrophe.
Du coup le physique ne suis plus non plus, je suis rincé, claqué. Me lever le matin est un calvaire. Je me couche fatigué, lis un peu, m'endors avec mon bouquin, la lumière allumée, me réveille le matin en me demandant qui a bien pu l'éteindre parce que je ne me souviens pas l'avoir fait.
Le Doute, oui avec un grand D, m'a totalement envahi.
Ce matin j'ai pris la moto pour aller au taf et pouvoir revenir à 12h00 pour réceptionner un colis. Je me suis demandé si j'allais arriver à la piloter. Après tout, ça faisait près de deux mois que je n'avais pas piloté. Peut-être que je ne saurais plus la manier et vais me planter !
Finalement ça s'est bien passé, même que j'y ai pris du plaisir malgré le froid.
Mais bon, il n'empêche que ça y est. Je perds les pédales. Est-ce que le doute mène à la folie ? Vais-je finir comme ces malheureux, drogués, et incapables de rien faire d'autre que baver en se balaçant ? Parce que parfois j'y pense, à cette pièce toute capitonnée, au chaud, dans le silence, l'esprit à la dérive grâce aux perfides substances, où rien ne peut vous atteindre d'autre que le sommeil. Dormir, longtemps... Dormir tout le temps... J'en rêve. Parfois.
Résultat, je suis complètement dépassé au boulot, j'ai perdu confiance en mes moyens et mes capacités techniques, analytiques, professionnelles...Je laisse réfléchir les autres, ne prends plus de décision, les rares choix que je fais sont les mauvais... Heureusement j'essaie de ne faire ques des choses simples et faciles et je me fais assister par l'apprenti en stage avec nous. Quand je vais faire une bourde au moins il est là pour m'avertir.
J'essaie de lutter mais j'ai l'esprit complètement engourdi. Moi qui n'ai pas de mémoire déjà, j'oublie tout. Je ne sais plus où en sont mes chantiers en court, quand les sous-traitants viennent me voir pour me demander s'ils peuvent attaquer un des chantiers pour finir telle ou telle étape, je suis perdu. Me souviens plus ce qui avait stoppé les travaux, si tout est en ordre pour reprendre, si les autorisations de travaux sont valides... Une catastrophe.
Du coup le physique ne suis plus non plus, je suis rincé, claqué. Me lever le matin est un calvaire. Je me couche fatigué, lis un peu, m'endors avec mon bouquin, la lumière allumée, me réveille le matin en me demandant qui a bien pu l'éteindre parce que je ne me souviens pas l'avoir fait.
Le Doute, oui avec un grand D, m'a totalement envahi.
Ce matin j'ai pris la moto pour aller au taf et pouvoir revenir à 12h00 pour réceptionner un colis. Je me suis demandé si j'allais arriver à la piloter. Après tout, ça faisait près de deux mois que je n'avais pas piloté. Peut-être que je ne saurais plus la manier et vais me planter !
Finalement ça s'est bien passé, même que j'y ai pris du plaisir malgré le froid.
Mais bon, il n'empêche que ça y est. Je perds les pédales. Est-ce que le doute mène à la folie ? Vais-je finir comme ces malheureux, drogués, et incapables de rien faire d'autre que baver en se balaçant ? Parce que parfois j'y pense, à cette pièce toute capitonnée, au chaud, dans le silence, l'esprit à la dérive grâce aux perfides substances, où rien ne peut vous atteindre d'autre que le sommeil. Dormir, longtemps... Dormir tout le temps... J'en rêve. Parfois.
24 novembre 2007
L'un de nous deux est de trop ici !
Lendemain de (petite) cuite, dur de se lever. Mal au crâne, légèrement nauséeux, le ciel gris... Rien pour remonter le moral.
Ce soir je dois descendre à Marseille pour voir la meilleure amie du Sexo, peut-être qu'il vient.
J'ai plus tellement envie d'y aller, en plus ça va être le bordel, c'est soir de match. J'espère qu'il viendra avec moi le Sexo, d'abord il connaît bien Marseille (moi je m'y paume) et puis hier on a surtout parlé de ses probèmes. Alors j'aimerai bien qu'il cause de moi à son pote psy. Voyager ensemble me donnera peut-être l'occasion de lui en toucher deux mots.
Parce que là je me sens un peu perdu. J'ai du mal à décrypter les comportements de ceux qui m'entourent. Je ne veux plus vivre dans la peur de l'autre, du mal qu'il peut me faire. J'ai envie d'avoir enfin la force d'affronter la vie plutôt que la fuire. Je me suis senti vide d'amour depuis près de trois ans. Incapable d'aimer, même plus l'envie d'en donner ni d'en recevoir.
Je sens que ça revient, comme si le réservoir était en train de se remplir à nouveau. Mais je veux aimer avec discernement, sans me jeter à corps perdu dans une relation et étouffer d'amour la femme qui aura envie de le recevoir et surtout sans faire le vide autour de moi faisant graviter ma vie autour d'une seule personne. J'ai à nouveau soif d'affection.
Mais la peur est toujours là. Toujours cette dualité dans les envies. Un qui veut s'ouvrir et l'autre tout fermer. Un qui veut aimer et l'autre qui veut la sécurité. Un qui veut être aimer et l'autre qui se convainc qu'il ne peut l'être et qu'il est préférable de ne rien changer. Je ne peux, je ne veux plus vivre avec ces conflits. C'est insupportable. Un jour tout semble aller, le soleil brille, l'avenir paraît prometteur, les filles me sourient... Le lendemain tout est gris et sans saveur, je ne suis qu'un nase et les rires ne sont que moqueries... -On est deux dans ma tête, Gary, l'un de nous est de trop dans ce crâne et je crois que c'est toi !-
Je sais que tout ce que je vois et ce que j'entends est filtré, amplifié, déformé par mon esprit malade. Je veux voir et entendre sans oeillère ni bouchon, comprendre enfin ce que je capte. Accepter ce que je reçois avec la certitude de le mériter, sans soupçonner chaque fois la trahison ou la pitié.
Et finir par trouver cette fameuse âme soeur, cette personne capable de voir en moi celui qu'elle cherche, et moi de voir en elle celle à qui je ne pourrai rien cacher et tout donner.
Bon week-end.
Ce soir je dois descendre à Marseille pour voir la meilleure amie du Sexo, peut-être qu'il vient.
J'ai plus tellement envie d'y aller, en plus ça va être le bordel, c'est soir de match. J'espère qu'il viendra avec moi le Sexo, d'abord il connaît bien Marseille (moi je m'y paume) et puis hier on a surtout parlé de ses probèmes. Alors j'aimerai bien qu'il cause de moi à son pote psy. Voyager ensemble me donnera peut-être l'occasion de lui en toucher deux mots.
Parce que là je me sens un peu perdu. J'ai du mal à décrypter les comportements de ceux qui m'entourent. Je ne veux plus vivre dans la peur de l'autre, du mal qu'il peut me faire. J'ai envie d'avoir enfin la force d'affronter la vie plutôt que la fuire. Je me suis senti vide d'amour depuis près de trois ans. Incapable d'aimer, même plus l'envie d'en donner ni d'en recevoir.
Je sens que ça revient, comme si le réservoir était en train de se remplir à nouveau. Mais je veux aimer avec discernement, sans me jeter à corps perdu dans une relation et étouffer d'amour la femme qui aura envie de le recevoir et surtout sans faire le vide autour de moi faisant graviter ma vie autour d'une seule personne. J'ai à nouveau soif d'affection.
Mais la peur est toujours là. Toujours cette dualité dans les envies. Un qui veut s'ouvrir et l'autre tout fermer. Un qui veut aimer et l'autre qui veut la sécurité. Un qui veut être aimer et l'autre qui se convainc qu'il ne peut l'être et qu'il est préférable de ne rien changer. Je ne peux, je ne veux plus vivre avec ces conflits. C'est insupportable. Un jour tout semble aller, le soleil brille, l'avenir paraît prometteur, les filles me sourient... Le lendemain tout est gris et sans saveur, je ne suis qu'un nase et les rires ne sont que moqueries... -On est deux dans ma tête, Gary, l'un de nous est de trop dans ce crâne et je crois que c'est toi !-
Je sais que tout ce que je vois et ce que j'entends est filtré, amplifié, déformé par mon esprit malade. Je veux voir et entendre sans oeillère ni bouchon, comprendre enfin ce que je capte. Accepter ce que je reçois avec la certitude de le mériter, sans soupçonner chaque fois la trahison ou la pitié.
Et finir par trouver cette fameuse âme soeur, cette personne capable de voir en moi celui qu'elle cherche, et moi de voir en elle celle à qui je ne pourrai rien cacher et tout donner.
Bon week-end.
22 novembre 2007
Aie confiance... (hin hin hin...)
Un mois de silence. Trop de fatigue entre le boulot et mes séances de kiné éreintantes (faut dire que je m'en sers de défouloir et que je mets le paquet...), cette poussée aussi soudaine qu'éphémère de reprendre ma guitare et qui m'a pris quelques longues soirées et enfin toujours le cerveau qui pose ses questions lancinantes, encore et toujours les mêmes...
Ca allait plutôt bien en ce moment. Côté moral. J'ai réussi à me faire à l'idée que les femmes ne me courent pas après et qu'il faut faire avec. Et puis au boulot c'est pas le moment de flancher.
Un grave accident, heureusement pas mortel, mais qui a fait craqué mon collègue qui se pense responsable de l'évènement alors qu'il n'en est rien, et me voilà seul à assumer le boulot d'environ 3 personnes. Je fais ce que je peux, me limite à mon domaine d'application, prends des mesures radicales, efficaces, vais à l'essentiel, assure, assume, tire, pousse, bouscule, secoue, alerte, gueule, mais aide aussi, trouve des solutions... Mais le retard s'accumule, les plannings se tendent, des pannes, de mauvaises décisions ou des oublis et me voilà encore dans la nasse...
Toute cette énergie dépensée depuis un mois me manque. J'en ai assez. Marre de bosser dans ces conditions. Moi qui m'enorgueillissais de ne jamais penser au boulot sitôt après avoir fait gémir la badgeuse, je me surprends à repenser à des mails, des conversations, des décisions des tâches, des réunions, des manips...à la maison !!! L'horreur !
Personne n'est là, avec moi, pour me parler de sa journée, ses copines, notre week-end, nos prochaines vacances, tout et n'importe quoi sauf mon taf et mes putains de responsabilités (pourtant pas bien importantes, tout bien réfléchi...)
Ce matin j'avais une réunion avec Miss Glaçon (alias Miss Angoisse alias Miss Sourire d'Avril). Je l'appelle ainsi parce que je l'ai vu la première fois il y a quelques jours et elle m'a glacé les sangs ! Un regard meurtrier, glacial, j'ai cru que j'avais du lui coller la main au panier par inadvertance ou bien qu'elle me prenais pour une cible à descendre. Je l'avais jamais vu avant et je me demandais si c'était ma sale gueule qui lui revenait pas. C'était dommage, parce qu'à part ça c'est plutôt une jolie fille.
Autant dire que j'avais autant envie de la voir que de me pendre au pont roulant de l'atelier. Je me faisais la réflexion que ma réaction ressemblait fortement à une réaction de protection instinctive (après tout, elle vient juste d'arriver sur la zone et ne connait personne, pourquoi ferait-elle risette aux gens) lorsqu'elle est apparue dans le bureau des mécanos chez qui je prenais le café. C'est la première fois que je la voyais sourire. Je comprends mieux pourquoi elle ne le fait pas plus souvent. Trop dangereux !
Cette réunion fut plutôt agréable. Elle est chargée de répertorier les risques professionnels et fait le tour des métiers de la boîte. Je lui ai montré les lieux où je me rendais souvent et ceux qui pouvaient représenter des risques et on s'est bien marré.
C'est une Miss Catastrophe. Elle a bien failli se péter la gueule 5 ou 6 fois à cause des marches ou des bordures de trottoirs, s'est pris une colonne en pleine poire... Elle m'a même avoué son p'tit surnom en relation avec sa manie de se ramasser au premier dénivelé (et s'est demandé pourquoi elle me le disait !). N'empêche j'avais bien raison de me méfier. De beaux yeux bleus, un sourire à tomber, de l'humour, deux mains gauches, un sacré caractère... J'aurais été foutu de tomber amoureux !
La-dessus, une copine du Sexo (que je trouvais très froide elle aussi) qui m'a spontanément invité à son anniversaire au début du mois, m'a demandé de passer la voir ce week-end parce qu'elle s'est encastré dans une voiture il y a une semaine (elle regardait la neige sur les sapins au lieu de conduire... Hein? Qui a dit femmes au volant...?) et qu'elle est cloîtrée chez elle et s'ennuie.
Des collègues de boulot (des femmes, hein...) qui ne cessent de me lancer des compliments depuis quelques semaines (pourtant j'ai pas changé de coiffure, c'est même du gros n'importe quoi avec les cheveux qui frisouillent au-dessus des oreilles !)
Enfin Didi qui m'assure comme une litanie depuis des semaines que je plais au filles et qu'il faudrait que je prenne enfin confiance en moi...
Bref tout ça me donne à penser que je ferais bien d'aller voir enfin un marabout du teston.
J'ai invité le Sexo à boire un verre (ou deux, ou plus...) demain. Il va me donner le nom de son pote sur Aix, parce que je crois vraiment que j'ai à y gagner dans tous les domaines.
Puisque tout se résume finalement à une question de confiance en soi, il doit bien avoir des trucs magiques, des formule vaudous, des potions et des philtres pour me donner enfin ce qui me manque depuis que j'ai posé les pieds sur ce putain de caillou !
Ca allait plutôt bien en ce moment. Côté moral. J'ai réussi à me faire à l'idée que les femmes ne me courent pas après et qu'il faut faire avec. Et puis au boulot c'est pas le moment de flancher.
Un grave accident, heureusement pas mortel, mais qui a fait craqué mon collègue qui se pense responsable de l'évènement alors qu'il n'en est rien, et me voilà seul à assumer le boulot d'environ 3 personnes. Je fais ce que je peux, me limite à mon domaine d'application, prends des mesures radicales, efficaces, vais à l'essentiel, assure, assume, tire, pousse, bouscule, secoue, alerte, gueule, mais aide aussi, trouve des solutions... Mais le retard s'accumule, les plannings se tendent, des pannes, de mauvaises décisions ou des oublis et me voilà encore dans la nasse...
Toute cette énergie dépensée depuis un mois me manque. J'en ai assez. Marre de bosser dans ces conditions. Moi qui m'enorgueillissais de ne jamais penser au boulot sitôt après avoir fait gémir la badgeuse, je me surprends à repenser à des mails, des conversations, des décisions des tâches, des réunions, des manips...à la maison !!! L'horreur !
Personne n'est là, avec moi, pour me parler de sa journée, ses copines, notre week-end, nos prochaines vacances, tout et n'importe quoi sauf mon taf et mes putains de responsabilités (pourtant pas bien importantes, tout bien réfléchi...)
Ce matin j'avais une réunion avec Miss Glaçon (alias Miss Angoisse alias Miss Sourire d'Avril). Je l'appelle ainsi parce que je l'ai vu la première fois il y a quelques jours et elle m'a glacé les sangs ! Un regard meurtrier, glacial, j'ai cru que j'avais du lui coller la main au panier par inadvertance ou bien qu'elle me prenais pour une cible à descendre. Je l'avais jamais vu avant et je me demandais si c'était ma sale gueule qui lui revenait pas. C'était dommage, parce qu'à part ça c'est plutôt une jolie fille.
Autant dire que j'avais autant envie de la voir que de me pendre au pont roulant de l'atelier. Je me faisais la réflexion que ma réaction ressemblait fortement à une réaction de protection instinctive (après tout, elle vient juste d'arriver sur la zone et ne connait personne, pourquoi ferait-elle risette aux gens) lorsqu'elle est apparue dans le bureau des mécanos chez qui je prenais le café. C'est la première fois que je la voyais sourire. Je comprends mieux pourquoi elle ne le fait pas plus souvent. Trop dangereux !
Cette réunion fut plutôt agréable. Elle est chargée de répertorier les risques professionnels et fait le tour des métiers de la boîte. Je lui ai montré les lieux où je me rendais souvent et ceux qui pouvaient représenter des risques et on s'est bien marré.
C'est une Miss Catastrophe. Elle a bien failli se péter la gueule 5 ou 6 fois à cause des marches ou des bordures de trottoirs, s'est pris une colonne en pleine poire... Elle m'a même avoué son p'tit surnom en relation avec sa manie de se ramasser au premier dénivelé (et s'est demandé pourquoi elle me le disait !). N'empêche j'avais bien raison de me méfier. De beaux yeux bleus, un sourire à tomber, de l'humour, deux mains gauches, un sacré caractère... J'aurais été foutu de tomber amoureux !
La-dessus, une copine du Sexo (que je trouvais très froide elle aussi) qui m'a spontanément invité à son anniversaire au début du mois, m'a demandé de passer la voir ce week-end parce qu'elle s'est encastré dans une voiture il y a une semaine (elle regardait la neige sur les sapins au lieu de conduire... Hein? Qui a dit femmes au volant...?) et qu'elle est cloîtrée chez elle et s'ennuie.
Des collègues de boulot (des femmes, hein...) qui ne cessent de me lancer des compliments depuis quelques semaines (pourtant j'ai pas changé de coiffure, c'est même du gros n'importe quoi avec les cheveux qui frisouillent au-dessus des oreilles !)
Enfin Didi qui m'assure comme une litanie depuis des semaines que je plais au filles et qu'il faudrait que je prenne enfin confiance en moi...
Bref tout ça me donne à penser que je ferais bien d'aller voir enfin un marabout du teston.
J'ai invité le Sexo à boire un verre (ou deux, ou plus...) demain. Il va me donner le nom de son pote sur Aix, parce que je crois vraiment que j'ai à y gagner dans tous les domaines.
Puisque tout se résume finalement à une question de confiance en soi, il doit bien avoir des trucs magiques, des formule vaudous, des potions et des philtres pour me donner enfin ce qui me manque depuis que j'ai posé les pieds sur ce putain de caillou !
20 octobre 2007
La vie façon puzzle
Quand j'ai écrit le post "La minute psy", je souhaitais faire un constat objectif, une mise à nu de ce que j'avais vécu et de ce que j'avais ressenti. Pour voir ce que ça pouvait changer dans ma tête, si ça pouvait briser la carapace ou des barrières. Tenter ensuite d'en tirer des leçons, voire même imaginer ce que me dirait un psy.
Je n'imaginais pas que ça pourrait inspirer autant de tristesse et de sympathie de la part de ceux(enfin, surtout celles...) qui me lisent. Dites-vous bien que lorsque j'étais enfant, ce que je vivais, si dur que cela pouvait être, était la situation normale. Je n'imaginais pas, ou très peu, que les autres enfants n'avaient pas ces mêmes relations conflictuelles avec leur père.
Je pensais que les pères étaient ainsi, qu'il étaient là pour gronder leurs enfants et leur inspirer la crainte. Les mères étaient là pour distiller l'amour et la douceur.
Au final, je ne pensais pas être malheureux ni souffrir. Mes réactions, mes problèmes d'alimentation disent le contraire, inconsciemment je souffrais. J'attendais avec impatience que mon père parte en déplacement (ça durait entre 2 et 3 semaines à l'époque) et vivait dans l'angoisse de son retour. Mais pour moi, tout ça était la vie normale.
Sachant tout ça aujourd'hui, ayant fait cet espèce de bilan, j'ai l'impression d'avoir toutes les pièces du puzzle. Mais je ne sais pas comment les unir les unes aux autres pour en faire un tableau cohérent que je pourrais remiser dans un coin sans qu'il me dérange. Je sais qu'un toubib de la calebasse pourrait m'aider. Mais maintenant tu connais mon aversion pour cette corporation de nantis qui de plus en plus n'exercent ce métier que pour le prestige et le fric. En trouver un qui soit compétent et qui veuille sincèrement aider ses patients devient une quête du Graal. Et puis de toute façon j'ai pas les moyens...
Faites attention, je suis sorti ce matin pour aller chercher mon pain et je peux vous dire que l'hiver vient...
Je n'imaginais pas que ça pourrait inspirer autant de tristesse et de sympathie de la part de ceux(enfin, surtout celles...) qui me lisent. Dites-vous bien que lorsque j'étais enfant, ce que je vivais, si dur que cela pouvait être, était la situation normale. Je n'imaginais pas, ou très peu, que les autres enfants n'avaient pas ces mêmes relations conflictuelles avec leur père.
Je pensais que les pères étaient ainsi, qu'il étaient là pour gronder leurs enfants et leur inspirer la crainte. Les mères étaient là pour distiller l'amour et la douceur.
Au final, je ne pensais pas être malheureux ni souffrir. Mes réactions, mes problèmes d'alimentation disent le contraire, inconsciemment je souffrais. J'attendais avec impatience que mon père parte en déplacement (ça durait entre 2 et 3 semaines à l'époque) et vivait dans l'angoisse de son retour. Mais pour moi, tout ça était la vie normale.
Sachant tout ça aujourd'hui, ayant fait cet espèce de bilan, j'ai l'impression d'avoir toutes les pièces du puzzle. Mais je ne sais pas comment les unir les unes aux autres pour en faire un tableau cohérent que je pourrais remiser dans un coin sans qu'il me dérange. Je sais qu'un toubib de la calebasse pourrait m'aider. Mais maintenant tu connais mon aversion pour cette corporation de nantis qui de plus en plus n'exercent ce métier que pour le prestige et le fric. En trouver un qui soit compétent et qui veuille sincèrement aider ses patients devient une quête du Graal. Et puis de toute façon j'ai pas les moyens...
Faites attention, je suis sorti ce matin pour aller chercher mon pain et je peux vous dire que l'hiver vient...
19 octobre 2007
De retour mais pas frais
Suis revenu. L'opérateur historique (ces branleurs de France Telecom qui s'amusent à débrancher les abonnés des autres FAI pour récupérer la clientèle) a enfin daigné me remettre la ligne en fonction après 10 jours sans internet in my home.
Un calvaire.
Mais là, je suis trop claqué pour causer plus longtemps. La faute à un big chantier à la Groussebouate qui m'a pompé 10 heures par jour cette semaine (ou presque, mercredi j'avais kiné et je me suis barré à 17h30... Du coup j'ai fait une petite journée de 9h)
Je reviens demain.
Juste une dernière chose : merci pour vos commentaires et vos messages au tavernier (kenyah j'espère que tu oseras un jour...) à propos du précédent post. Je ne pensais pas déclencher autant de tristesse et de sympathie, j'en parlerai plus longuement demain.
Bonne nuit.
Un calvaire.
Mais là, je suis trop claqué pour causer plus longtemps. La faute à un big chantier à la Groussebouate qui m'a pompé 10 heures par jour cette semaine (ou presque, mercredi j'avais kiné et je me suis barré à 17h30... Du coup j'ai fait une petite journée de 9h)
Je reviens demain.
Juste une dernière chose : merci pour vos commentaires et vos messages au tavernier (kenyah j'espère que tu oseras un jour...) à propos du précédent post. Je ne pensais pas déclencher autant de tristesse et de sympathie, j'en parlerai plus longuement demain.
Bonne nuit.
08 octobre 2007
La minute psy
Ce blog étant une sorte d’exutoire, je n’ai pas pour habitude d’écrire quand tout va bien. Et quand ça ne va pas, comme il s’agit toujours des mêmes préoccupations concernant mes relations avec le sexe opposé, je finis même par culpabiliser d’écrire encore et toujours sur mes questions existentielles et mes états d’âme…
Pourtant je fais bien ce que je veux ici, c’est chez moi et je parle de ce qui me soucie.
Mais on ne se refait pas. Ou bien on se fait soigner.
Et j’y pense de plus en plus souvent. C’est comme ça que je commence. Par y penser, y penser encore, de plus en plus jusqu’à me décider. D’habitude ça va plus vite (enfin je dis d’habitude, mais je n’ai fait ça que deux fois). Je me dis que je ne vais pas bien et que je devrais aller voir un docteur de la tête. Je me motive et puis quand un jour je n’y tiens plus je me décide et je prends rendez-vous.
J’ai remarqué que plus l’attente est courte, moins il y a de séances. Un peu comme si on prenait le problème assez tôt pour éviter qu’il ne s’aggrave.
Là, depuis le temps que j’y pense, le problème a eu bien le temps de s’installer et produire ses dégâts. Quand la Miss de sAix nous conte ses progrès chez le Medicine Man, tout semble venir de l’enfance, de souffrances refoulées, de douleurs tues.
Moi, je sais bien que je ne suis pas bien "dans l’axe" depuis que je suis gamin.
A environ 4/5 ans j’ai commencé à me laisser mourir de faim. Problème relationnel avec mon père paraît-il, qui me battait comme plâtre à la moindre occasion.
Ma mère, inquiète m’amène une première fois chez le toubib qui lui répond -de sa voix grave de médecin condescendant envers ces crétins de parents qui ne pigent décidément rien aux gosses- : "Enfin Madame Archie-Mère, les enfants, ça ne se laisse pas mourir. Il va manger, ne vous inquiétez pas. Pour accélérer le processus mettez des friandises à sa portée".
Je me souviens de ces assiettes blanches avec des petites rondelles de saucisson ou de petits biscuits posées sur le tabouret en bois peint en rouge pompier -et sur lequel, plus tard je m’entraînerai, lorsque la volonté de ma mère de me faire apprendre un instrument de musique me dirigea vers le tambour (tu sais, celui qui est dans la fanfare du village à chaque14 juillet)- et devant lequel je passai indifférent, voire nauséeux rien qu’à regarder ces morceaux de viande secs ou ces gâteaux bourrés de sucre écoeurants.Indifférent vraiment ?
Je me souviens vaguement aussi des sentiments que je ressentais. La faim était là, mais étouffée, comme un tiraillement lointain et puis ça n’était qu’une douleur physique de plus. Il y avait l’envie de faire plaisir à ma mère, mon plaisir à moi aussi, parce que je me souvenais vaguement que j’aimais le saucisson ou ces petits biscuits avant… Avant quoi ???
Mais il y avait aussi la volonté de lutter contre mon père, lui prouver que mon esprit était plus fort que le sien. Que ses coups, si forts et douloureux soient-ils, n’étaient rien. Rien à côté de ce que moi j’avais décidé de m’infliger. Ses marques n’étaient que des bleus sur mon petit corps frêle. Les miennes étaient ce corps entier, maigre, décharné, sans énergie, ce visage émacié ou la peau semblait être tirée à même les os… J’ai retrouvé une photo de moi lorsque j’avais 6 ou 7 ans. Déjà j’avais retrouvé un peu de masse, j’avais été "gavé", parce que ce couillon de toubib avait enfin réagit. Ca m’avait presque fait plaisir de le voir inquiet cet andouille pontifiant : "Bon là, Madame Archie-Mère, il faut qu’il mange, de gré ou de force !"
Eh oui, pauvre nase, un enfant qui n’a pas le goût de vivre se laisse mourir… Toi aussi je t’ai vaincu !
Sur cette photo je suis plutôt mignon (ça bien changé depuis…) mais ce visage est si maigre et ce regard si triste. Déjà.
Plus jeune encore, bébé…
Je me gamellais tout le temps. Comme tous les gamins qui apprennent à marcher. Sauf que les petits qui commencent à vadrouiller ont le réflexe de mettre les bras en protection devant leur visage quand ils se croûtent. Pas moi.
Une fois, ma mère a bien cru que la peau de mon front allait craquer. J’avais pris la tranche d’une porte en plein frontal… S’en est suivi une bosse énorme, gigantesque, grotesquement verticale en plein milieu, bleue violacée puis jaune malsain…
Déjà, je m’infligeais des sévices et ma mère s’occupait de moi. Je pense que ma sœur était née et accaparait ma mère. Jalousie ?
Tous les petits font ça, tentent d’attirer l’attention de leurs parents alors que le petit frère ou la petite sœur vient de naître. Ils font des bêtises, s’énervent, se battent, cassent des babioles… Tentai-je de me casser pour que ma mère s’occupe de moi ?
Encore plus jeune, je remonte le temps… Ma naissance.
En 1973, dans l’hôpital où je suis né, le protocole voulait que les nouveaux-nés jeûnent durant les 24 premières heures de leur vie. Barbarisme ? Prévention de risques (lesquels d’ailleurs ?) ? Ignorance ?
Toujours est-il que je n’ai ni mangé ni dormi durant ma première journée de vie, je n’ai fait que pleurer et hurler ma détresse et ma souffrance. Et au bout de ces 24 heures de calvaire et de torture, ma pauvre maman, 20 ans à peine, a enfin eu l’autorisation de me nourrir. Epuisé par tant d’efforts pour réclamer ma subsistance, en cinq minutes je m’écroulais de sommeil en tétant le sein maternel.
Manger est toujours resté un problème chez moi, jusqu'à l'adolescence. Etant enfant, manger un steak haché me prenait 4 heures. Mon père était fou de rage et d'impuissance... Ma mère se doutait que tout ça était lié à mes relations avec mon paternel. Mais pas question d'aller voir un psy ! La grande sentence de mon père : "Ces psy sont aussi fous que leurs malades et mon fils n'est pas cinglé !" Et pourtant.
J'ai rechuté lors de ma rupture avec L'Ex-Future-Madame-Archie. 8 kilos perdus en même pas deux semaines. J'avais retrouvé mon poids de forme en ne me nourrissant quasiment que de whisky. Heureusement que l'alcool fait grossir...
Je déteste les médecins et leur soi-disant tout-puissant savoir et leur science, ils m’ont pourris mes premières années de vie. Je leur dois cette fabuleuse puissance physique proche de celle d’un ado de 13 ans !
J’ai détesté mon père d’avoir été si inexpérimenté et violent. Je suis né en mai, mes parents se sont mariés en décembre précédent ma naissance. M’en a-t-il voulu d’avoir débarqué dans sa vie alors qu’il ne savait probablement pas s’il aimait réellement cette femme ? M’en a-t-il voulu de l’avoir obligé à se marier avec celle qu’il avait engrossée ? Parce qu’à cette époque, mon bon monsieur, il n’était pas question d’être parents avant d’être mariés !!!
M’en a-t-il voulu de lui avoir supprimé toutes ces belles années d’insouciance qui se profilaient devant lui ? Pourtant je sais qu’il m’aimait. Il n’a jamais su le montrer et le dire, comme beaucoup d’hommes de cette génération et des précédentes…
En ai-je tant voulu à ma sœur d’avoir accaparé ma mère alors que je n’avais que 11 mois et demi ? D’avoir toujours été plus grande que moi de 5 cm durant toute notre enfance ? D’avoir toujours été la préférée de mon père, comme seules les filles peuvent être complices avec leur père ? D’avoir eu cette insouciance et cette gaieté qui lui permettaient de se faire des amis en claquant des doigts, alors que moi j’ai toujours été un solitaire, un taciturne, un timide et un sauvage ?
Est-ce pour cela que je considère Didi comme ma sœur, à qui je peux confier toute ma vie sans crainte, même mes peurs les plus secrètes et intimes, alors que ma propre sœur n’en sait rien ?
Pourtant Dieu sait si je l’aime ma soeur !
Toutes ces cicatrices, ces tristesses, ces blessures, ces manques, ces petites misères de petit garçon peuvent-ils expliquer une adolescence si complexée ?
Cette adolescence faite de brimades, de moqueries, de repli sur soi (malgré une thérapie qui a fait son œuvre tout de même) et de complexes ajoutée à cette enfance pas très heureuse, sont elles responsables de ce que je suis devenu ?
Si on tient compte du fait qu’une maison ne dure que grâce à de bonnes fondations, il faut reconnaître que je suis bien près de m’écrouler.
Alors oui, tout ceci peut expliquer ce que je vis aujourd’hui. Ce manque de confiance en moi qui me fait penser chaque fois que je ne vais jamais y arriver quelle que soit la tâche ou l’objectif fixé, qui m’a convaincu de mon incapacité à séduire et à plaire. Cette crainte des femmes et ce sentiment d’infériorité qui m’habite sitôt que l’une d’elles m’attire. Ce besoin d’amour et d’affection, d’être câliné et bercé dans des bras aimés. Ce besoin de solitude, d’indépendance et de liberté qui ne me fait penser qu’avec terreur à une vie en couple ou à sortir avec une femme.
Alors docteur, on m’enferme ou bien on me drogue…?
Désolé d'avoir été si long...
Pourtant je fais bien ce que je veux ici, c’est chez moi et je parle de ce qui me soucie.
Mais on ne se refait pas. Ou bien on se fait soigner.
J’ai remarqué que plus l’attente est courte, moins il y a de séances. Un peu comme si on prenait le problème assez tôt pour éviter qu’il ne s’aggrave.
Moi, je sais bien que je ne suis pas bien "dans l’axe" depuis que je suis gamin.
Ma mère, inquiète m’amène une première fois chez le toubib qui lui répond -de sa voix grave de médecin condescendant envers ces crétins de parents qui ne pigent décidément rien aux gosses- : "Enfin Madame Archie-Mère, les enfants, ça ne se laisse pas mourir. Il va manger, ne vous inquiétez pas. Pour accélérer le processus mettez des friandises à sa portée".
Je me souviens de ces assiettes blanches avec des petites rondelles de saucisson ou de petits biscuits posées sur le tabouret en bois peint en rouge pompier -et sur lequel, plus tard je m’entraînerai, lorsque la volonté de ma mère de me faire apprendre un instrument de musique me dirigea vers le tambour (tu sais, celui qui est dans la fanfare du village à chaque14 juillet)- et devant lequel je passai indifférent, voire nauséeux rien qu’à regarder ces morceaux de viande secs ou ces gâteaux bourrés de sucre écoeurants.Indifférent vraiment ?
Je me souviens vaguement aussi des sentiments que je ressentais. La faim était là, mais étouffée, comme un tiraillement lointain et puis ça n’était qu’une douleur physique de plus. Il y avait l’envie de faire plaisir à ma mère, mon plaisir à moi aussi, parce que je me souvenais vaguement que j’aimais le saucisson ou ces petits biscuits avant… Avant quoi ???
Mais il y avait aussi la volonté de lutter contre mon père, lui prouver que mon esprit était plus fort que le sien. Que ses coups, si forts et douloureux soient-ils, n’étaient rien. Rien à côté de ce que moi j’avais décidé de m’infliger. Ses marques n’étaient que des bleus sur mon petit corps frêle. Les miennes étaient ce corps entier, maigre, décharné, sans énergie, ce visage émacié ou la peau semblait être tirée à même les os… J’ai retrouvé une photo de moi lorsque j’avais 6 ou 7 ans. Déjà j’avais retrouvé un peu de masse, j’avais été "gavé", parce que ce couillon de toubib avait enfin réagit. Ca m’avait presque fait plaisir de le voir inquiet cet andouille pontifiant : "Bon là, Madame Archie-Mère, il faut qu’il mange, de gré ou de force !"
Eh oui, pauvre nase, un enfant qui n’a pas le goût de vivre se laisse mourir… Toi aussi je t’ai vaincu !
Sur cette photo je suis plutôt mignon (ça bien changé depuis…) mais ce visage est si maigre et ce regard si triste. Déjà.
Je me gamellais tout le temps. Comme tous les gamins qui apprennent à marcher. Sauf que les petits qui commencent à vadrouiller ont le réflexe de mettre les bras en protection devant leur visage quand ils se croûtent. Pas moi.
Une fois, ma mère a bien cru que la peau de mon front allait craquer. J’avais pris la tranche d’une porte en plein frontal… S’en est suivi une bosse énorme, gigantesque, grotesquement verticale en plein milieu, bleue violacée puis jaune malsain…
Déjà, je m’infligeais des sévices et ma mère s’occupait de moi. Je pense que ma sœur était née et accaparait ma mère. Jalousie ?
Tous les petits font ça, tentent d’attirer l’attention de leurs parents alors que le petit frère ou la petite sœur vient de naître. Ils font des bêtises, s’énervent, se battent, cassent des babioles… Tentai-je de me casser pour que ma mère s’occupe de moi ?
En 1973, dans l’hôpital où je suis né, le protocole voulait que les nouveaux-nés jeûnent durant les 24 premières heures de leur vie. Barbarisme ? Prévention de risques (lesquels d’ailleurs ?) ? Ignorance ?
Toujours est-il que je n’ai ni mangé ni dormi durant ma première journée de vie, je n’ai fait que pleurer et hurler ma détresse et ma souffrance. Et au bout de ces 24 heures de calvaire et de torture, ma pauvre maman, 20 ans à peine, a enfin eu l’autorisation de me nourrir. Epuisé par tant d’efforts pour réclamer ma subsistance, en cinq minutes je m’écroulais de sommeil en tétant le sein maternel.
Manger est toujours resté un problème chez moi, jusqu'à l'adolescence. Etant enfant, manger un steak haché me prenait 4 heures. Mon père était fou de rage et d'impuissance... Ma mère se doutait que tout ça était lié à mes relations avec mon paternel. Mais pas question d'aller voir un psy ! La grande sentence de mon père : "Ces psy sont aussi fous que leurs malades et mon fils n'est pas cinglé !" Et pourtant.
J'ai rechuté lors de ma rupture avec L'Ex-Future-Madame-Archie. 8 kilos perdus en même pas deux semaines. J'avais retrouvé mon poids de forme en ne me nourrissant quasiment que de whisky. Heureusement que l'alcool fait grossir...
M’en a-t-il voulu de lui avoir supprimé toutes ces belles années d’insouciance qui se profilaient devant lui ? Pourtant je sais qu’il m’aimait. Il n’a jamais su le montrer et le dire, comme beaucoup d’hommes de cette génération et des précédentes…
Est-ce pour cela que je considère Didi comme ma sœur, à qui je peux confier toute ma vie sans crainte, même mes peurs les plus secrètes et intimes, alors que ma propre sœur n’en sait rien ?
Pourtant Dieu sait si je l’aime ma soeur !
Toutes ces cicatrices, ces tristesses, ces blessures, ces manques, ces petites misères de petit garçon peuvent-ils expliquer une adolescence si complexée ?
Cette adolescence faite de brimades, de moqueries, de repli sur soi (malgré une thérapie qui a fait son œuvre tout de même) et de complexes ajoutée à cette enfance pas très heureuse, sont elles responsables de ce que je suis devenu ?
Si on tient compte du fait qu’une maison ne dure que grâce à de bonnes fondations, il faut reconnaître que je suis bien près de m’écrouler.
Alors oui, tout ceci peut expliquer ce que je vis aujourd’hui. Ce manque de confiance en moi qui me fait penser chaque fois que je ne vais jamais y arriver quelle que soit la tâche ou l’objectif fixé, qui m’a convaincu de mon incapacité à séduire et à plaire. Cette crainte des femmes et ce sentiment d’infériorité qui m’habite sitôt que l’une d’elles m’attire. Ce besoin d’amour et d’affection, d’être câliné et bercé dans des bras aimés. Ce besoin de solitude, d’indépendance et de liberté qui ne me fait penser qu’avec terreur à une vie en couple ou à sortir avec une femme.
Désolé d'avoir été si long...
29 septembre 2007
Ca, c'est fait.
Deux heures d'efforts, sous la pluie et dans le froid. Deux heures à batailler, charmer ou argumenter fermement sans jamais l'être trop de peur de tout casser, tenter, trouver le bon angle d'attaque, chercher la faille qui la ferait céder et me permettre de tout remettre d'aplomb. Je ne sais pas pourquoi elle avait sauté de ses gonds et se retrouvait là, à flotter comme une épave inutile. Mais bon, je n'avais rien de plus passionnant à faire et ça m'embêtait de la laisser comme ça.
Certes elle était un peu grasse, mais de toute façon je ne pouvais pas reculer alors autant aller au coeur du problème et en finir pour que tout fonctionne.
Et d'un coup, j'ai trouvé le truc ! J'ai vu ce qui n'allait pas, c'était si simple que j'ai failli en rire. Mais je me suis retenu et j'ai commencé à pousser, tout doucement et soudain j'ai senti le petit choc...tout s'est remis en place ! VICTOIRE !!!
J'ai réussi à remettre cette putain de tringlerie-de-boîte-de-vitesses-sa-mère-en-tong en place !!! AH AH !
J'ai démarré la voiture juste pour avoir le plaisir de reculer et me garer correctement en marche arrière ! Quel bonheur !
Ah ! Si l'amour était aussi facile que la mécanique et les femmes aussi simples que nos bagnoles, il y aurait moins d'hommes à la dérive !
Allez, avoue que tu y as cru au moins 5 secondes, que j'avais réussi à emballer une jolie pépée, hein ?
Certes elle était un peu grasse, mais de toute façon je ne pouvais pas reculer alors autant aller au coeur du problème et en finir pour que tout fonctionne.
Et d'un coup, j'ai trouvé le truc ! J'ai vu ce qui n'allait pas, c'était si simple que j'ai failli en rire. Mais je me suis retenu et j'ai commencé à pousser, tout doucement et soudain j'ai senti le petit choc...tout s'est remis en place ! VICTOIRE !!!
J'ai réussi à remettre cette putain de tringlerie-de-boîte-de-vitesses-sa-mère-en-tong en place !!! AH AH !
J'ai démarré la voiture juste pour avoir le plaisir de reculer et me garer correctement en marche arrière ! Quel bonheur !
Ah ! Si l'amour était aussi facile que la mécanique et les femmes aussi simples que nos bagnoles, il y aurait moins d'hommes à la dérive !
Allez, avoue que tu y as cru au moins 5 secondes, que j'avais réussi à emballer une jolie pépée, hein ?
27 septembre 2007
De mieux en mieux
La chance et la bonne fortune étant deux de mes principales lacunes, non content de me baisser le moral, l'Entité Souveraine des Hommes (l'ESH)(ici vous pouvez remplacer par le nom de votre dieu) m'a refilé je ne sais quel saloperie qui me déchire la poitrine et me fait tousser dés que j'amorce un ricanement et hier ma pauvre 306 a perdu sa marche arrière et la 5ème vitesse...
Autant dire que ça va être rock'n roll d'aller faire les courses pendant 5 mois !
Oui parce que je te le dis tout net mon pote lecteur, je ne vais pas claquer 500 euros dans une caisse qui part à la ferraille en février prochain. Je suis naïf (je l'ai déjà dit ? ah bon...) mais pas totalement crétin non plus !
Bref, dans la série je te pourris la vie, on va voir combien de semaines tu tiens avant de te jeter de ton balcon -si vous souhaitez qu'Archie saute samedi, tapez 1; si vous souhaitez qu'il reste une semaine de plus, tapez 2- l'ESH n'a pas fait dans la dentelle cette semaine.
Donc ce soir, whisky, whisky, euuuuh... whisky (l'en faut bien trois ce soir), miel et dodo avec les poules...
Bonne nuit.
Autant dire que ça va être rock'n roll d'aller faire les courses pendant 5 mois !
Oui parce que je te le dis tout net mon pote lecteur, je ne vais pas claquer 500 euros dans une caisse qui part à la ferraille en février prochain. Je suis naïf (je l'ai déjà dit ? ah bon...) mais pas totalement crétin non plus !
Bref, dans la série je te pourris la vie, on va voir combien de semaines tu tiens avant de te jeter de ton balcon -si vous souhaitez qu'Archie saute samedi, tapez 1; si vous souhaitez qu'il reste une semaine de plus, tapez 2- l'ESH n'a pas fait dans la dentelle cette semaine.
Donc ce soir, whisky, whisky, euuuuh... whisky (l'en faut bien trois ce soir), miel et dodo avec les poules...
Bonne nuit.
25 septembre 2007
Le lien qui tue
Mon p'tit frère doit avoir un don. Il m'a envoyé un lien sur la séduction pendant que j'étais en congés. Je suis allé voir...
Je suis atterré ! Jamais je n'y arriverai...
D'abord j'ai tous les défaut du gars gentil (à part dire je t'aime au bout de deux semaines. J'ai presque 35 balais, j'ai beau être naïf, je sais que ça marche pas comme ça !), question physique j'en parle même pas (je veux bien défendre ma copine en cas d'agression mais elle devra s'occuper de mon enterrement...), aucune spontaneité, jamais d'idées, aucun sens de l'initiative... Enfin je suis catastrophique.
A part dire des conneries (vulgaires souvent, en plus) j'ai faux tout partout !
Décidément, la séduction n'est vraiment pas mon truc ! Devoir réunir autant de qualités et de talents, c'est impossible. Comment ils font les autres, bordel ?????
C'est pas comme ça que je vais retrouver le moral moi...
Je suis atterré ! Jamais je n'y arriverai...
D'abord j'ai tous les défaut du gars gentil (à part dire je t'aime au bout de deux semaines. J'ai presque 35 balais, j'ai beau être naïf, je sais que ça marche pas comme ça !), question physique j'en parle même pas (je veux bien défendre ma copine en cas d'agression mais elle devra s'occuper de mon enterrement...), aucune spontaneité, jamais d'idées, aucun sens de l'initiative... Enfin je suis catastrophique.
A part dire des conneries (vulgaires souvent, en plus) j'ai faux tout partout !
Décidément, la séduction n'est vraiment pas mon truc ! Devoir réunir autant de qualités et de talents, c'est impossible. Comment ils font les autres, bordel ?????
C'est pas comme ça que je vais retrouver le moral moi...
24 septembre 2007
J'fais tout comme les copains !
A croire que l'automne est générateur de dépressions. Toute la petite blogosphère à moi que je visite régulièrement a le moral dans les tennis. Et moi, pour une fois, je suis le mouvement.
Après deux gros mois de bon moral et de bonne résolution "t'es pas si mal, c'est juste que t'as pas eu de chance et que vieillir seul a aussi ses bons côtés", là, ça va plus trop bien.
C'est comme quand tu es au régime et que tu marches dans la rue et chaque fois que tu lèves la tête c'est pour te retrouver devant une bonne boulangerie avec plein de friandises sous le nez. Depuis quelques jours, je vois toutes ces jolies femmes et je ne peux pas m'empêcher de me dire que vieillir avec une femme que j'aimerai (et qui me le rendrait pour de bon, évidemment...) finalement, ça ne devrait pas être si mal.
Oui mais voilà, ça serait trop simple si juste en me disant ça je tombais cash sur la femme de ma vie et qu'on tombe amoureux -crac !- en même temps !
Non non... que nenni. Dans ma tête c'est comme si c'était le parti socialiste : plein de monde avec chacun son idée et qui se tape dessus !
Et toujours ces même questions qui reviennent, lancinantes, comme un vieux refrain : qu'est-ce qui cloche chez moi ? Qu'est-ce qui fait qu'aucune femme ne m'aborde, qu'est-ce qui les repousse ? Pourquoi ne suis-je pas capable de séduire quelqu'un ?
Et les même doutes ou convictions, profondément enracinés : je suis trop mal foutu, trop de volume ici, pas assez là, je ne suis pas un type bien, même si une femme me parlait je ne serais pas capable de l'intéresser bien longtemps, si une femme s'interesse à moi c'est qu'elle me mijote un sale coup, j'ai peur de tomber amoureux parce que celle que j'aimerai ne m'aimera sûrement pas, de toute façon je n'aime pas sortir et suis trop casanier pour vivre une relation...
J'ai même peur d'aller voir un psy, parce que je trouve tout ça tellement stupide, tellement ridicule... Ca a l'air tellement facile pour les autres, de se rencontrer, de se plaire, sortir, se séparer, refaire des rencontres, plaire à nouveau... Tout ça me dépasse, je ne comprend pas toute cette agitation, cette vie sentimentale à 200 à l'heure !
Certainement que je suis naïf, simplet et que j'attends que la Belle-au-Bois-Dormant se réveille et vienne me chercher. Je me sais incapable d'agir et j'ai trop peur de demander de l'aide pour ça.
Non mais tu m'imagines, ami lecteur, entrer dans le cabinet du psy et lui dire "Voilà docteur, j'ai eu des ruptures amoureuses qui m'ont fait souffrir et maintenant j'ai peur des femmes et de leur parler" ? Bon, la vérité, c'est que j'en ai toujours eu peur, que je n'ai jamais su ce qu'était la confiance en soi et qu'au premier échec (quoi que j'entreprenne ou presque d'ailleurs) j'abandonne.
Non, tout ça est bien trop puéril et anodin pour aller faire chier un psy qui voit défiler des tonnes de suicidaires et de dépressifs profonds toute la journée !
L'est pas sorti de l'auberge, Archie, et je vais passer encore des semaines à essayer de remonter la pente. J'avais si peur de retomber dans l'angoisse, les interrogations et l'introspection à outrance... Je vais me Lelapiniser et faire du rangement, du ménage, du dépoussiérage, du frottement, de l'aspiration, du serpillièrage. J'aime pas faire le ménage mais j'ai remarquer qu'avoir mon appart' nickel-chrome m'aidait à y voir plus clair.
Là par contre, je me dis que c'est une bonne raison d'aller voir le psy. Faudrait pas que je me mette à avoir des TOC !!!
Après deux gros mois de bon moral et de bonne résolution "t'es pas si mal, c'est juste que t'as pas eu de chance et que vieillir seul a aussi ses bons côtés", là, ça va plus trop bien.
C'est comme quand tu es au régime et que tu marches dans la rue et chaque fois que tu lèves la tête c'est pour te retrouver devant une bonne boulangerie avec plein de friandises sous le nez. Depuis quelques jours, je vois toutes ces jolies femmes et je ne peux pas m'empêcher de me dire que vieillir avec une femme que j'aimerai (et qui me le rendrait pour de bon, évidemment...) finalement, ça ne devrait pas être si mal.
Oui mais voilà, ça serait trop simple si juste en me disant ça je tombais cash sur la femme de ma vie et qu'on tombe amoureux -crac !- en même temps !
Non non... que nenni. Dans ma tête c'est comme si c'était le parti socialiste : plein de monde avec chacun son idée et qui se tape dessus !
Et toujours ces même questions qui reviennent, lancinantes, comme un vieux refrain : qu'est-ce qui cloche chez moi ? Qu'est-ce qui fait qu'aucune femme ne m'aborde, qu'est-ce qui les repousse ? Pourquoi ne suis-je pas capable de séduire quelqu'un ?
Et les même doutes ou convictions, profondément enracinés : je suis trop mal foutu, trop de volume ici, pas assez là, je ne suis pas un type bien, même si une femme me parlait je ne serais pas capable de l'intéresser bien longtemps, si une femme s'interesse à moi c'est qu'elle me mijote un sale coup, j'ai peur de tomber amoureux parce que celle que j'aimerai ne m'aimera sûrement pas, de toute façon je n'aime pas sortir et suis trop casanier pour vivre une relation...
J'ai même peur d'aller voir un psy, parce que je trouve tout ça tellement stupide, tellement ridicule... Ca a l'air tellement facile pour les autres, de se rencontrer, de se plaire, sortir, se séparer, refaire des rencontres, plaire à nouveau... Tout ça me dépasse, je ne comprend pas toute cette agitation, cette vie sentimentale à 200 à l'heure !
Certainement que je suis naïf, simplet et que j'attends que la Belle-au-Bois-Dormant se réveille et vienne me chercher. Je me sais incapable d'agir et j'ai trop peur de demander de l'aide pour ça.
Non mais tu m'imagines, ami lecteur, entrer dans le cabinet du psy et lui dire "Voilà docteur, j'ai eu des ruptures amoureuses qui m'ont fait souffrir et maintenant j'ai peur des femmes et de leur parler" ? Bon, la vérité, c'est que j'en ai toujours eu peur, que je n'ai jamais su ce qu'était la confiance en soi et qu'au premier échec (quoi que j'entreprenne ou presque d'ailleurs) j'abandonne.
Non, tout ça est bien trop puéril et anodin pour aller faire chier un psy qui voit défiler des tonnes de suicidaires et de dépressifs profonds toute la journée !
L'est pas sorti de l'auberge, Archie, et je vais passer encore des semaines à essayer de remonter la pente. J'avais si peur de retomber dans l'angoisse, les interrogations et l'introspection à outrance... Je vais me Lelapiniser et faire du rangement, du ménage, du dépoussiérage, du frottement, de l'aspiration, du serpillièrage. J'aime pas faire le ménage mais j'ai remarquer qu'avoir mon appart' nickel-chrome m'aidait à y voir plus clair.
Là par contre, je me dis que c'est une bonne raison d'aller voir le psy. Faudrait pas que je me mette à avoir des TOC !!!
17 septembre 2007
Tordu, finalement...
Je reviens de chez le médecin du sport. C'est un vrai celui-là : médecin national de la Fédé de squash, de celle du tennis, de la FIFA (il a fait le Mondial 98 !), bref... Un gars que rien qu'un regard il sait déjà où t'as mal !
Moi c'est le genou gauche. Les escaliers sont une torture, se lever d'une chaise provoque immanquablement une douleur telle une dague traversant la rotule, et se lever une fois accroupi est un exploit qui se finit souvent les fesse par terre...
Arrivé dans le cabinet, petite liste de mes malheurs (physique bien sûr) et il me demande de monter sur une espèce de caisse en bois vitrée sur le dessus. Il commence à m'expliquer que sur une voiture, lorsqu'un pneu s'use, c'est la plupart du temps du à un dérèglement mécanique : défaut de parallélisme (ben, où qui veut en venir lui ? Ch'uis pas parallèle moi ? Ch'ais que j'ai pas une gueule de porte-bonheur mais quand même !)
Là il me fait descendre de son "aquarium" et vient derrière moi. Tout en continuant son analogie avec la mécanique, il me plaque d'un coup les bras le long du corp et ô stupeur !
Mes deux mains ne se placent pas aux mêmes endroits : l'une est devant ma cuisse droite, l'autre derrière la cuisse gauche (enfin presque derrière...)
Il me fait m'allonger pour me triturer les jambes, hitoire de confirmer que les ménisques ne sont pas touchés "vous voyez, si je fais ça à un type qui a le ménisque endommagé, il grimpe aux rideaux en pleurant sa mère même s'il est bâti comme Chabal !" Il est courageux le type, parce que Chabal, une fois redescendu de sa tringle, il te fait pareil avec ta colonne vertébrale lui !
Donc je suis tout tordu et donc je compense. Et du coup, le genou déguste. Une chondropathie rotulienne qu'il appelle ça. Résultat : port de semelles orthopédiques et 6 semaines de kiné JOURNALIERE !!! Avec étirement lombaire et autre réjouissances, renforcement abdominal en chaînes courtes (???) et un truc de barbare qui s'appelle le travail excentrique de Stanish (avec des poids et tout le toutim...)
J'vais morfler !
Moi c'est le genou gauche. Les escaliers sont une torture, se lever d'une chaise provoque immanquablement une douleur telle une dague traversant la rotule, et se lever une fois accroupi est un exploit qui se finit souvent les fesse par terre...
Arrivé dans le cabinet, petite liste de mes malheurs (physique bien sûr) et il me demande de monter sur une espèce de caisse en bois vitrée sur le dessus. Il commence à m'expliquer que sur une voiture, lorsqu'un pneu s'use, c'est la plupart du temps du à un dérèglement mécanique : défaut de parallélisme (ben, où qui veut en venir lui ? Ch'uis pas parallèle moi ? Ch'ais que j'ai pas une gueule de porte-bonheur mais quand même !)
Là il me fait descendre de son "aquarium" et vient derrière moi. Tout en continuant son analogie avec la mécanique, il me plaque d'un coup les bras le long du corp et ô stupeur !
Mes deux mains ne se placent pas aux mêmes endroits : l'une est devant ma cuisse droite, l'autre derrière la cuisse gauche (enfin presque derrière...)
Il me fait m'allonger pour me triturer les jambes, hitoire de confirmer que les ménisques ne sont pas touchés "vous voyez, si je fais ça à un type qui a le ménisque endommagé, il grimpe aux rideaux en pleurant sa mère même s'il est bâti comme Chabal !" Il est courageux le type, parce que Chabal, une fois redescendu de sa tringle, il te fait pareil avec ta colonne vertébrale lui !
Donc je suis tout tordu et donc je compense. Et du coup, le genou déguste. Une chondropathie rotulienne qu'il appelle ça. Résultat : port de semelles orthopédiques et 6 semaines de kiné JOURNALIERE !!! Avec étirement lombaire et autre réjouissances, renforcement abdominal en chaînes courtes (???) et un truc de barbare qui s'appelle le travail excentrique de Stanish (avec des poids et tout le toutim...)
J'vais morfler !
16 septembre 2007
Des fois, y'a des beignes qui se perdent !
Je me lève tôt par habitude. Même quand je ne bosse pas, à 8h du mat', les yeux s'ouvrent.
Ce matin c'était pénurie de pain, donc sitôt sorti du lit, je vais jusqu'à la boulangerie. J'aime bien y aller, la déco est sympa, tu vois le boulanger faire le pain juste à côté, derrière le comptoir des pains spéciaux et originaux, les vendeuses sont toutes sympathiques et ne sont pas seulement là pour échanger un mélange de farine et d'eau contre un mélange de cuivre et de nickel.
C'est le bonheur des petits commerces -même si 95 centimes pour une baguette (oui j'aime le bon pain et je prends toujours la baguette "tradition" plus chère mais bien meilleure !) ça fait cher le bonheur- le bonheur des petits commerces disais-je c'est le contact. On échange, on sourit, on se parle, on apprend la vie des autres, leur espoirs, leurs vacances, leurs enfants, leur malheurs, leur vie quoi.
Ce matin, la vendeuse avait une petite mine. Encore le seul client dans la boulangerie à 8h30 je lui demande ce qui ne va pas. Elle m'avoue qu'elle n'est là que pour un mois encore, le patron la vire. Elle a son petit caractère et visiblement, même si son boulot est bien fait, faut pas l'ouvrir même si on n'est pas content. Elle a quand même une idée de ce qu'elle veut faire, elle aime les enfants et veut bosser avec eux.
Entre temps un homme est entré dans la boulangerie, visiblement à la retraite, pressé et de mauvaise humeur. Je trouve extraordinaire ce cocktail. Comment peut-on être retraité, levé du pied gauche et pressé à 8h30 un dimanche matin ???
Non content de cet état de fait, le malotru se permet soudain d'interrompre notre petite conversation (il devait être 8h31 à peu de chose près...), s'il l'avait osé il m'aurait bien collé un coup d'épaule, et d'agresser la pauvre vendeuse en lui disant qu'il n'était pas là pour entendre parler de sa vie qu'il est pressé et qu'il veut deux baguettes bien cuites... Deux autres clients arrivés entre temps, abasourdis autant que moi, ne disent rien dans un premier temps. La vendeuse poliment lui rétorque qu'elle va le servir mais qu'il n'est pas obligé de l'agresser. Le vieux s'énerve encore plus et la menace de ne plus venir ici...Malheureusement, la pauvre boulangère, un peu perdue par tant de méchanceté de bon matin, lui amène deux baguettes peu cuites...
Là le vilain bonhomme, la lippe méprisante et le menton agressif comme savent si bien le faire les vieux, se met à crier qu'elle est atroce et qu'il ne remettrait pas les pieds ici !
Là, les deux client et moi ne pouvons retenir notre colère lui envoyons dans sa face de crétin qu'on attend que ça qu'il se barre et que cette boulangerie n'a pas besoin de clients de son genre !
La pauvre vendeuse, toute tremblante, s'excuse devant nous en bégayant et nous la rassurons. Ce n'est pas à elle de s'excuser mais à l'abruti et toujours très poétique dans mon phrasé (Jean-Luc Reichmann m'avait pourtant dit de l'améliorer mais c'est au-dessus de mes moyens...) je lui dis de ne pas s'inquiéter, ce type a certainement du s'en coincer une dans la lunette de ses chiottes ce matin et que ce n'a rien à voir avec elle...
Décidément, les vieux, jamais à court de réflexion sur l'impertinence et le manque de respect des jeunes, sont bien souvent les plus odieux personnages que j'ai jamais pu rencontrer !
Mon Dieu, Odin, Vishnu, Bouddha, Allah, Yahvé, Bélénos ou Osiris, qui que ce soit là-haut qui dirige cette taule, je vous en supplie, ne me laissez pas devenir un sale petit con de vieux. Faites de moi un vieil homme bienveillant et sage, amusant et amusé, pondéré et gentil.
Ou bien faites-moi mourir jeune.
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