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J'avais oublié mon portable ce matin. Heureusement.
Sinon je crois que la pauvre cruche de la mairie qui m'a appelé s'en serait pris plein les feuilles.
Tu n'es pas sans savoir, lecteur assidu, que je pars en NZ en février et que pour ça, il faut un document qui te permet d'accéder et traverser les aéroports et autres endroits d'affluence touristique. Un passeport.
Pour ça il te faut donner un tas de papiers pour prouver au tamponneur de la préfecture que c'est bien toi qui est né là à telle date et que tu habites bien là où tu dis crêcher et que c'est bien ta tête qui porte ton nom.
Et pour ça, c'est un(e) employé(e) de mairie qui envoie tout ce fatras à la préfecture. Sauf que la courge (hé oui, une femme, je l'invente pas...) qui a pris tout mes papiers n'a pas jugé bon de me demander une pièce d'identité à fournir avec le fatras-dossier. Et que c'est hyper important-indispensable-nécessaire. A croire qu'elle doit faire des passeports depuis avant-hier... Heureusement qu'on n'est pas aux US, je serai déjà en tôle pour suspicion de terrorisme et que ladite fonctionnaire malhabile arpenterait le couloir de la mort pour atteinte à la sécurité de l'état et complicité de tentative de terrorisme.
Et tu sais quoi, ami lecteur ? Ben je suis même pas étonné. Je sais pas comment je vais faire pour leur donner ce qu'ils veulent parce que y aller en dehors des horaires de bureau, c'est comme chercher des jonquilles en décembre. Voué à l'echec.
Et en plus faut que je la rappelle. Parce que je sais même pas s'il faut leur donner ma carte d'identité, ou une photocopie, ou s'il faut que je me présente obligatoirement... Le bordel couvré, la foire à neuneu, le souk...
Et dire qu'elle rigolait l'autre décérébrée quand je lui ai dit que je m'y prenais à l'avance parce qu'en général, les papiers, c'est comme s'ils venaient à pieds depuis Paris ! Si j'avais su, je lui aurait collé une tarte de suite. J'aime pas qu'on se paie ma fiole, surtout quand j'ai raison !
Ce soir grande conversation avec l'Ecolo.
On va en Nouvelle-Zélande en février tous les deux grâce à notre liberté de mouvement, tu es au courant, ami lecteur.
Et on a parlé de sa rupture avec son ex. Et malheureusement pour lui, il a vécu un peu la même chose que moi. Un peu beaucoup même. A croire que les tares familiales sont toujours une réalité de nos jours. Et nous, notre tare, c'est qu'on se fait bananer par nos femmes. Enfin, il est beaucoup plus malin que moi, donc il s'en remettra vite et en fera baver à l'ex, sois-en sûr reader friend... (je me mets un peu à l'anglais, parce que l'Ecolo c'est pas trop sa tasse de thé. Et si je veux pouvoir passer un séjour agréable en NZ, autant ne pas insulter un autochtone qui, je te le rappelle, appartient à la nation qui met régulièrement une branlée aux autres à un jeu vachement viril qui se joue à 7,9 ou 15 avec un ballon ovale...)
Bref, tout ceci me conforte dans l'idée que la femme n'est vraiment pas la meilleure amie de l'homme (puisque c'est le chien...) ni sa plus belle conquête (puisque c'est le cheval...)
En revanche, il se pourrait que ce soit sa première plaie, comme l'Egypte en avait 7, mais je ne sais pas à combien se monte le quota de l'homme.
Attends ami lecteur, on peut faire un premier bilan :
- la femme,
- la drogue,
- l'argent,
- les enfants... non, c'est une conséquence de la première plaie.
Bon j'ai l'air méchant comme ça et d'être un sale machiste, dégueu et revanchard. Mais franchement, plus je connais les femmes, et plus elles me déçoivent. Aucune qui soit réglo avec son mec. Certainement que les mecs ne le sont pas, mais malheureusement, il y a encore des crétins comme moi qui le sont. Et c'est presque honteusement que j'avoue n'avoir jamais trompé une de mes copines, ni même en avoir éprouvé l'envie en croisant une autre femme (trop heureux d'en avoir emballé une certainement, mais là n'est pas la question.)
Certainement que mon frère l'Ecolo, élevé par la même brave femme que moi, a suivi le même chemin. Et s'est retrouvé empêtré dans le même bourbier.
Je vais juste lui dire de ne surtout pas croire la prochaine si elle lui dit qu'elle prend la pilule et qu'il peut jeter sa boîte de capotes. Si je peux lui éviter de se faire faire un enfant dans le dos, se décider à le garder et de se voir finalement annoncer que ledit enfant est passé dans une broyeuse dans une obscure clinique de l'est de la France...
Ca sera toujours ça de gagné...
Je sais pas si c'est pour fêter les deux ans de l'effondrement de ma vie, mais depuis lundi je ne bouffe rien.
Enfin rien, n'exagérons pas, j'arrive à avaler un petit déj, une salade de tomate et un yaourt le midi, ou un pamplemousse et un bout de fromage... Quoiqu'aujourd'hui juste un yaourt avec deux cuillers de miel... Je sens mon estomac qui proteste mais j'ai pas envie de bouffer. Me donne des nausées. Comme y'a deux ans. C'est pas sérieux...
Y'en a que la déprime et l'ennui font bouffer, moi ça me coupe l'appétit. Alors évidemment c'est pas avec un yaourt dans le ventre que je vais lever de la fonte, hein... Non ça serait pas sérieux.
Le temps est infect, de gros nuages gris roulent au-dessus de moi. La moto va commencer à hiberner. Si je pouvais en faire autant, je signerai. Quoique je commence à aimer l'hiver, ce froid, ces gros manteaux qui nous cachent, ces écharpes qui nous masquent.
Bientôt l'anniversaire de Didi et comme d'hab aucune idée originale. C'est tout moi ça. Je me dis que quand on aime des gens on devrait avoir plein d'idées pour leur faire plaisir. Mais j'y arrive pas. Alors forcément je me dis que je dois pas les aimer assez. Ou pas du tout. C'est pas sérieux.
Bon ça sent vraiment la déprime et l'automne ce post. J'espère qu'au moins les marseillais vont me sortir de ma torpeur ce soir...
Et je vais quand même tâcher de manger et de tout garder. Vomir en ayant même pas un gramme d'alcool dans le sang, quand même, c'est pas sérieux !
Les congés ça me gonflent. Passe-moi le "ben donne-les moi tes congés!" ami lecteur, c'est pas le jour.
Ca fait trois jours et demi que je traîne chez moi (bon un peu chez les amis qui sapent le moral, un peu dans nos chères administrations pour faire le passeport, mais sinon rien) et déjà j'ai presque hâte de retourner au taf ! Me sentir utile (enfin si c'est possible !), croiser des collègues, meubler la journée quoi !
Oui j'en reviens pas, voir des gens me manque. Pas le clampin moyen qui te fais chier sur la route ou la mamie qui te casse les noix aux caisses, pas le rustaud clope au bec qui t'enfume ni la pétasse mal braillée qui te regarde comme si elle était Sharon Stone herself, non non... rien de tout ça. J'aimerai voir mes collègues, ceux que je côtoie, à qui je parle de la pluie et du beau temps, des problèmes de la Groussebouate, des manips à préparer, des réunions, des prochains contrats... 'Tain finalement je suis pas un associal !
Je sais que j'ai qu'à me bouger, sauter sur ma moto et balader, appeler ma coiffeuse et retrouver une tête potable, prendre mon sac de sport et aller suer en levant de la fonte...
Mais j'ai pas envie.
Epargne-moi, ami lecteur, le refrain sur la petite amie qui rendrait tout ça plus gai et énergique.
Dans la vie il y a ce qu'on sait et ce qu'on ressent. Je sais bien que si j'étais un type normal sans un tas de craintes, de peurs et de doutes mais avec un minimum de charme et de séduction, je m'efforcerai de trouver une... essayons d'être pas trop méchant... compagne ! C'est bon ça, compagne, non ?
Mais ce que je ressens... Va voir les précedents posts. Je crois malheureusement que j'en ai assez écrit sur le sujet.
Bon tout à l'heure je vais aller voir le chat de Didi, partie en mission au pays de la pluie et de la bruine pour la semaine. Ensuite un petit coup d'aspirateur à la maison, le vin du Jura qui devrait enfin pointer son nez et puis Bordeaux qui débute sa Ligue des Champions ce soir.
Aujourd'hui je vais porter les papiers pour faire faire mon passeport. Mais j'ai une flemme d'enfer. Genre déprime.
C'est malheureux mais les repas chez les amis ont souvent tendance à me miner le moral. Chez les parents du Sexo, dimanche, j'avais vraiment l'impression d'être le vilain petit canard. Celui qui en veut aux femmes, qui en a peur et qui veut rester seul. Mais il est pas normal ce petit !
Je commence à comprendre, à mon tout petit niveau, ce que ressentent les personnes affectées d'une différence considérée comme anormale par les gens "ordinaires".
On se sent diminué, incompris, rabaissé.
Tu me diras ami lecteur que moi j'ai choisi ma différence. Oui. Et non.
J'ai pas choisi d'avoir un caractère solitaire, taciturne. Je suis ainsi, je ne fais pas exprès d'être mal dans ma peau lorsque je ne suis pas seul, d'être angoissé lorsque je suis en couple.
Alors aujourd'hui il va me falloir affronter les gens dehors, l'administration et ses sbires obtus. Je n'ai pas envie d'aller à la salle de sport suer comme un boeuf devant des dizaines de musclors rigolards devant ma carrure d'anchois. J'ai payé 260 balles (euros hein. Les balles maintenant c'est des euros, ok ? ) mais entre les blessures et le manque d'envie...
Parfois je me dis que je me taperais bien une greluche, juste pour faire taire les gens, pour paraître "comme tout le monde". Une un peu moche, trop heureuse de se faire tringler par un mec qui l'aurait draguer pour la première fois de sa vie ! Mais je suis même pas sûre qu'elle voudrait de moi !
Je sais que j'avais pris la résolution de prendre la vie du bon côté, mais quand même tes amis s'acharnent à te traiter d'imbécile de ne pas tremper ta nouille dans la première venue et à te rabacher que ta vie ne rime à rien parce que tu est seul, quel est le bon côté à prendre ?
Les samedis sont propices aux réflexions. Du moins chez moi. Passant la majorité des mes week-end seul avec moi-même, mon cerveau ne cesse alors de poser un tas de questions existentielles.
Aujourd'hui, étant donné que ma guérison de l'âme progresse irrémédiablement, ce qui me sert d'organe à penser envisage la possibilité que je sois attiré par une jeune femme (oui parce que je suis un hétéro convaincu et qu'il n'envisage donc pas une conversion sexuelle...)Ha ! Bien. Et alors que se passerait-il ?
...
Le fait est que je pense ne pas avoir de temps à consacrer à une femme. Ca prend du temps une femme (et donc de l'argent évidemment, mais ça c'est accessoire...)
Ca veut bouger tout le temps, voir des choses, sortir (aïe !), faire du shopping (aïe aïe !), danser (aïe aïe aïe !), bref...
Mais le plus dur c'est qu'une femme a besoin que son homme la fasse rêver. Et moi, là, je ne peux rien offrir. Rien. Du rêve j'en n'ai même pas pour moi. A part me payer une chouette voiture dans deux ans et partir en Nouvelle-Zélande avec l'Ecolo en février, je ne rêve de rien.
Garder ma petite vie tranquille, apprendre à faire du roller, continuer à faire de la moto, redevenir un sportif régulier, tout ça c'est ce que je me suis fixé comme objectifs. Alors je te vois venir, fidèle lecteur : les rêves viendront avec celle que tu rencontreras, tes envies changeront avec elle, etc.
Mais je ne me sens pas capable de changer à ce point, de me débarrasser de ma gangue de rêves médiocres mais accessibles, de ma petite vie poussiéreuse mais tellement rassurante, de mon insensibilité froide mais si protectrice.
Je ne sais même pas si je serai capable d'éprouver de la tendresse, de l'affection alors que ces deux choses me manquent tellement que cette faim s'est muée en douleur sourde.
Pourquoi se sent-on mal, voire anormal, à être seul ? L'éducation, l'environnement, tout ce qui nous entoure nous pousse à trouver "l'âme soeur" qui embellira soi-disant notre vie. Du coup les gens bien intentionnés s'évertuent à nous montrer telle ou telle créature qui n'a pas l'air mal et qui pourrait peut-être mettre un peu de joie dans notre vie. Comme si nous étions des gens tristes à cause de notre mode de vie.
C'est vrai, je n'ai pas choisi d'être abandonné, trahi, détruit... Mais j'ai fait front, avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Et j'ai fini par me bâtir une vie qui me convient, stable. Sans heurt, sans angoisse, sans inquiétude...
Oui sans amour affection ou tendresse, c'est vrai. Et j'avoue humblement que ce sont des choses que je trouvais agréables à vivre et à ressentir. Mais pour moi les désagréments qui vont de paire avec le fait d'être avec une femme sont plus forts que les petits bonheurs de ces sentiments.
Car je sais que je n'aurai aucune confiance mais d'innombrables doutes. J'éprouverai de la jalousie, sentiment que je ne connaissais pas et que j'abhorre. Le moindre retard, le plus petit oubli ou accrochage me propulsera dans les griffes de l'Angoisse, ma vieille ennemie récemment vaincue.
Je serai certainement invivable en plus d'avoir déjà de nombreux défauts lorsque je suis avec quelqu'un : je ne sais jamais quoi faire, je n'ai jamais d'idée romantique, sympa ou originale, je ne sais pas quand je dois être un amant fougueux, être tendre, laisser ma compagne tranquille dans son coin, être ferme et affirmé, être complaisant et compréhensif, je ne dis pas ce qu'il faut au bon moment, bref... je ne sais pas gérer une relation.
Mais avant d'en arriver là, il faut rencontrer une femme pour qui j'aurai de l'attirance. Et ensuite que j'arriverai à séduire (parce qu'il y a bien longtemps que je ne me suis pas fait abordé par une femme et que ça ne va pas aller en s'arrangeant !)
Et là, c'est un exercice pour lequel je n'ai absolument aucune prédisposition ni aucun talent. Ce n'est pas pour me rabaisser ou faire le Caliméro, c'est une constatation objective. La dernière fois que je me suis essayé sérieusement à cet exercice, il y a plus de 15 ans, j'ai pris un n-ième rateau et la bonne résolution de ne pas recommencer.
Je me mens, j'ai bien essayé avec la petite boulangère mais c'était vraiment sans conviction.
Je crois que la poussière continuera lontemps à s'accumuler sur ma petite vie. Et tous ceux qui s'esclaffent lorsque je leur avoue que je tiens à rester célibataire et qui me prennent pour un bouffon ou un débile n'y changeront rien. Tout est une affaire d'équilibre. Et pour le moment l'équipe "Amour, Affection et Tendresse" ne fait vraiment pas le poids face à "Jalousie, Angoisse et Liberté" et pour lontemps encore. Ca fait deux ans qu'elle prend une raclée et si les saisons se suivent elles se ressemblent trait pour trait.
Mais faudrait pas qu'une joueuse talentueuse entre en jeu. Elle pourrait peut-être changer la donne...
Ca y est ! On l'a fait ! Mon p'tit frère (L'Ecolo) et moi on s'est payé deux billets aller-retour Paris-CDG/Auckland via Singapour !Enfin en fait de billets, comme on a réservé par internet, on a imprimé une feuille A4 qui va nous servir de sésame pour prendre le gros navion !La vache j'arrive pas à croire que je vais me trimballer de l'autre côté de la planète pendant un mois ! Avec le soleil au nord et un ciel étoilé inconnu (il paraît que la nuit ça fait bizarre de ne pas reconnaître la disposition des étoiles...), des températures estivales en février et un programme totalement improvisé. A tel point qu'on va arriver à Auckland le 31 janvier à 23h45 et qu'on devra commencer par trouver un endroit pour crêcher !Ah ben l'aventure, c'est l'aventure, hein !A prévoir, des sous en pagaille, acheter des tentes sur place, acheter des cartes mémoires grosse capacité pour prendre des joulifotos... Bon je vais quand même voir si on peut pas réserver une chambre le premier soir quand même. Une nuit au BnB, on va pas en mourir, même de honte ! Le BnB d'Auckland, quand même, ça pète plus que le Formule 1 de Meulun !Si après ça on n'arrive pas à oublier nos déboires amoureux respectifs, les deux frères sont bons pour le rebut !Enfin, c'est quand même fou d'être obligé d'être malheureux en amour pour pouvoir se payer une tranche d'aventure avec son frère ! Ah la la ! J'entends d'ici les filles crier : "Quoi mais j'empêche pas mon copain de s'amuser !" Ah ouais. Bon alors demain, gamine, il t'annonce qu'il part dans 5 mois à Tahiti avec son meilleur pote pour 4 semaines pendant que toi tu trimeras pour payer le loyer. Tu fais quoi ? Tu cries pas ? Tu demandes pas à venir ? Tu fais pas ta crise ? Tu lui craches pas à la gueule qu'il va là-bas pour s'envoyer des vahinés ? Tu le quittes pas ou menaces pas de le faire ? Non ? Alors soit t'es une menteuse, soit tu t'en carres l'oignon de ton mec !En attendant, moi et mon p'tit frérot, on va s'en payer une bonne tranche. Faudra juste qu'on évite de faire nos habituelles blagues de mauvais goût. Du style parler de pétard, d'Al Quaida ou encore du 11/09/01 dans les aéroport... Bah sinon on passera un mois loin de la famille, certes, mais à Guantanamo. Ca a son charme aussi, mais j'ai jamais aimé le style barbelé pour les clôtures...
C'est très étrange. Depuis ma "victoire" contre Madame l'Angoisse il y a une semaine je me sens... un autre homme. Cette décision de vivre la vie avec bonne humeur a provoqué une révélation. Je vivais en permanence avec la colère aux tripes, la haine au coeur et la rage dans les yeux. En me débarrassant de l'Angoisse, la colère a suivi le même chemin. Effet imprévu mais ô combien réjouissant.
De ton côté, ami lecteur ne te réjouis pas trop vite. Je suis un râleur et il y a toujours des choses qui me gonflent. Mais plutôt que de pester et râler sans produire d'autres effets que le ras-le-bol des gens et leur désintérêt, je ne me préoccupe que de choses que je peux améliorer ou sur lesquelles je peux avoir de l'influence. En plus j'économise de l'énergie ! La sérénité est un comportement citoyen ami lecteur !
C'est fou comme on peut apprécier la vie et ce qui l'anime lorque la colère est absente. On goûte les petites joies de tous les jours avec un autre point de vue, des sens plus affûtés. Sans voile, sans préjugé ni interférence. Le passé est le passé et les choses qui font mal sont classées et archivées. On n'oublie pas, mais ça ne dirige plus nos décisions ou nos actes. Ca devient du conseil, du "Rex" de l'annotation au bord de la conscience.
Bon c'est pas un changement radical de vie non plus, hein ! Il n'est toujours pas question de faire de la place à une représentante du sexe ennemi ! Comment ? Adverse ? Ah non opposé ? Oui voilà, j'avais perdu le mot exact... Enfin bref !
Disons que pour commencer, je reprends plaisir à les regarder parce que l'objectivité n'est plus polluée par la colère. Et les filles, souvent, il faut bien le reconnaître, sont bien jolies...
La peur, soeur ou cousine germaine de la colère (je ne connais pas bien leur filiation, tu m'excuseras ami lecteur...) fait aussi ses bagages. Les sorties entre potes, bouger dehors, faire les courses, toutes ces choses qui m'angoissaient rien que de penser à tous ces humains que j'allais devoir côtoyer, me réjouissent. Bon je suis un mec et les courses ça me casse les noix sévère quand même, mais j'en flippe plus !
Je ne les réclame pas non plus à cor et à cri. Je te le répète ami lecteur, il ne s'agit pas d'un changement radical de vie. Juste une vision d'elle plus saine et optimiste. Il faut du temps pour que cela ait un effet plus voyant et durable. Et ça tombe plutôt bien, du temps j'en ai !
Bon la malchance veut que dans mon état d'esprit actuel, mon corps ne puisse pas suivre le mouv'.
Mais ce n'est que partie remise. Un jour ma cheville sera guérie et je pourrai enfourcher mon fidèle destrier et balader encore un peu avant l'hiver, sortir boire un verre, aller au ciné avec un plaisir retrouvé.
Moi qui ne supporte pas d'être blessé ou malade, je m'étonne de ma patience et de mon stoïcisme. Je vais peut-être finir par être un type bien à mes yeux après-tout !
La liberté a un prix, ami lecteur. Habiter seul a beaucoup d'avantages. Personne ne te brise les noix pour telle ou telle corvée, t'es seul maître à bord, tu marches sans les patins, pieds nus ou en grolles crottées dans l'appart', la télécommande est à toi, tu t'envoies un verre quand tu veux, bref... T'es tranquille.
Mais il y a quelques petits inconvénients. Imagine-toi, ami lecteur, que tu es un sportif (enfin, de temps en temps...) qu'un soir en rentrant te prend l'irrépressible envie de courir. Sans but particulier, juste courir pour courir. Le plaisir de sentir les jambes qui brûlent, les mollets qui se tendent à craquer, la sueur qui coule à flots dans les yeux et le dos, les poumons prêts à exploser au bout d'un quart d'heure... Bref un moment appréciable que par des sportifs, hein...Et là, sournoisement, un caillou te pète la cheville. Tu rentres en clopinant, comme t'es un célibataire, t'as rien pour te soigner alors tu massacres un drap pour faire des bandes (comme dans les films d'aventure ou le héros déchire ses vêtements pour soigner sa belle !) et tu te couches en priant pour que demain ça aille mieux.
Mais demain ça va pas mieux. C'est pire. Poser le pied par terre est un supplice, marcher est un rêve... Aller au taf... même pas la peine j'arriverai même pas au bus. Et puis là, faut que j'aille chez le toubib. Impossible d'y couper. Mais même s'il n'est pas loin, il est certainement en congés et puis comme je suis célibataire, ma femme peut pas m'y emmener. Forcément.
Merde quelle galère...
Bon, on va dire à la Groussebouate que ce matin je vais pas venir et je vais tenter de réveiller le Sexo vers 10 heures pour qu'il m'amène chez le gourou.
Bon, je vais me prouver que vivre seul est viable à long terme. Merde, y'a bien des vieux qu'y arrivent !!!
Juste pour voir si je vais tenir ma bonne résolution de prendre la vie du bon côté, justement la vie me donne l'occasion de la tester.
Je rentre du taf, tranquille dans mon appart' en bordel. Je me change en jogger (si si, je jogge moi maintenant...) surtout que j'ai des super runners esspécial pour avaler des kilomètres en courant comme un dératé sans avoir mal aux mollets (comme quand tu cours avec tes vieilles Nastase à la semelle type claquette en bois).
Je me dirige vers la route qui descend vers le rond-point dit "du coeur" (pasqu'y a un coeur en plastique ou métal rouge signe qu'ici on lutte contre le SIDA... moi j'ai rien fait à part mettre des capotes lors de mes rares occases de tremper ma nouille et encore la dernière en date n'a connu que l'engin sans artifice !)
Ca descend assez sec, avec un trottoir en herbe/terre/graviers du plus bel effet...
Et là c'est le drame. Y'a un gravier qu'était un peu plus énorme que les autres (genre Fiat 500 contre camion benne des carrières) et j'l'ai pô vu...
Le pied gauche tombe dessus, mais evidemment c'est pas un caillou plat. Un machin informe, vaguement sphérique, qui ressemble à rien de ce qu'on peut trouver sur ce putain de "trottoir" ! Bizarre non ?
La cheville plie, plie, je plie le genou sentant le drame arriver... la cheville plie encore, douleur... craquement sec... la douleur explose et remonte le long du tibia.
Merde. J'ai pas aimé le bruit. Et j'ai mal... Oh comme j'ai mal ! Doucement je remonte la pente. Revenir à l'appart' est un calvaire mais j'y parviens.
Comme tout homme seul qui se respecte, je n'ai ni bande, ni synthol, ni crème anti-foulure avec des super molécules d'ibuprofène... Rien.
Je prent un gant de toilette, y fourre des glaçons (ça j'ai !!!), attache le gant autour de la cheville enflée avec une chaussette de ski (c'est ce que j'ai de plus long et fin, et pas de vilains jeux de mots siouplait, j'ai mal !)
Marcher me fait mal, évidemment, mais faut que j'étende la lessive. Je dois me faire une bande, pour tenir la cheville, je pense à demain moi qui voulait aller au taf en moto, je suis même pas sûr de pouvoir marcher demain !!!
Je prends la serviette de table du sexo (c'est un drap housse avec un trou d'usure, bien pratique pour passer la tête dedans, et qui sert de serviette à mon cochon de sexo qui sait pas bouffer des spaghettis sans en faire profiter ses fringues !) tant pis, il en manquera un bout...
Je déchire une bande de tissu et me fais un strapping de fortune pour tenir la cheville.
Bon, je peux rien faire de plus à part prendre un Doliprane pour calmer la douleur et l'inflammation... Quelle guigne !
J'arrive pas à m'en vouloir, je suis pas fâché. Un peu inquiet de savoir ce que sera devenue ma cheville demain...
On dirait que ça marche cette résolution ! Tiens pour fêter ça je vais me mater Star Wars épisode VI !!!
Hier, dimanche, fin d'après-midi. J'attends l'heure de partir au ciné avec Didi, mon Amie avec un grand "A".Soudain, ma vieille amie ressurgit du tréfond de son abîme. L'Angoisse. Merde, mais quoi encore ? Ok, j'aime pas les dimanche, j'en ai assez des vacances (oui je suis un peu particulier, les vacances ça va un moment ensuite ça m'énerve !) mais y'a rien qui cloche !Alors pas question de se laisser aller et d'enfouir encore cette salope tout au fond ! Cette fois je la chope et lui torche la gueule !Mais comment faire ? Ses petites dents empoisonnées plongent dans mon coeur, répandant des flots d'adrénaline dans mon sang. Mon palpitant se bat, s'agite, s'accélère. Lui aussi a compris qu'aujourd'hui on se battrait ! Alors j'agis, je serai en avance à Aix, mais tant pis : je m'habille, prends la cassette sur laquelle j'ai enregistré Lost pour Didi et le magnétoscope (elle n'en a pas...), tout ça sans me presser, tranquillement. L'Angoisse s'interroge, s'inquiète. Le sujet résiste, ne se laisse pas faire ni aller. Il bouge, réfléchit patiemment, rationnellement. Vite, envoyer des images qui l'affolent, le stressent, l'abattent : l'avenir...Je sens l'Angoisse réagir, avancer ses pions. Je sais qu'elle va faire appel à ce qui me souci : mon futur. Pas question de me faire piéger ! L'avenir...Réellement, sans me mentir, qu'est-ce-que j'en pense ? Il m'appartient ? Vrai.Je descends l'escalier, sans me presser, j'ai le temps.J'en fait ce que je veux ? Faux, je ne le maîtrise pas.J'ouvre la voiture, pose le magnétoscope dans le coffre, m'installe et démarre. Direction Aix, tranquillou...Bien alors sur quoi puis-je avoir de l'influence alors, sur moi ? Exact.Toujours un tas de crétins sur la route, ça ne change pas... Une "13" en Twingo me montre élégamment son majeur gauche. Ben oui ma petite, quand on n'a pas de moteur, on joue pas au pilote...Qu'est-ce qu'il y a chez moi qui ne me plait pas ? La réponse fuse. Mon humeur !La circulation est fluide malgré le monde, je passe d'une station de radio à l'autre. J'aime pas Indochine et j'en ai marre d'Olivia Ruiz... Il fait beau et chaud... L'Angoisse sent qu'elle est dans une mauvaise posture. Elle tente de fuir et de nouveau s'enfouir pour mieux ressurgir. Je l'attrape...Bien, je déteste mon humeur. Méchante, mauvaise, agressive. Pourquoi suis-je ainsi ? Je vois les choses du mauvais point de vue. Je tiens quelque chose, là. J'en suis pas loin... juste un peu de doigté et de calme...L'Angoisse sait qu'elle a perdu. Un dernier soubresaut, j'en profite pour affirmer ma prise...Toutes ces petites constatations sur la chance que j'ai d'être né dans ce pays, d'avoir un bon job, de pas avoir la gueule de Sim, ni la santé d'un pape sur le déclin...toutes ces choses prennent consistance. J'ai tout ce qui faut pour apprécier la vie.Alors que me reste-t-il à faire pour que changer mon humeur ? Changer de point de vue. L'horizon s'éclaircit en moi, je peux choisir d'être de mauvaise humeur et ne rien apprécier. Ou alors choisir la bonne humeur et m'extasier sur plein de choses : l'air que je respire, les couleurs autour de moi, les jolies filles, les gamins qui jouent, les gens qui râlent tout ça me fait sourire...L'Angoisse meurt. Elle ne peut plus rien contre moi. Peut-être ses soeurs viendront m'assaillir, avec tous les petits tracacs de la vie. Mais c'est la vie, justement. Toutes ces choses à accomplir, subir, arranger, résoudre... vivre quoi.Ne vous inquiétez (ou réjouissez) pas, je n'ai pas décider de tout changer ! Encore moins de partir chasser le boulet... la femelle... une gonzesse... oui enfin bref ! C'est toujours moi, mais j'ai juste pris une seule bonne résolution. Prendre la vie du bon côté et surtout pas me la compliquer.Aujourd'hui j'ai donc décidé d'être de bonne humeur, prendre les choses avec du recul, en positivant, en commençant par dire oui plutôt que non... Et si les choses ne vont pas beaucoup mieux qu'avant, elles paraissent moins insurmontables. Ca finit par s'arranger à un moment ou un autre.Bon, ben y'a plus qu'à recommencer demain !
Je suis épuisé. Une semaine seul dans mon service avec des essais, des manips, des pannes tout ça en même temps, à courir partout sans avoir 5 minutes pour lire ses mails ou passer un coup de fil...Autant dire que j'ai pas remis les pieds à la salle de sport (surtout que la reprise a été... musclée et que j'ai mis 4 jours à m'en remettre !), trop nase le soir pour penser à lever de la fonte et courir ou pédaler à perdre haleine...Le Sexo a refait surface après son déménagement, encore en colère parce que sa moto est mal réparée... Bah oui mon bon monsieur, trouver des gens compétents de nos jours est loin d'être une mince affaire. Ce qui m'inquiète c'est qu'on a le même mécano moto...Enfin, je lui ai parlé de ce que je ressens. Cette absence d'envie, cette colère et cette indifférence envers les femmes. Ce dégoût, oui le dégoût, à l'idée de devoir faire l'amour avec une de ces créatures...Evidemment il prêche pour sa paroisse et m'a dit qu'il fallait que j'aille consulter un sorcier de la tête (un psy quoi...). Mais moi j'ai pas envie. Cette situation me convient : je veux être libre et n'être emmerdé par personne. La solitude est ma nature. Les déserts m'attirent, ces landes écossaises infinies sur les pubs de voyagistes me font rêver, ces montagnes cévenoles battues par les vents et parsemées de rochers m'appellent, ces longues plages néo-zélandaises ombragées de palmiers, ces canyons américains écrasées de soleil et de poussières, ces mesas espagnoles font battre mon coeur plus que n'importe quelle femelle microjupée...Je sais que je suis sur une pente qui me mène de plus en plus profond, de plus en plus vite, vers la détestation et la haine des femmes. Mais cette pente est déjà beaucoup trop forte pour que je la remonte ou que je m'arrête de glisser. Je peux essayer de freiner la descente, contrôler la vitesse pour ne pas m'écraser en bas.Alors je laisserai glisser jusqu'à ce que je m'arrête. Peut-être qu'une bonne poussée, au fond du trou, me permettra de remonter un peu, comme une plongée au fond de la piscine ?Mais je crois plutôt que ça sera une falaise à grimper, faille après faille, aspérité après aspérité. Faut juste que j'ai l'envie ou le cran de remonter. Et il y a de forte chance pour que je bivouaque un bon moment au fond de la vallée. Surtout que l'escalade, c'est pas mon truc, j'ai un peu le vertige...
mais le moins bon gagne haut la main...
Hier je me suis réinscrit dans une autre salle de sport. Celle où j'allais avant devant fermer en fin d'année faute de local adéquat et mon abonnement étant terminé, un peu d'économie ne me fera pas de mal.
La nouvelle est plus grande, en plein travaux d'amélioration (sauna, jacuzzi...) avec des cours et puis c'est dans mon bled. J'aurais pas cinq ou six kilomètres à faire pour aller transpirer. Et comme je me suis inscrit avec Didi, comme un couple d'amis (ben oui ça rentre enfin dans les moeurs que d'accepter les amitiés homme/femme!), on paie moins cher.
C'est parti pour un an ! J'espère juste que je ne vais pas me refaire mal...
On va tâcher d'y aller mollo, au moins au début !
Sinon, pour le reste, c'est de pire en pire. J'ai l'impression que si je n'ai pas envie de rencontrer une femme, c'est parce que je sais que je ne pourrai pas éprouver d'amour. Comme si j'avais déjà épuisé tout le stock. Avant quand je rencontrais des jolies filles j'éprouvais du plaisir, pour peu qu'elle soient gentilles et m'autorisent à leur parler, j'étais aux anges et étais capable de m'amouracher en deux temps trois mouvements.
Là, l'indifférence est permanente. Les collègues ne cessent de s'émouvoir en voyant les absurdes longueurs des jupes, devant des corps offerts aux regards et me demandent souvent "si j'ai pas vu un peu la petitoune là-bas ?". Invariablement, je réponds non, je ne les remarque plus. Quand, il y a peu, je me retournais sans cesse dans la rue, aujourd'hui je ne le fais plus.
Je ne les vois plus, je ne les trouve pas attirantes ni charmantes. Parfois j'en croise que je ne trouve pas trop mal, mais ce doit être de vrais canons si ça se trouve !
A quoi bon s'intéresser aux femmes si je sais que je ne peux en aimer aucune ? Je suis devenu méfiant, craintif voire limite parano vis-à-vis des femmes. Comment aimer quelqu'un qui vous inspire la peur et la crainte avant même de la connaître, sentiments qui ne font qu'empirer en connaissant mieux la personne ? Impossible.
Alors comment croire toutes ces bonnes âmes qui vous disent que ça vous tombera dessus alors qu'on ne s'y attend pas ? Ce genre de phrase sonne comme la chute d'une épée de Damoclès...
Comme bonne nouvelle, avec mon p'tit frère on doit partir en Nouvelle-Zélande en février 2007. C'est une bonne nouvelle qui en serait une parfaite si cette décision ne faisait pas suite à une rupture entre sa petite amie et lui. On est visiblement pas doué dans la famille pour garder nos femmes. Comme il a envie de changer d'air, qu'il est pété de thunes (enfin tout est relatif) et qu'il n'a plus d'attache (c'est dingue comme le fait d'avoir une gonzesse dans la vie vous empêche de réaliser certains rêves, comme des boulets qu'on traînerait...) il s'est dit qu'il allait partir loin.
Evidemment, autant partir loin, se dépayser pour de bon, faire un voyage digne de ce nom et ce en bonne compagnie. Mais il faut quelqu'un qui soit dans la même situation : pas de boulet (enfin, de femme...), du temps et un peu d'argent (bon ben... j'achèterai des meubles l'année prochaine...). Et y'a que moi qui ait le profil parfait !!!
L'autre bonne nouvelle c'est comme je vais payer moins d'impôts que l'année dernière (ben oui, des fois le salaire y baisse quand on arrête de faire le guignol au boulot le dimanche et les jours de fête...) eh ben je vais pouvoir me le payer les doigts dans le nez ce billet d'avion !!! Reste à économiser 1000 euros pour les claquer pendant un mois chez les kiwis !
Bon, je vais dormir, demain j'ai poids et haltères !
Hier rencontre avec des bloggeuses.Je me rends compte que, plus qu'un phénomène de mode, c'est une communauté à part entière. Enfin, je parle d'une certaine tranche d'âge aussi.Les ados en mal de communication et d'espace de liberté y font la foire, ayant très certainement leurs propres cercles de bloggeurs...Non, je vous parle d'adultes, jeunes pour la plupart (entre 23 et 40 ans, avec une marge de 2 ou 3 ans, hein, applicable à chaque âge...)Il y a même des apéro-blogs ! Oui je sais, je suis un naïf, mais vous me connaissez maintenant. Lorsque j'entame une nouvelle activité, j'ai toujours l'impression à un moment donné que je n'en connaissais que la partie émergée de l'iceberg. En fait c'est pas une impression, p'tit gars..."Ah bon, il y a des réunions / apéros / concours / challenges / parties / rallyes / rencontres... dans cette activité ? Où tout le monde du coin se réunit / boit / concourt / joue / danse / court / se rencontre...?"Ma naïveté m'effraie parfois. Pourquoi suis-je si clairvoyant pour la vie des autres et si niais pour moi-même ? Je sais que les femmes se foutront de ma gueule toute ma vie, mais j'espère toujours secrètement, naïvement, que l'une d'elles ne le fera pas...
Bref...
On se parle de notre parcours blogguesque, comment on en est arrivé à blogguer, comment on a connu tel ou tel blog, pourquoi on a choisi ce pseudo ridicule...C'est presque virtuel comme discussion ! On ne se parle quasiment pas de nos vies perso !Mais il est intéressant de mettre un visage et une voix sur ces inconnus qui deviennent presque des amis avant que de les connaître. Ca casse une partie du charme, souille un peu le mystère. Mais on imagine toujours un visage, un physique. Je ne me suis pas trop trompé pour Lelapin. Une jolie jeune femme, les cheveux longs et bruns qui ondulent autour de son visage ovale.Gucci je ne la "connaissais" que depuis trop peu longtemps pour m'imaginer un visage, mais sa photo était sur son blog.Voilà.Sinon toujours pas de mieux dans ma vie si ordinaire. Je me lève, je vais au taf (après la douche et le p'tit dèj quand même) je rentre, j'allume R2D2 (le PC pour ceux qui connaissent pas) et la télé (pas toujours)(y'a plus foot ni vélo, ces tricheurs !)je tombe mes fringues qui me collent au corps (encore au coeur et au corps...), bois un coup (sans alcool) joue à Mon Légionnaire, puis à un jeu vidéo, l'heure de manger, du film ou du bouquin et dodo.Pas de femme, peu de sorties, pas envie d'aller voir la famille.Marre d'entendre la sempiternelle question :"alors toujours célibataire". Je ne me sens pas capable de consacrer du temps à une femme. Je ne me vois pas amoureux, je ne me vois pas autrement que seul. Je l'ai toujours été ou presque. Être en couple est une situation étrange, anormale, décalée pour moi.Je ne m'imagine pas vivant en couple dans 10 ans. Pas même avec quelqu'un dans ma vie ou mon coeur. Je suis peut-être devenu égoïste,blasé, cynique... Je ne sais pas ce qui me correspond. Aucune femme ne m'inspire plus confiance, même les plus proches.Si une femme s'intéresse un jour à moi, je me demanderai invariablement quel tour de cochon elle va bien pouvoir me faire.J'ai compris pourquoi je me sentais bien avec mon ex-future-femme. J'avais une entière, totale, absolue confiance en elle. Elle ne pouvait me faire mal, m'abandonner, me faire souffrir. Enfin, c'est ce que je croyais... Naïv... non je ne l'écrirai pas. Vous le savez.
Sans aucune confiance, pas de bien-être. Pas de bien-être, pas de compagne. Pas de compagne, je resterai seul...
Quand on a envie de rien, que tout nous fait chier, qu'on veut rien faire d'autre que rester à la maison, que la libido est en antarctique, que même les jolies filles on leur trouve une tronche à gerber, qu'on aurait envie de se laisser dessécher au vent brûlant de l'erg saharien... C'est de la déprime ?Hein, c'en est ?...
Ou comment sortir par la grande porte en se prenant les pieds dans le tapis...
Ca n'a pas pu vous échapper. Quand bien même vous ne seriez pas fan de foot, supporter des Bleus ou télévore. Zizou a fait une boulette en finale de la coupe du monde de la FIFA...
Sa finale ai-je envie de dire. La dernière, celle qui devait couronner une carrière exemplaire (bien que pas exempte de reproches non plus. Comment, étant né à la Castellane, quartier nord de Marseille, Zizou n'a pas eu l'occasion de venir jouer dans sa ville ? La faute certainement à des dirigeants trop exigeants en début de carrière, et à une star trop exigeante à son tour par la suite).
Mais voilà, celui que le monde entier aimait, adorait, vénérait même, celui qui était partout chez lui puisque'il était le dieu du sport le plus populaire de la planète, n'est finalement qu'un homme. Et un homme est faible, a des failles, des choses qui le font souffrir. Comme certaines parole.
Car on ne me fera pas croire que Zinedine s'est soudain pris de haine pour un adversaire au point de lui enfoncer la poîtrine d'un coup de tête ! Ce Materazzi, connu pour ses idées plutôt faschisantes et racistes, lui a certainement dit ce qu'il pensait des immigrés algériens et autres praticants de la religions musulmane.
Comment ne pas imaginer qu'il l'a fait dans ce but précis, sachant que Zizou est un sanguin, le faire disjoncter et ainsi se débarasser d'un adversaire d'une telle classe qu'elle vous éclabousse et vous met en danger ?
Cela n'excuse en rien le geste de Zidane. Qu'il le fasse dans les vestiaires, dans un couloir, loin des yeux d'un public qui le chéri, d'un arbitre qui a le pouvoir de briser le rêve, ok. Même si je n'approuve pas, je trouve légitime qu'il ait eu envie de lui traverser la gueule. Comme Cantona, qui, excédé par les insultes incessantes d'un supporter lui a fait passer le goût des crampons sur sa tronche d'alcolo !
Alors voilà, il part, auréolé d'une gloire acquise à la force d'un travail acharné et à la foi en ses capacités, mais entachée à jamais d'un geste inexcusable mais tellement humain ! Les plus fervents ne retiendront que ses dribbles d'un autres mondes, ses tirs au millimètres, ses passes au micron...
Les autres, ne se souviendront que de cette tête qui frappe une poîtrine plutôt qu'un ballon.
Pour moi, Zizou, ton geste n'est dommageable que pour toi. Tu vivras toute ta vie avec ce regret, moi je l'oublierai et ne garderai que le meilleur de toi, ces deux buts en finale 98 contre le Brésil au Stade de France. Ce match contre le Brésil encore cette année où tu fus éblouissant. Tous ces moments où tu nous auras fait vibrer, ça sera à garder. Le reste c'est du fait divers, et le temps l'effacera pour nous.
Merci l'Artiste...
Voilà, je suis revenu.
Pour la deuxième année consécutive j'ai accompagné les deux équipes de l'association "Avignon en Roller" au 24 Heures du Mans en roller. La plus prestigieuse épreuve du championnat du monde des courses d'endurance en Roller.
Je ne fais pas de roller, je ne sais pas en faire d'abord. Béné, une des cousines de mon ex-future femme m'avait proposé l'année dernière de les accompagné pour aider les coureurs (chronos, organisation des passages, gestions des sommeils de tous, aides diverses comme les boissons, la bouffe etc... c'est un sacré boulot !). En 2005 nous étions 8, 4 par équipe, ce qui nous avait permis de dormir une paire d'heures dans la nuit.
Cette année, toujours 2 équipes, mais seulement 5 accompagnateurs. Pas moyen de fermer l'oeil et rester 36 heures sans dormir avec les chargements et déchargements du car-couchette, le voyage aller où il est quasiment impossible de dormir à cause du changement de rythme, des secousses, de l'excitation, enfin... C'est éprouvant et je suis content d'avoir posé mon lundi pour rester lézarder chez moi !
Mais ce fut encore une fois, une merveilleuse expérience et un week-end plein de bonne humeur, de joies, d'inquiétudes, de stress, de blagues, de moments partagés avec des gens dont la passion les entraîne à se dépasser et à réussir à se relayer 24 heures durant pour patiner sur un circuit mythique, dont la côte du départ devient vite un calvaire pour être, à la fin de l'épreuve un véritable cauchemar sour un ciel impitoyable.
Quelle plaisir de voir ces gens comme vous et moi, s'unir et vous renvoyer ces regards plein de gratitude pour une simple bouteille d'eau tendue, un encouragement hurlé au moment de leur relais alors qu'ils n'en peuvent déjà plus mais qu'ils leur faut boucler un tour de plus de 4,2 km ou pour des félicitation à l'annonce de leur temps au tour...
Et cette année, en plus, la télé dans les paddocks pour suivre les français humilier les brésiliens en 1/4 de finales de coupe du monde de football. Les hurlements de joies la rumeur grondante à l'annonce de la victoire des bleus par le speaker de course !
Et puis le retour dans le car, l'arrêt sur l'autoroute pour manger et vite se coucher pour la fin du voyage et tenter de récupérer avant de retourner travailler pour beaucoup.
Si cette année je me suis demandé, comme l'année dernière, ce que j'allais foutre dans cette galère, la joie, la fierté d'avoir aidé 20 personnes à "Finir le Mans" emporte tout !
L'année prochaine je rempile et j'espère qu'un jour, ce sera moi qu'on aidera à boucler 24 heures sur le Bugatti chaussé de 4 ou 5 roues à chaque pieds...
J'essaie d'écrire régulièrement mais c'est un peu chaud en ce moment !
Par où commencer ? Le début des vacances ? C'est pas con comme idée...
Je sors beaucoup ces derniers temps (un peu trop d'ailleurs, mon portefeuille et ma santé me le confirme...) et cela n'a guère porté ses fruits. Les femmes que je croise ne m'intéressent pas (et visiblement je ne les intéresse pas non plus. Vaut d'ailleurs mieux que ça se passe comme ça !) et Didi qui courait après l'homme idéal s'est fait posé un lapin, lâchement d'ailleurs, par sms.
Donc écroulage de moral, écoulement de larmes et éclatement de son coeur. Je me sens impuissant et m'efforce d'être là si elle en a besoin. Mais que c'est dur de voir une femme pleurer !
Bref, ces vacances devant être sportives et festives, salle de sport, bronzage et fête de la musique.
La salle de sport m'a projeté chez mon ostéo vite-vite pour remettre en place la vertèbre de la première côte et qui me faisait souffrir toute l'épaule droite. Bon, pas de sport pendant une semaine, ok.
Bronzage : le samedi, tellement de monde, entassés les uns sur les autres qu'on met 3 minutes chrono pour parcourir les 15 mètres qui nous séparent de l'eau. Bon, ok on y va le lundi en moto et du côté de Hyères, histoire de faire une belle balade. Ciel lourd et voilé, un vent fort, pas agréable quoi. Bon on y r'tourne quand y f'ra soleil vraiment, ok ?
Fête de la musique : ben à part un sympathique groupe de quadra et quinqua qui jouait du blues (formidable d'ailleurs, un bon moment, trop court parce que tout le monde n'est pas passionné par le blues... dommage, le reste ne valait rien !) on s'est pas spécialement régalé. Peu de monde, peu de bons groupes, l'année prochaine tant pis, je retourne voir la fête de la musique à Avignon. Aix c'est à chier ! J'espère juste ne pas croiser une certaine jeune femme ou sa famille. Ca pourrait mettre un froid dans la soirée...
Depuis hier je vois mon père tous les jours (repas chez sa belle-fille, resto chinois à midi et spectacle de ma filleule demain soir) ça doit bien faire 15 ans qu'on s'est pas vu autant de fois d'affilée !!!
Voilà, ce week-end c'est la fête du ciné, lundi c'est plage avec la belle-soeur (le Sexo, j'y ai piqué sa femme pour la journée, na !), mardi lavage de la voiture et petit tour chez le mécano pour prendre rendez-vous (la pauvre est dans un état pitoyable...), mercredi RDV chez l'ostéo et plage aussi je crois. Enfin, jeudi et vendredi, faudra préparer le week-end au Mans pour les 24 heures en roller...
J'vous avais pas dit ? Je rollerise pas moi, mais j'accompagne : chrono, coupage de banane, organisation du stand, etc... une ambiance d'enfer, plein de d'jeuns, un week-end sans trop de sommeil, cool quoi !!!
Je vous raconterai.
Allez, je vais me préparer un plateau télé, avant de voir la France ramer pour une hypothétique qualif en 1/8 de finale. Comme certains se sont amusés à le dire :
- 23 juin 21h : Togo France.
- 23 juin 23h : Go to France.
Je sens qu'il va y avoir du remue méninges à la Fédé cet été...
Cet après-midi, lors d'un creux de charge au boulot (ouais, le vendredi, c'est soit le jour des heures à 120 minutes, soit celui des manips alaconkimarchepamèkidoivemarcher...) j'ouvre ma boîte hotmail et que vois-je ? Un message de cette demoiselle.
Elle est venue passer un week-end dans le sud voir son chéri. Et comme elle me sait dans le coin et qu'on s'est manqué la dernière fois, elle me repropose une visite-apéro. C'est pas de l'idée tip-top ça ? Surtout qu'à Aix en Provence, même si les habitants sont exécrables et imbus de leur bourgeoisie, le cadre est superbe (en faisant abstraction des nombreuses grues et barrières de chantiers immobiliers, car c'est lucratif l'immobilier ici !!!)
Donc dimanche, j'ai rendez-vous avec Lelapin et son chéri (qui n'est pas une lapine, je l'ai eu au téléphone et pas de mauvais jeux de mots SVP !)
Vous connaissez maintenant mon caractère de loup solitaire, et ça me fait toujours un peu peur de rencontrer des gens pour la première fois. Surtout des gens qu' a priori j'admire (ou que je respecte beaucoup) pour leurs qualités artistique, sportive ou humaine. Et j'avoue que j'ai beaucoup de respect pour Lelapin. J'adore son blog !
J'espère que tout se passera bien, après tout, j'ai toujours eu tellement de mal à nouer des liens quels qu'ils soient. J'aimerai que ça change un peu... Et puis c'est toujours bien d'avoir des potes sur Paris !
Bon, je sais, je vous délaisse amis lecteurs. Mais bon, vu les nombreux témoignages de votre impatience, j'ai pas été très secoué !!!
Je suis un homme assez occupé, entre ma remise en forme, mes sorties avec Didi mon amour secret (je vous expliquerai...) et autres amis, etc.
Mais hier en partant j'ai bien senti qu'il y avait un souci en fermant la porte. Pas moyen de l'ouvrir en rentrant le soir. J'appelle l'assurance, pour savoir si mon assistance couvre ce genre de désagréments et on me renvoie chez une assistance intermutuelles. Laquelle assistance cherche un serrurier dans mon coin... Je vous le donne Emile (comme disait Michel C. comique de carrière) y'en a pas un dans mon bled (25000 péquenots quand même et pas un capable d'ouvrir une porte, enfin légalement, parce que sinon y savent faire !).
La gentille assistante me trouve une boîte qui fait ça, au bout d'une demi heure, mais le gars ne peut pas venir avant 19h00 !! Gloups, il est 16h45 !!! Bon j'attends.
Je vous passe les moult coup de fils pour finalement avoir l'assurance d'être dans mon logis demain matin. Heureusement que les parents du Sexo me nourrissent et que Didi, femme adorable, accepte de dormir dans son clic-clac avec son bébé chat (qui fait la foire toute la nuit pour jouer !!!) et de me laisser son lit (que j'aurai sans aucun problème accepté de partagé si elle l'avait voulu !!!). Le Sexo, jamais en mal de bonnes idées me lance : "Prends des capotes, t'en as ?". Ce à quoi je réponds : "Bien sûr. Chez moi, gros malin !"
Bref, après une bonne nuit de sommeil (merci encore une fois Didi, il est super ton matelas pour dormir... il a l'air super aussi pour des nuits plus... dynamiques !) et petit déjeuner en compagnie de mon amie la meilleure avec de tout petits yeux, rapport à la nuit agitée (pas de ma faute, malheureusement, mais de celle du chat) je m'en retourne chez moi.
Coup de fil du serrurier à 8h20, son jeune ouvrier s'est ouvert un doigt hier et s'est retrouvé aux urgences alors pas moyen de venir ouvrir ma porte. C'était bien le 6/6/6 hier, hein ? Oui ça m'étonne pas...
45 minutes plus tard le fils est là, ouvre la serrure en 2 temps 3 mouvements en forçant un peu et hop ! me voilà dans mon petit chez moi en bordel ! Démontage, constatation de casse, on prend un café, on papote et il me dit qu'il revient à 15h00 avec une serrure qui peut rentrer dans ma porte. 15h45 il est là avec le matos, il remonte le tout, 16h15 il s'en va, j'ai rempli les papiers, je recevrai la facture plus tard et je l'enverrai à mon assurance qui me remboursera l'essentiel de la prestation.
Bon, ben voilà. Je ferai gaffe en fermant la prochaine fois.
Mais bon Dieu, que Didi est chouette en petite nuisette !!!!!!!!